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livres. Cet ouvrage nous est parvenu en entier ; il n'en est pas de même de nombreux traités qu'il avait composés contre les hérétiques.
G. Ouvrages dogmatiques. — Un seul de cette classe nous est resté, et encore dans une traduction latine de Ruffm. II est intitulé : repl âp/.Kav, de Principiis. De nombreuses erreurs s'y font remarquer.
D. Ouvrages pratiques. — Ceux-ci ont une valeur toute particulière. Ils expriment dans un langage populaire les sentiments les plus vifs d*uue véritable piété. Le premier a pour titre De orationc; il se divise en deux parties, une sur la prière en général, la seconde sur l'Oraison dominicale. Le second est une Exhortation au martyrSy adressée aux fidèles à propos de la persécution de Maxim ien.
E. Lettres. — Eusébe en avait réuni plus de cent. La seule que nous possédions dans son intégrité est une lettre à Jules TAfricain, qui traite de Tauthenticité de Thistoire de Susanne dans le prophète Daniel (Euseb. Hist. ceci, vi, 3G).
On a attribué, mais sans fondement, à Origène divers ouvrages, entre autres un Dialogue sur la vraie foi en Dieu contre les montanistes, et un traité contre les hérésies, intitulé Philosophumena.
Éditions. — Ghisler publia le premier sept des homélies d 'Origène, en grec, avec traduction latine (Lyon, 4629); et B. Corderius en fit imprimer dix-neuf à Anvers, en 1648, avec une traduction de lui. lluet publia à Rouen, en 1668, en grec et en latinjecommentairesur S. Matthieu, d'après un manuscrit de la bibliothèque du Roi à Paris, et un autre appartenant à la reine Christine de Suède, et ensemble le commentaire sur l'Évangile de S. Jean, d'après un manuscrit de Paris. Les huit livres contre Celse, publiés d'abord en latin, à Rome, en 4481, le furent plus tard, d'après des manuscrits des bibliothèques électorales de Bavière, en grec, avec une version de Gelaniuset des notes de Uœschel (Augsbourg, 1605; Cambridge, 1658 et 1677, par W. Spencer). Ces deux dernières éditions renferment aussi la Philocalia d'Origène. Le livre De oratione fut d'abord imprimé à Oxford, en 1686, in-12, d'àprès un manuscrit appartenant à la reine Christine de Suède et avec une traduction latine; une nouvelle édition en fut imprimée à Bàle, 1694, et une autre fort belle par Ueading (Londres, 1728). VExhoriatio ad martyrium fut publiée d'adord en grec et en latin, par Wettslein (Bàle, 1674), avec le dialogue contre les marcionites et Tépitre à Jules l'Africain. L epitre de celui-ci à Origène avait déjà été mise au jour par Uœschel (Augsbourg, 1602). Enlin la Philocalia, que Génébrard traduisit le premier en latin, fut publiée dans celle version, à Paris, en lô74. Jean Tarin en donna le texte et la traduction à Paris, 1618, in-4*, et Spencer avec d'autres écrits d'Origène, à Cambridge, en 1658 et 1677.
J;<cques Merlin fut le premier qui essaya une édition complète des œuvres d'Origène (Paris, 1512, 1519, 152^. 1350, et Venise 1510, en 2 vol.). Le recueil de Génébrard (Paris 1574,2 vol.) est meil-
leur et plus complet; réimprimé en 1604, 1619. et à Bàle, 1620. L'édition de Merlin avait aussi été revu*; et réimprimée par Érasme et par B. Rhênanus, à Baie, 1526, 1556, etc. Mais toutes o's éditions n'offraient que la traduction latine. Le clergé français fixa cependant son attention »ur celte entreprise, et dans son assemblée générale de 1536, Aubert, docteur de Sorbonne, fut changé de publier une édition complète des œuvres d'Origène, en grec et en latin ; mais il ne Texécula pa^ Alors Daniel Huet, évèque d'Avranches.se mita l'œuvre. Toute la partie des Exegeiica qui no ts p<i parvenue en grec avait été imprimée en 2 vol, in-f (ttouen 1668, Paris 1679 et Cologne 1685), qu^nl Huet renonça tout à coup à celte œuvre ; ces •'•li- 1 ions sont par conséquent fort incomplètes. }lais l'excellente monographie intitulée Origeniana qu'il avait donnée comme introduction à cet ouTn^r>, est un travail fort précieux. Plus tard Charles de La Rue, bénédictin de Saint-Maur, se chargeii de l'entreprise et rendit par là un grand senice à la littérature patristiquc. Faisant un usage judicieux de travaux antérieurs, il publia une éditior. complète d'Origène, en grec et en latin, en l \d\. in-f^, 1733-59. Sa mort, survenue enl759,«ant interrompu ce travail, son neveu Vincent de b Rue publia le dernier volume en 1759. Ce recunl est remarquable sous tous les rapports, (antiix^r l'intégrité du texte que pour la critique, les corrections et Texécution typographique. Chaqae livre est précédé d'une introduction historique el critique. Le texte est enrichi de nombreuses et savantes notes, et au dernier volume on a joint VOrigeniana de fluet, l'apologie d'Ongène p?.r S. Pamphile, et quelques autres écrits ayant npport à ce Père (Hœhl. u. p. 176).
