‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 167 sur 281 · HARI · texte numérisé non relu

HARI

enfant (Boldetli. 5X0) : Auats scraniB. hatiii. [| n. HTTmici. DDLciasiMiK [| hhuie. b. h. Ailleurs est mentionné te nombre et quelquefois le nom des enfants qu'a laissés une femme chrétienne. Sur la tombe d'ALEXAimau, on lit : ei q'ku barvit PELiAM NOHiiii. iDTicEiiM {Boldottl. 409); et sur celle d'vnaict, aeet ni.ios dyo (Harang. Cou geitt. ibù). L'épitaphe de Victoria porte laeiiinT nuosv (Boldetli. 4il),el celle de PiTEHNA : di>isit.fu.idn. AN. Ti (Id. 453). Nais H y a quelque chose de plus touchant encore dans celle d'une jeune femme, une autre tictoru, qui laissait, elle aussi, un tout petit enfant, mais sans l'avoir jamais vu, on ne sait par suite de quelle malheureuse circonstance , car il avait déjà dix mois k la mort de sa mère :

REHISIT riLI II VH. a. I. CYIVS FtClEH VOS TIDIT (Id.

415). Une autre mère (V. Passionei. p. 64. n. IV) avait eu sept enfants, dont quatre l'avaient précédée dans le sein du Seigneur : riLios avte>|| pho-

CHEATIT vu El QVIMVS SECv|l ABET ID POKIÏVM Utl.

Par exception, une mention analogue se trouve sur la tombe d'un mari : pcauvs amigits.... himisiTUB. ». Tin [Fabretti. 57^. liivu).

III. — L'antiquité chrétienne nous a transmis une foule de monuments épigraphiques où se produisent sous toutes les formes les témoignages des regrets, de la douleur, de la tendresse d'un époux survivant à l'égard de la compagne qui l'a précédé dans la tombe, et réciproquement (V. l'art. Contra w-

i' C'est d'abord pir des éloges que s'exlinle le plus naturellement la douleur. t>s éloges, simplesaudeu dème et encore au troisième siècle, deviennent plus ambitieux après l'époque de Constantin, et finiisent souvent par revêtir des formes emphatiques d'une longueur démesurée et parfois peu convenables aux disciples de la croix.

Quoi qu'il en soit, des expressions comme celles-ci :

ConiTGI OPTIHO BT IN- KOCEKTISSIMO, — COSfVOI nOEUSSINAE, — CORITGI SANCTAE, — DIGNAI BT BEATIE, MERENTI ET KEHIVI- TEBII, COBFAHI CASTaE, — C0IIIV01 PVDICISSIVAE, —

oasEorE^inssmlK, ces expressions qu'on rencontre à chaque page des recueils, prenaient chei les époux chrétiens un caractère de sincérité et de vérité qui n'existait pas dans la société romaine, oii le lien conjugal était si peu respecté, par la facilité même qu'on avait de le rompre. SU

2* Et encore, dans les épitaphes chrétiennes, ces formules vagues étaient plus rares, et ordinairement réloge était motivé. On aimait surtout à y rappeler la concorde qu'avait entretenue entre les époux le fidèle accomplissement des devoirs réciproques, et en particulier la vie irréprochable de l*épouse. En voici une tirée du cimetière de Sainte- Blasilla (Lupi. Sever, epitaph. p. 145), et que, soit les louanges données à la vertu de l^épouse, soit la tessère ixerc qui la termine, rangent parmi les monuments les plus intéressants des catacombes :

GECiLIVS, NARITVS. GECILIAE|| FLACIDIKAE. GOIVGI. OP- TIMAB. IImEMORIAE. CVM. QVA VIXI. ANNIS. X. ||bEKB. SE- NE. vLLA. QAERKLU. ixerc, • Gecillus mari, à Cecilia Placidina, son épouse d*excellente mémoire, avec laquelle il a vécu dix ans, heureusement et sans aucune querelle. »

Les formules de ce genre, où un époux se plait à évoquer le doux souvenir de la constante harmonie qui charma son union, sont très-fréquentes : SINE LEsioNE ANiHi NEi (Passiouei. Lxiv. 19) ;

MECVM FECIT... SINE VLLA COMROVERSLi (Dc* ROSSi.

f. n. 1128. p. 519) ; qvae vixit mecvm incvlpabili-

TER ET CVM OMNI SVAVITATE DVLUSSIME : • Qui a vécU

avec moi d'une vie irréprochable, avec toute espèce de suavité et douceur • (Id. Bulleitino archeol. 1861. p. 34); sine vlla discordia (Boldetli);

QVAE NVMQVAM MECVM DISCORDIA (De* RoSSi. t6. U. 194).

L*épitaphe d*vRBiCÀ (Gruter. mlvih. 4) présente cette variété intéressante : qvaeeivs. obseqvio. || semper. N0B18. coNVBNiT. ||iN MATRiMo.Nio, « Qui, par SOU attention respectueuse, a maintenu une constante harmonie dans notre mariage. » Ailleurs Téloge porte sur l'assiduité aux devoirs purement matériels de la vie conjugale : rvfina. qve. mecvm. BENE. LABORAviT, • Ruûna, qui a bien travaillé avec moi • (Marang. Ad. S. Vict. p. 123). H. De' Rossi (t. I. p. 85) donne un tilubts où, par allusion à la création de la femme, une épouse est appelée la côle de son mari, et c'est une expression de tendresse très-rare sur les monuments épigraphiques, mais dont on trouve des exemples dans les textes anciens et particulièrement dans ceux des Pères grecs (Greg. Nazianz. — Cf. Rossi. 1*6.). Voici la première ligne de Tinscription, qui est de 362 : viscilivs. niceni costae. svae.

Mais rien n'égale en ce genre le pieux témoignage d'affection conjugale que révèle une inscription des environs de Padoue, donnée parMuratori {The$aur. mcmix. 3). On y voit qu'une veuve avait, de la Gaule, franchi cinquante mansiom, pour venir célébrer la commémoration de son mari sur son tombeau, memoriam, c'est-à-dire Faniversaire de sa mort, qui l'avait surpris loin de sa patrie :

1IARTI5A. CARA. COKIVX. QVAB

VKKIT DE. CALLU. PER MAIfSIOKES

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