‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 191 sur 281 · NOTA · texte numérisé non relu

NOTA

au commencement du cinquième siècle (De' Rossi. I. 278. 280). — PaulvM (Ad. S. V. 105). — De Rossi. 1. 191); ♦AAviociurAOC,F/a»iî«Patt/i« (AcL S. r. 73); Paula (Id. 106). ^Petrus (Marchi. 27) ; DETPOC (Osann. ibid. xlvi) ; et ses dérivés Pétrins (AcL S. Y. 129) ; Pelronia (Montfaucon. lier, liai. 118). Nous trouvons Thomaê en 490 (De* Kossi. n. 894), et dans le recueil d'Osann le dérivé de Slephanus, cte«akuioc (485. xi), Slephaninus.

Dans rOrient, les païens, en embrassant la Toi, prenaient volontiers des noms emprunlét» à TAncien Testament (Procope. In ha. xuv) . Ainsi, avant de subir le martyre, qui est un baptême de sang, cinq Égyptiens (Euseb. De martyr. Palœstin. xi) voulurent quitter leurs noms idolâtriques pour adopter ceux des prophètes Hélie, Jérémie, Isaïe, Samuel et Daniel. Et, comme on interrogeait Tun d'eux sur sa patrie, il répondit Jérusalem, ayant sans doute en vue cette Jérusalem dont S. Paul a dit (Galat. iv. 26) : Illa autem quœ sursum est libéra est, quœ est mater nostra : « cette Jérusalem qui est d'en haut est libre, et elle est notre mère. » On peut trouver, même partout ailleurs, des noms hébreux adoptés par des chrétiens. Celui de Susanne n'est pas rare dans les inscriptions. On ne peut guère méconnaître, malgré une substitution de lettre très-commune dans les premiers siècles, le nom de Rébecca dans un titulvs de Rome de la fin du quatrième siècle, donné par M. De' Rossi (i. p. 196. n. 450); rbtegcae wnocenti.... Une épitaphe de 406 (Id. p. 23C. n. 558) nomme un BELiAS ARGENTAR1VS. Bcaucoup dc noms de martyrs appartiennent à cette classe : Moyses, à Alexandrie (XIV febr.)\ Samuel et Daniel, en Mauritanie (xm oct.) ; Toinas, à Sébaste sous Licinius (n nov.), etc.

NONE. — V. l'art. Office divin, II.

IXOSOCOHIUSI. — V. Tart. Hôpitaux.

IVOTARII. — Les notorii, dans l'antiquité profane et eèclésiastique , appelés par les Grecs Taxt>7p*Ç" et é^'j-^p«<pci, étaient, à proprement parler, des sténographes. Ils écrivaient sous la dictée, avec une rapidité incroyable, et par signes abréviatifs, notœ. On peut voir un spécimen de ces caractères secrets, attribué à Tullius Tiron, affranchi et secrétaire de Cicéron, à la suite du. Thesau^ rus inscriptionum de Gruter, et dans le traité de Wabillon, De re diplomatic'a, p. 457. Et pour avoir la clef des procédés graphiques de cette écriture de convention, on lira avec fruit un opuscule de Morcelli intitulé: Délie noledeyli anlichi Romani, M. l'abbé Greppo, dans sa savante note sur les notarii, donne à cet égard quelques notions abrégées qui peuvent suffire à satisfaire le lecteur simplement curieux.

L'art de la sténographie dut être connu dès la plus haute antiquité, car nous voyons au psaume xLiv que David, voulant donner une idée de la vélocité de son improvisation prophétique, ne trouve rien de mieux que de la comparer à la rapidité du

style de Técrivain : lingua mea calamusscribœtelociter scribentis.

Quant à Tincroyable vitesse de cette écriture, nous en pouvons juger par de nombreux témoignages des auteurs anciens, et en particulier par ce distique de Martial (Epigr. 1. xiv) :

Currant verba licet, manos velociOT illis; Nondum liagua suom, dexlra peregit opus.

« Quelle que soit la course des paroles, la main les surpasse en rapidité. La langue n'a pas achevé, que déji la droile a accompli son œuvre. •

Nous aimons à rapprocher de cette ^citation de beaux vers que le poète Ausone adressait à son notaire ou secrétaire :

Quam prsBpeUs dexlras fuga 1

Tu me loquentera praîvenis.

Quis, quoeso, quis me prodidil*

Quis ista jam dixit tibi.

QuiD cogitabam dicere ?

Quae fuila corde in inlimo

Exercet aies dextera ?

Quis oiTJo rerum tam novus.

Veniat in aures ut luas

Quod lingua nondum absolveril ?

* Quelle n'est pas la fuite de ta main rapide? — Td préviens ma parole. — Qui donc, dis-moi, qui est-ce qui m'a U*abif — Qui l'a dit d'avance ce que je songeais i diret ~ Quels larcins dans l'intime de mon cœur vient exerco^ ta main ailée? — Quel est donc ce nouvel ordre de choses, ~ Qu'arrive à tes oreilles ce quç ma langue n*a pas encore achevé? »

11 y avait à Rome des écoles où se formaient ces notaires. Le cardinal Mai (Collect. Vat. v. p. 296 seqq.) publie une loi de Dioclétien ûxant les prix des choses vénales et les honoraires des diverses professions. On y trouve la rétribution mensuelle que chaque écolier devait au maître notaire (p. 511) : Notario in singulis pueris menslnot quinquaginta quinque. On manque de base pour apprécier la valeur de ce signe ^, qui précède renoncé du nombre.

Les notarii étaient quelquefois nommés eiaptores, parce qu'ils saisissaient, pour les fixer par récriture, les paroles d*un auteur qui dictait ou

celles d'un orateur prononçant un discours *(»• l'art. Exceptores). Fort répandus chei les anciens.

Page 1