‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 214 sur 281 · CIO · texte numérisé non relu

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secundo Christi adventu. 3* Tradatus de duodecim apostolU el de septua^inta djscipulis. 4* Divers commentaires supposés sur l*Ëcri(ure sainte.

ÊdHioM. — Les divers écrils de S. Ilippolyte, ayonl été découverU à des époques dilférentes et par des hommes différents, furent p«ir la même raison, publiés successivement. C'est ainsi que Gudiusfit paraître le traité DeChmlo el Antechristo en grec, à Paris en 1661, et Combe lit la traduction dans VAuciuar. Bibl. PP. (Paris, 1672). Gérard Voss donna le traité Advei*9U8 Noelum dans son édition de S- Grégoire Thaumaturge (Mayence, 1604). Possevin, Ia Demonstratio adventu Jtidœos (Venise, 1605). David liacschel inséra le fragment Contra Platonem dans les notes au Photius (Augsbourg, 1601). Enfm Scaliger donna le cycle pascal dans son Emendat.temp, (Paris,1585). Les traductions se trouvent dans les diverses collections des Pérès que nous avons citées.

La première collection complète des œuvres de S. llyppolyte fut entreprise par Léon Mill, qui mourut avant de Tavoir achevée, et W. Janus, professeur à Wittemberg, qui avait promis de pubher le résultat du travail préparatoire laissé par Mi 11, ne tint pas sa promesse. A la (in, Fabricius rassembla avec un soin et un zélé infatigables tout ce qui avait été jusqu'alors découvert et commenté, et publia tout ce qui restait de S. llippoljle, soit complet, soit par fragments, en 2 vol. à Hambourg, 1716-1718. Il a ajouté au texte de nombreuses notes de lui-même ou d'autres commentateurs. Le second volume renferme un choix de plusieurs petits écrits des Pères du troisième siècle. Cette édition fut suivie de celle de Galland, qui est rangée dans un meilleur ordre; elle se trouve dans le t. iide la Bihlioih, PP. Les diverses pièces sont rangées, soit par ordre de dates, soit par ordre de matières, et sont éclaircies par des notes (MœhL ii, p. 215).

7» Apollonius fut un des plus vigoureux adversaires du montanisme. On ne sait rien de sa personne ni de son origine. 11 vivait du temps de Commode et de Septime-Sévère, et il composa un ouvrage fort étendu contre Monlanus et ses deux prophétesses, Prisca et Maximilla, quarante ans après sa première apparition : par conséquent vers Tan 210. Tertullien, affilié àcettesecte, essaya de réfuter les accusations contenues dans le septième livre d'Apollonius. Quelques fragments de cet ouvrage nous ont été conservés par Eusèbe (HisL eccl. V. 18).

8** Caius se distingua, sous le règne de Sévère et de Caracalla, entre tous les membres du clergé romain par son érudition et son éloquence. 11 avait été disciple de S. Irénée et était vçnu à Rome sous le pontificat de Zéphyrin (Hieron. Catal. c lu) ', là il fut ordonné prêtre et, s'il faut en croire Photius (Cocf. 4S),il aurait été sacré évèque in parabus. On place sa mort vers la fin du règne de Caracalla, en 217.

Caîus s'occupa principalement de controverse contre les hérétiques, avec lesquels il lutta par

écrit et en paroles. Voici ses principaux ouvrages: 1* Dispulatio adversus Proclum, Ce Proclus était le plus savant organe et le plus ferme appui des montanistes. On en lit quelques fragments dans Eusébe. 2* Parvus LabyiinÛius, ouvrage perdu. 5* On croit qu'il avait aussi écrit contre Cérinthe à propos du mîllénarisme et de son apoc:ilypse (Théodore. Ilœres. Fab, ii. 3). 4* Photius lui attribue encore le livre De universo ou De causa unimii, qtie nous avons mis au nombre des productions de S. Ilippolyte. 5* Enfin, dans ces derniers temps, on lui a attribué un fragment anonyme dêcouveri dans la bibliothèque ambroisiennc de Milan, elqut renferme une liste des livres canoniques, environ de la (In du deuxième siècle.

Les fragments qui nous restent de ces écrivains se trouvent chez Galland. t. n. p. 20i.

