‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 190 sur 281 · IV · texte numérisé non relu

IV

2* Les valentiniens les appelèrent mundanos ou SEcoLARES flreu. I. 6. 4) et carnales (Id. Adv.hasres, XIV. Il), mondains, séculiers, charnels, parce que, contra iremeni aux rêveries de ces novateurs, et des gnostiques en général, les catholiques soutenaient que la chair n'était point l'œuvre d'un mauvais esprit, mais celle du souverain créateur de toutes choses.

5* Alleg(irist£. Les chiliastes ou millénaires, qui soutenaient que le Christ devait i-égner mille ans sur la terre avec les Saints, nommèrent les catholiques allégoristes, parce qu'ils ne prenaient pas à la lettre le passage de V Apocalypse sur le régne de raille ans {Apoc. xx. À).

4* SiMPLicES. Les catholiques qui ne croyaient qu'à un seul principe, éternel et créateur, étaient appelés simples par les manichéens, qui en reconnaissaient deux, un bon et un mauvais. Ceux-ci appelaient les évèques catholiques magistros simplicium, c maîtres des simples, i {Man, Epist. ad

NOMS

NOMS

Marcel, ap. Zaca. in CoUeeian. monwn. eecL Grœc. et Latin, edit. 4698. p. 7.)

5* Dans le langage des noratiens, les orthodoxes étaient des comiUens, parce qu*ils tenaient pour Corneille, le yrai pape (Ëolo^. ap. Phot, Bihlioth. cod. 200) ; des apostats^ parce qu*ils ne pensaient pas (Pacian. EpUt. n Ad Symphor,) que ceux qui, étant tombés dans le crime d*idolâtrie, revenaient à résipiscence, dussent être privés de la communion ; des iynédrieni^ à cause du concile même qui avait condamné l'erreur des novatiens, concile que ceux-ci appelaient sanhédrin, iynedrium ; enGn, comme la plupart de ceux qui étaient tombés, avaient sacrifié sur leCapttole (Pacian. loc, /atfd.)« les nôtres, pour les avoir accueillis après leur pénitence, reçurent des novatiens le titre intentionnellement injurieux et calomnieux de capi» toHns.

6* Les ariens appelèrent les catholiques euithaliens, d*£usthatios, évèque d*Antioche (Sozom. vi. Si); paulinieM^ de Paulin, évoque de la même ville (Tillemont. Hitt, eccL vi. art. 81); athana-- $ien$y de S. Alhanase (Id. ibid,); et enfin homoou'êiens, le tout parce qu'ils défendaient la consubstantialité du Verbe.

7* Les aétiens flétrirent les catholiques du surnom de chronites ou temporaires^ parce qu*ils croyaient, au dire de ces calomniateurs, que notre religion devait bientôt périr; les apollinariens, de celui d'anthropolâtres, ou adorateurs d*un homme (Greg. Nazian. Orat. li), parce qu'ils tenaient le Christ pour vrai Dieu et vrai homme, tandis que ces sectaires soutenaient qu'il n'avait pas une âme humaine, mais que le Verbe était uni seulement à un corps, et à un corps d'une nature dillérente du nôtre; enfin les origénistes, qui enseignaient que nous ressusciterons, non pas avec le corps que nous avons maintenant, mais avec un corps différent de figure et de substance, donnaient aux nôtres les noms de philosarques (Uieron. Episl. \i ad Pammach.)t philosarcas, garnis amicos, sub- 8TANTIA LUTEOS (Id. In Jerem.), carneos, aiuhalbs, juMEiiTA, parce qu*ils faisaient pro!éssion de croire que nous ressusciterons avec les mêmes corps, tels qu'ils sont, avec la même nature, les mêmes chairs, les mêmes os, etc.

8<» Les fidèles furent appelés par les nestoriens, cyrilliens (Labbe. ConciL t. m. p. 746. Act. cône. Ephes.), parce qu'ils étaient pour S. Cyrille d Alexandrie, qui avait réfuté leur hérésie ; enfin, et par contre, nestoriens par les monophybites, à cause de la communauté de croyance qui existait entre les nestoriens et les catholiques quant aux deux natures de Jésus-Christ, communauté qui n'impliquait nullement Tadhésion de ceux-ci à l'erreur des nestoriens, relativement à la dualité de personnes.

9* Les scliismatiques n'épargnaient pas plus l'injure aux orthodoxes que les hérétiques. Ainsi, pour les lucifériens, l'Église catholique était le « lupanar et la synagogue de l'Antéchrist et de Satan » (Hieron. Dial, adv. Luciferian, Opp, t. iv.

p. 208. edit. Martian.), » parce quelesëvèqoesqai avaient failli au concile de Rimini avaient été reçus par elle à pénitence et laissés dans leurs sièges.

Les ennemis de la religion catholique tentèrent dans tous les temps, comme on vient de le voir, de la flétrir par des qualifications injurieuses. Mais ce qu'il y a de bien remarquable, c'est qu'elle n'admit jamais d'autres noms que ceux qui exprimaient sa divine origine. A Fexemple de S. hal, qui reprenait sévèrement ceux qui se disaient être à Apollo, ou à Céphas, ou à Paul, les catholiques eurent toujours horreur des noms qui eussent pu accuser une origine spéciale; ils ne voulurent jamais être appelés pétriens, de S. Pierre, soit pauliens, de S. Paul, bien qu'ils eussent reçu la toi par le ministère de ces apôtres. Voilà donc la différence qui, dans tous les siècles, exista entre les vrais fidèles et les hérétiques : c'est que ceux-ci se laissèrent imposer les noms d'ariens, de montanistes, de sabelliens, etc., noms qui impriment un cachet tout humain à leurs sectes, tandis que les premiers, au contraire, n^acceptërent jamais d'autre titre que celui de chrétiens, dérivé du Christ même, ou celui d^orthodoxes, qui marque la pureté et la rectitude de la foi, ou enfin le gl<^rieux titre de catholiques, qui atteste la diflusioa de leur Église dans tous les temps et dans tous les lieux.

II. — Noms proprrs. 11 y en a de deux sortes: ceux qui sont communs aux chrétiens et aux païens, et ceux qui ont une origine exclusivement chrétienne. ,

Première cUisse. — Noms commwu aux chrétiens et aux païens. Les premiers chrétiens n'avaient aucune répugnance, 4oules les fois que cela n'atteignait point la délicatesse du sentiment religieux, à conserver les noms qu'ils avaient reçus de leurs parents païens, et qu'eux-mêmes avaient portés avant leur conversion. C'était peut-être, dans les temps de persécution, un moyen de se soustraire aux recherches des idolâtres. Aussi trouvons-nous sur les marbres, comme dans les actes des martyrs et les écrivains ecclésiastiques de cette époque, plusieurs classes de noms qui ne présentent aucun caractère exclusif de christianisme. Nous allons passer en revue ces diverses catégories, nous eu tenant à un petit nombre de noms pour chacune d'elles.

