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cinquième siècle , lequel le légua à Euphronîus d'Autun (V. ce testament dans le Spicilége de d'Achéry. t. ▼. p. 107, et dans Grégoire de Tours. Append. p. 1317). Mais il parait que ce legs ne fut pas exécuté, car on montrait dans le trésor de la cathédrale de Tours un évangéliaire qu'on croit èlre celui-là même.
La bibliothèque Vaticane possède (n* 1209) une Bible grecque, écrite sur Irois colonnes et qui a été publiée par le cardinal Mai. Dans une savante dissertation lue à TAcadémie pontificale d'archéologie, le 14 juillet 1859, le P. Vercellonne, barpabile. a prouvé que ce manuscrit est probablement un des cinquante exemplaires qui furent écrits à Alexandrie d'Egypte d'après les ordres de Constantin, par les soins d'Eusèbe, pour le service des églises de Constantinople. Il porte en marge des indications qui achèvent de démontrer sa destination liturgique, telles que
«?X^t Ti^'^î» ^■Tf*» ^^•»
oriixf. — < Commencement, — fin, — lisex, — ici, — arrêtez. •
Le lecteur ne nous saura pas mauvais gré de mettre sous ses yeux un spécimen de cet illustre codex. C'est le yingt-cinquième verset du dernier chapitre de rËvangile de S. Jean :
• 11 y a encore beaucoup d'autres choses que fit Jésus; et si elles étaient rapportées en détail, je ne crois pas que le monde pût contenir les livres où elles seraient écrites. »
On a des évangéliaires du cinquième et du sixième siècle, le gothique d'Ulphilas, par exemple, le syriaque de la bibliothèque Laurentienne à Florence, celui de Saint-Germain-des-Prés (V. Lami. op, /atid.p. 723. 731. 824. H^Sei passim).
A* Le LBCTiOKRAUtB, UcUonariuê OU lectionarium, C est le livre qui contient les épitres et les leçons qui doivent être lues à la messe. On Ta encore appelé apoiioluêt parce que la majeure partie des leçons destinées à la messe étaient tirées des Epitres de l'apôtre S. Paul. Considéré à ce dernier point de vue, il a été désigné sous le nom barbare d' c épistolier • , episiolarium. Souvent aussi il est nommé comei : c les ecclésiastiques, dit Papias, cité par Du Cange (Glosi, laL voc. Comeè), appellent comei le recueil des leçons célestes, i comei vocatur ah eccleêiaiticiê congregaiio cœleêiiumleetionum. Pamelius (Epi$t. adMicrolog.) veut que ce livre ait été rédigé et nommé comes par S. Jérôme. Mais si le prologue de ce traité adressé à l'empereur Constance qu'a publié dom d'Achéry
(Spicileg. t. xm. p. 255) est véritablement de S. Jérôme, il faudrait en conclure que le nom de comei avait été attribué au lectionnaire bien arant cê Père. Quelques-uns pensent qu^il fut ainsi DMnmé, parce que les ecclésiastiques doivent ravoir comme un fidèle et inséparable compagnon. C'est la pensée de Phocas le grammairien (Cf. Du Cange. /oc. land) :
Te longinqua petens govitsm sibi ferre riator Ne dubitel ; panro pondère mulU vehis.
« Dans ses lointaines pérégrinaUons, que le Tojafevr n'hésile pas i te prendre pour compagnon ; tu portes beaucoup de choses sous un petit Tolume. »
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Et en effet, les Épitres de S. Paul ont toujours été regardées comme le manuel des prêtres, qui ne doivent cesser de les lire et de se pénétrer de l'abondante et sublime doctrine qu'elles renferment.
Quelquefois les lectionnaires contenaieot en même temps les leçons tirées des prophètes, les épitres et même les évangiles; mais il y avait aussi des épiilolieri ne renfermant que les épitres et des ledionnaim pour les autres leçon> exclusivement. Ainsi la bibliothèque de Nagliabecclii {MagUahecchiana) à Florence possède plusieurs lectionnaires grecs comprenant les épîires et les évangiles airc9To)Lotùft77ÎXia OU encore iynaxaria, livre des synaxes (Lami. p. 803 et paaim), et la Laurentienne des évangéliaires purs, autres que ceui dont nous avons donné la liste préoédenuneot (Lami. p. 830).