^•Asterius Urbanus, — On s'accorde aujourd'hui à le regarder comme l'auteur d'un ouvrage en trois livres et Irès-approfondi contre les inonlanistes, et qui avait été précédemment attribué leur à tour à plusieurs écrivains. Les quelques fragments conservés par Eusèbe sont tout ce que nous savons d'Âsterius Urbanus.

10' Denis le Grand d'Alexandrie.— W était païen et rhéteur, mais se convertit à l'école d'Origéne, et succéda à Uéraclas comme chef de l'école des catéchistes d'Alexandrie, sa ville natale (Euseb. //f*i. eccL vu. 11), puis comme évèque de cette mêiU'' ville, en 247. Son zèle, son activité, sa science, sa constance dans la foi lui méritèrent le nom de Grand de la part de ses contemporains, et de h part de S. Athanase celui de magister Ecdesia miholicœ. 11 mourut en 264 (Euseb. HisL eccl. siu 27,28, vin. 20).

De l'immense trésor d'écrits dont Denis dola l'Église, il ne nous est parvenu qu'une série de quelques fragments plus ou moins considérables. Ce que nous possédons ne se compose guère que de lettres, dont S. Jérôme donne le catalogue pir ordre chronologique et qui s'édielonnenl de 250 a 264 (Hieron, Calai, c. lxix).

Denis composa, à diverses époques, des dissertations dont voici les titres : 1* De protnisùonilm adversus Nejwiem, deux livres écrits vers Tanii»-' 2* De natura ad Timotheum filium. 3» Elenchvi << apologia ad Dionysium Romanum. Des frajîmenls assez considérables de ces ouvrages se trouvent dans Eusèbe (vu. 24. 25. 26. Prœparat. etangd. vu. 19).

Ouvrages apocryphes : 1* Episiola ad Pauiif^ SamosaUnum. 2* De situ Paradisi, et diverseslei- 1res, etc.

Éditions. — Le premier qui rassembla lesfra?menls de Denis le Grand, fut Galland dans la ii^ blioth. tel. PP, t. m. p. 481-540. Il les dinsa en deux parties, dont la première contient les resle? des diverses dissertations, avec YEpislola ctinontca, et la seconde les lettres : le tout enricin (^^ notes des Pères Valois et Coûtant (Epid. /?««""• Pontif, Rome, 16981) sur l'apologie du pap^ Denis.

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11** S. Corneille fat élevé au siège de Rome en 251, et le premier, depuis l'origine de TÉglise, il eut un compétiteur dans Tantipape Novatien. Ce schisme fut dissipé par un concile de Rome de la mt'ine année. L'empereur GhIIus exila Corneille en Sô2 à Cività Yecchia, où il termina bientôt sa vie par le martyre.

La littérature chrétienne fut enrichie par lui de quelques lettres, écrites en grec à Fabien, évoque d'Anlioche. et à S. Cyprien, évèque de Carthage. Plusieurs, écrites eu latin à ce dernier, se trouvent dans ses œuvres (Cypr, Epist. 46 et 48). On lui attribue encore, mais sans fondement suffisant, deux décrélales chez le li)ux Isidore : Epislola ad Lupicinum et De disciplina et bono pudiàiiœ,

fÀitions. — Toutes ces lettres et les fragments se trouvent chez Galland, t. nr, p. 385, et chez Coulant, Epist Roman, ponlif. Rome, 1698 (Mœhl. n,

12* s. Etienne, prêtre de Rome, succéda à S. Corneille en 253, après le court pontiticat de Liicius. Il travailla sans relâche à maintenir Tunilé (ims rE»lise. Mais ce qui l'occupa le plus, ce fut la discussion avec les Églises d'Afrique et quelques-unes de celles d'Orient sur la validité du kpléine des hérétiques. Il mourut en 257, proba- Wement par le martyre. Il écrivit plusieurs lettres, entre autres aux évêques des Gaules, sur le schisme d'Arles (Cypr. Ep. 67), aux Églises d'Orient (Euseb. Hist, eccl. vu. 5), et à S. Cyprien au sujet du baptême des hérétiques (Id. vu. 5). De tout cela il ne nous reste rien.