Noms dérivés :

1* Des divuiités du pAGAaisas. Ces noms sont nooh breux dans la primitive Ëglise, et plusieurs, épurés par de généreux disciples de la croix, furent plus tard invoqués comme des noms de Saints. Il ^ aisé d'y reconnaître, soit dans leur forme primitive, soit dans une dérivation évidente, les noms ou surnoms de : apolloïi, Apollo, (i Cor. xvi.lâ); ce nom se retrouve encore au sixième siècle (De* Kossi. Inscr. Christ. Rom. 1. 1. n. 1015): ApoUinaris (Marangoni. Act. S. Yicl. p. 122) ; ApoUinaria (Muratori. Thés. 1850. 6); Apollonius (Martfrol. Rom. XIV febr.); Phœbes (Rom. xvi. 1); Pfihtus (Ad. S. Y. 85). — A&Tsais, sibylle delphiqœ;

NOMS

NOMS

Artœnùshu (Marini.Arva/.605) ; AprnBiaà (Perret. T. pi. LXXTni. 5). — BAGcons, Bacchm (Ih, 113); AottAncf (Id. Cou cent. 455) ; Dùmyùuê (surnom de Bacchtts, de son temple de Nysa) ; Dionyêia (Ad. S. Y. 115); Uberia {Ib. 87); Uberia (Vignoli. Intcr. uUci. 531). — les dioscures, CoitorfPoUux, sur un marbre donné par Marangoni [Act. S. F. i3i); CatUnia (Ibid. 98). — calliopb, l'une des neafHuses; CalUopa (JfaWyr. tiu jun.); Ca//topta» (tii apriL). — cerès, Cerealis, et de son nom grec, Démêler t Demetrius (Act. S. K. 115) : celui-ci fiit porté par un grand nombre de martyrs; mmvix {Ibid. 701). — diakb, DianeiU (Ibid, 89); Cinikia (du mont Cyntiius, lieu de la naissance de celte déesse (Vignoli. 332). — eros : un évèque d'Arles, au commencement du cinquième siècle, portait ce nom; Eroiis (Perret. Catac, t. 46) : une lOartyre de Cappadoce, sous Dioclétien (xivii ocL), s'appelait Eroiheideê, — hercules, Herculanus (Perret, wm); Eracliu», Eraclia (Act. S. V. 76, 120); BFAEABiA {Ibid. 77); HeracUus, martyr (iiii ocl.). — KTCiB, déesse de la santé; Hygioê (Act, S. V. 457). — JARus, JantM, (Murator. 387. 1); Janilla (Id. 1886. 6). — iupitbr, Javina (Act. S. V. 120); Jonanu» (Perret, ixtii); Jovinu» (Narini. Ucr. Christ. 383) ; *JovHa, martyre (xv febr.). — Oa nom de iopiter ammor, une foute de noms chrétiens, Ammon, Anunoniuê^ Ammononia (MartyroL passiro). — Olympius (Act, S. V. 106); Olympia ((^ardinali. /s. Velit, 203) ; OlympiadeSy martyr (x? f^ril. 1 dic. etc.). — LEDA, Lceda (BoldeKi. 579).

— LOciRE, Lucina (Id. 428). — mars, Martia, martyre (xxijun.); Marlianus (Bold. 487); Martialis, Martimu (passim); Martinianus (ii. juL); Marzia (Ad. S. Y. 134). — MELissjB, nom d'une nymphe à laquelle Tantiquité attribuait l'invention de l'art de préparer le miel, se trouve dans Marangoni (Act. S. K. 96). — MERCURE, Mcrcurius (Ibid. 82); Mercuria (ïbid. 98); Mercurianus (Ibid. 4); Mm-cunu (Fabretti. 551); Mercurialis (xxui maii); Mercurili* (Mai. Coll. Yat. v. 395) ; Mercurianelis (Rossi. /n«cr. i. p. 71); Mercwrina (Le Blant. i. 74), MercurioUu (Ganceliieri. Orta e Simplic, p. 18).

— Da nom grec de Mercure, kermès, Erme* (Bold. 485); smorERHC (Act. S. Y. 72) ; Ermogenia (Ibid. 94); Hermeê (beaucoup de martyrs, u nov. i mart. etc.); Hermogeneê (Id. x dec. ii sept.). Ces noms se répandirent beaucoup dans la primitive Église, sans doute en mémoire de cet Hermas, que S. Paul salue dans son ÉpUre aux Romains (xvi. 14) et qui était un de ses disciples. — mirer vs, Minervia (Bold. 491); Minertinus (xxxi dec); Minervus (x\\ OUI/.); ^ de son nom grec athéné, Aihenodorus, martyr en Mésopotamie, sous Dioctétien (xi nov.) ; Aikenogenes^ évèque de Sébaste, martyrisé dans la même persécution (nnjul.) : — de son nom pallas, Palladius (Osann. 559. xiv) ; ce fut aussi, au quatrième siècle, le nom d'un solitaire de Nitrie. qui devint ensuite évèque d'Uélénopolis, en Bilhynie. Au 24 mai, on honore une martyre du nom de I^lladia. — mus^b, le nom de ce demi-dieu fut ^ussi porté par un chrétien (Perret, v. xxxix 150).

— HBMBSis, iVi^mesM (Murât. 1515. 9.); Nemesius (xx febr.); Nemesianus (t sept.); Nœmisina (De' Rossi. Inscr. i. 272). — KéRÉE, un des chrétiens que S. Paul salue dans sa lettre au.v Romains (xvi. 15), portait le nom de ce dieu marin, Nereus. — Le martyrologe romain marque au 17 février un martyr qui s'appelait comme le fondateur de la ville éternelle. Romulus. — saturme, Saturninus^ était un nom très-commun dans la primitive Ëgli se (Marchi. p. 85. — (Act. S. V. 82); Saturnin, l'un des apôtres que le pape S. Fabien envoya dans les Gaules au troisième siècle, fut le fondateur de l'Ëglise de Toulouse; Satumina (Act. S. Y. 80). — S. Ambroise avait un frère du nom de Salyrtu, que l'Église honore le 17 septembre; les marbres (De* Rossi. I. 198) et les actes des martyrs font lire quelquefois ce nom. — Un martyr d'Afrique (xvui febr.) y un évèque de Phénicie (xx febr.)^ sous Dioclétien un évèque d'fimesse (vi febr.)^ et au moins douze autres martyrs, avaient reçu et conservé le nom du dieu des forêts, Silvanus. — Nous avons vu au musée du Lalran (Inscr. class. xvui. n. 17)

! un marbre où est inscrit le nom d'une Urania; Oderico donne aussi (261) celui d^un fidèle dérivé du nom de la Muse de l'astronomie : Uranius. — Il n'y a pas jusqu*à la plus impure des divinités dont le nom n'ait été sanctifié par quelques disciples de Jésus-Christ. Nous avons dans Boldetti (477) l'épitaphe d^une chrétienne appelée Yenus. Les dérivés ne sont pas rares : Yenere (Mariai. Iscr. aist. 452); Venerius (Perret, xxxn); Yenerius^ évèque de Milan ; Yenerius, ermite dans l'Ile des Palmes (iv mai. xjii sept.); Yenerigine (Oderico. Sylloge. 259).

— Du nom grec de Yenus Aphrodite, Aphrodisias (Act. S. Y. 91);Aphrodisius, m. (u apriL); Aphrodisius, prêtre et martyr k Alexandrie (xxx april).

Il se rencontre un certain nombre de noms tirés des divinités de l'Egypte; ils sont particulièrement attribués aux fidèles de ce pays. Mais souvent les auteurs ou les marbres leur donnent une terminaison grecque ou latine, comme Serapio, de se- RAPis (Boldett. 469). Ils paraissent néanmoins avec leur forme originelle dans les actes de quelques martyrs de la Thébaïde (V. Giorgi. De mirac. S. ColuUii).

2* Des augures. Auguris (Perret, xxxv) ; Augunus (Marchi. p. 59); Augustus (Id. 26); Auspicius, martyr, (\mjul.); Desiderius, m. (x\v mart.); Donata (Perret), xxi; Expectalus (Gazzera. Iscr. del Piem. 28); Faustinus (Marchi. 27); Faustus, m. (i aug.) ; Félix (Act. S. Y. 129); Felicia (Perret. Lxii); Felicissimus (Passionei. 118); Félicitas (Perret, m. 1), et leurs dérivés en grand nombre; Firmusy m. (u febr.); Firmia (Miiffei. Mus. Yeron. 281) ; Firmina (Lupi. Sev. epit. 57); Macarius, m. (v sept.), et sur plusieurs marbres, dans sa forme grecque; Magnus, m. (jy febr.); Optalus (Perret. xv) ; Profuturus (Id. xli) ; Preliosa (Wiseman. Fabiola, p. 204).