5* Le BÉNÉDiCTiosHAiRE, heneéUcUonoUi liber: c livre ecclésiastique contenant les bénédictions à Tusage des évèqueset des prêtres • (Du Gange, o^ hanc voc.). Dans les messes solennelles, il était d'usage de bénir le peuple avant de lui distribuer la sainte communion. C'est après l'Oraison dominicale que révêque prononçait la prière composée à cet effet, et il en est encore de même aujourd'hui. Il y avait une autre bénédiction pour la (in de la messe. Raban Naur (De iniiit. cleric. uxin) en parle dans son premier livre, mais il semble confondre cette bénédiction avec la collecte qui ^e récite après la communion, puisqu'il dit que c'est après cette oraison que le diacre congédie le peuple. Les anciens sacramentaires ne font mention que de la bénédiction qui se donnait après rOraison dominicale, soit avant la communion. Lambéce cite (BiblioL Cœtar. t. i. n. U) on
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manuscrit de la Bibliothèque impériale auquel il attribue une ancienneté de mille soixante ans, et oà 9 après le sacramentaire de S. Grégoire, est insère sous le nom de ce pape un bénédictionnaire, ou recueil des bénédictions solennelles que Tévèque donnait au peuple avant la communion. Dans le missel gothique donné pnr Tomasi (Codicet MacramaU. p. 263), et depuis par Mabillon sous le titre de Uber êoeramentorum Ecclesiœ GalUcanœ {lier Italie. 1. 1. pars altéra, p. 278), il y a des bénédictions presque pour toutes les messes solennelles; il y en a aussi quelques-unes 'dans le missel gallican, mais elles sont diflérentes de celles qui sont rapportées dans le bénédictionnaire attribué à S. Grégoire, et que Lambéce a imprimé dans le deuxième tome de la Bibliothèque impériale. L'éditeur de la nouvelle édition des Œuvres de ce pape leur a donné place dans son supplément avec une autre copie beaucoup plus ample de ce bénédictionnaire, tirée de la bibliothèque de Saint-Thierry près de Reims. Il croit que ce qui a rendu les manuscrits de ce bénédictionnaire extrêmement rares, c'est qu'il était détaché du sacramentaire, et qu'il faisait un volume à part pour Pusage des évéques, à qui on le présentait lorsque le moment était venu de bénir le peuple (Y. Dom. Ccillier.t. ivn. p. 343).
6* L'AjinniORAiRE, aniiphonarium. C'est le livre qui contient les introït et les autres antiennes de toutes les messes de Tannée, qui sont chanlées par le chœur. On l'a aussi appelé cantatorium et en France graduale, parce que ce livre se plaçait sur un pupitre, gradué ou analogium (Du Gange, ad voc. Cantatorium). S. Grégoire le Grand est le principal auteur de Vantiphonaire romain, comme nous l'apprenons de Jean Diacre (In ejus Vit. n. 6) : Ântiphonarium centonem cantorum itudiosissimus nimiê utiliter compilavit, < il mit le plus grand soin à compiler le cenlon antiphonaire, et le fit de la manière la plus utile pour les chantres. » Rupert rapporte le même fait (De divin, o(fc, 1. n. c. 2i) : Gregorius ântiphonarium regulariter centonizavii et compilavit.
Mous avons dit 2e principal auteur, car le texte de Jean Diacre porte qu'il y avait dès avant le pontificat de ce saint un antiphonaire à l'usage de TÉglise, et que S. Grégoire ne lit que le corriger, soit en réformant les antiennes qui ne lui paraissaient pas assez bien choisies pour être employées au cnlte de Dieu, soit en donnant plus de gravité rt diurmonie au chant : More sapientissimi Salo- "■•RU, propter mmicœ compunctionem dulcedinis; « à l'instar du très-sage Saiomon, pour la douceur et la gravité de la musique ; i car ce pape était fort habile dans l'art de la musique!
