‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 216 sur 281 · II. Ouvrages perdus ou supposés · texte numérisé non relu

II. Ouvrages perdus ou supposés

1* Perdue. Dans son livre De anima, il en cite un De paradiso, et en promet un De falo et lihero arbitrio (1. Lv. 20) ; il indique ensuite un livre De spe fidelium (Contr. Marcion., lu, 24), et en outre contre Apelles (De car. Christ, l. vui). Il écrivit en grec De bapiismo, De spectaculiê, De vélo virginum, et encore De corona militii. S. Jérôme connaissait de lui un ouvrage De Ecstasi, en sept livres (CataL 1. ni), el lui attribue encore des dissertations, De vestibus Aaroniê, De circumcisione, De animabui puriê el impuris, De virginitate. De mo-lestiis nuptiarum (Ep. 128, ad Fabiolam; ad Damas. 124. Ep. 18, 22, ad Eustoch., advers. Jovi^ nian. i, 7). Un ancien manuscrit indique aussi comme étant de lui des traités : De animœ sum-missione, De niperstitione sœculi. De carne et anima. De tout cela, il ne reste rien.

2* Supposés. — De Trinitate, qui n'est pas l'ouvrage qu'il avait écrit sous ce litre. De cibisjudaicit. De definitionibus fidci etdogmatum ecclesiasticorum. Plusieurs poèmes, entre autres, De judicio Domini, De genesi, De Sodoma, De Jona et Sinive, Ad Sena* torem, etc.

III. Un bénédictin allemand, leP.Lumper, qui s'était livré à une étude approfondie des œuvres de Tertullien, en dressa un tableau chronologique et critique que nous allons reproduire (P. Lumper, Hist. Theolog.,crit., etc. Diss. deQ. Sept. Tertutlianoy apud Migne, Patrolog. Ser. i. t. i). Ce tableau servira de guide pour la lecture de cet écrivain.

LIVRES d'UHB 0RTn01>OU£ CERTâlKE.

Livres d'époque certaine.

Ad Martyres, .

De Spectaculis De Idololatria.

Apologeticus.

.an,

UVHES MONTAMSTtS.

4* Livres d'époque cei laine.

De Corona. ... an. 201 De Cultu iasmina-

rum iOl ou 20Î

De Fuga î^

PATR

PATR

LIVRES

LIVRES

D'cMC ORTnODOXIK CF.RTAIVB.

nOMAKlflES.

Ad Nntiones 199

Scorpiace 2^4

De Teslimonio animae. iO'J

Iadv.Narcion<^in. 207ou2l)H

De Pallio, vers. ... 208

Ad Scapulam» vers. . 211

2» Livres d'i'poqtie

2* Livres d'époque

incerlaine, mais antérieurs

incertiine, mais postérieurs

à l'an 200.

à l'an 199.

De Oratione.

11, III et IV adv. Marcionem.

De I^aptismo.

DePatientia.

Ad uxorcra.

De velandis virginihus.

De Eihortatione caslitatls.

De Monogamia.

De Jejuniis.

De Pudicilia.

Adv. Hermogenem.

Adv. Praxeam.

De Anima.

Adv. Valentinianos.

De Prjpscriplionr».

De Carne Christi .

De Kesurrectione.

Livres incrrlains

quant au montanisine et quant ù l'époque :

De Pœnitentia.

1 Ad versus Juda'os.

Éditions. — L'obscurité du style de Terlullien ' et la nature particulière de sa latinité ont beaucoup embarrassé ses copistes et par suite ses critiques. Il n'y a poinl d'écrivain qui ait fourni des variantes aussi nombreuses et aussi importantes que Tertullien ; mais, en revanche, il n'y en a point qui ait trouvé tant et d'aussi zélés commentateurs, ce qui n'empêche pas que ses ouvrages ne laissent encore beaucoup à désirer.