y Jules r Africain était, selon Suidas {8. v. If.icanus)^ Libyen, mais il demeurait à EmmaA^ en Palestine. Il fut élevé d'Iléraclas à l'école de< iitéchistes d'Alexandrie, et honoré du sacerian selon toute probabilité. Il florissait sous les t'-m^ d'Éliogabale et de Sévère Alexandre.
Jules l'Africain jouissait chez les anciens d'une haute reput.it ion de science, qu'd dut surtoiti ses recherches historiques; Sozoméne (tfii^. ^^^ I. 21) le met au nombre des historiens ckttiens.
Voici les titres de ses ouvrages :
Chronographia ou De temporibut, ouvrage clir"nologique en cinq livres, suivant parallèlein^ii l'histoire sainte et l'histoire profane depuis la crrtion du monde jusqu'à la troisième année <1 Liio gabale, l'au 2!2I de Jésus-Christ, soit la pre.w^^ année de la 250' Olympiade.
Deux lettres adressées, l'une à Origène au «».«^ de l'histoire de Suzanne (v. plus haut), MreJ Aristide, où il tente de concilier, à l'aide de> irditions que lui avaient communiquées les pareui^ du Seigneur, les deux généalogies de Jésus-Chi;' qui se trouvent dans S. Matthieu et S. Luc.
Eusébe (Hist. eccl. vi-5I), Pholius (Cor/. 5 i^î Suidas (Hist. c. dissert. U.) attribuent encore j
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Jules rAfricain un ouvrage en quatre Tivres intitulé xi<rro(, traitant de la médecine et de Thistoire naturelle.
Enfin, quelques manuscrits lui font honneur, on ne sait sur quel fondement, des Actes des marifi de S. Symphorose, et Tabbé Trilenheim le Tait auteur de divers traités : De Triniiale, De Circumcisione, De AUalOy De Sahbalo,
Éditions. — Les deux lettres furent d'abord publiées par l'Espagnol Léon Casti ius, avec son commentaire surlsaïe, en 1570, et puis par Génébrard, parmi les œuvres d*Origéne. Ces deux éditions sont en latin seulement. Le texte grec parut pour la première fois à Augsbourg en 1602, par les soins de Ilœschel, et puis, revu et augmenté par R. Wetlstein, à Bâle en 1674. La meilleure édition de la prenïiére lettre est celle de La Rue (0/>p. Orig, 1 1). Galland a rassemblé tous les fragments dans sa Biblioth. t.n. (Mœhl. ii, p. 180.)
4' Saint Alexandre de Jéi-usalem, disciple de Panlenus et de S. Clément d'Alexandrie, élu d'abord évéquedeFlaviopolis en Cilicie (Tillemont, Mém. ut. ^3), fut appelé en 215 au siège de Jérusalem, et termina sa vie par le martyre dans la persécution de Dèce (Euseb. Uist. eccl. vi. 39). 11 fut l'un des hommes les plus instruits et les plus actifs de !?on temps. 11 manifesta son zèle dans la science, '«oins peut-être en écrivant lui-même (il ne nous reste de lui que quelques fragments de lettres), qu'en fondant à Jérusalem une bibliothèque où il rassembla les principaux ouvra ,^es des savants chrétiens, et particulièrement leurs épUres, celles, par exemple, de S. llippolyle, de Bèryile de Rosira, etc. fEuseb. HisteccL vi-20).
j>' Ammonius (V Alexandrie, surnommé Saccas. •Né chrétien, il se consacra tout entier à la philosophie, et fonda à Alexandrie une école publique
qui devint célèbre (Hierocl. ap. Photium. Cod.
