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NéroD. Selon lui, cet emporeur prolongeant un jour son repas oulre mesure, le peuple s'impatienta du relard apporté à son plaisir favori. Alors Néron, qui de sa maiêon dorée entendait les murmures de la mullilude, aurait jeté sa serviette par la lenètre, pour donner le signal de l'ouverture du spectacle. Cette anecdote, dont la source n'est point indiquée et que d'autres, du reste, attribuent au roi Tarquin (V. Du Cange. ad voc. Ifo/^), nous semble en contradiction avec le texte de Suélone sur œ même empereur (Sueton.iYero. c. xim). Le biograplie raconte, en efTel, que quand Néron se montrait dans le cirque pour lutter de vitesse arec les cochers, il chargeai! un de ses affranchis de jeter la mappa, oflice e»ercé d'ordinaire par les magistrats : Aliquo liberto, nûUeait mappam unde magitlrattu lolenl. Ceci suppose, en effet, que l'usage en question eiislait déjà depuis longtemps. Quelques écrivains lui ont attribué une antiquité qui peut paraître exagérée : ils l'ont fait remonter jusqu'aux Phéniciens.
Les fères et les autres auteurs ecclésiasiiques en font plus d'une fois mention. Terlullien, dans son livre Dei Mpeelacteê (cap. xvi), lance cette boutade contre la mappa, qui, comme signal, devait avoir la première part de son indign.ition contre les Jeux eux-mêmes : JVon vidinl miuum quid fit. Mappam puianl; ted ett dioboii ab alto prœcipilati figura, t ils ne voient pas [les spectateurs) ce qu'est l'objet jel4. Ils croient que c'est une mappa; mais c'est la Ijgure du diable précipité d'en liaul. •
Quoi qu'il en soit, nous voyons ceci en action sur les couvertures d'ivoire des diptyques consulaireslV.Gori. Thetaur.dipli/ch. comutar. eteeeletiait. passim). Le consul, debout, ou assis sur son siège curule, tient la mappa dans sa main élevée, tantôt la droite, comme sur celui de Liège, tantôt la gauche, exemple celui de Bourges. Hais nulle part on ne peut s'en rendre un compte plus exact que sur le diptyque de Basile, consul ordinaire en 541. Le monument se conserve au cabinet du grand-duc de Toscane; Basile y est vu en pied, soutenant de la main gauche un sceptre surmonté d'une croix, et de la droite enlr'auverle laissant échapper la mappa; au-dessous de lui quatre quadiiges sont représentés à la course, ce qui suppose que le signal est donné. L'image de Rome, selon la coutume, est sculptée à côté du consul et dans les mêmes proportions que lui ; elle passe une de ses mains sur l'épaule de Basile, et de l'autre elle porte les faisceaux consulaires (V. aussi le diptyque de consulaire ecclésiastique reproduit à notre art. Diplyquet).
La mappa devint l'insigne des empereurs d'Orient, surtout depuis que le consulat leur fut ainféré à perpétuité.
Cependant cet objet changea, par la suite, de forme, et en quelque sorte de nature. Ce fut une espèce de petit coussin allongé, qu'on remplissait de poussière, pour imiter le gooOement de la mappa repliée, et il prit alors le nom ù'aealia.
qui veut dire une voile. Codinus (De off. Et. c. ti. p. 37) fait de celle poussière un mémorial d'humilité pour les empereurs : imperalorem bwniUm eut, ut morlaUm, nefue propler haperii fatligitan efferri , Jieque w lumidum jaetare debere. Du Cange {Ditterl. med. œv. tab. ti, et Famii. Bfiant. n. Li) rapporte une image de Siebel Paléologue portant celte atalia.
La ligure ici gravée, et représentant un consul avec Vacalia à la main, est tirée d'un ivoire de Uilan [V. Gori. Thei. wf. dipt. t. u. tab. inii).
Au centre de quelques tombeaux chréliois (?. fiollari. lav. xi et alibi] sont sculptés dans des disques (V. l'art. Imagine* clt/peata) des personnages dont la noblesse eftdénoiée parle Infic/oMi qui orne leur poitrine, et qui tiennent » la main un objet re-semblanl à la mappa, et que Bottsri (t.i. p. 73) regarde comme tel. luis cet objet ne iedislingue point du volume, qui, )ui aussi, eslund» insignes des hommes de condition élevée (T. l'iri Yotumei).
11 existe des diptyques consulaires qui, en pissant à l'usage de l'Eglise, ont subi dans leurs basreliefs des modilicalions a^ei notables pour que des consuls soient devenus, grâce à ces reiouchês, ou des saints de l'Ancien et du Nouveau TestanMot, ou des dignitaires do l'Église. Quelques-uns de ces personnages sont encore reconnaissablei, ea ce qu'ils conservent plusieurs des attributs de leur première dignité, entre autres la nuppaih main (V. l'iu-l. Diptyque», 11, 2* Que*tion ardiUlogique, C).