‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 194 sur 281 · LVCI. NOVA. FRVERIS. LVX. TIBI. CBIUSTTS. kWiSt · texte numérisé non relu

LVCI. NOVA. FRVERIS. LVX. TIBI. CBIUSTTS. kWiSt

(V. l'art. Lampts.)

4* Det monnaie» antique» ont été fixées en ;:niMi nombre aux sépultures chrétiennes des cilarontbcs. Elles n'y figurent le plus souvent qu'à liire de pur ornement, quelquefois pour indiquer l'époque de la sépulture, par le régne des empereurs au)cquels ces monnaies apparliennent(triiighi. t. 1. p. 310. n. p. S99). Beaucoup. ditBolMli (p. 563), furent trouvées au cimetière de Siioleilélène, et une partie des beaux médaillons du cardinal Capergna que Buonarruoti a illusiréj (Oiierraz. sopra alcuni medaglioni....) proTMiiient do celte source. Marangoni (Ae(. S, Y. p. 61. III lu, el Coie genlil. p. 383. segg.) en mentionne un grand nombre, notamment de ïarc- Aurèle dans le tombeau d'un martyr ano* nyme, et de Diociétien dans celui du pape S. Caîas- II se trouvait une médaille de Doraitien el un' de llarc-Aurèle avec des corps qu'on a attribnés à des compagnons de Ste Ursule {Ad. S. V. p. 38t), elc.

Voici une médaille de Séverine, femme d'iurelien, qui était fixée â un tombeau des ùlacombe» (Roma. toU. 1. i. tai. xvii.n.4).

Hma dans quelques cas aussi, ni l'un ni t'ai'tr'

OBJË

OULâ

"s ne semble pouvoir être admis ; 'lonarruoti : ce savant assure que

dans un seul tombeau du cimetière de Sainte-Agnès il observa des médailles, au nombre de dix et plus, dempereurs différents et de temps très-éloignés {Veiri. Prefaz, p. xi); son avis est qu'elles y avaient été déposées comme moyen de reconnaissance. Mais il est essentiel d'observer que quand les monnaies sont à Tiiitérieur du tombeau, il n'y en a jamais qu'une seule, ou', s'il y en a plusieurs, elles portent toutes l'effigie du même empereur t. Cf. iringhi. i. p. 603. u. 567), de telle sorte (|i]*on peut affirmer qu'elles y furent déposées pour marquer l'époque de la sépulture, et non point cDinroe une réminiscence de la monnaie destinée MU nocher (laron, ainsi que l'affirme sans fonder^ent Raoul-Rochette (itfém.... p. 752). Boldetli c3â{ avoir trouvé une médaille de Sévère-Alexandre ^^ous un vase (entre la chaux et le vase) attaché au r ocului du martyr Dorothée, qui avait souffert à Vàgede six mois (Boldetti. p. 344). Beaucoup de ces médailles, ainsi qu'un grand nombre de pierres gravées recueillies dans les cimetières romains, enrichissaient le musée Carpegna (Boldetti. P 496). Les sépullures chrétiennes de la Gaule renferment aussi quelquefois des médailles du Haut et du Bas-Empire (V. Le Blant. Inscripi. (^Tét. de la Gaule, i. p. 210).

0* Nous devons dire ici que certaines plantes qui se conservent toujours vertes ont été souvent placées dans les tombeaux et sarcophages antiques, ^us la tête du défunt; et cela, non point, comme 011 Ta avancé sans fondement, pour procurer aux corps l'incorruptibilité, mais bien pour signifier, dit Durant (De rit eccL lib. vn. c. 25), que c ceux qui meurent dans la paix de Jésus-Christ, ne cessent pas de vivre; car, quoiqu'ils meurent au raonde selon le corps, néanmoins, selon l'âme, ils revivent en Dieu. > Le laurier était ordinairement l'arbre auquel on donnait la préférence : il s'en est trouvé au sein de l'urne qui, dans l'ancienne '>3siliqi]e vaticane, contenait les restes des apôtres Simon et Jude (Aringhi. i. 146), ainsi que dans ^es tombeaux de S. Humberf, de S. Zenobius, évê que de Florence (Boldetti. p. 311), et de Valère ^^^ue de Conserans (Ibid. p. 709). Deux fonds de ^^se oij est retracé le miracle de la résurrection "*^ Lazare, font voir un laurier couronné d'un ri-

che feuillage (Buonarr. tav. mu i. — Bott. tav.

DXCVU. 1).

6* Mais les objets les plus intéressants et les plus vénérables qu'aient fournis les catacombes, ce sont les inttrumenU de supplice que la piété des fidèles renfermait dans les tombeaux des martyrs (V. l'art. Martyre)^ et que, selon la pensée de S. Léon [Senn. in natal, S. Laureniii), ils regardaient comme de glorieux trophées de leur courage et de leur victoire : In honorem triumphi transiemnt etiam instrumenta supplicii. C'est ce motif qui fit conserver les chaînes de S. Pierre, le gril de S. Laurent, une des flèclies de S. Sébastien. Mais quand ils le pouvaient, ils plaçaient ces objets sacrés dans le tombeau lui-même avec les reliques du martyr. S. Babylas ordonna que ses chaînes fussent ensevelies avec lui (Chrysost. Homil, in <S. Babyl. m.) ; S. Sabinus demande à n'être point séparé, après la mort, du caillou avec lequel il devait être précipité dans le fleuve (Act. ap. Surr. xui mart.) ; S. Ambroise trouva dans le tombeau des martyrs S. Vital et S. Agricola les clous et le bois de la croix sur laquelle avait expiré ce dernier (Ejdiorl. virgin. u. 9). On peut voir beaucoup d'autre» exemples de ce genre dans Boldetti (lib. i. c. 60), Aringhi (lib. i. et xxix), Mabillou (Iter Ital. p. 79), etc.

On y a recueilli aussi des clous, témoin celui qui fut trouvé dans un loculus du cimetière de Sainte-Agnès, encore fiié <)ans le crâne du martyr (Aringh. i. 152), des ongles de fer, des tenailles (Bosio. p. 26). Quatre gros clous et un cinquième recourbé en forme de croc avaient été déposés dans le tombeau d'un chrétien nommé q. veuvs ivlia- KTs, au cimetière de Sainte-Catherine de Chiusi (Cavedoni. Cimit. Chiusin. p. 67). Cette circonstance, jointe à celle que des ossements mêlés à de la terre ensanglantée existaient aussi dans le même tombeau, donne à penser que ce chrétien avait été crucifié ou attaché à un poteau. Enfin on enfermait encore dans les tombeaux des martyrs d'autres objets, comme les actes de leur passion écrits sur des rouleaux de plomb (Boldetli. p. 524). — V. la fig. de l'art. Actes des martyrs), les vases de sang, les linges imbibés de sang (Y. l'art. Sang des martyrs).

OBLATIONARIUM. —C'était dans les vieilles basiliques un lieu, ou une petite table placée près de l'autel pour recevoir les offrandes des fidèles. Il en est question dans les liturgies dites deS.Chrysostomeet de S. Jacques (Ap. Renaudo!. Hist. Orient.), sous le nom de «poftia»;. L'Ordre romain l'appelle tour à tour oilationarium, prothesis, paralorium. Si ces noms divers ne remontent pas à la haute antiquité, il est certain cependant que S. Cyprien (De op. et eîeemos. p. 205. edit. Rigalt.), S. Paulin (Epist. su. Ad Sever ) et le quatrième concile de Carlhage (can. xcni) désignent le même objet par d'autres noms. Nous donnons, sous le titre Prothèse, un article spécial sur cette matière.

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