3* Des nombres. Primus, Prima, Piimenia (Fabrelti, 579); Primenius (De' Rossi. Inscr. i. 200); Primigenius (Marini. Arv. 96). — Secundus, m. (ii

NOMS

NOMS

jan.); Secundilla, m. (ii mart.); Secwidolus^ m. (vu mart.) ; Secundinuê (Perret, xli). — Terinu^ confess. (ti dec.) — Quarku, disciple des apôtres (m nov.); Quartinuê [AcL S. K. 112). —Qtiarlina (Boldelti. p. 479). — Quinluê, m. (x maii), — Sextus (Perret, lxu). — Sqttimui (Id. lux) ; Septimius (Id. XTii). — Ocialiana (Marang. Cos. genL 454); Ociavia (Pabretli, 375); Odavius, m. (xx non.); Octavianuê (De Boissieu. suppl. 14). — Decia (Âringlii. II. 262). — Chylianiu^ martyr évèque (\uijuL),

Â* Des COULEURS. Albanus, m. (ixi jun.); Albano (Marini. Arv. 266); Albina (Reines. 952). -^ Candidus (Perret, xxxvi). Candida (De* Rossi. i. 546). Candidiana (Doni. 539-70). — Flaviut (Bosio. 433); FuMca^ ▼. m. (xiii fébr,)\ Futculu* m. (vi $ept.). — Nigrinus (Le Biant. i. 588J. — Ru^ bicus (Passionei. 118); Rufus (Nai. CoUecL Vat t. V. 404).

5* Des asimaux. Les noms tirés des appellations par lesquelles on désignait les animaux, domestiques ou sauvages, timides ou féroces, étaient déjà en usage chez les païens; mais il semble qu'ils aient été encore plus communs chez les chrétiens. Peut-être doit-on attribuer à un motif d*humilité cette sorte de prédilection. Aper(Act, 5. V. 93). — jEquitius (Oderico^ 53). — Agnes^ v. m. (xxij'an.); Agnelluê (xvi dec.). — Aquila, m. (xxui jtt/i.j; AquilinuSy m. (xvi mait); Aquilim (Le Blant. i, 157).— A$ella [Ad. S. V. 120); Asellus (Maffei. Mm. Veron. 281); Asellicete (Marini. ibid. 393); AHellicus (Ibid. 422); Asellianus (Boldetti. 487); Aseîlitis (Marin, ibid. 293); Asinia (Lupi. Sev. ep. iO^). — Batiliêcuê^ m. (in marl.)\ — Capra (Bold. 361 ); Capreolus , évèque de Carlhage , sous Théodose; Capriola {Ad. S. V. 85); Capriole {Ibid. 102); Caprioles (Perret.

v. v). — Casiora (Maffei. Miu. Veron. 264); CadoritM(Gruter.l050, 10); Castorintu (Ad. S. V. 129).

— CaUllus (Bosio. 1U6); Caiulinus, m. (xv jul.); CaiuUina (Ad. S. V. 131). — Cerviola (Mai. Coll. Vat. v. 424); Cervinuê (Lupi. Sev. ep. 175); Ceironia (Cos. geni. 460). — Columba, m. (isii sept.) ei ses dérivés Co- Ittmbanus, etc. — Z)i'aconf ftt< (Buonarr. Vetri. 169).

— Felicula (Fabrelli. 549). et Fœlida sur un marbre romain que nous possédons. — Filumena (Bold. 476); Filumenus (Lupi. ibid. 137). — Formica (Murât. 1872. 5). — Léo (Passionei. 125), Leonilla, Leontia (Marini. Ucr. Alb. 188); Leonteia (Id. Arv. 422); Leoniius (De Boissieu. suppl. 4).— Leopardus (Perret, xxxi). — Lepusculus Léo : ces deux noms formant un singulier contraste dans la même personne sont inscrits sur un marbre romain de l'an 404 (De' Rossi. i. p. 226).— Lujms, m.( xiv ocL); Lupercus (Perret, xl); Lupicinus (Marini. Arv. 296); Lupicus (Bold. 398); Lupula (Le Blant. I. 396). — ifero/fl(De Boissieu, 545); Merulus, m.

•fr-ÏM ■•5

JPlRjTV^jÇ^

(xvH jan.). — MuscanianeU (Harang. Cos. geni 456) ; Muscula (Perret, xxxvni). — Onager (Bold. 428). — Pa/tfmfra (Murât. 1919. 11); Palumbu» (Bold. 413). — Panieris (Perret, l). — Pecus (Nai. ColL YaL y. 397); Pecortus (Lupi. Sev. ep. 181). — Porearia (De Boissieu. 561); Porcella (Bdd. 376); Porcus, Porcia (Boldell. p. 449).— Serpentia (Boldetti. 482). — Sorichu, desorex^ souris. (Ad. S. V. 153.) ^ Taurus (Bdd. 413); Tawriwu (Perret. Lvui).— rt$rrtt(Fabret. u. 287); Tigridina(Md. 346); Tigridius (Le Blant. i. 26); Tigrinianus(Mà. 416); Tigrinus (Reines, xx. 398); Tigrius, m. (in jan.). — Turdus (Bold. 400). — Ttcrtura (De* Rossi. I. 423).— Vrsa (Bold. 429); Vrsacius (Lami. De erudit. apost. 353); Vrsidnus (Perret, xxxvi); Irsulus (Marini. Iscr. Alb. 193); UrnUa v. m. (xu od.)\ Ursus (Bold. 308). — Yitelia (Bottah. u. 127); ViUllianus (Maffei. Mus. Ver. 483).

Plusieurs de ces noms, ayant été portés par des martyrs, se sont conservés jusqu'à nos jours. Kous lisons sur une pierre gravée donnée par Macarius (Hagiogl. 2U0) le nom de QixercA dérivé de ixeic, poisson ; il était sans doute relatif à ce symbole (V. l'art. Poisson).

La Ogure même de plusieurs animaux est employée sur quelques marbres comme signe phonétique des noms qui s'y trouvent écrits. Ainsi le nom de Porcella (Bold.

576) est accompagné ^ ji»wn> -■ in

d'une petite truie gra- /t"^ ^ A^

vée sur la pierre ; celui ■>*:^^Vr:s^<:»;^s^^ deUraconiius^yd. 386),

d'un serpent ; celui d'Onager (Id. 428), d*un àoe, dessiné sur la chaux ; celui de Caprioles, (l*uoe ^,^ petite chèîre:

voici le fac-similé de celte curieuse épitaphe (Perret.

i^ i /yP'J^''^^^^\\\ ^^ TwriwrQ, de

deux tourtcreUes

(Mai. CoU. Vat.

V. 451);celttid'Aquilius, de deux aigles (De Boissieu. 562). On voit aussi un aigle au vol sur le tombeau d'une chrétienne nommée Aquilina (Bold. 397), et un lion sur celui d'un Pontius Léo (grand corridor du Vatican). Des signes de natures difierenles se trouvent employés dans le même sens. En voici un qui n*a pu trouver sa place ailleurs (Y. Passionei. 210.

57) : GEMETBLU IVGATI C01V6I

IN PAGE. L'inscription est

accompagnée d'un objet qui est sans doute ud

joug, et fait allusion au nom du mari ivgas.