Pour assurer l'avenir du chant tel qu'il l'avait
f^péj il établit à Rome une école de chantres, et
^tii assigna quelques terres avec deux maisons,
^*iiiie près de Saint-Pierre, l'autre près de Saint-
*^axk de Latran. Jean Diacre, qui avait vu cette
^coie encore en pleine vigueur, raconte que de
Hm temps on conservait avec respect dans
l'église de Latran l'original de l 'antiphonaire de S. Grégoire ; que l'on montrait le petit lit sur lequel il se reposait en donnant ses leçons de chant, la goutte et les autres infirmités dont il était atteint ne lui permettant de se tenir ni debout ni assis , et le fouet dont il menaçait ses petits écoliers.
La méthode de chant étabK*:) par S. Grégoire, ainsi que son antiphonaire, fut reçue dans plusieurs provinces de l'Occident. Augustin, allant en Angleterre, emmena des chantres de celle école romaine, qui, en passant dans les Gaules, instruisirent aussi les Gaulois ; mais ces premiers maîtres étant morts, le chant se corrompit peu à peu, tant en Angleterre qu'en France. Le pape Vitalicn ayant élevé Théodore au siège de Gantorbéry, celui-ci emmena avec lui Jean, excellent maître de musique, qui rétablit le chant en plusieurs endroits (Joan. Diac. op.,laud. n. 8). Charlemagne (Ibid, 9) voulant aussi se conformer au chant romain, laissa à Rome, en quittant cette ville, deux ecclésiastiques de sa suite auprès du pape Hadrien, afin qu'ils se formassent dans les bonnes méthodes (V. l'art. Chantreê, et compléteile par celui-ci).
Quoique l'antiphonaire de S. Grégoire renferme toutes les parties de la messe qui se chantent en notes, on lui a conservé le nom de l'antienne qui se dit au commencement et qu'on appelle introït. Toutes ces antiennes, de même que les graduels, les offertoires , les communions, sont aujourd'hui les mêmes que nous voyons dans l'antiphonaire de S. Grégoire. Il commence au premier dimanche de l'Avent et unit au vingt-troisième après la Pentecôte.
Nous avons énuméré dans cette rapide esquisse les livres qui servent à la liturgie eucharistique, c'est-à-dire à la messe. C'était là tout notre but. La haute antiquité de ces livres, la sainteté de leurs auteurs, le soin avec lequel ils ont été rédigés, l'autorité sacrée de l'Ëglise qui leur a donné sa sanction et les a constamment préservés de toute altération, comme renfermant le dépôt hiératique de ses traditions, tout concourt à faire de l'ensemble de ces livres le plus vénérable monument du trésor de l'Église, après le canon des divines Écritures.
LOGU8, — LOCUHJ8. — Le mot locus, pour désigner un tombeau, se rencontre fréquemment dans les inscriptions funéraires, tant profanes que chrétiennes, avec cette différence cependant que chez les païens il accompagne souvent une urne cinéraire (Pellicia, De eccl. polit, m. 199), tandis qu'au contraire les chrétiens l'écrivent en toutes lettres, logvs ou loca, et sur des tombeaux où reposent des corps entiers ; car on sait qu'ils restèrent toujours étrangers au système de crémation des anciens, et bien plus encore à ces horribles sépultures communes appelées puticuli, oh ceux-ci jetaient les cadavres des pauvres pèle* mêle avec ceux des animaux les plus immondes»
LOCU — i
praliques païennes que repoussait le respect religieux des fidèles pour des corps promis ï une seconde vie.
Il s'agit ici principalement des sépultures des catacombes : ce sont des niclws oblongues creusées dans les parois des corridors et des cryptes, fermées par des tablettes de marbre, comme dans le dessin ci-contre, où, pour donner un exemple d'une clôture de tombeau complète, l'on a réuni, atec l'épilaplie, quatre des symboles chrétiens les plus usités, le monogramme du Christ, l'ancre, la colombe et la palme.