13' S. Denis monta sur la chaire de S. Pierre en '259 et mourut en 269. Nous connaissons de ce pape trois lettres, qui offrent à la fois la preuve de son érudition et de sa sollicitude pastorale : !• Epislola encyclica adversus Sahellianos, aux évoques d'Egypte, pour combattre les erreurs relitives à la Trinité; 2" une seconde à Denis d'Alexandrie, pour lui demander des explications sur des assertions erronées qu'on lui attribuaitau sujet de l'hérésie de Sabellius ; 5* une troisième à TÉ- ;'lise de Césarée, pour la consoler des désastres que lui avait causés Tinvasion des Barbares.

Ce qui nous reste de ce pape se trouve dans Oalland, t. ni, p. 538, et chez Coûtant (loc, laud, S. Mansi, Collect. concilior^ t. i. p. 1009).

14* S. Grégoire le Thaumaturge, on le faiseur de miracles, est un des hommes les plus extraordinaires qui aient paru dans l'Église catholique. Il naquit à Néo-Césarée, dans la province de Pont, d'une famille païenne; il devint chrétien après avoir suivi longtemps l'enseignement d'Origène, qui finit par lui faire abandonner l'étude des sciences profanes, dans lesquelles il excellait, pour s'appliquer à la théologie. Sa renommée de sai,v<5e et de piété le fit bientôt élever au siège de >«o-Césarée. Il mourut en 270, emportant la consolation de ne laisser à Césarée que dix-sept païens, nombre égal :» celui des chrétiens qu'il y avait trouvés en prenant l'administration de

cette Église (Greg, Nyss. in Vit, Greg, Thaumat, c. 28).

La grandeur de son génie éclate dans ses écrits, comme celle de sa sainteté dans ses œuvres et ses miracles. Voici les titres de ses ouvrages, qui, bien que peu nombreux, ont recueilli le respect des plus anciennes églises :

i* Oratio panegtjrica in Origenem. C'est l'historique du zèle déployé par Origèiie pour sa conversion et l'expression de sa reconnaissance pour cet illustre maître. Ce panégyrique (V. Mœhler. ii. p. 250) est pour nous d'une haute importance, en ce qu'il nous fait connaître la méthode de l'enseignement chrétien, qui différait de celle que les païens avaient adoptée par rapport aux sciences ; nous y trouvons en outre plusieurs notices intéressantes sur les principes et les systèmes qui régnaient à cette époque dans les académies.

2* Symbolum, seu exposilio fidei. Cet écrit a toujours été fort estimé : il a pour garant S. Grégoire de Nysse, S. Basile et S. Grégoire de Nazianze (Greg. Naz. Orat. xxxi. n. 28). Rufin l'intercala dans sa traduction de l'Histoire ecclésiastique d'Eusébe (Hisi, eccl, vu. 25) ; il est cité per le cinquième concile écuménique (Mansi. t. xi) et par le patriarche Germain de Constantinople {Bi^ blioOi, PP. Lugdun. t. xni. p. 62).

^3* Metaphrasis in Ecclesicuten.

' t^ Epislola canonica. Elle fut écrite à propos de l'invasion des Goths et d'autres peuples germains sous le règne de Gallien, auxquels malheureusement se joignirent des chrétiens pour exer« cer toute sorte de violences. Grégoire y expose à un évèque du Pont, qui l'en avait prié, la conduite à tenir à l'égard de ceux qui viennent se confesser d'actes de ce genre. Cet écrit est un des plus anciens monuments relatifs à l'organisation intérieure de l'institution de la pénitence.

Ouvrages supposés : 1 * Expositio fidei prolixior. 2* Duodecim anathematis capitula de fide . 3« Expositio fidei ad ^lianum. 4* Disputatio de anima* 5* Quatuor homiliœ.

Éditions. — Une édition des œuvres de ce Père fut publiée d'abord par Gérard Voss, à Mayence, 1604, et une autre plus complète et meilleure à Paris, 1621, 1622, in-f». Celle-ci renferme, nonseulement les écrits supposés de S. Grégoire, mais encore ceux de S. Macaire d'Alexandrie et ceux de S. Basile de Séleucie. La traduction de Voss se trouve aussi dans la Biblioth. PP. La dernière édition de tous les ouvrages authentiques seulement est celle qui fait partie du t. m de Galland, p. 385-469, où Ton trouve aussi la lettre d'Origène à S. Grégoire et la vie de ce saint par S. Grégoire de Nysse. VEpistola canonica est accompagnée des commentaires de Zonaras et de Balsamon.

