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SUR

NOMS

c'est-à-dire à sept ans et sept mois : qti tiisit arhis

▼HMESES VII.

3* Nombres sur les yètements. Ils y sont aussi retracés avec une intejition allégorique (V. Fart. Monogrammes iur leu vêtements). Les artistes qui, ainsi que nous l'apprenons de S. Paulin, basaient invariablement leurs peintures sur des régies hiératiques, employaient les nombres représentés par certaines lettres, dans un sens analogue à celui que, par une application mystique de la parabole de la semence (Matth. xui. 8), les Pérès attribuaient à ces mêmes lettres dans leurs homélies, prononcées, comme on sait, devant des auditoires où les profanes se mêlaient souvent aux lldèles. Ainsi, par exemple, le signe S, qui probablement n*était autre chose que la lettre grecque s, représentait sur les pans du vêtement de Ste Agnès (Buonarruoti. tav. xTv. 1) le nombre soixante, qui est consacré aux vierges. Plusieurs Pérès ont en effet attribué le cent pour un au martyre et le soixante à la virginité (V. S. Cypr. Epist. lxx. — Prudent. Peristeph. XIV. i9 seqq.). S. Jérôme, dans l'apologie de ses livres contre Jovinien, donne le cent pour un aux vierges, le soixante aux veuves, le trente aux épouses. Que si le monogrammes est la lettre H renversée, qui représente chez les Grecs le nombre huit, il serait, d'à prés divers témoignages, le symbole de l'autre vie, de la béatitude, de la résurrection {Not. Coteller. et Menard. ad epist. Barnab.). Qu'il suffise de ce peu de mots pour donner une idée générale de la théorie. Les apphcations poussées un peu loin, bien que souvent fort ingénieuses, tomberaient facilement dans l'arbitraire.

5* Tous les chiffres, sur les monuments antiques, n'ont pas une valeur symbolique. Ceux que présentent quelques épitaphes des catacombes ont été regardés par certains antiquaires (Aringhi. i. 495. — Amati. — Settele,etc.) comme de simples numéros d^ordre des hypogées. Mais Yisconti (Sposiz» d^alcune ant. iscr. crût. Roma. i8'24), s'appuyant sur le témoignage on ne peut plus clair de Prudence (Peristeph. Passio S. Hippolyt. vers. 4-15), a prouvé, et tous les savants se sont rangés à son avis, que ces chiffres indiquaient le nombre des chrétiens ou des martyrs ensevelis dans chaque tombeau. Ainsi, n. xxx. svrra. et. serec. coss (Yisconti, op. laud. p. 8) signifie que trente chrétiens, victimes de la persécution, ont été déposés dans cette sépulture sous le consulat de Surra et de Senecion.

Nous n'ignorons point que la valeur de cette théorie a été cont«*stée par M. De' Rossi (V. Tart. Martyrs [Nombre des],

NOMS DES PHEMIEHS chretiei^s. —

Pour mettre de l'ordre dans celte importante matière, nous parlerons d'abord des noms génériques, s'appliquant à tous les chrétiens, et eu second lieu de leurs noms propres.

I. — Noms cÉMéRiQUEs. Nous divisons ces premiers noms en noms honoriGques et en noms injurieux.

1. Noms honorifiqvet. Ceux qui se convertissaient à la vraie religion, soit do judaïsme, soit du paganisme, étaient appelés ou» mieux peutêtre, s'appelaient entre eux :

1* Mftttr.Toii, discipuH (Ad. apost. vi. 3 et passim). On donnait ce nom chez les Jui£i i œax qui se rangeaient sous la discipline d'un maître; nos pères l'adoptèrent pour exprimer leur adhésion à la doctrine et aux préceptes de Jésas- Christ.

3* ni9Tci, fidèles {Ephes. i. I . — Cohss. i. 2. etc.), ou eredentesj pour marquer leur attachement à la foi de Jésus-Christ. Ceux qui étaient nés de parents chrétiens s*appelaîenl ex fideWna fidèles, nicToi ek nicroMi (Lupi. Sever epUapk. p. i56).

5* 'ExXtxTci, electi. S. Paul dit élus de Dku (Rom, vin. 53. — Coloss. ui. 42), S. Pierre simplement élus (Petr. I. i). On appelait ainsi les chrétiens, parce qu'ils étaient choisis de Dieu, dans les nations ou dans la synagogue, pour être appelés à la foi chrétienne.