Eusébe (/. c.) dit que cet Ammonius, qu'il dé- ^''gne comme niaitre d'Origène, composa un ouvrage De consensu Moysis et Jesu; plus une harmonie des Évangiles. Enfin on trouve sous son «ûm, dans les éditions de ses œuvres (V. Mœhl. "• p. 186), une biographie d'Arislole et un coiunientàire sur cette biographie ; mais ni l'une ni l'autre ne lui appartiennent.
l Harmonie des évangiles d'Ammonius, traduite rar Victor de Cupoue, parut à Mayeuce en 1524 par les soins de Memler, puis à Cologne en 4552, fl dans la Biblioth, max. PP, 1077. t. n. v. m. Galland. t. n, accompagnée de notes.
t>' S. Uippolyte. — Une obscurité impénétrable couvre la vie de ce Père. Ce qu'il y a de certain, c est qu'il fut disciple de S. Irénée, il nous l'apprend lui-même (Ap. Phol. Cod. 121), et qu'il connut Origéne(/rf.). 11 n'est pas moins inconleslable qu'il lut évêque (Euseb. HUt. eccL vi. 20) , mais on n'a jamais pu préciser le siège. Mais la statue de ce grand homme trouvée sur la roule de Home à Tivoh en 1551, et qui se voit aujourd hui au musée de Latrau, semble supposer que
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ce fut Porto, le port romain, plutôt que Portas Romanus en Arabie, comme on l'a soutenu (V. la reproduction de cette statue à notre art. Images^ p. 350).
Eusébe et S. Jérôme nous ont donné de ses ouvrages, dont il ne nous reste que des fragments, une liste qui se complète par celle qui est gravée sur te siège de sa statue. On peut les ranger sous quatre rubriques différentes.
A. Écrits exégétiques. Des commentaires sur VHexameron, et peut-être sur le livre de la Genèse tout entier ; sur les Psaumes, sur le Cantique des cantiques, sur les Proverbes et rficclésiaste, sur Isaïe, Ëzéchiel et Daniel. Plus deux commentaires historiques et exégétiques sur l'histoire de Saùl et de la pythonisse, et sur Suzanne ; le second seul nous est parvenu. 11 reste moins encore de ses travaux sur le Nouveau Testament ; commentaire sur S. Mathieu et S. Luc; la liste de la statue porte aussi un écrit sur l'Evangile et l'Apocalypse de S. Jean ; plus des odes sur toutes les saintes Écritures.
R. Écrits parénétiques. De ses nombre'uses homélies, il ne nous reste que celle intitulée : Sermo in sancla theophania, c'est-à-dire du baptêmede Jésus-Christ, qui dans la primitive Église se célébrait en même temps que sa naissance et l'adoration des Mages. D'autres traitaient d'Elcana et d'Anne, parents de Samuel, de la fête de Pâques, de la théologie ou science de Dieu, du Cantique des cantiques, et de quelques passages d'isaie et de Daniel. Selon S. Jérôme, il avait prononcé en présence d'Origène une homélie De lande Domini Salvatoris (llieron. Calai, i. c). Une Exhortatio ad Severinam est aussi indiquée sur le monument; la personne à laquelle elle est adressée est, selon l'opinion la plus probable, Severa, femme do Tempereur Philippe.
C. Ecrits dogmatiques et polémiques. \* De Chrislo et Antechristo. 2* Un écrit contre Marcion, et un livre contre toutes les hérésies, au nombre de trentedeux. Z* De theologia et incarnatione contra Beronem et Heliconem hœreticos. A'^Demonstratio advenus Jwlœos. 5" Adoersus Grœcos seu contra Platonem de causa univet'si. Les deux derniers sont portés sur la chaire de marbre, ainsi que le suivant. 0"* De Deo et carnis resurrectione. 7* De charismatibus aposlolica iraditio. Eusèbe et S. Jérôme disent qu'Hippolyte avait écrit sur le jeûne du samedi et sur la communion quotidienne, et que plusieurs lettres de lui se trouvaient dans la bibliollièque de l'évêque Alexandre à Jérusalem.
D. Ouvrages chronologiques. Un cycle pascal écrit en entier sur l'un des côtés de la chaire où est assise la statue. Ce cycle, dressé pour fixer la célébration de la fête de Pâques, était la seconde partie d'un ouvrage perdu, intitulé de PaschOy et dont la première contenait une chronologie s'étendant jusqu'à la première année du règne de l'empereur Alexandre.
E. îLcrits apocryphes, i" Une fausse clironitjue. 2* De consummalione mwwf/i, de Antechristo et de
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