La première édition de ses Œuvres fut publiée par Beatus Rhenanus (Bàle, 1515). d'après deux manuscrits. Ce texte fut réimprimé plusieurs fois, notamment en 1550 et 1556. René de la Barre (Paris, 1580), et avant lui Jacques Pamelius, s'efforcèrent d'en donner une édition complète et satisfaisante, ce dernier, en 1579, à Anvers. Ce travail se répandit dans un grand nombre d'éditions différentes, quoique le commentaire qui s'y trouve joint, dépasse toute mesure par son étendue. Tertullien trouva un nouveau commentateur et éditeur dans le jésuite Louis delà Cerda (Paris, 1624, 1641, 2 vol.). Ce travail, surchargé d'interprétations, est demeuré incomplet. Nicolas Rigault commença par publier quelques écrits séparés de TertuUien (Paris, 1628), et donna son édition complète en 1634, et une seconde en 1655. Le texte en est corrigé d'après de nouveaux manuscrits et éclairci par des remarques critiques, tant de Rigault lui-même que d'autres philologues, et parmi ces remarques il y en a qui portent aussi sur le contenu même de l'ouvrage. En 1G35 et 1641, il y ajouta un volume de supplément, contenant les commentaires qui avaient paru jusqu'alors. Philippe Priorius

donna une nouvelle édition de Terlullien en 1664. Elle est moins complète que celle de Rigault et n'a que peu de valeur. Le capucin George d'Amboise publia à Paris, 1646-1650, un commentaire de Terlullien en 3 volumes, et sous le titre slDg^ilier de TertvUianta redivitnis. Ce travail offre un grand étalage de science, mais il e^t d une prolixité excessive et dépourvu de critique. Celte édition fut suivie de celle de Moreau, augusiin (Paris, 1658, 3 volumes), intitulée : Terlulliani omniloquium alphabeticum rationale triparlUum. Le premier volume contient les divers ouvrages de l'auteur, avec des dissertations sur ses erreurs véritables et supposées; dans les deux autres volutnes, on trouve des lieux communs tirés de ses ouTn^'e» et rangés par ordre alphabétique. Les éditions de Venise, 1701 et 1708, avec des notes choisies. ainsi que celle de Cologne, 1716, n*otfrent rien de particulier. Celle de Giraldi (Venise, 1744] est meilleure ; on y a joint plusieurs dissertations qoi avaient paru dans l'intervalle, telles que celle de llavercamp sur TApologétique. Les bénédictins delà congrégation de S. Maur se sont à la vérité occupés aussi de cet utile travail ; mais le désir de voir paraître une édition de Terlullien publiée par eai n'a jamais été rempli . Semler a donné à Halle, 1 769- 1775, une belle édition en 5 vol. in-8', d'après celle de Bàle, 1 521 , avec de bonnes notes critiques. cette édition fut complétée en 1776 par Schatz. qui, dans un sixième volume, donna une table de> matières et un vocabulaire. C'est d'après celle édition que s'est réglé Oberthur, dans celle qu'il a donnée des Pères latins, t. i et u, mais en n'admettant qu'un petit nombre des notes les plus importantes. Les éditions de Cailleau, Milan, 18:21, et de Gersdorf , 1 85U, sont à peu près égales en mérite, si ce n*est que cette dernière se distingue comme plus complète et offre une plus saine critique.

Plusieurs des ouvrages de Terlullien ont été publiés à part. Tels sont : VApologeticus, qui l'a été avec une grande supériorité par llavercamp (Leyde, 1 71 8). Z)eorû/iowc, par PancirollielMuralori. t. ni des Anecdot. lat. (Pavie, 1715). Df prœscrijh iionibuSy par Cli. Lupi (Bruxelles, 1675). De pallio, par Uiclier (Paris, 1601), par Théodore Narcilius. 161 4, par Saumaise (Leyde, 1622). Ad naiionei.pT Jac. Gotffried (Genève,1625), etc. (Mœhl. n. p.59t) .