6" Des choses relatives a l'agriculture. Agelln (De Boissieu. suppl. 24. — Gazzera. 24); Agricis (De Boiss. 552); Agricola^ m. (ni dec); Araicr.in. (xxi april.) ; Armentarius^ év. (xxxjan.). — Cepasus, Cepasia, de l'oignon (Ad. S. V. 81. 112); Cqmlû

K.I KJ

NOMS

NOMS

{Cot. geni. 457); CerealU (Bold. 399); Cicercula (MtriDÎ. Arv. 827); CHrasiu9, de citrus^ citron (Boldetti. p. 407). — Fa2rtta,dela rêve (Perret, xl); Fructuotus, m. {inijan.); Fructulus (xtiii febr,); Prvmentius, év. (xxyii oct.), — Horiukmta^ év. en Afrique (zxvin nov.). — Laurina, Laurentius (Ad, S. V. 85), du laurier.— Olibio, de Tolive (Bold. 82) ; O/ÎMi, ^erge (lu jun.). — Palmatiutj m. (x mati); Posfor (Marini. i4rv. 255); Pipenua, de piper ^ poi-> rre (Marini. t'Hd. 492) ; Piperiony martyr à Alexandrie (xi mort.), — Ruaticus, évèque de Lyon au quatrième siècle, Ruêtka (MartyroL passim). — SUeaimt, Silvana (De Boiss. 138); Si/vta (Le Blant. i. 365) ; SUbina (Boldett. p. 492); Stercarim (Fabret. 582); Stercoria (Marchi. tav. xt); gtepkopi (Boldett. p. 577). — Ces derniers noms, qui se rencontrent très-fréquemment sur les marbres chrétiens, et presque jamais sur les païens, étaient pris sans doale par motif d'humilité (V. Fabretti. loc. laud.); ils semblent rappeler ce texte de S. Paul (1 Cor. iv. 15) : Tanquam purgamenla hujus mundi facii mmiti, omnium periptema usque adhuCy • nous sommes devenus comme les ordures du monde et les balayures de tous, • et alors ils auraient trait au mépris public dont les chrétiens étaient Tobjet. -Tilia, du tilleul (Act. 5. K. 91). -. Vindemialinis (MalTei. ift». Ver. 358. 8); Vindemialis, évèque en Afrique, martyr sous Huunéric (Greg. Hist. Fr, 1. u. c. 3).

7* Des fleurs. Âmaranihus (Marang. Cos. genl. k^\).^BaUamia (Oderico. 340). — Corona. m. (xiv nwi), — Florus, m. (xxu dec); Flora (De Boiss. 3i); f/oren(it» (Marini. Arv. 171); Florentia (Perret. lxit); FhrenUnuê (Act. S. V. 125); Florida, Fions {fhid. 85); Florins^ m. (xxvn oct.); Flos, m. (xixi dec); Flosculus, évèque (u febr.) ; un enfant luartyrisé sous Yalérien (xvu sept.) portait le gracieux diminutif de Flocellus, — Liliosa^ martyre à Cordoue (xxini ju/.); Laurinia (Act. S. V. 85). — MelUtus (Ibid. 100). — Narciuus, m. (xvii sept.). — Rosa. y. (iv sept.); Rosarius (De' Rossi. i. n. 930); Roseia (Marang. Cos. gent. 456); Rosius, conf. (i sept.);Rosula, m. (xiv sept.).

S* Des choses maritimes. Les appellations, aussi bien que les symboles relutifs à la navigation, furent adoptés par les premiers chrétiens dés les premiers âges de TÉglise ; et ce genre de symbolisme dérive immédiatement du Nouveau Testament. Voici les noms de cette espèce qui se rencontrent le plus souvent sur les marbres .: Marinns (Bosio. 564); Marina (Maffei. Mas. Ver. 208) ; Ifartïimt» (Fabret. viii, 5); Naritima (Reines, xx. 443).— iVaiira (Bold. 373), accompagné d'un navire comme signe phonétique; Naucello (Id. 485); Nau- ^icus (Aringhi. n. 621) ; Navalis, m. (xvi d^c); Nawofl(De' Rossi. i. p. 40) ; Navigius, Navigia (Murât. 1997. 1924); Nauiico (Bosio. 506); Navicius (Doni. ^<. 64). — Pelagia (Bosio. 215) : ce même nom ^ trouve dans une inscription donnée par Maran- ^Oni (Act. S. F. 107), mais avec un poisson entre ^enx ancres ; Pelagio (Bos. 507) ; Pelagius (Marchi. 163) ; Pelacianus (Fabret. 549). — Thalasia (Le

Blant. I. 147); Thalastus (Reines, xx. 395); Tha^ lassiœ (Spon. Miscell. 232); Talassobe (Bosio. 283).

9* Des fleovbs. Cydnus, d'un fleuve de Gilicie (Bold. 392), cTDNo MATo KARissmo. — Inachus, d'un fleuve qui a fait donner au Péloponnèse le nom d7nac^fa (Fabret. 548). — St^imna, nom d'une chrétienne dont letitulus a été trouvé dans le quartier Saint-Just à Lyon (De Boiss. 567). — Rodane^ martyre de Lyon ; nous avons aussi Rodanus dans la collection vaticanedu cardinal Mai (v. 401.8) — Jordanis (Murât. 1972). — Nilus (Ibid.). L'Église d'Évreux honore le 22 janvier un martyr du nom de OrontiuSj qui souffrit sous Dioctétien.

10* Des contrées et des vilus. Afra, m. (xxiv mai); Africanus, m. (x apiil.); Alexandria (Boldett. p. 484); Araba^ m. (xiu mart.); AusomOy martyre de Lyon.— Calcedonius (Act. S. V. 108); XAAKHAomc, Chalcedonis (Fabretti. 592); Creticus (Boldett. p. 430) ; Cyprianus^ évêque de Cartilage, martyr (xvi sept.). — Daciana (Maffei. Mus. Veron. 170); Dalmatius (d'Agincourl. Sculpt. m. 10). — Galatia (Bold. 808) ; Garatnaniius, d'une contrée de la Libye (Act. S. V. 82) ; Grœcinia (Boiss. suppl. 338); Galla (Le Blant. i. 363). — Heraclia (Lupi, ev. ep. u). — ïtalia (Pelliccia, Polit, eccl. iv. 152). — iModicia (Mai. v. 437) ; Ligurinius (Reines. XX. 115); Libya, martyre en Syrie (\yjun.) ;. Lydia marchande de pourpre à Philippes (S. Paul).

— Macedonia (Boldett. p. 477); Ifacetionf us (De' Rossi. I. 349); Maurus (Perret, xxx); Mesia (Marini. Pap. 244). — Nolanus (Passionei.123. n. 74). Norica (De' Rossi. 500); Numidianus (NomiA tavo;) (crypte des Dapes). — Partenope (Perret, xx. 82).

— Pelushis, martyr à Alexandrie ( 7 april.); Pau-silippusy m. (xv april ) ; Roma (Âringhi. n. 169).

— Romanus (Passionei. 124); pomanoc (Mus. Lateran. inscr. class. xvni).— 9. SaHna, m. (xxu aug.) ; Sabinianus, m. (xxix/an.), Sabinus, m. (xxy jan. et Boldett. p. 545); Sabinilla (Mai. Coll. Val. y. 447); Sabinillius (De' Rossi. i. 269); Samnius^ (Bold ; 534) ; Salonice (Id. 419); Sebastianus (passim) ; Sequanus (xix sept.) ; Sidonia (Bold. 481) ; Sircia (Perret, lxiih); Surrentius (Mai. ib. p. 423).

— Tessalius (Bold. 413) ; Thessalonica, m. (vn nov.); Tiburtius (Mamachi. n. 230); Transpa-danus (Ui\i. ibid. 408); Troadius, martyr à iNéocésarée dans le Pont (Greg. Nyss. Jn act. Greg^ Thaum.) ; Trojanus, évêque de Saintes (Greg» Turon. Glor. conf. c. lix) ; Tuscula (Bold. 436).

