‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 174 sur 281 · S - MOIS · texte numérisé non relu

S - MOIS

de Uabillon, Traiii det étude» mOAa*ti<^i, surlout à la première partie. On verra au septième chapitre ce que S. Benoit a fait pour établir les bonnes études dans ses monastères).

HOiSE- — Moïse est une des plus évidentes figures de Jésus-Clirisl. C'est à ce litre que les premiers chréliens ont reproduit si fréquemment son image dans leurs monuments de tout genre. Ils se sont attachés de préférence, on le comprend, aux circonstances de sa vie qui présentent les allusions les plus directes à celle du Sauveur.

1* Moise dét'icharit sa diaussure pour s'approcher du buisson ardent sur le mont Oreb (Exod. 111. 5). C'est l'a que Dieu se manifeste à lui, pour lui conférer la mission de tirer son peuple de l'Egypte. 11 est ordinairement seul, et, en déliant les cordons de ses sand.ibs, il porte ses regards avec une expression de frayeur vers le lieu oii la voix divine se fuii entendre. Cette voix est quelquefois figurée par une main sortant d'un nuage, comme par exemple dans une fresque du cimetière de Callisle (Bollari. tav. lx>xiii) et dans une mosaïque de Saint-Vital de Raveiine (l^iampini. Vet. mon. II. tab. m. 3). Ailleurs Dieu lui-même est représenté sous la figure d'un vieillard ; il est debout, et il dirige l'index de sa main droite vers Uoîse.commepour lui intimer ses ordres, que celuici exécute (Boltari. lav. lxiiiv) sons ses yeux. Ici, comme presque partout ailleurs. Noise est vêtu de la tunique surmontée du paltium. Une magnifique fresque du cimetière de Saint-Callisle (Perret, vol. I. pl.xxiv),doiit voici la réduction, le fait voir avec une simple tunique ornée sur le devant de deux bandes de pourpre, et dont l'éclatante blancheur tranche sur le teint basané de son corps. Le couvent de Sainte- Catherine du mont Sinaî possède une mosaîquedu sixième siècle où l'on voit Holse à genoux devant le buisson ardent (L. de la Borde. Voyage dont l'Arabie Pétrée, atlas).

Ce fait de la vie du législateur des Hébreux est, d'après S, Grégoire de F4azianze (Oral.

xui] et S. Augustin {Serm. ci), U figuredes renoncements du baptême. Sa représentation sur les sépultures chrétiennes aurait donc eu pour but d'attester que, régénéré par le baptême, le fidèle était mort dans la grâce de l'Esprit-Saint (Isid. Hispal. Quœil. in Exod. c. vir), et que, pour se rendre digne de paraître devant Dieu, il s'èlait dépoiiillè de ses péchés el de ses vices, comme Moïse avait dix déposer sa chaussure pour s'approcher du buisson ardent.

3* lloîse au passage de la mer Rouge (Exod. xivj. Quand le peuple d'Israël, ayant traversé la mer Rouge i pied sec, se trouve en sùrelé sur l'autre rive, on voit Moïse étendant une verge sur

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les eaux pour les réunir et engloutir les Égyptiens (V. Millin. Midi de la Fr. allas, pi. lmii. — Aringhi. p. 331 . — Botlari. la», riciv). Ce sujet, ainsi que le précédent, était la figure du baptême: Prr mare traaàlut, dit S. Augustin {Serm. ccciir. n. 3), bopliituia eil (V. l'art. Mer rouge \paisagt de la]].

3' Hoise et la manne. Quelques peintures où, au premier abord, on croirait distinguer le miracle de la multiplication des pains par Noire- Seigneur, représentent, au sens de certains inierpréies, Moise désignant la manne aux Israélites. (Boltari. tav, lvm. 3 et h). En erTet. les objets que Moïse touche <ie sa verge miraculeuse dans des corbeilles ressemblent communémenl à des Truits (Id. LVT. 1. c\i[(. i). Or on sait que l'Écriture [Exod. XVI. 31 ) compare la manne au\ fruits ou aux grains de la coriandre (V. l'art. Manne),

i' Noïse frappant le rocher {Exod. irit. 6)- Ce sujet est retracé dans les bas-reliefs de presque tous les sarcophages de l'Italie et de la Gaule (V. Uiltin. Midi de la Fr. atlas, pi. ui. lxvi et alibi); il l'est quelquefois aussi sur desimpies pierres sépulcrales (Perret, v. liui), sur des médaillons de métal (Id. IV. ix), sur des verres historiés (Boldetli, p.300),etc. Hais les sarcophages le montrent presque toujours précédé d'une scène préliminaire que les antiquaires n'ont pas comprise (V. l'art. Jaift sur le* montim. ckril.) : c'est la révolte du peuple tourmenté par la soif dans le désert ; on y voit deux Israélites saisissant avec violence Moïse par les deux bras, et ayant l'air de lui reprocher de les avoir tirés de l'ËgypIe pour les faire mourir de soif(£w)d.xïn.4).— (V. la gravure de l'art. /ui/».} Vient ensuite la représentation du miracle luimême.

Habituellement le législateur des Hébreux est TU touchant avec une verge le rocher d'où s'échappe tout aussitôt une abondante source, et les Israélites s'y précipitent pour se désaltérer. Tel paraît-il. enire mille autres exemples, dans les bas-reliefs d'un tombeau de Hilan, que nous plaçons sous vos yeux (Bugati. Memor. di S. Celto.

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tav. I, p. 2*2). Plus rarement (Boltari. lui. — Slillin. lÈi'rf, iivi, 8}, l'histoire est prise au moment où le miracle est déjà opéré, et Moïse, un volume à la main gauche, montre de la droite aux Israélites l'eau providentielle

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