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Quoi qu*il en soit, la coMume abusive de différer le irâptéine jusqu'à la ^mort nous explique pourquoi il nous est parvenu un si grand nombre d*épitaphes de néophytes de tous les âges. Ainsi, nous avons celle de Conslantius, enfant de huit ans, trois mois, six jours (Oderici. SylL p. 2G6), celle de Romanus, mort à Tige de neuf ans et quinze jours (Passionei. p. i24. 82), celle deFortunatus, néophyte à trente-six ans (Lupi Disiert, 1. 1. p. 132), celle de Perpetuns, trente ans (Oderici, ibid. p. 32). M. De* Rossi (r. p. i09) reproduit cette inscription plus exactement; celle d'innocentius, vingt-trois ans (Vignoli. Vet. inscr. rel. p. 333. m 9ched. Greppo). Tout le monde connaît le fameux tombeau de Junius Rassus, et son épitaphe portant qu*il mourut néophyte à Tàge de quarante-deux ans, en 359 (Bosio. p. 45. — Bottari, tav. xv). Corsini [Dissert, ii. post NoL Grœc) donne le tiiulus d'une néophyte de cinquante-cinq ans, nommée Slralonica.
Quelquefois le titre de vierge se trouve joint sur les marbres à celui de néophyte, comme par exemple sur celui de vlpia FAvsriifAqui a été trouvé au cimetière de Mustiola à Chiusi, et dont nous devons la connaissance à Tabbé Cavedoni (Cimit. Chituin. p. 43) : vlpue. fayshnab. virgini. keofttae (êic). Telle est encore Tépitaphe d'une chrétienne du nom de principia , qualifiée vergo (sic), et NEOFBTA {sic), découvcrto à Milan, il y a peu d'années (Y. Âtnico caltoL t. m. p. 156). On trouvera d'autres titres de néophytes dans Boldetti (p. 807), Bosio (p. 433), MalTei (Mus, Veron. p. 180. n. 3), H. Perret (pi. vi. xvi. liu). etc. Il est i remarquer que la plupart de ces inscriptions sent du quatrième siècle. Une épitaphe publiée par Cardinali (201 . cxxxiv) offre une très-intéressante particularité : c'est que le nom du néophyte est surmonté du poisson, symbole du nouveau baptisé (Y. Tart. Poisson, II). On y remarque aussi un nouvel exemple des altérations que le ciseau des mnrbriers faisait subir à l'orthographe du mot neophytus :
HARCIARVS. ERONPITV^.
Le fait de la réception du baptême in extremis est encore constaté par un certain nombre d'inscriptions attestant qu'un chrétien a été surpris par la mort, alors qu'il était encore revêtu de la robe blanche, in albis. Ainsi un marbre de Cologne (Le Blant. i, 476) porte qu'un enfant de trois ans, nommé Yalentinien, in albis cvm page recessit. Fabretti (cap. vin. n. Lxx)donneune autre inscription où il est dit d'un néophyte que, à l'octave de Pâques, il déposa ses aubes sur son tombeau (Yisconti. De rit, baptism. p. 701). Le même auteur en a réuni quelques autres, avec un certain nombre de passages de Grégoire de Tours où sont mentionnées des morts arrivées pendant la semaine in albis (Y. Vari Aubes baptismales).
Quelques auteurs, entre autres Vellori (Num, œr. explic, c. xvii), pensent que les formules accepit, percepit, conseculus est, qui expriment indubitablement la réception du baptême, attestent en outre qu'il fut reçu dans un ài,'e mûr.
II. — L'antiquité chrétienne appliquait aussi la qualiflcation de néophyte à ceux qui étaient promus à l'épiscopat ou aux autres ordres sacrés sans avoir subi l'épreuve des degrés inférieurs de la cléricature : non neopkytum, dit S. Paul (1 Tîm. m), ne in superbiam elatus, incidat injudicium diaboli, « non néophyte, de peur que, s'êlevant par l'orgueil, il ne tombe dans la même condamnation que Satan. » C'est i ce titre que Photius fut appelé néophyte au quatrième concile de Constantinople (can. iv), et que son élection fut déclarée nulle.