Dans une très-ancienne litanie que Trombelli a insérée au recueil deCalogera (!'* série, t. xxxn. p. 238), figure au rang des vierges-martyres une sainte Jérusalem, qui n'est point mentionnée dans les martyrologes. Les Bollandistes en parlent au 26 juillet (/n pr^^ey-miMM, p. 229), et supposent qu'elle souffrit le martyre avec un saint Âppion. Mais rhistoire de l'un et de l'autre est pleine d'incertitudes.

11. Des mois. Aprilis (Bold. 409. 420. —Maffei. Mus. Ver. 288. — Marini. Arv. 506). — Decetnber(}Aaran^. Cos. gent. 467 : AERBHBroc (Perret. V. Lxxvn. 7) ; Decembrina (Bold 589). — Februa-

NOMS

NOMS

rtitt (Le Blant. i. 324). — Januaria (Marini. Arv, 170) ; Januaiii (Bold. 55) ; Januaritu (Gaiiera. Append. ii); Januarinuê (Fabrett. 552). — Julius (Marini. Papiri. 301). — Junia (Perret, xl); Junianus (Id. xxxii). — Kalendius (Bold. 490). — Maius (Marchi. 91). — MarUus (Id. 410). — Nonnoêa(M ttossi. i. p. 204); Nonnosus (Le Blant. i. 110). — Oclober (Ad. S. K. 92).

12* Des qualités ou des DéPEcruosirés du corps. Balbina (Perret, xxix). — Capito, m. (xxi. jul.); Calliêtuêy de xxXo'c, beau ; Callisla (xit oci, u sept.); Crispinus (?erreU vi. p. 158); Crispuê, m. (xiv oct et alibi.) ; Currentiut (Passionei. 116). — Eucharis (Marini. Iscr. Alb. 32) ; Euchadria (Nicolaï. BmH. di S. P. 139) ; Eucharislus (Mai. ColL Vat. V. 376) ; srxAPicTOC (Arin^lii. i. 522) ;Eucha-ristianus (Bold. 582). — Fronto, m. (xvinpn/.). — Longina (Bold. 475). — Pulcheria, v (x «fp/.). — KentM^us (vi nuiti). — VenusUanus, m. (xxx dec). 13* Noms indiquant une qualité morale. Us sont innombrables. Nous en citons quelques-uns comme au hasard : Agathon^ m. (xvii dec.) et ses dérivés; Amandita (DeBoiss. 15) ; Amaniim (Perret. Liv) ; Angelica (Id. xxui. 43); Aristo (De* Rossi. I. 166). ^Bona (Bold. 381); Bonoêus (Ciampini. Vel. mon. i. 275); Bonusa (Perret, lxv); Benignus (Bold , 489). — Candidus , Candida (Mariyrol. passim); Candidianus (lUi* ^ossi. i. 44); Ciula (Mai. Coll. Vat. v. 425); Caslinuê (Ad. S. V. 82); Castus (Bold. 390); Concordia (Perret, xiv) ; Constonfta (Marini. lie. Alb. 31); Constantiuê (Ad. S. V. 96) ; Clemens (Ibid. 89) ; Clemeniiamu (Ibid. 132). — Deceniius (Bold. 345); Digna (Bold. 402) ; Dignitai (Id. 410); Dignaniius (Le Blant. i. 350) ; Du /cfiitM(Perret. lxxv) ; Dulcitudo (Bold. 410. — Eusebius (ld.82); eicbbu (Id. 71). — Facundu* (Perret, xxvi) ; Firmus (Ad, S. V. 133) ; Fortimma (Marini. ïsa\ crid. 433) ; Fulgens, Fulgenlius et tous ses dérivés, parmi lesquels nous nous plaisons à citer le gracieux diminutif Ftt/{/enti7/ia d*une inscription romaine de Tan 385 ( !)«' Rossi. i. 155). — Generose (Mamachi. m. 243) ; Generonis, Generosa (passim in Mariyrol.) ; Graia^ v. (\maii) ; Gralinianui, m. sous Dèce (i jun ) ; Gratuit m. (v dec.) — Hidonilas (Oderico. 349); Honorata (De Boiss. 47) ; Monorattu, évéque de Milan (vin febr.); Hospitius (xxi maiï). — Ingenua (Steiner. 840); Innocenlia (Bold. 79) ; Innocenlina (Perret, xxxvn) ; Jnnoceniiu$ (passim). — Jusla, Jmlus (Marini. Pap. 214); Judina (Perret, lui). — Lucia^ de lux; Luminustu, pour Luminosus (De* Rossi. i. 499). — Piobilis (De Boiss. 534). — Patiens (évéque de Lyon) ; Pretiosa^ nom d*une fille de douze ans, consacrée à Dieu, à la fin du quatrième siècle (De* Rossi. i. 213); Pm/crw, Pwrfen/tflwe (Mural. 1854); Probu* (MartyroL). — Reverens (OJerico. 34). — Sancius^SancUnuê (Murât. 1985. 12); Sandula (Steiner. 855) ;Sedatu8 (Id. 830); Serenta (Bosio. 534); Severus (Marclii. 85) ; SimpUdm (Id. 27) ; ziNinAi- Ku(i4d. S. K. 71); Studenlius (Murât. 1907.— Yenerandui (Marini. Pap. 332) : Vera (Perret.

L\n); Venu (Ad. S. F. 85); Vereamda (Perret, u); rûjftioitiiitf (Passionei. 125); Viritsimus indiquant la force morale (Bold. 431).

1 4* Noms indiquant une origine servu^e. Le christianisme primitif comptait dans ses rangs un grand nombre d'esclaves affrandiis (Min. Fel. Odat. vni. — Uieron. In Ep. ad Galat. v. — TertuU. ApoL ni) ; mais les noms accusant cette origine sont relativement assez rares. Car les fidèles étaient pleins du sentiment de leur aiïranchissement par Jésus-Christ : • Il n*y a parmi vous, disait S. Paul (Galat. uu 25 et alibi), ni esclaves ni hommes libres ; vous êtes un en Jésus-Christ. » Nous empruntons quelques-uns des noms de celte espèce aux marbres et aux actes des martyrs. Deux martyrs portant le nom de Servus souffrirent sous Uunnéric, Tun à Carthage (xvii aug.), l'autre à Tibur (vu dec). Le martyrologe romain mentionne encore au 24 mai la passion d'un ServilitUj nom d'une gens romana très-illustre, et au 20 avril celle d'un Servilianus, ce dernier sous Trajan, et enfin celle d'un Sermdus, martyr à Adruméte le 21 février. Ce nom se lit aussi sur un marbre romain de Tan 424 (De' Rossi. i. 277). Les recueils d'inscriptions fournissent, entre quelques autres, les suivants : Bemacle (Boldetti. 55) ; Bemacla (Fabrelt. vni. 140), pour Yemacula; Serbulus (Reines. 987) ; Servule (Bosio, 213), Verna (MalTei. Mus. Veron, 358); Vemada(Ad, S. Y. 9 ) ; Vernacla (Le Blant. 1. 1 19) ; Vernacolo (Bosio. 408) ; Yemacula (Bold. 54), etc.

15* On peut mettre encore parmi les noms communs aux chrétiens et aux païens ceux qui ont une désinence diminulive, et auxquels s attache une signification gracieuse et caressante . Ils sont le plus souvent donnés aux femmes : Àu^tula (Marchi. 30) ; Capriola (Perret, lxxv) ; Ccutii/a (Doni. XX. 91); Catulina (Ad. S. Y. \^\)\Fahiok (De' Rossi. i. 354) ; Feliciola (Perret, lxtii) ; Formicula (Bold. 545) ; Fortunula (Gazzera. Append. 14); sur le tombeau d'une jeune fille en 444 (De* Rossi. 313) figure le charmant diminutif de Gfmmuloy petite perle, petit bijou, comme nous dit ions aujourd'hui ; Muscula (Id. 112); Aoiu/a. m. (kiv sept.) ; Serenilla (Bold. 365) ; Sandula (Stein. 855).