4* 'A'fioi, sancti, parce qu'ils avaient été sandi^ fiés par le sang de Jésus-Christ et appelés à la sainteté. De là l'appellation de sanctifiés employée par l'Apètre (1 Cor. i. 9), et après Ini par les Pères (Clemens Roman. Ep. ad Cor. i. 9.^ Chrysost. Homil. i. In i ad Cor.).

5* FuATRES, frères, nom donné cTabord par Notre*Seigneur à ses disciples : Omnes vos (réns estis (Matth. xxni. 8), et encore quand, après sa résurrection, il enjoint à Madeleine d*aller trouver les frères, c'est-à-dire les apôtres (Joan. xx. 17). Ce nom ne fut pas seulement appliqué aux apôtres (i Cor. T. 11 et alibi), mais aux chrétiens eo général (Clem. In ep. ad Cor. loc. laud. — Ignat. U. Ep. ad. Ephes. n. xri, etc.), parce qu'ils avûent le même père qui est Dieu, la même mère qw est l'Ëglise, parce qu'ils avaient été régénérés par le même baptême, et que tout était oonunun entre eux. De là le nom de fraternité donné à la société des chrétiens par les apôtres (i Petr. n. 17) et par les Pères (Clem. Rom. 1 Ad Cor. m). S. Cjprien termine ordinairement ses épitres par cette salutation : Fratemitatem universam meo nomine salutate, « saluez en mon nom l'universalité des frères. • (y. V art. Ftatemité.)

6* Co58KRvi, conserviteurs. Les apôtres se donnèrent d'abord ce nom entre eux, témoin S. Paul qui l'applique à ses coadjuteurs dans l'apostolat, à Epaphras (Coloss. i. 7) et ensuite à Tichicus (Ibid. IV. 7). S. Jean, dans VApocalypse, désigne ainsi les fidèles (vi. il), et on continaa à le faire dans les siècles suivants (LskCiiLni. Mit. divin, xvi).

7* Christuni, chrétiens. Ce fut à Antioche (Àd. XI. 26) que pour la première fois les fidèles furent appelés chrétiens. S. Ëpiphane (Hteret. XXXIX. 4 et 4), et presque tous les auteurs ecclésiastiques, sauf peut-être Tertullien (Apol. t) et Eusèbe de Césarée, ont placé cet événement sous le règne de Claude. Baronius le fixe à la première

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sDnée de ce régne, et Mamachi (Orig. ChtUL 1. 1. § 3) le fait remonter à Tan 42 ou 43 de notre ère. D'après le sarant doroinicain, on n^aurait point songé i donner aux fidèles un nom cai-actéristique, tant qu'ils s'étaient exclusivement recrutés fnnm les Juifs, c'est-à-dire jusqu'à la conversion en centurion Cornélius, qui fut le premier des gentils appelé à la foi. Peu après, beaucoup d'halitants d'Antioche suivirent son exemple (Ad. xi). H est vraisemblable que, pour éviter les dissensions qui eussent pu naître des noms divers de Juifs el de Grecs, on adopta l'appellation générale de dirHienif dérivée du nom même du Christ. Il ne manqua cependant pas d'écrivains qui, par anioar de Tall^orie, voulurent, dés les premiers temps, dire dériver ce nom du chrême dont on oignait le front des baptisés. Théophile d'Antioche (Àppend. m 0pp. Justin, M.) et S. Cyrille de Jérusalem avaient adopté ce sentiment (Caiech. m my<iagog.). Dans une incriptîon de ChercLell, l'ancienne Césaree de Mauritanie, un chrétien est appelé cvLTOR verbi, « adorateur du Yerbe » (L. Renier. !n»cr. de l* Algérie, n. 4025).

8* IcKAi, Jeseéeru, S. Ëpiphane [Hœret. xxix) dit que, avant de s'appeler clirétiens, les disciples de Jésu^hrist portaient le nom de Je$séens^ soit de Jessé, père de David, soit de Jésus, Sauveur du genre humain ; et ce Père appuie cette opinion sur le témoignage d'un livre de Philon intitulé De Jeuœis. Mais on rejette l'autorité de ce livre (Mamachi. op. laud. i. § 4), dont on attribue le titre à une erreur des copistes de l'ouvrage De fUa eontemplativa, et, pour ce motif, on doute que les chrétiens aient jamais porté ce nom.