Les Pères ont regardé Paigle comme le symbole des néophytes, qui par le baptême sont renouvelés et initiés à une vie nouvelle, comme l'aigle, dans l'opinion des anciens, revenait périodiquement k la jeunesse.
Le titre de néophyte est quelquefois opposé h celui de fidèle, qui désigne toujours le chrétien baptisé, et alors il s'entend du catèchuménat. On lit dans Oderico (Syll. p. 268) l'épiUphe de deux frères dont l'un était mort avant le baptême, KE0FITV8, et l'autre baptisé, fidelis (Y. l'art. Fidelis).
NIMBE. — I. — Le nimbe ou diadème est, dans l'iconograptiie cl|rétienne , l'attribut de la sainteté. C'est une espèce de cercle ou de disque lumineux qui entoure la tête, comme un reflet de la gloire céleste (Honor. Augustod. ). t. c 133). Les païens le donnaient à leurs dieux, et même à certaines personnifications de cités et de fleures, comme on le peut voir dans de curieuses mioiattires de la Bibliothèque nationale, publiées par H. Glianot, dans la Gazette archéologique de MM. de Witte et F. Lenormant (2* année, 2* livraison, pi. il et p. 34). On en attribue l'origine aux Égyptiens, desquels il passa aux Grecs et aux fbmains (V. Buonamioti. Vetri. p. 60). Un peu plus tard, on en décora, par adulation, la tête des empereurs . Ainsi Trajan le porte dans le bas-relief de l'arc de Constantin, et Antonin le Pieux aa revers d'une de ses médailles (Oisel. pi. 67. — Cf. Buon. ibid.), Servius. (In lib. iri. Mneid. v. 590) le définit ainsi : Propne nimbus est, qui deortm et imperatorum capita quasi nebula clara amhiie fingitur.
Cet usage devint plus fréquent encore, si bien que les artistes chrétiens, ne le considérant plus comme un attribut exclusif des fausses divinités, mais comme un simple ornement, continuèrent à en orner les images des princes, les personnifications des villes, des provinces, des vertus, alors que déjà ils nimbaient la tête du Sauveur, celle des anges, des apôtres et des autres Saints. C'est ainsi que, dans la mosaïque du grand arc de Sainte-Marie-Majeure, le nimbe est attribué à Notre-Seigneur et à quelques anges, et en même temps à Hérode (V. Ciampini. Vet. monum. i. p* 200). 11 en est de même dans la mosaïque de Saint-Vital de Ravenne, où cette distinction est donnée àiustinien et à Theodora sa femme, comme
il iésus-Chmt, aui anges e( aux Saints (id. op. u. t^. iiu}.
El ce n'est pas là le premier exemple, à beauceiip prés, pour les empereurs chréliens. Ainsi la [He nue de Conslanlin le Grand est déjà enlourée du nimbe sur deui sous d'or de ce prince. L'un porte au revers cetifi li^gende : tickmioso. sehfu (Hionnet. I. ii. p. S37), l'autre : GiivDiTa. aoHuioiTi (Vorelli. Speâm. univ. rei num. — Cr. Saba- (i«r. Midailkt b^tantinet, i. p. 53). Le cabinet de Paris possède un beau médaillon d'or de Fausta, seconde femme de cet empereur, où sont figurées deux femmes debout souienaiit le nimbe lu-dessus de la tète de l'impératrice assise [Ibid.).
On Tojait autrefois nia principale porte de Saint- GermaiiMie»-Prés les st.ilues de quelques rois de Il première race ornées du nimbe aussi bien que (^lle de S. Germain lui-même (Huinart. iVol. tn Grtg. Turon. — Ha bil Ion. A nnat. fienedicJ, an!>b7. 1. 1. p. 169); et ceci put avoir lieu, iion-seulementparcequelenimbeou diadème était devenu un des attributs de la royauté, mais encore parce que les empereurs de Constanlinopie avaient transmis à ces monarques les ornements et prérogalives des anciens augustes, et notamment ceux du consulat (Greg- Turon. Higt. Fmne. 1. u. c. 38), témoin la stalue de Clovis qui, h Saint-Germiindes-Prés, porte le sceptre surmonté de l'aigle. Celle promiscuité se fait remarquer aussi dans la Bible grecque manuscrite de la Vaticane, dans le ménologe de Basile, et pour les temps postérieurs dans Le» familltM hyiantinet de Du Gange.
