‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 206 sur 281 · PALL · texte numérisé non relu

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d m particulier par la publication de nombreux palimpsestes. Jl s'est exercé notamment sur un manuscrit fameux de notre Dibliolliéque iiationale, qui se compose de Teuillels délacbés en rcriture onciale du quatrième siècle, compre- Mnl des fragmenta de l'bvangile et de l'Ancien T«slament. 1^ précieux monument fut Apporté de Constant inople à Florence par Ustaris, et de Flo-, rence à Paris par Catherine de Hédicis. C'est au lr«iiiéme siècle que, sur le texte primitif, fut écrite une homélie de S. Ephrem. M. Tischendorf, i force de patience et de sagacité, a dèchilTrè l'un (I l'autre et a publié son travail a Leipzig en 1815, smis le titre de Codex Ephrami Syri reicriptia, lire fragmenta Yeterit Teêlamenti. I(. Franfois Leiionnanl a bien voulu, à notre demande, faire tiécnter le calque d'un passage de ce palimpseste, que nous offrons ici â nos lecteurs comme simple spécimen. Le texte inférieur est un passage tronqué du chapitre t de l'Ecctésiaste (vers. 5-17); noua tenons ce renseignement de H. Léopoid Delisle. de l'Institut.

PALLIOM. — Le pallium est un insigne récrié aux archevêques et à quelques évèques occupant certains sièges privilégiés ou qui l'ont obtenu par un privilège personnel. Les canons, et en particulier le canon sixième du concile de Nàcon, de l'an 581, défendent aux prêtais qui y ont droit de célébrer la messe sans le pallîutn : f.l archiepùcopia tine pailio miuat dicert non pnrtumat (Tom. v. Coneil. p. 968). C'est un ornement de forme circulaire qui entoure le cou l'umme une espèce de collier, et se termine par <<eiix bandelettes tombant, l'une sur la poitrine, l'autre sur le dos (Kic- de Bralion. Pallium arebiep.). U se compose de laine blanche parsemée de croix noires, qui ont remplacé la figure du Bon- Pasteur dont il était primitivement orné (&aron. Ad an. 216); les agneaux qui fournissent cette laine sont solennellement bénits le jour de la fêle de Sainte-Agnès dans la basilique de celle martyre, sur la voie Nomen-

Le pallium est, pour les prélats qui le portent, le symbole de l'humilité et du lèle, car il rappelle la brebis égarée rapportée sur les épaules du Bon- Pasteur. On l'attache sur la chasuble avec trois épingles d'or, lesquelles indiquent la charité, ou les trois clous de la croix sur laquelle le Bon- Pasteur fut attaché pour l'amour de ses brebis.

L'origine du pallium comme insigne épiscopal n'est pas sans quelque obscurité. La première donnée certaine que nous possédions sur son eiis-

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tence est une constitution du pape S. llarc, disposant que l'évèque d'Oslie, qui est en possession de donner au pape la consécration épiscopale quand celui-ci n'est pas èvéque avant ion exaltation à la chaire apostolique, parlera le pallium dans cette cérémonie {Baron. Annal, an. :>56). thon sait que S. Uarc siégait en S5(), et son décret suppose évidemment que le pallium evisinit déji auparavant. Hais dans les premiers siècles il avait certainement une forme plus ample.

le plus ancien exemple de pallinm figuré est celui que porte S. Celse, évèque de Milan, sur un sarcophage de cette ville qui pasf^e pour être du quatrième siècle ; ce pallium est orné d'une seule croix (V. Millin. Voi/. en Italie t. i. p. 108). Une mosaïque du huitième siècle (Ciampini. Vel. monim. t. II. tab. IL.) fait voir S. l'ierre remettant à S. Léon un pallium à une seule croix, et qui, du reste, diffère fort peu de celui de nos jours.

PALME. — I- — La palme fut, chez tous les peuples, un symbole de victoire : Quid per palmam, dit S. Gré}!oire le Grand (L. n In Euch. hom. xvii), nui pramia eicloriœ, detignalur? La primitive felise l'adopta pour exprimer le triomphe du chrétien sur la mort par la résurrection : Jutttu ut palma ftorebîl, f le Juste fleurira comme la palme {Pialm. ici. 13), i sur le monde, le démon, la chair, par le généreus exercice des vertus chrétiennes : Palma Victoria lignum etl illiui belti, guod înler te caro et ipiritui geruni (Origen. In c. xii Joan. — Ambros. In Luc. m). Sur les tombeaux, la palme est le plus souvent accompagnée du monogramme du Christ, ce qui signifie que toute victoire du chrétien sur ses ennemis est due à ce nom et à ce signe divins : en toit» N[KA, in hoc vincei. Cette intention parait surtout évidente, quand, comme ici (Bosio. p. 436). le clirismeest tout entouré de palmes. Peut-être la même signification doit-elle être donnée à la palme jointe au Bon- Pasteur ou au pedum qui en est le signe hiéroglyphique, au poisson [Perret, iv. ivi 3. 10. 49), ou à toute autre figure symbolique du Sauveur. Si elle est gravée sur des objets portatifs, sur des bijoux, par exemple (Perret. Ibid. et 15. 25. etc.), la palme nous semble exprimer, non point la victoire déjà remportée, mais la victoire attendue; elle aurait alors servi, selon nous, ï encourager le chrétien luttant encore dans la vie, en plaçant sous ses yeux le prix réservé au

vainqueur. Voici un type asseï fréquent sur les lambeaux des catacombes. Le chrisme y est en-

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