^0" Minucius Félix (Marcus) était avocat et jurisconsulte à Rome, Romain ou Africain, c'est ce qu'on ne sailpas au juste. Païen d'origine, il exerce encore sa profession d*a vocal (V. l'art. Profeum des premiers chrétiens ^ 1') au témoignage de Jactance (instit. V. 1) et de S. Jérôme (CataL c.Vi) Il vivait vers la fm du deuxième siècle, et, selon quelques-uns, avant Terlullien.

Nous possédons de Minucius Félix une fort belle apologie du christianisme, intitulée Odams. C'est un dialogue entre un païen nommé Ga?ciiiu> Natalis, et un chrétien, Januarius Octavius, avocat comme Minucius Félix, dialogue qui s'oufre « l'occasion d'un acte d'idolâtrie du premier à l'égard de la statue de Sérapis.

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S, Jérôme altesle (Calai, loc. cit.) qu'il existait de son temps un autre ouvrage circulant sous le nom du même auteur, et ayant pour titre : De fato.vel conira malhematicos, mais d'une authenticité douteuse.

Éditions, — Nous ne possédons de Uinucius Félix qu'un manuscrit, conservé autrefois dans la bibliothèque du Vatican, et maintenant dans celle de Paris. La première édition fut publiée par Faust. SabaBus (Rome, 15^5), mais placée par erreur dans les œuvres d'Arnobe, comme étant le huitième livre {oclavus); plus lard, Gelenius en donna une autre édition à Baie, en 1540, avec plusieurs corrections qui ne sont pas toutes également heureuses; puis à Leyde, en 1552 ; enfin Erasme le réimprima à Bâle en 1560. Aucun de ces éditeurs ne reconnut Terreur de Sabœus. François Baudouin fut le premier qui restitua l'ou- Tra^ie à son véritable auteur, dans une édition de Heidelberg, 1569, et il fut imité par Fulvius ÏJrsinus, dans sa nouvelle édition d'Arnobe (Rome, 1585); Elmenhorst (Hanovre, 1603; Hambourg, 1610, 1612) et Wower (Bâle, 1603) ne firent guère mieux que ceux qui les avaient précédés. Ils furent de beaucoup surpassés par Désiré Héraut il*arisJ6i3) et Nicolas Rigault (Paris, 1643, in-4'), qui, en 1645, la réimprima avec les œuvres de F. Firmius Matemus, en 1666 avec celles de S. Cyprien. Ces deux dernières éditions sont, en outre, enrichies de notes des précédents éditeurs. Ouzelius (Leyde, 1672) essaya de remédier aux uoperfeclions que Rigault avait laissé subsister; malheureusement, son beau travail est défiguré par de fausses citations dans les notes. Cellarius «Halle, 1699) et Grorovius (Leyde, 1709) ne firent pas faire de grands progrès à l'ouvrage. J. Davis Unibridge, 1707 et 1711), ainsi que G. Lindner «'iLangensalza, 1760, lui rendirent de plus grands ^mice5 ; ils le publièrent avec celui de S. Cyprien : ^<? tdoiorum vanitate. Cette édition porte en tète une préface d'Ernesli, et contient une riche col- '^tlion de notes et de dissertations critiques et explicatives. La seconde édition de 1775 est encore '"eilleure, car bien des choses en sont corrigées pt mieux ordonnées. Galland (Bibl. vel. PP. t. u) ^^e ser\it des éditions de Davis de 1707 et 1711 et 'ies excellents travaux des savants qui Tavaient précédé. Après la première édition publiée par undner, Minucius Félix le fut aussi à Wurzbourg, en 1782, parmi les pièces latines, t. iv, ou S. Cy- P'"'^"' t. n, mais sans le vaste appareil critique qui enrichissait l'édiUon originale (Mœhl. ji. 421). 31* S. Cyprien (Thascius Caecilius Cyprianus), >|5su dune famille sénatoriale et païenne de Car- Jnage, distingué par sa science comme par la ^eaulé de son génie, enseigna d'abord avec éclat la rhétorique dans sa ville natale (Pontius, m Vil. ^yprtan. c.iv). Mis en rapport avec un saint prêtre nomraé Caecilius, il embrassa le christianisme après Jjn mûr examen, et fut baptisé en 245 ou 246. *«u de temps après, on le pria d'accepter la dime sacerdotale, et un peu plus lard il fut sacré

évêque. bien que néophyte et en dépit de ses résistances. Obligé de se cacher pendant la persécution de Déce, il continuait néanmoins à gouverner son Église par lettres. La paix étant rendue à l'Église sous Valérien, il tint entre les années 253 et 256 divers conciles pour réparer les brèches faites à la discipline par la persécution. Après six ans d'un glorieux épiscopat, il termina sa carrière par le martyre, vers Fan 257.