Bien qtie, dam l'origine, le nimbe ne représente antre chose qu'un disque de lumière, il faut ob- Hner néanmoins que les artistes chrétiens qui lui donnaient différentes couleurs dans les images des tyrans et des princes païens, comme par exempte le rouge ou le rert, attachèrent toujoui's une idée de supériorité au nimt>e d'or, couleur qui expiime plus fidèlement la lumière, et que, par ce notir, ils le réservèrent pour les Saints et les Empereurs chrétiens.
11. — Pour préciser l'époque où le nimbe commença à être adopté dans l'iconographie chrétrienne, et l'ordre dans lequel il le fut pour les différenles classes d'images, nous devons prendre pour base les plus anciens monuments qui nous KDl resiés, et les soumettre, sous ce rapport, à un eianKnatlenlif.
Les vases de verre à fond doré, que les aiiliquai- Tti font remonter pour la plupart au milieu du Iroisièine siècle, montrent Notre-Seigneur tanlûL )rec le-niodw (V. Buonarruoli. tav. ii. xv. ivit.. — l'ertel. t. iv. pi. m. iiv), tanlAI dépourvu de celle auréole. Le fragment ici gravé doit être un des plus anciens monuments où la tële du Christ porte cette auréole. Noire -Seigneur j est représenté dans l'acte de la guérison du paralytique [Ibid. a. 1). Il ; en a un autre d.ms l'ouvrage du P. liamicci {Yetri. lat. vu. 17), représentant Noire-Seigneur au milieu des sept corbeilles de piins. Ce genre de monumenls retrace rarement
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l'image de la Sle Vierge : nous n'en connabsoni que deux exemples, et ils la représentent nimbée (Perret. ». pi. xxi. 1 et- 17). Le P. Gamicci en a donné trois ou quatre nouveaux [ Yetri. taï. ix), où la mère de Dieu parait sans nimbe.
Viennent ensuite les mosaïques donl l'ige nous est à peu près exactement connu, et dont les principales, décorant les églises de Rome et de Ravenne, ont été reproduites dans les deux ouvrages. de Ciampini, auxquels nous renvoyons le lecteur une fois pour toutes [Yelera monimenla, 2 vol. in-4'. — De laerig œdifiàU a. CoiuUmtino Magno contlntclit. 1 vol. in-4*).
Pour commencer par les mosaïques des tympans des portes de Sainte-Constance qui passent pour avoir été exécutées par les ordres de Conslanlin, le Sauveur y est vu avec le nimbe, et les apdtres sans nimhe. Dans celle de Sain te -Agathe- Majeure à Ravenne (400 à peu près), la tète de Hotre-Seignçur est entourée du nimbe onié k l'inlérieur d'une croix gemmée; deux anges ont le nimbe simple. Le nimbe crucifère orne la tète de Jésus- Christ dans l'arc de Sainte-Sabine deItome(4S4);le$ apôtres en sont dépourvus, ainsi que les figures emblématiques des quatre évan);éli»> tes, et d'autres personnages qui sont probablement les premiers papes. A Sain te -Marie-Majeure (453), le nimlte n'est donné qu'à Jésus et aux anges. A Sùnl- Nazaire-el-Saint-Celse de Ravenne (440), il en est de même, l'arc triomphal de Saint-hiul (441) fait voir le Rédempteur avec le nimbe radié. S. Pierre et S. Paul ainsi que les animaux symboliques des quatre évangélistes avec le nimbe uni. Dans la chapelle du baplislftre de Saiiil^ean de Lalran (462), le nimbe orne la léle de l'Agneau de Dieu, celles des quatre évangélistes, ainsi que celles de leurs animaux symboliques. La mosaïque de S. André in fiarfiara, qui est de 463 et non pas de 045, comme nous l'avions dit d'après une fausse
