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MOIS

HONA

Ces artistes ne manquaient pas de misons cependant pour retracer, sans intention allégorique, ce grand miraoie aux yeux des fidèles. En leur rappelant les ressources inattendues que la toutepuissance de Dieu savait mettre en œuvre pour sauver son peuple réduit è la plus extrême détresse, il devait ranimer le courage dans leurs cœurs abattus par les persécutions sans issue apparente de riniquilé triomphante.

4' Moïse recevant les tables de la loi (Exod. mi. 18). On voit ce sujet sur la plupart desroonuoiaits et en particulier des sarcophages qui reproduisent ie miracle de Teau jaillissant du rocher soQs la verge de Moïse (V. Bosio. passim,). Une main sortant d'un nuage lui présente les tables du bécalogue. Il les reçoit avec respect, et son pied droit est quelquefois posé sur un tertre ou un

rocher, qui rappel- (3y^^ 1 lent le mont Sinaï

où eut lieu ce mémorable événement (Bottari. tav.

xxvn). On peut regarder la représentation de ce fait si souvent répétée comme une protestation contre la doctrine des manichéens qui prétendaient (S. Augusl.

Ep, ccxxxvi. n. 2) que Moise avait reçu la loi du prince des ténèbres et non pas <Ju vrai Dieu. Sur les tombeaux, ou les parois des chambres sépulcrales, elle attestait que le défunt ^Ttit échappé à la contagion de cette hérésie, fort vtpandue dans les premiers siècles.

6* Moïse brisant les tables de la loi, à la vue de fidolâlrie du peuple (Exod. xxxii. 19). Il est ^bout, tenant les tables de la main gauche, et élevant la main droite en signe d'allocution ; ses cheveux sont hérissés, sa figure est pleine d'une «inic colère (Bottari. tav. lxvh).

1* Moïse envoyant des émissaires pour explorer la terre promise (Num. un). Nous assignons ce sens, d'après Bosio et Bottari, à une fresque du cimetière de Priscille (Bottari. tav.*CLXi. 5). Trois personnages seulement y figurent : l'un d*eux, qu'à sa longue tunique ornée de bandes de pourpre, et à la verge qu'il tient à la nfîiin, on juge être supérieur aux deux autres vêtus de court, semble ieur donner des ordres et leur indiquer un objet 'oi»itain. Le premier serait Moïse, les deux autres ^os ué et Caleb, qui, comme on sait, firent partie ^'^ ^'expédition ^* En outre de ces monuments où sont repré- ^v^tés quelques faits isolés de l'histoire de Moïse, nous avons cette histoire presque complètement reproduite dans une série de tableaux dont se compose la mosaïque de Sainte-Marie-M^jeure à

Rome, laquelle date du cinquième siècle (V. Giampini. Vet. monim, i. tab. lvi. seqq.). On y voit d'abord (tab. LVI. 2) la fille de Pharaon assise sur un trône, confiant à la mère de Moïse le soin de nourrir son enfant sauvé des eaux. Trois jeunes filles accompagnent cette femme; l'une porte l'enfant enveloppé, l'autre la corbeille où il a été trouvé. Au bas de ce tableau, se présente Moïse accusé d'homicide devant Pharaon. Puis (n. i) le mariage de Moïse et de Sephora, et le même Moïse gardant les brebis de Jelhro, son beau*père. Ce dernier sujet est reproduit aussi dans la mosaïque de Saint-Vital de Ravenne (Giamp. Vei. mon, u. tab. XXI. 4). Le cinquante-septième compartiment le montre rentrant en Egypte avec sa femme et ses enfants après son exil au pays de Madian ; il porte la verge à l'aide de laquelle il opérera tant de prodiges. Son frère Aaron vient à sa rencontre et se prosterne devant lui. Plus bas, les Israélites murmurant contre leur Dieu voient tomber au milieu d'eux une pluie de cailles. Vient ensuite l'histoire du veau d'or (lvui); puis (lx) Moïse faisant jaillir l'eau du rocher, et au-dessous, Moïse encore ordonnant à Josué de se porter avec une troupe d'élite à la rencontre des Amalécites, tandis qu'il monte lui-même sur la montagne pour prier.

On aperçoit, au tableau suivant (ux. 2), le combat engagé dans la plaine, et sur la montagne Moïse faisant soutenir par Aaron et Hur ses bras fatigués d'une longue prière. Le soixante et unième compartiment fait voir la révolte de Goré et de ses compagnons contre le législateur (Num. xvi); et enfin, dans le soixantième (fig. 2), Moïse remet aux Israélites le livre du Deutéronome, leur ordonnant de le garder dans l'arche d'alliance.

9* Nous ne connaissons guère qu'un exemple antique de la représentation de Moïse dans le sujet de la transfiguration. Il nous est fourni par une mosaïque de Sainte-Gatherine au mont Sinaï (L. de la Borde, op. cit.). Moïse est placé à la gauche de Notre-Seigneur. Ce sujet est aussi retracé, mais d'une manière figurée, dans la mosaïque de Saint- Apollinaire de Ravenne, monument du sixième siècle (V. fart. Transfiguration) .

BIOWASTERES (V. les art. Moines et Ascètes) — Dès le début de leur institution, les moines s'étaient tellement multipliés, que S. Antoine en avait cinq mille sous sa direction (Rufin. Vit. Patr. I. c. 2), et Sérapion dix mille (Id. ibid. c. 18) : si bien que les recoins les plus reculés de l'Orient étaient plus fréqueùtés que les cités les plus populeuses. Notre Gaule ne resta pas en arriére de ce pieux mouvement, témoin les monastères de Lérins et de Marseille, et celui de l'Ile- Barbe aux portes de Lyon que l'on a prétendu faire remonter jusqu'à la persécution de Septime- Sévère. Le monastère d'Agaunum parait aussi être un des plus anciens de nos contrées.

Les moines durent se bâtir des maisons, différentes suivant le genre de leur institut. Au cinquième siècle, ils habitaient des lieux abrupts et

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