Quelquefois le toailut est clos par des briques, ordinairemint au nombre de trois, cimentées exaclemeni avec de la diaux, afin que l'odeur des corps en putréfaction ne put s'en «chapper (V. Boldetti. p. 215).
sang (V. l'art. Sang det marlyrt).
Voici un autre tocultu dont deux des briques ont été enlevées, et laissent voir le cadavre, ce qui permet de se rendre un compte exact de ce genre de sépulture.
Nous ajoutons à ces monuments la pierre du
lombcnn hislorique de
S. [ly^cinlhe donnéepar le P. Harchi (tav. iliii).
Ces clôtures de différents genres sont quelquefois désignées dans les inscriptions sous le nom de labulœ (V. Buonarr. Vttii. Prefat. uiiit). Le p. Harchi fait
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clirétienne, el dérive de la foi à la résnmdioa des corps (p. 59).
Il s'est rencontré au cimetière de Cjriaque des loeuli au nombre de vingt, qui, au liea de présenter leur façade tout entière parallèlemient à b voie, sont creusés dans la profondeur de la roche, de telle sorte que la tète est dirigée vers le hoà et que les pieds seuls s'offrent à l'ouverture (M, lav. xit). On conçoit les diflicultés que durent rencontrer les (ottoret pour exécuter ces gaines, et c'est cequi explique poun|uoi elles sont beaucoup plus'spacieuses que les autres, (^pendant une crypte clirélienue d'Alexandrie d'Egypte piétnle une série de loadi de cette sorte trés-réguLéremenl creusés (Wescher. holice sur une catacombe clirétienne à Alexandrie) ; ce genre de sépulture était trés-usité en Egypte et en Palestine.
Dans la langue archéologique, les tombeaui qui nous occupent s'appellent toctUi, et il ne dou« parait nullement douteux que ce nom n'ait une origine biblique, bien que, dans les Livre:! sainU. du moins dans la Vulgale, il s'applique tpédalemenl au cercueil, comme, par exemple, pour l'io' cien Testament, i la caisse aii fut renfermée b momie de Joseph : Repotitut ett in locvlo n £gSplo [GenM. l. S5), et, pour le Nouveau, aiu cercueil du fils de la veuve de Naiin ; TtUyil LOCTLtH (Jeatu) (Luc. vn. 14). Cependant les marbres portent invariablement locvs, et nette formule est assurémerit une des plus ancienaej comme des plus simples que présentent les dmelièrcs chrétiens: locts ■EnEii*n, — locti iotisi (Boldetti. 53), ~ locts rEmi tviDucam (Reines, Cla*: XX. 57), et en gi-ec : lonoc uiiuiuioc (Bosio. I.ni. c. 61).
Très-commune en Italie, elle est plus rare dans la Gaule (Le Blant. i. 116); Lyon en Ibumil un exempte (De Boissieu. 597. ui) ; im boc loco iiq^i
LECTi. Souvent le mol locts est sous-entendu, ainsi que le fait naturellement supposer le nom du défunt au génitif ; priscuiii, — proiecti (lai. Collect. Valic. t. v. p. 399), — victomu (Arf. S. 1'. p. 91).
Les tombeaux renfermant deux, trois ou quilre corps, sont distingués par les mots moitié grecs, moitié latins bisomts (Reines. \x. 40), tm!oii» (Sosio. SIS), QTADHKOHTS (FabceUi. 553). Ainsi. par exemple : dic bit locts qven bb titi |{ tenu RisoMv coBMHTtT (Boldelli. 53), < ici est le l)eii que Gentia ■ adwlé de son vivant pour un tombeau bisome. • Haiî QTiDHisoMvs est Ic iHUX collectif le fdus étend»
que fournissent les marbres pour caradériserun tombeauà plusieurs cadavres. On i cependant trouvé dan»
DP»' lDV5SfPTEBR.O VACiNTHVS MARYVR ■ 1^
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de consistance pour permettre, sans dnnger d'étwulement, l'eicavation d'une gnlne si profonde (<f. Hirclii. 111},et l'onflelrouvait rarement dans us («vonbles conditions.