9* Therapbutje, thérapeuies; ils furent ainsi appelés, si l'on en croit Eusébe (Hist, eccL 1. n. c. i7), soit parce que, comme des médecins, ils guérissaient de leurs affections vicieuses ceux qui s'approchaient d'eux, soit parce qu'ils rendaient à la Divinité un culte chaste et sincère. Les érudits ne sont pas d'accord sur la question de savoir si les thérapeutes, dont Eusébe parle d'après Philon, étaient des chrétiens habitant l'Egypte, ou bien des Juifs suivant une manière de vivre particulière. Nous ne saurions entrer ici dans cette discussion, au sujet de laquelle on peut consulter les commentaires de Scaliger et de Yossius sur ce passage de l'évéque de Césarée.

iO* PncicuLi, petite pouMont. Qu'il suffise de rappeler à ce propos un beau passage de Tertullien, qui explique d'une manière aussi complète que possible cette gracieuse appellation : cOn nous appelle petits poissons, dit ce Père (De baptism. i), parce que, selon le divin poisson Jésus-Christ, nous prenons naissance dans l'eau (du baptême), et que nous ne nous sauvons qu'en restant dans cette eau, c'est-à-dire dans la grâce du baptême • (V. l'art. Poisson).

il* Ghostici, gnostiques. Il n'est pas douteux que quelques Pères n'aient appelé gnostiques ceux qui professaient la religion orthodoxe de Jésas4^rist. Le mot grec t^motuco; signifie un

homme de science et d'étude, possédé du désir de connaître et d'apprendre. S. Clément d'Alexandrie l'applique au chrétien par ces belles paroles (Strom? I. 545. edit. Oson. 17i5) : c Si le i^eigneur est l« vérité, la sagesse et la vertu de Dieu, comme il l'est en elTet, il est clair que celui-là esi gnostique, qui l'a connu, et par lui le Père. » t]e nom fût quelquefois affecté spéoialemenl aux ascètes, par exemple à ceux de l'Egypte pnr S. Atlianase (Ap. ' Socrat. 1. IV. c. 23).

12* EccLEsiASTici, non pas dans le sens de clercs, mais en tant qu'ils appartenaient à l'Église, et pour les distinguer des Juifs, des gentils et des hérétiques (Euseb. IV. 7. v. 27. — Cyrill. llieros. Catech. xv. 4.)

43* Theopbori ou dbiferi, porte-Dieu. Dés le deuxième siècle, S. Ignace se l'attribue souvent à lui-même ; toutes ses lettres commencent par ces mots : Ignatius qui et Theophorus. La même appellation se trouve dans les actes de ^n martyre. Trajan lui ayant demandé : c Est-ce donc que tu portes dans ton cœur le crucifié? • Il répondit : c 11 en est ainsi, car il est écrit : J^habi^ terai en eux. • (Ad. ap. Ruinart. edit. Yeron. p. 8.) Mamachi démontre par le témoignage d'un grand nombre de Pères que ce nom n'était pas spécial à S. Ignace, mais qu'il était commun à tous les chrétiens (Orig. Christ, i. p. 62). 8. Siméon est appelé Deifer, e^c^opcç, mais dans un sens différent, c'est-à-dire parce que, au jour de la présentation de Jésus au Temple, ce saint vieillard avait reçu le divin Enfant dans ses bras (Luc, ir, 25).

14* Cristiferi, porte-Christ. On en trouve plusieurs exemples dans les Pères (Ignat. Ep. ad Ephes. — Athanas. orat. i Contr. gent. i. 6 et alibi). Les chrétiens furent appelés Christophores, parce que, intimement unis à Jésus-Christ, ils semblaient le porter dans leur cœur.

45* Spirhiperi, ou pneumatophori, porte-esprit, parce qu'ils étaient pleins de Tonction du Saint- Esprit. Nous avons sur ce sujet d'admirables passages de S. Irénée, de S. Athanase, de S. Basile, de S. Jérôme, de S. Cyrille d'Alexandrie (V. Mamachi. I. p. 63). L'inscription de 'Cherchell, citée plus haut (n. 7), les appelie satos sa:«cto spiritv, c plantés dans TEsprit-Saint. •

16* Saugtiferi, porte-saint j parce qu'étant les temples vivants de la Divinité, ils portent en eux le Saint des Saints, qui est Dieu même (Ignat. M. Epist. ad Ephes. ix).

4 7* Templiferi, porte-temple, en grec vicçopcc. Notre-Seigneur étant appelé par les Pères, nonseulement le Saint par excellence, mais encore le temple de Dieu, il s ensuit que ceux qui portaient Jésus-Christ dans leur cœjir, pouvaient être appelés templiferi (Cyprian. 1. i Testimon.

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