Il y en avait d'autres terminés en enis, comme Julianenis, pour Julianœ; Zosimenis, pour Zosimœ; ou en dis, Irenetis, IspeUs, Joanneiis, Leopardetis, etc. (Y. Lupi. Sev. ep. 157). L'usage de ces dernières formules caressantes remonte au moins au commencement de l'empire; on en trouve des exemples sous Claude et même sous Auguste (V. Cavedoni. Cimit. Chius. p. 157) : A^ rallia Julianenis.

16** iNoMs historiques. Les actes des martyrs eo offrent un nombre considérable : Agrippina, vierge martyre sous Valérien (xviv mat.); AUxander (MartyroL passim) ; Amphion, évéque en Ctlicie. confesseur sous Naximien (xnjun.); Amulivs (Boldelt. 475) ; Anastasius (Boldett. p. 493 etpoisim); Annon, évéque de Cologne (iv dec); Antir

NOMS

SOhiut, m. à Rome (ixtii febr,); Antiochut, m. à ^baste (xfjul^) ; Antonim (passim) ; Apelleê, des Paiera disciples de Jésus-Christ, salué par j. Paul (Rom. xvi) ; Arcadius (xii jan, et alibi) ; Archelam (it tnart.); Augustus^ martyr à Nicomédie(Tn mau).'^Dœdalia (Mai. Ib. : iîf7); Darius ^ martyr à Micée (ixdec); />emeiWta (passim); DemocrUuSy m. (xxxi jul.) ; DiocleSy m. en Islrie (xxiv maii) ; Diomedes^ m. à Laodicée (xi sept.) ; DomiiianuSf diacre, m. à Âncyre (xxvm dec), — Epietehts, m. (xxii aug.). — Fabius, m. à Césarée (nu jul.) \ Flavius^ F lavia, prénom des Yespasiens (vu riuzi. ¥ oct.), — Hadrianus^ m. à Césarée (r maii et alibi) ; Heraclius, plusieurs martyrs. Uonorius (passim). — Milliades, pape. — Narses, m. en Perse sous Sapor (xxvii marL). — Orestes, m. sous Dioclétien (ix nov.) ; OlacHia^ nom de la femme de Fempereur Philippe. — Palroclus, m. {xiîjan.)\ Peleus, évèque, m. en Phénicie, sous Dioclétien (xx febr,)\ PhiladelphuSy m. (x maH)\ Pkto, m. à Ancyre (xxu jul.) ; Pluiarchus, m. (xxfui jtm.) ; Pompeius, évéque de Pavie (xiv dec.) ; Poppea (Boldett. p. 361); Plolomaèus, soldat à Alexandrie, m. (x dec.);Pyirus (Boldelti. p. 415). — Saloninus (De' Rossi.R. i. c. tav. xxvii. 4) ; Seleueus, m. (xvi febr.); Sacrales, m. (xix apr.). — Themistocles, m. en Lycie, sous Dèce (xxi dec.) ; Theodorius, m. (xxvi mari ) ; Thraseas, évèque, m. à Smyme (v oct.); Tibenus, m. sous Dioclétien (x not.) ; Timolaus, m. à Césarée sous le même (ixiT mari.) ; Titus, disciple de S. Paul, évèque de Crète; Titus, diacre, m. à Rome (\vi aug.). — Vaiens, évèque, m. (xxi maii) ; trois martyrs portant les noms de trois empereurs romains, Valerianus, Jlacrinus et Gordianus, souffrirent à Nyon, en ^isse. Ils étaient sans doute frères ; on ignore tout 4le leur liistoii e, sauf leur martyre. TariM, soldat, in. sous Maximin (xix oct.); Volusianus, évèque ^e Tours du temps de Childéric, fils de Clovis (Greg. Turon. Hist. Fr. 1. ii. c. 26).

NOMS

. — ?ioms exclusivement chréliens.

Noms dérivés :

I'Des dogmes dg LA RiLiGioN. Anaslasio (Perret. Lxi); Anasiasius (Bold. 563); Athanasius, Athana- *ia(Martifrol. passim). — Christianus, etc.; Cliris^ ^a, m. (xxTu oct.); Chrislinus, Christophoitu (utJii/.). — Plusieurs sont allusifs à la rédemption : Aquisila (.ict. S. V. 123); Redempta (Lupi. Sev. ep. 185): peaemhta, le même nom en caratléres grecs (id. S. V. 109); Redemptius (Verlûglioli./scr. PeiiM/. 589); Redemptus(Lu^'i. ibid. ^lO. — Gazzera. 10. — De Boissieu. Append. 10); ^paratus (Nicolaî. 232). — Le sa! ut : Salutia (^io. 532); Salvius (ii jan.); Soteris (Ad. S. Y. ^1). — La prédestination : peeertoc, Receptus (4ringhi. IV. 37. p. 121). — La renaissance et Ta- ^f>ption par le baptême : Adepta (De Boissieu. 554); Henatus [AcL S. V. 84); ReMulus (Bold. 599),

A3iTIQ. CURÉT.

très-commun dans le martyrologe ; et la vie spirituelle: Viventius (Act. S. V. 106) ; Vivianus (id 134); Vitalis (Id. 88); Vitalissimus (Id. 123); Zoe (Id. 129) : zuTiRE (Osnnu, 441. cxix). — Refrigerius, Refrigeria (Boldetti. 546, 287) est relatif à Tadmission de Tàme au bonhsur céleste (V. Part. Refrigerium). — Pnumulus, de wvij|xa, e^rif, répond â plenus Spiritu Sancto : ce nom se lit sur un marbre de Lyon (De Boissieu. 582).

2* Des fètes et des rites de l'éulise. Epiphanius (De' Rossi. i. 286) ; Epiphana, martyre sous Dioclétien (jixjul.) ; la mère de Tempereur Ueraclius l" s*appelait Epiphania. — Natalis, Natalia, m. (xxvnjtt/.); Natalio (Bold. 492). — Pascasia (De. Boiss. 550); Pasca«t im (G iorgi. Démon. Crist. 33); Pascasus (Act. S. V. 1 08) ; Pasqualina (Nicolaï. Basil, di S. P. 250). — Parasceves, m. (xx mart.). Eulogia (Buonarr. Yelri. tav. m. ^). — Sabbalius (Passionei. 135): Sabbatia, Sabbatus Bjldett. p. 490). — Quadragesima, nom inscrit sur le mauche d'une cuiller d*argent de Porto. Les fidèles recevaient ordinairement le nom de la fête où ils étaient nés. La dévotion pour les martyrs engagea souvent les chrétiens à prendre les noms des plus illustres d'entre eux. Ils adoptèrent souvent aussi un nom commun à tous, Martyrius, Marlyria (V. Lupi.

Sev. ep. 182. — Gruter. nlui. 3. — Harangoni.

Donî. etc.), nom qui ressemble à celui de Toussaint, adopté quelquefois par les modernes. On pourrait supposer que ce nom était donné au baptême à ceux dont les parents avaient subi le martyre.

3* Des vertus chrétiennes. Agape et Irène, « Taniour et lu paix, > et leurs nombreux dérivés, étaient des noms queles premiers chrétiens affectionnaient singulièrement. Aussi se rencontrent-ils très- fréquemment dans les monuments primitifs, par exemple dans une fresque du cimetière des Saints-Murcellin-et-Pierre (Bottari. cxivn), et bien qu'ici ils aient une signification symbolique, allusive au festin céleste que représente k peinture, il e^t certain qu'ils sont souvent employés au propre, notamment dans une épitaphe du cimetière de Saint-Calépode (Boldetti. p. 55), et dans le titulus de la martyre Agape, dont le corps avait été donné à Morcelli par Pie VII.