La Metaphrasis in Ecc/«s., avec la traduction de Bill, aété souvent publiéedanslesouvragesdeS. Grégoire de Nazianze (Orat. lui) et séparément avec des notes, à Bâle en 1550, par Œcolampade, et dans le CatenaPP. Grœc. (Anvers, 1614). Le Symbolum2^

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été imprimé séparément dans les collections des conciles (Mansi, t. i, 1025. — Fabricius, Bi^/io^/i. grœc, vol. v. 1. v. c. i). VEpistola canom'ca parut pour la première fois à Tarragone en 1 584, avec les précédents canons de pénitence ; puis en grec et en latin avec le commentaire de Balsamon (Paris, 1041, Oxford; 1072. Panrfed. Canon, t. ii, p. 24). Enfin, le panégyrique fut publié d'abord à Augsbourg, 1605, avec les œuvres d'Origène, et puisa Anvers, 1015, grec et latin, avec quelques notes. Bengel (Stuttgart, 1722) en fit l'objet spécial d'un excellent travail, que Galland suivit et qui est le meilleur que nous possédions (Mœhl. ii, p. 254).

15» Firmi/ien, évêque de Césarée enCappadoce, en 233. 11 fut élève d'Origène et de S. Grégoire le Thaumaturge (Euseb. Hist. eccL vi, 26, 27).

S. Basile parle de plusieurs ouvrages de Firmilien (De spirit, i . c. 29) ; mais nous ne connaissons qu'une seule lettre de lui, qu'il écrivit à S. Cyprieu au sujet du décret du pape Etienne. Elle est dans le recueil des lettres de ce dernier (Ep, 7 b).

16" Bérylle, évêque de Bostra, à la même époque, était tombé dans une grave erreur au sujet de la personne de Jésus-Clirist ; mais Origène parvint, en 244, à le ramener dans le bon chemin. Eusèbe (vi. 20) dit qu'il avait écrit plusieurs lettres, et d'autres petits ouvrages d'un grand mérite.

!?• S. iérôme (Catal, c. Lvn) parle encore d*un autre disciple d'Origène, nommé Tryphony qui était fort versé dans TÉcriture sainte el écrivit des dissertations sur divers passages.

18» S. Anatole fleurit sous le règne d'Aurélien jusqu'à celui de Garus. Il était né à Alexandrie, et avait été élevé à l'école des catéchistes de cette Ëglise ; il tenait, au dire d'Eusèbe (Hist. eccl. vu. 52), le premier rang parmi les savants de son temps pour sa vaste érudition dans toutes les connaissances philosophiques et mathématiques. A l'époque du second concile d'Antioche, il fut sacré évêque de Césarée en Palestine, et, en 270, il fut transféré au siège de Laodicée.

Ce Père, si distingué par sa science, a cependant peu écrit. Il nous reste quelques fragments d'un ouvrage de lui, en six livres, intitulé : Instilu- Hones arithmeticœ. Il composa aussi un cycle pascal fort estimé. Il en existait une traduction de la main de Rufin (Euseb. Hist, eccl. vu. 28).

Le cycle pascal fut d'abord publié et commenté par Boucher (De doctrina teinpoi-unif p. 439-449, Anvers, 1634), puis avec le texte grec d'Eusèbe et la version latine de Galland (t. m, p. 545-558).

19* Malchion, prêtre de l'Église d'Antioche, fut le contemporain du précédent. Au second concile contre Paul de Samosate, il fut appelé, quoique simple prêtre, à lutter contre cet hérétique, et le contbndit par la force de son argumentation. La conférence fut écrite sur-le-champ par des sténographes (V. l'art. Notarii) et jointe à la lettre synodale adressée au pape Denis, ou peut-être à son

successeur Félix, lettre rédigée aussi par Malchion, au témoignage de S. Jérôme (i. c). 11 s'en trouve des fragments considérables dans Eusèbe (H'uL eccl. vu. 30). Galland les a insérés dans sa Biblioùi. (t. ni, p. 558).