La forme des écrits de S. Cyprien indique ellemême les rubriques sous lesquelles ils doivent être rangés. Ils se divisent en deux genres différents, d'une étendue à peu près égale : ce sont des dissertations au nombre de treize, et des lettres au nombre de qucitre-vingt-une.

A. Dissertations. — 1" Liber ad Donatum de gralia Dei. — Ce Donatus auquel l'ouvrage est adressé, est un personnage inconnu; m.iis nous savons qu'il était un nouveau converti que Cyprien exhorte à fuir les plaisirs du monde et à servir Dieu dans l'innocence. La doctrine de la grâce y est admirablement traitée. — 2* De idolorum vanilate. Il se divise en trois parties : la première traite de l'idolâtrie, de sou origine, de sa nature, etc.; la seconde contient une exposition succincte de la foi chrétienne sur l'unité de Dieu, sa spiritualité, etc.; la troisième explique en peu de mots le dogme de l'incarnation et de la divinité de Jésus-Christ. — 3* Teêlimonia advenus Judœos ad Quirinum. C'est une espèce d'apologie du christianisme, mais contre les Juifs, du moins dans ses deux premiers livres ; le troisième renferme la partie pratique, c'est-à-dire un règlement de vie chrétienne en cent vingt titres, puisé dans 1 Écriture. — 4" Dehabiluvirginum. Ouvrage destmé à porter renïède au relâchement qui s'était' glissé dans les mœurs chrétiennes, et notamment dans la discipline des vierges consacrées à Dieu, pendant le long repos dont on avait joui depuis lempereur Sévère-Alexandre jusqu'à la mort de l'hilippe. Il date de 248 ou 249. 5* De unilale Ecclesiœ, ou De simplicilaie Prœlatorum, ouvrage composé à l'époque où Téglise de Carthage et celle de Rome étaient agitées en même temps par Félicissime et Novatien. S. Cyprien y développe le principe de l'unité du christianisme et de l'Église en opposition à l'hérésie et au schisme. Il est le premier qui ait formulé cette doctrine parl'axiome : Exlra Ecclesiam nuUa salus. 6' De lapsis^ composé à l'occasion de la persécution de Dèce et des nombreuses apostasies qu'elle amena (V. l'art. Lapsi). 7* De Oraiione Dominica, en trois parties : 1* l'excellence de T Oraison dominicale; 2* l'explication détaillée de cette prière; 3" prescriptions pratiques qui en ressortent. 8** De mortalilate. A l'occasior. de la peste qui commença à désoler Carthage en i' 52, Cyprien sVfforcede relever le courage des fidèles, en représentant que la mort n'a rien d'affreux pour le chrétien. 9* Ad Demelrianum. C'est une apologie du christianisme contre un personnage nommé Démétrien, qui s'en était constitué l'ennemi implacable. 10* De

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exhortatione martyrii ad Foriunatum, (raité composé à la demande de Tévèque Fortunatus, à propos d*une perséculion qui est probablement celte de Tan 252. !!• De opère et eleemosynis. Cet écrit fiit, selon toute apparence, composé pendant la paix de lÉglise, dans le but d'exciter les fidèles à la charité et à la bienfaisance. 12. De bono patientiœ. Exhortation à la patience, composée à propos des discussions sur le baptême des hérétiques, question qui risquait de troubler la paix et l'unilé de TÉglise par Tirritation qu'elle excitait dans les esprits. i5* De zelo et Uvore, composé à la même occasion et dans le môme but que le précédent.