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indication de Ciampini, fait v>n les apAtres sans diadème ; Noire-Seigneur seul le porte orné de la croii. Dans la mosaïque de Saiiite-Agalhede Rome (473), détruite en 1593, le HédempUur paraissait avec le nimbe, les apAlres ne l'avaient pas. Dans celles des Saints-CÛme-et-Damien (530) l'agneau mystique n'a pas le diadème, les anges l'ont; dans la tribune de la mf me église, il eslallribué à Notre-Seigneur, à l'agneau, à S. Pierre, k S. Paul, et non aux SS. CAme et Damien; l'arc qui se voit à gauche présente te Christ avec le nimbe crucifère, les anges avec le nimbe uni, et les deux martyrs sans auréole. Dans l'église de Saint-Vital de Ravenne, dont les mosaïques sont de l'an 547, le Sauveur est nimbé ainsi que l'Agneau mystique, les anges, les apAtres, les évangélistes et plu- Plus tard, le nimbe dont la tétede Jésus-Christ est entouré se trouve quelquerois orné, dans le lide, du monogramme accosté de l'A et de l'u. Nous en avons un exemple dans la mosaïque de Sainl-Aquilin il Milan (Al legrania. Saeri monum. anticki di Milano.
■av. i], dont nous donnons ici la repro-
Ce que nous avons de plus ancien i citer, après ces ouvrages en mosaïque, c'est un diptyque d'ivoire du cinquième ou du sixième siècle appar- \ tenant à la cathédrale ! de Uilan (V. Bugati.
Memorie di S. Ceito.
in fin.). l4olre-Seigneur ; est représenté nimbé, en diverses circonstances de sa vie. Le même ornement y est aussi donné & l'Agneau divin et aux emblèmes des évangélistes. Quelques fresques des catacombes font voir des télés nimbées (Bottari. lav. clv. et clivi), mais leur slyle décèle un dge trop moderne pour qu'elles puissent ici entrer en ligne de compte.
m. — De l'élude qui précède, il résulte clairement que les images du Sauveur sont les premières auxquelles furent décernés par les artistes chrétiens les honneurs du nimbe ; celles des anges vinrent en second lieu, ensuite celles des évangélistes el de leurs animaux symboliques, puis celles des apâtres, et enfin celtes des autres Saints. Hais à quelle époque cet usage fut-il adopté pour chacune de ces classes de représentations? Nous en avons, pour les images de Notre-Seigneur, des e\emple3 bien antérieurs à Constantin : ils sont fournis par ces verres dorés que nous avons mentionnés plus haut. Il devint plus fréquent au temps de cet empereur, et passa tout à fait eu règle
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Pour les anges, ce fut vers le début du doquième siècle que s'introduisit la coutume de In peindre avec le nimbe, mais il n'y a pas de preuic qu'elle soit devenue générale avant la fin du sixième, car c'est S. Isidore de Séville qui en parle le premier. Dés lors, pour distinguer les im^a du Rédempteur d'avec celles des anges, on Ln(a une croix et quelquefois le monogramme dius l« ride de son diadème, et ce signe distinclif lui » été constamment réservé depuis : Chrûli connu per erucit figurant a Sanctorum eoroiût d'ai'myuitw, • la couronne du Christ se dislingue d« celles des Saints par [a figure de la croix i (Durand. Rat. ditin. offic. I. i. cap. 3. n. 30).
Quant aux imagei des évangélistes, des apAIres et des Saints en général, il n'est pas impoçisible d'en trouver de nimbées dès b mlàae époque; et nous en avons des exemples dans qudques fends de coupe représentant des Saints, euire autres SIe Agnès et S. Uippolîle(Boldetli. p, 193. Uv. m.' n.3. p. 301. tav. ti. n. 19). Maisil estcerlainque l'usage ne s'universalisa qu'à la fm du cioquiéoK siècle : c'est ce qu'autorisent à conclure et U mosaïque de Saint-André in Barbara eiéculée rm l'an 403, et le silence de S. Isidore.