Le mot polyaitàre a été adopté par les anliqniires raodeniet pour désigner une sépulture coIlKiiKlV. Harchi. ArcAel. p. IIS) dipasnnt le noinlve quatre.
Il ; trait ordinairement tn»s, quatre, et jusqu'à doïK rangs de iomli s upeipows. Ce dessin est piDpruDté au P. Karclii (tu. II). Pour ménager la place, on aTait soin de séparer les dilTérnils iges, et il est cnrieui de voir, dans on isseï court espace du cimetière de Cyriatpie (Xarchi. tav. x<).
trois unes parallétes de niches, pour les grands, les moyens et les pelils corps. Cependant )es locuti de la plus ancienne époque éliient beaucoup plus hiuls et plus spacieux, parce qu'alors la multipltcité des sépultures n'avait pas encore fait une nécessilé de l'économie de l'espace [V.
De'Rossi. Bu/f«(.1865.
p. 30). Par nne bizarrerie difficile a expliquer, on trouve parfois
des ioevli taillés en ligne courbe, de sorte qu'on a dû plier les cadavres pour tes y faire entrer (Id. Ist. tidi).
Ed certains lieux, on votl des loeuli tout tracés, mais qui n'ont jamais été creusés ((d. p. lOi et liT. iirm). On a quelques exemples de lacuti pratiqués, non pas dans les parois, mais sous le paie des catacombes (Id. tav, xxi. xivi. etc.). Il m (st de même d^ns les anciens cimetières
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A Rome, les briques qui servaient à clore les /ocu/j étaient tirées des nombreuses oincinesqui se trouvaient dans la campagne voisine. Le plus souvent elles portent la marqne du potier et celle du propriétaire de la fabrique, lequel est souvent un empereur, par exemple ei pHmfiii «tocsti — NufrinorviLiciisiis. Harini pense (Cf. De'Rossi, ib. p. iO) que l'empereur dont il est id question n'est autre que Harc-Auréle ; quelquefois aussi les noms des consuls, ce qui fournit une donnée approiimalire sur la date du tombeau, lorsque ces briques sont en nombre et uniformes. On peut voir dans Boldelli (p. 5'Jg segg.) et diins Fabretli (t. vin) un grand nombre de ces briques écrites .
Voici l'empreinte du sceau d'un de ces petits monuments qui oflre cette circonstance particulièrement intéressante qu'elle fut fabriquée dans les propriélés de Lucille, femme de Lucius Venis et fille de Harc-Auréle (Boldetti, p. 550); 0 — pusDoliare a ruDiis ltcillx.
vem. (Pour compléter cet article, Y. les mots : Sépullnr
•élit
mit ,
chrétiens de Chiusi, en Toscanej (Caveddni. Cimit. ChtMii. p. '*a).
— Cimetière», — Foi- ■ Cvpela, et surlout
Sareopbaget , Catacombet, VI, i:)
LUXIITARE Cn¥PT.«. — Quelques-unes des salles des catacombes recevaient du jour par une ouverture verticale ou oblique pratiquée dans la Toûte et donnant sur la campagne, ouverture qui s'appelait luminaire, luminaire crypta;. Plusieurs de ces luminarei ont élé pratiqués après la paix conbtantinienne, mais la plupart datent du temps des persécutions, car on a des exemples de cliréliens qui y furent précipités, entre autres la martyre Candida, per LO^tne cript« jactaniet, lapidibut obruerunt (Ad. SS. Marccllin. et Petr. ap. Bolland. \i jun. n, 10). S. Jérôme [In Eteeh. u) et Prudente (PeritUph. ii) les décrivent (V. leurs textes à l'art. Catacombti. p. l2Sel 124), ft Anastase le Bibliothécaire (/n Marcell.) parle d'un etibieulum clarum, encore ouvert de son temps, dans une crypte du cimetière de Priscille, près du corps de S. Crescention. l'Iusieurs inscriptions les mentionnent, entre autres celle d'un itsihts qui avait acheté son tombeau du fouor ocahtvs : id .TMENiRBH (»ie) tPerrel. vol. i. pi.