B. Lettres. — La copieuse collection de ses lettres a pour nous un intérêt particulier, en ce qu elles oiTrent un tableau complet de Tesprit et de la vie, de la discipline et de l'administration de l'Église : tableau se développant dans une série de faits, et non point dans une théorie abstraite, et nous n*y apprenons pas seulement ce qui concerne l'Église de Carihage, mais, S. Cyprien, par sa position aussi bien que par la haute estime que lui conciliaient sa sainteté et son mérite, se trouvant mêlé à tous les intérêts et à tous les événements qui préoccupèrent T Église de son temps, sa correspondance nous transporte sur le vaste théâtre de l'Église universelle et nous instruit de tout ce qui s'y passe. Toutes les questions importantes du moment y sont traitées tour à tour, telles, par exemple, que la discipline pénitentiaire à Tégard des tombés, Yunité, l'épiscopat, la primatie de l'Église lors des affaires du schisme, le rapport de l'hérésie à l'Église dans les discussions relatives à la validité du baptême des hérétiques, etc., etc. Il nous est impossible de donner ici le détail de ces lettres : on en trouvera une analyse dans Dom Ceillier et une nomenclature raisonnée dans Mœhler (t. u. p. i52 et suiv.). On y verra aussi la série des ouvrages faussement attribués à ce Père.

Éditions, — On a fait des œuvres de S. Cyprien de nombreuses éditions, qui peuvent se diviser en sept classes. La première, composée des Lettres pB~ rues à Rome en 1471 par les soins deSchweinheim et Panarlz, et ta même année à Venise, chez Vindelin de Spire. Une troisième dans la même ville en 1483, suivie de quelques autres sans noms de lieu ni dates. Une première édition parisienne de 1500 fut suivie en 1512 d'une seconde par Remboit et Waterloes. Érasme publia à Bàle, en 1520, chez Frobenius, une édition se distinguant des précédentes par une critique plus saine. Elle fut réimprimée à Bàle en 1525, 1530, 1540, et à Co> logne, 1522, 1544 ; à Lyon, 1528, 1535 ; à Paris. 1541 (avec beaucoup de fautes) ; à Anvers, 1541, 1542; à Venise, 1546, 147. L'édition de Manuce (Berne, 1543) vaut mieux que toutes les précédentes ; elle contient un livre de lettres de plus que les autres (le cinquième comprenant quinze lettres). Morellius en publia une nouvelle en 1564, où il inséra quelques ouvrages apocryphes. Puis vint le

digne et actif Pamélius, qui collationna tous les manuscrits avec un zèle infatigable, écrivilune ^ie du saint, et essaya de classer les lettres dans un ordre chronologique, avec un commwitaire détaillé. Son édition panit à Anvers, 1568, 1589; à Paris, de 1574 à 1644, huit fois : à Cologne, 1575, 1617 ; à Genève, 1595, 1617. Rigault entreprit une nouvelle édition, pour laquelle il collât ionna deui nouveaux manuscrits. Mais les notes où, sons pré. texte d'éclaircir le texte, il s'efforça de dénaturer et de présenter sous un faux jour U suprématie de Rome et quelques points de discipline, lui attirèrent l'opposition du savant cardinal Albaspini. Cette édition, publiée à Paris, 1648, 1C49, el a Londres, 1650, le fut encore à Paris, en 1666, pr Dupuys, avec les notes de Pamélius et d'autres. L'édition de Fr. Reinhard d'Altdorf, 1681, ne contient que les lettres. Pour l'exactitude du texte, li beauté de l'ordonnance el celle de Tiiupre^Hon. l'édition de Joseph Fell, évêque d'Oxford, m, surpassa toutes les précédentes. Le texte est corrigé d'après quatre manuscrits nouvellement collationnés; les divisions en sont bonnes; il y a ta marge des notes indicatives du contenu: 1 ouvrage est enrichi de notes critiques el explicali^es. d'une biographie de S. Cyprien, Annales Cyprianià de Pearson, de celle du diacre Pontius et dequ !• ques dissertations : excellente édition republite à Paris, 1700 ; à Brème, 1690; à Amsterdam, 1690. Enfin Etienne Baluze fit un nouveau travail sur ce Père, afin de corriger les défauts des précédentes éditions. 11 commença sa publication en I7tO,et, après une interruption, fut surpris par la mort en 1717, alors que l'impression était fort avancée. Dom Maran se chargea de l'achever. 11 collalionna le texte avec trente manuscrits différents et I eclaircit par des notes critiques ; l'ordre des éaiis fut changé et une savante dissertation fut pl!»« par Dom Maran en tête de l'ouvrage. Celle rJition parut à Paris, 1726, 1733; à Venise, lr:î^. 1758 ; à Wurlzbourg, 1782. Quelques disserlate ont aussi été publiées séparément, comme, pr exemple, De idolorum vanitate, làn§ensi\uXf ^ les lettres aux Papes, par Constant (Rome, iîlt^. Paris, 1721). (MœW.H. p. 516.)