20* S. Archélaus était, en 277, évêque de Caschar, ou, selon d'autres, deCharrœ en Mésopotamie (Hieron. CataL lxxh). C'était un homme d'une haute intelligence. Il fut le premier à combattre le manichéisme dans son fondateur; il soutint contre lui une discussion publique dont nous po^s*> dons encore les actes.

Zacagni les publia le premier, d'après un manuscrit du Vatican, dans ses Collecian, monument. EccL grœc. et lat. (Rome, 1698). Fabricius le< donna ensuite dans son édition des œu^Tes de S. Hippoiyte, t. ii, p. 134. L'édition la plus complète et la meilleure est celle de Galland [Biblîolh. t. in, p. 565) ; il suivit celle de Zacagni, et y joignit de bonnes notes pour l'éclaircissement du texle (Mœhl. n, p. 266).

'il» Théonas, évêque d'Alexandrie, de m à 500 (Euseb. Hist. eccl. vu, 32). Nous possédons de loi une lettre dont la suscription est : Luciano cuinailarionim prœfeclOt écrite dans la première année du règne de Dioclétien (V. Fart. CuJbiculam. On y voit que les principaux emplois à la cour et dans le gouvernement étaient alors entre les mains des chrétiens, qui exerçaient leur culte en pleine liberté (Cf. Euseb, Hist. eccl. vm, 1, 6. — Laclant. De morte persecut. xv).

La première édition de cette lettre est celle d'^

.d'Achery (Spicileg. t. xii, p. 545, Paris, li'ô5, et

réimprimée en 1723, t. m, p. 297). Quant a son

authenticité, voyez la continuation des Boilan-

distes,t. IV. Mens. Aug. p. 583-585.

22* Pierius, successeur du grand Denis à l'école des catéchistes d'Alexandrie, par sa vertu, ses talents et sa science, mérita d'être appelé le second Origène (Euseb. i. c); on croit qu'il fut mirtyr. Parmi ses écrits, on compte un ouvrage inliiulé: Tractatus in Pascha et Hoseamprophetam (Hieron. Prœf. in 0«.— Photius. Cod. 1.19). lia écrit aussi un commentaire sur TËvangile de S. Luc (Pbot. i. <•/ et sur la première aux Corinthiens (Ceillier. m. 349). S. Jérôme (Ep. 70 ad Magn.) regardait I ierius comme un des écrivains les plus distinguésde rÉglise grecque.

25" Théognoste succéda à Piérius dans la chaire deTécole d'Alexandrie, en 282. S. Athanasevanîo son érudition et son zèle pour la science {Ep- ^ ad Serapion), et, d'après le témoignage de Photnb (Cod. 106), il aurait été disciple d'Origène.

Théognoste est auteur d'un grand ouvraîre dogmatique en sept livres, intitulé : Institutionei ih(^ logiœ, qui n'a pas paru irréprochable à S. Grêeojre

de Nysse, mais que S. Âthanase a détendu. Le pefl de fragments de cet écrit cités par ce Père o^t été recueillis par Galland (Biblioth. t. m, p. 6l'', 663).

, 24» S. Pamphile, né à Béryte en Pliénicie, après d'excellentes éludes dans sa ville natale, se mil

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encore, à Alexandrie, sous la discipline de Piérius: c'est là qu'il se forma à la science de la théologie et de 1 Écriture sainte (Phot. Cod. 418, 119) et puisa ce goût si prononcé pour les bonnes études qui, après la sainteté de sa vie, fut le trait le plus saillant de son caractère. Ordonné prêtre à Césarée (Ëuseb.ffûl. eccl. vu. 32), il employa sa grande fortune à fonder dans cette ville une bibliothèque, où plusieurs Pères, entre autres S. Jérôme, et Eusébe, puisèrent leurs vastes connaissances théologiques et littéraires (Hieron, Ep. 54 eiMucelL), Il atiacha aussi à cette église une école, dont il se réserva lui-même une chaire; il fut couronné du martyre en 309, dans la persécution de Naximin.

