‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 169 sur 281 · MATR · texte numérisé non relu

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rite d'Eusëbe (Hhi. eccL 1. m. c. 36) et deTertullien (Ad Scap. et Apolog, n.), contre Dodwelqai avait affirmé qu'après Domitien l'Église de Jésus- Christ jouit d'une paix parfaite.

Un grand nombre d'autres marbres avec des nombres ont été trouvés dans les catacombes (Y. Boldetti. 435. 436); beaucoup ont été négligés et perdus par suite de l'ignorance où l'on était de la signification de ces signes, et les fouilles en découvrent fréquemment de nouveaux. On pourrait, il est vrai, objecter que si ces chiffres indiquent nn nombre déterminé de cadavres, ils ne sauraient établir aucun préjugé rehUivenient à la qualité des personnes. Mais, outre que le passage de Prud<>Dce cité plus haut nous éclaire suffisamment sur le sens à leur donner, toute espèce de doute disparaît en présence de quelques épilapbes où le chiffre est suivi de la qualification de martyr. Sans nous arrêter à celles que cite Boldetti (p. 233) et qui sont suspectées par les savants, nous rapporterons celle-ci qu'a publiée Marini et après lui Boltari (ft. S. 1. n. p. 173) : locus marturum ccLxviii. in Chrislo. Celte épitaphe était gravée sur la base d'une des colonnes de l'ancienne basilique vaticane, dont Bottari a donné le dessin (L L). On a trouvé sous la crypte de S. Corneille, au cimetière de Cal liste {V. De' Rossi. Rom.soU, cr'ut.ly. p.280et tav. iv), une inscription graphique constatant la présence en ce lieu des corps des SS. Cerealis» Sallustia, et de leur vingt compagnons martyrs, auxquels Ste Lucine avait réuni les restes de S. Corneille. Voici le fac-siraile de cette inscription, qui est probablement contemporaine de la sépulture de ces martyrs. Mais s]il en est ainsi, il faut supposer, ou que les sigles ses (sandu») qiii précèdent le nomdeCerealis furent ajoutés plus tard, peut-être par un martyrarius (v. ce mot), ou que cette qualification de saint était déjà en usage mnt le cinquième siècle, époque à laquelle on en altiv bue ordinairement les débuts (V. l'art. Saint [qualification de] ). Nous devons nous borner à cette indication sommaire des principaux faits qui proarenl

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de quelle immense multitude de martyrs l'Église de Jésus-Christ fut couronnée pendant les trois premiers siècles de son existence.

Nous en avons dit assez pour faire voir qu'aucun sophisme n'est capable de lui ravir celle auréole, qui est l'une de ses gloires les plus pures et l'un des plus solides arguments en faveur de son origine divine. Le lecteur studieux consultera avec fruit, outre la préface de Ruinart, l'ouvrage de Mamachi (Origin. et antiq. Christ, t. i. p. 459), une savante dissertation du recueil de Zaccarin (Dissert, di stor. eccL t. xi. p. 1), etc., etc..

MATINES. — V. l'art. Office divin, i.

MATRICULE. -- Ce mot ne désigne, au propre, qu un catalogue, une description (ou inscription), ou un index : MarpUtov »« à^iruww tt; No'jaî^ta; (Codin. Canon, eccl. A fric. can. 86. — Cf. bonati. p. 35). Louis de la Cerda (Ibid.) h définit ainsi : Matricula dicitur titulu* et catalogus Ecclesiœ. Chez les auteurs ecclésiastiques, ce root est employé dans deux sens différents :

i* Pour désigner le catalogue où étaient inscrits les clercs qui participaient aux distributions de

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