Nous ne devons pas omettre ici un faii Tari curieux : c'est que le nimbe est quelquefois Ultiiai à certaim oiseaux symboliques, à la rolombe jur exemple, qui d'asseï bonne heure a été prise pour le symbole du Saint-Esprit. Nous voyons une c»lombo ainsi nimbée sur le dossier d'une Irés-incienne diaire épiscopale des catacombes (Bo^io, p. 337. — V. li> monument i noire art. Eipni laint), où sans doute elle exprime l'inspiratioD donnée par l'Esprit de lumière au prédicateur ie la parole divine. Un des plus anciens verres deli collection de Buonamioti (tav. vi. 1) âii \oirsur un palmier un pliénii dont la léte est uimbée; <m sait que cet oiseaux Tabuleux avait élé adopté par les premiers chrétiens comme symbole de la résurrection et de l'immorlalilé (V. l'art. Phàùi).
IV. — Quel but se (iroposéreiit les artisles ctiréliens en décorant du nimbe les images saintes? Ce fui principalement, quant au Rédempteur, de rappelH" sa souveraineté, d'exprimer la splendeur île sa divinité et de sa gloire, et peut-être aussi àe faire allusion à son glorieux titre de soleil de juslice, flonorius d'Auluu. dans le passage que nou.' avons cilé en commençant, affirme qu'on nimtu la léle des anges el des Sainb pour indiquer \i gloire céleste dont ils jouissent. Il ajoute que le nimbe affecte la forme d'un .bouclier rond, pour exprimer la protection divine dont les bieoheureui sont couverts comme d'un bouclier.
Mais, comme les Pères [Grec. Naiiani. Oral, ui distinguent trois espèces de lumières, dont la première, la seule véritablement subslanlielle. est Dieu, la seconde les anges, la troisième les booimes, et en particulier ceux que leurs vertus ra(>proclient le plus de Dieu, on pense que, p>r a disque de lumière, les artisles chrétiens oot roolo donner une idée de celle lumière communiquée
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nu anges et aux homnKS par Dieu lui-m^e, uurce de )> lumière étemelle. On pourrait dire acore, pour ce qui concerne les Saints, que les justes ponant JésusXhrist dans leur Amo, selon l'apresûm de S. Paul : Vhit in me Cnriittu, ce qni leur a Tait donner par S. Ignace les noms de 9isoJp«, Dttferi; «npipiii, templiferi; \f\nvfi^t. Oiridiftri; on doit entendre que le diadème qui irar est attribué est celui même de Jésus-Christ, (knl la splendeur se reflète sur eux. C'est probablement à cette idée que fait allusion un fragment de verre (Aringhi. n. 365) où S. Laurent est iu nec le monogramme du Christ derrière la tète, m gntse de nimbe.
On pourrait dire encore beaucoup de choses sur le nimbe el sur les diverses Tormes qu'on lui a données, mais ce serait anticiper sur le domaine du mofen âge. Une de ces formes néanmoins doit Hre signalée ici, parce qu'elle remonte probablement an sixième siècle. C'est la forme quadrangnlaire qui est attribuée aux personnages vivants. Les plus anciennes images de S. Grégoire le Grand en sont ornées. Dans ta mosaïque de la galerie Hiéneure du Irieimâtm de S. Jean de Latraii, mosaïque exécutée du temps de Charlemagne, on voit cet empereur avec le nimbe quadrangulaire ; il en est de même du pape Léon 111, son contem porain, tandis que S. Pierre, jouissant déji de la gloire céleste, porte le nimbe circulaire. Le prince des apdtres, assis sur un trâne élevé, remet au pontire le pallimt el à l'empereur un étendard. On remarque le même contraste dans une miniature d'un très-ancien manuscrit du Mant-Cassin, ou l'abbè Jean, par les ordres duquel le codex avait m transcrit, a derrière la tête le nimbe carré.
tandù que S. Benoit, assis sur le siège abbatial, ainsi qu'un ange debout derrière lui, sont ornés da diadème circulaire.