S. Pamphile publia une nouvelle édition des Septante, d'après les corrections d'Origène, et notamment d'après les autographes de l'Hexaple et du Tétraple, qui se conservaient à la bibliothèque de Césarée. Nontfaucon supposa aussi {Bibl. Coislin. p. 78), se fondant sur quelques manuscrits, que la division euthalienne des chapitres des Actes des apôtres, telle qu'elle se trouve dans le commentaire d'Œcuménius et dans plusieurs des éditions de la Bible par Robert Etienne, a été faite dans Torigiiie par S. Pamphile, Euthalius lui-même avouant que la bibliothèque de Césarée lui a été d'un grand secours pour son travail (V. Mœhler. Op, laud. t. n, p. 273). S. Pamphile composa, en collaboration avec Eusébe devenu son ami, une apologie d'Origène (Euseb. HisU eccl. vi. 35) en six livres. Nous ne possédons de cet ouvrage que le premier livre, traduit par RuOn.

Cette apologie s'imprimait communément avec les œuvres de S. Jérôme et d'Origène. Plus tard elle fut publiée par de la Rue, dans \e>.Opp. Origen, t. IV, et par Galland (Bihlioth. t.iv),avec les actes du martyre de ce saint.

25* S. Lucien, prêtre d'Alexandrie, vers la fin du troisième siècle, à un talent particulier pour renseignement joignait une vaste érudition et une connaissance approfondie des saintes Écritures (Euseb. Hi$t, eccl. vui, 15). Il soufirit le martyre à Nicomédie, sous Naximin, le 17 janvier 512.

11 est auteur de travaux critiques sur le texte de l'Écriture etde quelques ouvrages dogmatiques (Hieron. CataL I.C.). On lui attribue aussi la rédaction d'une exposition succincte du dogme de la Trinité, présentée par les évèques au concile d'Antioche, en 541.

26* Phileas, contemporain de S. Lucien, et évé-

que de Thmuis (Damiette) en Egypte, homme de

haute naissance, riche, mais plus remarquable

encore par sa piété et son zèle, reçut la palme du

martyre dans la persécution de Maximin (Euseb.

Hitt. eccl. nt, 11). Récrivit un livre très-précieux.

De laude mariyrumy dont Eusébe nous a conservé

un fragment considérable. MafTei a découvert une

seconde lettre de ce martyr, souscrite par trois

autres évoques d'Egypte, adressée à Meletius,

évèque de Lycopolis, au sujet de sa résistance

sdiismatique au patriarche Pierre d'Alexandrie.

Cette lettre et le fragment de la première se trouvent dans Galland, t. iv^ p. 65, et Ruinart (Act. mm. edit. Veron. p. 275).

27* Alexandre, évêque de Lycopolis, dans la province de Thébaïde en Egypte. Né païen, il fut d'abord disciple de Manès; maisconverti, il réfuta l'hérésie de ce dernier, DeManichœorum placitis. C'est Photius qui le premier nous en a révélé l'existence (Phot. 1. 1). Léo Allatius en a publié quelques fragments, et Combefis a mis au jour Touvrage entier. Son édition a été réimprimée par Galland, t. iv.

28' S. Melhodius, selon S. Jérôme et Socrate, évêque d'Olympe en Lycie et plus tard de Tyr en Phénicie (Hieron., CataL 85. — Socat. Hisl. eccl. VI. 15), et, selon d'autres plus modernes, évèque de Patara, aussi ville de la Lvcie. R souffrit le martyre à Chalcis en Grèce, probablement sous Dioclétien, en 511.

Les écrivains contemporains de S. Methodius font le plus brillant éloge de son génie et de sa science, et ses écrits viennent confirmer pleinement ce jugement. Eusébe, dans un intérêt de secte, le passe sous silence, mais S. Jérôme a réparé la lacune. Voici les titres de ses ouvrages : 1** Symposion, seu convivium decem virginum, imi talion, quant à la forme, du célèbre ouvrage de Platon sous le même titre, mais tout opposé par son sujet, car il s'agit d'une dissertation trèsétendue sur les avantages delà virginité, en forme de dialogue (Mœhl. n, p. 280). 2' De libero arbitno, dialogue entre un valentinien et un catholique sur le libre arbitre. 5* De resunectione, encore un dialogue qui, comme le précédent, ne nous est pas parvenu en entier. S. Épiphane et Photius en ont donné des extraits assez étendus, et le dernier un résumé du tout , qui autorisent à penser que nous n'en avons pas beaucoup perdu. 4* De creatis, contre le système d'Origène sur la création du monde. Fragments dans Photius (Cod. 255). b" Contra Porphyrium, ouvrage apologétique il polémique contre les accusations anti-chrétiennes de Porphyre. Quelques fragments dans S. Jean de Damas. 6" Un commentaire sur la Genèse et le Cantique des cantiques, plus un traité De Pythonissa contra Origenem (Hieron., Cato/. i),uii dialogue intitulé Jfenon (Socrat, HUt. eccl. vi. 15), un livre De Martyribus (Theodoret. Dial. i, De immuiab. 0pp., t. iv, p. 571). De tout cela, quelques fragments insignifiants. 7' Trois homélies d'une authenticité douteuse : De Simeone et Anna, !n ramos palmarum. De cruce et passione Chrhti. 8* Écrits supposés : Revelaiiones S. Methodii, et Chronicon S. Methodii.