Ruinart (p. 5i8. edit. Veron.) enregistre les actes des Stes Agape, Chionia et Irène, dont les noms, ainsi qu'il est expliqué dans les actes mêmes (§ xi), signifient Charilas, Nivea, Pax. On lit dans le recueil de M. de Boissieu (593) Tinscriplion funéraire d'un marchand lyonnais nommé i4ga/7iM; dans Muralori celle des chrétiennes Agape, Rus. lica et Irène; dans M: Perret (v. pi. lxu), celle d'Agapelus ; et dans le premier volume de M. De' Rossi (p. 99), celui d*Agapenis. Qui ne connaît le magnifique sarcophage de la vierge chrétienne Aw relia Agapetilla (Boldetti. 446) T

M. De' Rossi a trouvé au cimetière deCalliste(Aoma sotl. p. 262) une épitaphe consacrée par une clu*êtienne nommée pi^te, Foi, à sa sœur spes, Espe\ pérance: piste spei || soRoni || dvl || cis^iuae || fecii-

NOMS

NOMS

On aimait à réunir quelquefois dans la même famille les noms des trois vertus théologales : Foi, Espérance, Charité, Pisiu, Elpis, Agape* (De' Rossi. ixeYC. 19). Le martyrologe romain marque au 1" août trois vierges ainsi nommées, martyrisées sous Hadrien. Passionei donne (118. 47) l'épitaphed'mie chrétienne appelée Fxde$. La première femme de Boéce, fille du consul Feslus, s'appelait HelpU (Collombet. Hisl. des leit. laL aux quatrième et cinquième sièclei. p. 218).

De Elpis, espérance, on fit Elpidius : TÉglise de Lyon eut un évoque de ce nom en 426 (Breviar. Lugd. XI sept.); on en pourrait ciler plusieurs autres exemples : Elpizusot Elpidephorus, « Porte- Espérance » (Boldetli. 566). Un martyr de Perse, que rÉglise honore le 2 novembre, portait aussi celle rare appellation. On trouve encore Ispes (Perret, xxxn) ; Spesina (Vermiglioli. hcr, Pei-ug, 587) ; Sperantia (Boldetti. 49).

De x«P^* dérivèrent Caritoie (Perret, lxxvii), Caritosa (Pellicia. Polit. eccL iv. 156), et enfin Charitiria, vierge et martyre sous Dioclétien (v oct.), et Charilon, nom d'un martyr qui fut jeté <lansune fournaise ardente (m sept,).

De IreneM paix, on forma Ireneus (Perret, xlvii). Sans parler de l'illustre évèque de Lyon, ce nom fut celui d'un assez grand nombre de martyrs. L*Église de Gaza en Palestine eut un évèque appelé Irenion; ou Thonore le 16 décembre.

A ce nom on peut ajouter ceux qui expriment la fraternité chrétienne : Adelfius (De Boiss. 597); Adelphus (MarlyroL Gallic. xxviii april.).

4»Dk ia piété. Adeodatus (Perret, xxxi); Adeodata (De* Rossi. i. 164), f Dieudonné ; » Angelica (Perret, xxui) ; Aromatiaf qui peut s'entendre de la bonne odeur de la vertu (Maffei. Mus, Veron- 279).— Ct/riactM (Marini. Arv. 266); Cyrictu(Act, S. Y. 89), et tous les noms dérivés de KÛpio;, lesquels expriment dans toutes ses nuances la piété envers le Seigneur. — Deicola (xvui jan,); Deogralias (Kalend, Carthag. ap. Ruin. 532) ; Deusdedit (De' Rossi. i. n. 913), nom commun dans le martyrologe. — Evangelius (Perret, iv). — Martyr (Lipi. Sev, ep, 52); Memoriolus (LeBlant.i. 107) , nom qui rappelle une formule éiogieuse très-fréquente sur les marbres chrétiens, bokae MKMORiAE. — Pientia, (Fabretti. 579); PiuSy le premier pape de ce nom souffrit sous Ântonin. — SanHus, martyr de Lyon ; Sandintu (De' Rossi. i. n. 1174) ; Sanctulus (Bold. 436).

Les noms dérivés de beoc, exprimant Tamour de Dieu, comme Theophilus, et les autres rapports que la piété établit entre Dieu et Tliomme, sont •extrêmement nombreux dans Fantiquité chrétienne : eEOTEKNE, Deigenite ; beoetiith, Deocreata (Marini. !scr, Alb, 98. n. 7). On honore dans nie de Paros, au 1 0 novembre, une vierge nom- ^mée Theoctistes; Theodolus, • donné ou consa- 'Cré à Dieu; • m. (iv jan.)\ Theodosius, • offert à Dieu; » Theophanes, < montré par ia Divi- »nité, • m. (iv dec); Theolicus, • qui a rapport, à J'inluition de Dieu; » m. (vni mari,); Theopiste,

« qui espère en Dieu ; • m. (xx sept.) ; Theoprepides, 4 qui est digne de Dieu, • m. (xxvninort); Theopompus, • envoyé ou inspiré de Dieu, • m. (xxi .maii)\ Theogonius, «né de Dieu, > m. à Édesse sous Maximien (xxi aug.), etc., etc.

Le martyrologe mentionne, au 13 janvier et au 16 septembre, deux martyrs de Cordôue perlant le nom éminemment chrétien de Servus M. « serviteur de Dieu. • Le même nom se lit bur certain nombre de marbres des premiers siècles (Y. Act.S. V. 152). Nous devons dire cependant qu'il paraît avoir été employé quelquefois comme qualificatif d'une certaine classe de personiies, peut-être des martyrs. Boldetli, qui l'avait d'abord pris pour un nom propre sur une tombe du cinietière de Prétextât (Bold. p. 457), remarqua plus lard rinscription servvs dei imprimée avec un sceau sur la chaux d'un loculus du cimetière de Sainte-Agnès. Ceci donnerait à penser que les fidèles marquaient ainsi d'autres lombes où l'on n'a pas remarqué ces caractères gro^îèremenl tracés. — Ancilla Dei, « servante de Dieu, » fui aussi un nom propre, selon M. De' Rossi (i. 15'2). Nous avons encore Quodvultdeus dans une inscription de l'an 566 (Ibid. 99). Ce nom, qui exprime une habitude de soumission à ia volonté divine, n'était pas rare dans les premiers siècles. Il fut porté par un évèque de Carthage au cinquième siècle, et par un évèque donatisle au temps de S. Augustin.

Un marbre de Naples (Fabretti. p. 757) fait lire le nom Habetdeus, plus rare que le précédent, mais auquel on peut assigner le même sens : c'était celui d'un abbé mort en 515.

5* Il y avait une foule de noms significatifs, dont les uns dénotaient la fermeté et la vicloiiv du chrétien sur le péché et sur les ennemis de son salut: Bellator {Act. S. K. 95); Fortissitna (M^ml hcr. Crist. 455) ; Valens (i jun,)\ Victor (Bvld. 807) ; Yictora (Perret, xlvu) ; Victoria (Ad. S. 1. 88); Vidoricus m. (xi dec); Viiiorina (BdsIo. 554) ; VidriduSy évèque et confesseur sous Julien (vu aug.); Victurus, m. en Afrique (xviii dec): Vincens (Perret, xxvi. 57) ; Vincensa (Perret, xxvi) : Vincentius (Fabretti. ni. 50).

Nous trouvons dans Reinesius (xx. 221) fêquivalent de ce nom, nice, du grec vixâ», vinco.