LUMI — i
U paraît qu'il ; avait de grands e( de pelilt luminaires : ODest du moins en droit de le conclure de celle inscriplion d'un tombeau bisome placé sous un luminaire majeur (Harchi. p. 1C5] : cok-
riUTI EITTDNIIIVS A 1 1 «VETO LOCVH TUOVTII IVB] SOLtD || OS DTO IN LVHL1ASE HAIOIB QTE FO || IITl EST IBI QVE
FV1T CTH MiEiTo AU IL. < Hol, Salumlnus, j'ai acheté de Justus un lieu bisome, deux sous d'gr, dans (ou sous) le luminaire majeur.... •
Les grands luminaires sont peut. être ceux qui, arrivés & deiii ou (rois métrés de dislance des ToAles de la catacombe, s'élargissent en rdne renversé, de Taçon à projeter la lumière dans les deux pièces comjMsant une crypte et dans une )iarlie plus ou moins étendue du corridor qui les siépare (V. Harchi. tar. mx}. Dans ce dernier cas, le luminaire est quelquefois divisé en deux compartiments dont chacun éclaire séparément l'une des deux cliambres. C'est ce qui se voit d:iDs une crypte du cimetière de Calliste où, selon H. De' Rossi, aurait été inhumé Hiltiade, le dernier des papes qui ait eu sa sépulture dans ce cimetière {Rom. lotl. L. I. cap. xvu). On a même des exemples de luminaires subdivisés en plusieurs parties. Ainsi, au cimetière de Zoticus (V. Stevenson. Cimil. di Zotko. p. 28), on observe un étroit soupirail qui, s'êlarglssant pi^u a peu. Unit par se partager en trois soupiraux plus peLls, dont l'un est perpendiculaire, les deux autres obliques. Ce luminaire était pratiqué dans un ambulacre qui fui, aux siècles de la paix, entouré de constructions dénotant ordinairement, comme le luminaire lui-même, le voisinage d'un lieu historique trés-rréquenté par les pèlerins.
- Les petits luminaires, dont le cimetière de Sainte- Hélène fournit un
exemple ((d. lav. vi ! ' "'"— — -
et Tii), descendent verticalement en lignes parallèles depuis leur ouverture sur la campagne jusqu'à la chambre qu'ils sont destinés à éclairer.
La largeur de ces luminaires (V. Mardii. p. 11)8) est ordinairement d'un mètre carré. Quand ils traversent des couches de tuf gi-anulaire ou tilhoide, ' leurs parois se soutiennent d'elles-mêmes; mais s'ils rencontrent des gisements de pouiiolane, de sable ou de terre végélale, ils sont revêtus d'un mur assez solide pour résister a la poussée des terres. Les murailles ne se terminent pas au niveau du sol, mais elles s'élèvent un peu au-dessus, afin d'empêcher les ^boulemenls et les alluvions. Celte précaution devint inutile dans les temps obscurs où les habi-
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tants de la campagne romaine, pour prévenir les accidents auxquels ces ouvertures les ejpossienl, eux et leurs bestiaux, les comblèrent de trrre et de pierres. On peut voir de œs luraimires représenlés dans les plancltes vni, m, etc. du P. Uvcbi, et dans le livre de N. Perret, vol. u, pi. n, n, Lxn, etc. Nous eu donnons id un spécimen (Ktrchi, XXIX).
Le sysleme de tombeau en areoioUtim avKlummaire ou puits d aération se retrouve «nOnenl En VOICI un exemple pris dans les sépultures souterrâmes antiques de la Cappadoce(CliarlesTniH, ArchiUclme byzatame p 40) Il est exademen! conforme à «ui des catacombes.
LUX -iïaiTrt les notons que iwus révèlent 1« toitures insjnrées, In fer est un lien de \ ténèbres (Eaft. m
- Jod. Il
Sophon
Hallh vni-IS.dcl; le par?dis, c'est la lumère eteetlelomère ce»! Dieu luimême la ■ lamitre eternellei{f<ï'.nii.