Éditions. — Le premier recueil des œuvres de S. Methodius et de ses fragments fut fait par Combefis, dominica'n (Paris, 1044), édition incomplète ne contenant qu'en partie le Convivium decem virginum. Léo Allatius en donna une complète, d'après un manuscrit du Vatican; il l'accompagna d*une traduction latine et d'une ^ia^ri^tt de Methodiorum scriptis (Rome, 1656). L'année suivante, autre édition du Jésuite Po.ssini, avec une autre version et

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jiombreuses notes. Gombefis se mit de nouveau à ia besogne, et donna une édition complète et corrigée dans VAuctuariumPP. (Paris, 1672, 1. 1), d'où elle passa dans la Biblioth. SS. PP. Galland publia, d'après cette édition, dans son t. m, p. 670, tous les ouvrages et fragments de Methodius et enrichit le texte de savantes notes de Combefîs, de L. Allalius et de Valois.

29' TerluUien. — Pour donner sans interruption la série des écrivains de TÉglise grecque, nous avons laissé en arrière, depuis les dernières années du deuxième siècle, celle des écrivains latins, qui s'ouvre par Quintus Septiroius Florens Tertullianus, né à Car (liage, en 160. Païen de naissance, il embrassa le christianisme à Fâge de trente ou Irente-six ans, vers les premières années du régne de Septime Sévère. Il fut ordonné prêtre, probablement à Carthage, el vint à Rome peu après. Il embrassa la foi avec Tardeur de son âme africaine, et la défendit d'abord dans une suite d'admirables ouvrages, contre les païens, les Juifs et les hérétiques. Hais bientôt la tendance de son caractère à Texaltation et à un rigorisme excessif l'entraîna dans les erreurs des montantstes, vers Tan 205; et de ce moment il déploya contre la religion catholique tout le zèle qu'il avait d'abord montré en faveur de la vérité. On a supposé, mal- /lieureusement sans assez de fondement, que TertuUien avait fmi par rentrer dans le sein de l'Élise Il vécut jusqu'à un âge fort avancé et mourut vers Tan 240 (Hieron. — Oillier. t. ii, p. 277).

Les Œuvres de Tertullien se divisent, comme sa vie, en deux périodes, la catholique et la mon(aniste; mais la classifîcation étant difficile, nous allons d'abord les ranger selon leur contenu, et nous donnerons ensuite, d'après les meilleures autorités, un tableau où elles sont classées selon leur date et leur caractère d'orthodoxie ou d'hérésie.

A. ËCRITS APOLOCéTlQUES CONTRE LES PAÏEHS ET LES

JUIFS. — l"* lÀber chrUiianœ religionh apologeti- •cta. Cette apologie, qui est le plus connu comme l'un des plus importants ouvrages de TerluUien, est adressée aux Antistiles Romani imperiit c'està-dire, selon l'interprétation la plus plausible, aux gouverneurs ou proconsuls des provinces. 2* Adnationes, apologie intimement liée à la précédente, mais s'adressant non point aux magistrats, mais au public. 3* De teêtimonio animcp, dont l'idée principale est que le christianisme a son fondement dans la nature humaine, nous donne en outre de précieux détails sur l'état du paganisme «t sur ses rapports avec l'humanité. 4* Ad Scapulam, traité en faveur des chrétiens adressé à Tertttllus Scapuia, président de la province d'Afrique k Cartbage, qui se montrait cruel envers les chrétiens au moment où ils étaient partout ailleurs traites avec modération. 5'' Adverstu Jvdœos, où il est prouvé, par les prophètes, que le Messie attendu a réellement paru dans Jésus de Nazareth. B. Ecrits apologétiques et poléniqces cohtrb les

niRÉTlQUES.