D'autres exprimaient la joie spirituelle qui était le caractère distinclif du vrai chrétien, toujours calme etcontentau milieu des tribulations {[Thesi. V. 16): Gaudentiolus (U Blant. i. 364) ; Caudentius, Gaudiosus (Fabretti. iv. 46 eipassim): Hilara (Marchi. 53) ; Hilaris, Hilaritas (Bold. 597. 407. etc.); Hilarius (Wariyro/. passi m) ; UHainu (Marchi. 59) ; llarissus (Marini. Arv. 405) ; Jubilator (Âringhi. u. 175).

Nous trouvons Exillaralus dans le recueil de M. De^ Rossi (i. n. 1178); Abundantius [Iscr.Mb. 189); jElerius (Bold. 545); Beatus (Perrtl o'I,; Cœlestinus (De' Rossi. i. 72) ; Feltx, Feliciû{ltcr. Alb. 110. 26) ; Felicusimus (Act. S. V. 9\). - I^> n )ms de Viator^ Viatorinus (Perret, ui^. 2J), ^l

NOMS

NOMS

attires semblables, rappellent que le chrétien est un TOyageur qui se dirige vers sa véritable patrie.

Les chrétiens sont souvent appelés, dans ' les lextes sacrés» • enfants de lumière: » Vos filii lucis estis (1 Thesâal. v. 5). Quelques noms propres paraissent avoir été inspirés par ces lexles. Nous trouvons dans Boldetti (p. 407) une curieuse inscription où des noms dérivés de /uxsont répétés jusqu'à trois fois: lvcbio lvgello flori^ntio || qvi

nXlT A.MI. Xmi HEHS) im II DIEB. XXVIII. 0R18 XS. LVCEIVS ,1 RVPIHVS PATER COKTRA VOTTM.

Le nom aeternalis qu*offre un marbre de Sivaux (Vienne), de la plus haute antiquité, peut se rattacher à cette classe. Nous ne connaissons pas d'autre exemple de ce mot pris pour nom propre.

6' Noms de baptèke. 11 est constant que les preoniers chrétiens changeaient quelquefois, leurs noms, soit avant, soit pendant la cérémonie du baptême (Theodoret. Serm, viii. in fine), quand ctfsnomsavaient une dérivation profane et païenne, et qu'ils prenaient ceux des Saints, de S. Pierre, par exemple, de S. Paul, de S. Jean (Euseb. HisL eccl. c. xxv). S. Ghrysostome le leur recommande formellement (Homil. xxi In Gènes.) , et il leur rappelle (ffomi/. de S. Melel.) que plusieurs habitants d'Ântioche donnaient à leurs enfants le nom de S. Mclecius. Le concile de Nicée défendit (can. m) d'imposer aux nouveaux baptisés d'autres noms que ceux des Saints, et de préférence ceux des martyrs.

Il ne parait pas que celte discipline ait été en vigueur avant la pacification de TÉgUse. Pour les premiers siècles du moins, Tabsence des noms de Saints sur les marbres , si déjà alors ces noms étaient adoptés par les tidèles, s*exp tiquerait suffisamment par la loi impérieuse du secret. Nous ne saurions non plus nous dissimuler que , même pendant les trois siècles suivants, les noms de Saints ne paraissent dans les monuments épigraphiques que très-rarement, et, on peut dire, par exception : il est aisé de s'en convaincre par les énumérations que nous avons données jusqu'ici. Gori [Inscr. etrur, m. p. 522) alTirme en particulier du nom de Jean qu*il n'apparaît point dans les épitaphes des chrétiens avant le cinquième siècle. Faut-il en conclure que la coutume en question ne s'établit que lentement, ou bien que, pour éviter la confusion qui aurait pu résulter d*une telle substitution, on conserva Tusage de n'inscrire dans les épitaphes que le nom primitif? Ce qui donnerait quelque poids à cette dernière supposition, c'est que, dans un certain nombre d'inscriptions qui sont probablement les premières qui portent un nom de baptême , celui-ci n'est qu'ajouté au nom propre, et avec une formule qui indique clairement celui des deux qui fut adopté «n second lieu : Muscula quœ et Galalea ; Galatée était probablement une martyre dont Muscula avait pris le nom à son baptême; l'inscription (De' Aossi. 1. n. 224) e«t de Fan 383. Nous avons aillenr$ (Marang. Cose genL ibS) : Asellus qui et

Martinianus; — Macrina quœ Jovina (AcL S. V. 88) ; il y a ici un nom mythologique, Jotina, qui, pour devenir digne d'être adopté comme protection par un fidèle, avait dâ être sanctifié par le martyre ; Vitalis qui et Dioscorus {Cos gent. 465) ; — Aureliœ Secundinœ quœ et Lecticurria (Lupi. Sev. ep. 117. not.). La même formule se remarque encore vers la fin du septième siècle dans l'épitaphe du roi Gedualla, baptisé par Sergius sous le nom de Pierre: hic depositvs est cedvalla qvi et petrvs (Beda. Mist. ecci. gent, AngL lib. v. c. 7. in fine). Nous avons un exemple tout semblable dans les actes de S. Pierre Balsamu s (Ruinait. 441. n. 1) ; à la question qui lui était adressée au sujet de sou nom, il répondit: Nomine patrio Balsanius dicor, spirituali vero nomine, quod in haptismo accepi, Petrus dicor, « mon nom de famille est Balsamus, mais Pierre est le nom spirituel que j'ai reçu au baptême. » A cet exemple on peut en ajouter un autre qui lui est contemporain : c'est celui de S. Innocent, évêque de Tortone (BoUand. t. ii. apriL p. 485); derivato a pâtre vocabulo Quintius appel labalur ; nomine aulem proprio, quod in baptismi gratta acceperat, Innocentius dicebatur.

Par reconnaissance, S. Gyprien ajouta à son nom propre celui du saint prêtre Gecilius , auquel il était redevable de sa conversion (Uiéron Yir. illustr. Livii). Eusèbe en fit autant pour le martyr Pamphile, dont il avait longtemps admiré et partagé le zèle bibliographique. S. Augustin portait le nom d'Aurelius, nom complètement étranger ù sa famille. Il l'avait probablement emprunté à S. Âinbroise, en reconnaissance du baptême qu'il avait reçu de l'évêque de Milan.

Cependant on peut citer quelques noms de Saints inscrits isolément sur les marbres ; il est probable qu'ils furent imposés à la naissance même par des parents chrétiens à leurs enfants, qui n'en eurent jamais d'autres ; tandis que ceux que nous venons d'ênumérer ne furent joints aux noms propres qu'à l'époque de la conversion de ceux qui les portaient.

Sur la fin du quatrième siècle, on rencontre quelquefois le nom de Marie précédé ou suivi d'un autre nom, livia maru in pace (De' Rossi. i. n. 325), NAPiB i«iNi, Mariœ Iphinœ pour Rufinœ (Act. S. K. 77). Il est seul dans cette touchante invocation graphite sur le seuil de la crypte papale au cimetière de Gallisle ; martyres sancti m mente avitit (habete) mariam, et dans deux inscriptions données par M. Perret (v. c): maru in page, et (lsiiu 25) MARIA FECiT PILUE ciRicB. M. do Boissicu (p. 585) publie le titulus d'une centenaire lyonnaise qui portait au cinquième siècle ce nom vénéré : maria vENBRABBLis (sic). Uu marbre du cimetière des Saints-Thrason-et-Saturnin (AcL S. V. 89) fait lire le nom de la mère de la Ste Vierge, anna ; mais il est rare.

Nous citons maintenant quelques noms d'apôtres: Andréas (Vermiglioli. Jscr. Perug, 589); ANAPEAG (Osann. 428. xuv). — Johannis (Marini. Pop. 251). Ge nom se montre déjà fréquemment

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