^* De Prœtcripiione hœreiicotitm, ou adverstu

hœreiicot^ le plus parfait et le plus précieux des ouvrages de Tertullien. 11 y développe contre les hérétiques l'argument qu'il appelle lui-même argumentum prœtcriptionisj tiré du droit romain où la prescription devient un titre, c'est-à-dire qu'après une certaine durée de jouissance le détenteur d'un objet en devient le légitime propriétnir''. et que Vontu probandi tombe à la charge de c^'lui qui le revendique. C'est en ce sons que Tertullit'n applique ce terme technique à la situation de I Èglise vis-à-vis de l'hérésie. L'Église catholique n* pas besoin de prouver sa doctrine, elle a en s<i faveur la longue possession de la tradition àm la succession apostolique. Les hérétiques, au contraire, étant venus plus tard, et n'ayant eu aucune communication avec les apôtres , c'est à eux i prouver leurs assertions contre l'Église. S. \u\\^^ s'était déjà servi de cet argument arec bufcès. 2* De baptismo, dissertation apologétique el d^n;matique sur le sacrement de baptême, contre l« sectes des caïnites, qui rejetaient le baptême iLiii^ Teau, puisque, selon eux, il était indigne de Dieu d'attacher la communication de son esprit à un élément matériel. 5* Adverstu Hermogenem. «H Hermogène, prêtre de Carthage, avait embrassé ! i secte des gnostiques, qui, pour expliquer roriiiine du mal, avait recours au dualisme, plaçant en fao' de Dieu une matière étemelle comme lui, principe indépendant duquel le monde avait étêfomi-' A* Advertuê Valentinianos, C'est un écrit où Terlutlien soulève le voile de la théologie rayslêrifUîe de Valentin, et la réfute, moins par le raisonnement que par le ridicule. 5'D« anima. L'auteur examine à fond les anciennes théories philosoiihiqut^ de l'âme, reconnaît ce qu'elles ont de bon, rè:u!^ ce qu'elles ont de faux. 6* De cnice Chrié. Ouvrage dirigé principalement contre Marcion. Apelles el autres gnostiques qui refusaient à Jè^lL<• Christ la véritable nature humaine : plusieurs nf lui laissant que l'apparence extérieure d'un corps. d'autres, avec Apelles, lui donnant un corps a>terique et quelques-uns un corps animaly c'e>lJdire se développant de l'âme. V De resurreeimf earm<, contre les gnostiques qui, ne reconnaissari pas de véritable incarnation, ni parconsêqnenide véritable résurrection de Jésus-Christ, ne pouTaiei i pas non plus admettre la résurrection des corp> 8* Scorpiace, écrit polémique contre les gnosliqik^^ et notamment contre les valentiniens, qui repr^ sentaient le martyre cemme inutile, après la satisfaction de Jésus-Christ. Tertullien prouve que h confession extérieure de Dieu et de Jésus-Ojri>'faite avec courage, est un devoir envers Dieu àoui aucun prétexte, aucune interprétation sophi>tiq"»' de l'Écriture ne saurait dispenser. 9* i4rfreriMJ^'^' cionem. Le sujet de l'ouvrage est la discussion da principes de Marcion sur Dieu, sur Jésus-Christ e( sur leurs rapports avec l'humanité. Ouoiqu*^"^^ ouvrage ait été composé pendant sa période monlaniste, il est un des meilleurs que Tertullien ait produits et des meilleurs qui aient été écrits sur ce sujet. Les questions les plus compliquées sur 1 û-

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nité de Dieu et ses propriétés, sur la liberté de rhommeetl^origine du mal, etc., y sont expliquées et développées avec une singulière perspicacité. iO* Adversus Praxeam. Ce Praxéas, supprimant les trois personnes divines, enseignait que la sainte Vierge avait conçu du Père, qui lui-même s'était fait homme. En réponse à cette erreur, Tertullien, bien qu'il ait été le premier à traiter ces matières en latin, explique le mystère de la Trinilé avec beaucoup plus de clarté et d*exactilude qu'aucun des Pères grecs delà même époque.

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