32» Novatien, né en Phrygie, selon Philostor.e (Hist, eccl. vin, 15). fut baptisé à Rome par i>m^ ondoiement dans son lit où le retenait uneniaudie grave. En dépit de l'irrégularité qui atleigna't les clinici, et l'opposition du peuple, il fut noam prêtre par son évêque, Fabien apparemment. U montra peu digne de cette faveur, car pendant « persécution de Déce il refusa d'exercer son w;nistère auprès des confesseurs. Plui tard, cfet-^ dire vers l'an 251 , il se porta comme compeUl^""" du pape Corneille, qui venait d'être nommé, et ^ fit sacrer évêque de Rome par trois évèques gagnés à son parti (Euseb. Hist, ecd, vi, ^5). 1H|| un concile de Rome l'excommunia bienlôt, ei devint un objet de répulsion dans toutes ksH^ ses, et le schisme se termina en 251

Nova lien, malgré le triste rôle qu'il avait jo»

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<ians l'Église, a néanmoins laissé des écrits fort estimés. S. Jérôme en donne une liste assez nombreuse, mais dont la plupart sont perdus (CaiaL €. lu). 1* Liber de Trinitatef où Tauleur traite des trois personnes divines et s'efforce de combiner le dogme de la Trinité avec celui de Tunité de Dieu. 2* De cibis judaiciê episiola, écrit dont le but est de faire voir que la loi de Moïse sur les animaux purs et les animaux immondes n'a fias prétendu établir une distinction absolue, ù* Epistola cleri Romani. Cette belle et importante encyclique du clergé romain avait été rédigée par .Novatien, ainsi que S.Cyprien nous l'apprend lui* même, et signée par lui en 251. 4* H écrivit encore des traités : De Paschate ; De Sabbato ; De àrcumciêione ; De êacerdote ( Veteris Teêtamenti ?) ; DeOratione; De Aitalo ; De Imlantia, Il ne reste rien de tout cela, non plus que des nombreuses lettres qu'il écrivit à l'occasion de son schisme.

Éditions, — La première du traité de la Trinité et de sa lettre sur les aliments juifs fut publiée par Jean Gaigny (Paris 1545), et une seconde d'après un autre manuscrit par Gelenius (Bàle, 1550, 1562); ces deux écrits parurent avec quelques corrections ou plutôt quelques conjectures, dans l'édition de Tertullien par Pamélius, 1579, de la Barre (Paris, 1520). La première édition séparée fut faite par Whiston (Londres, 1709) et puis par Welchmann (Oxford, 1724), enfin par John Jackson (Londres, 1728). On y trouve aussi la lettre de Novatien à S. Cyprien ; celte édition est fort belle. La dernière et la meilleure est celle de Galland, t. it. C'est d'après elle que le texte a été imprimé dans l'édition de Wurtzbourg, 1782, iOpp. 66. Lalin. vol. iv). (Mœhl. ii. p. 524.)

56' Ffc/ortnus, évêque de Pettau, en Styrie, vivait vers la fin du troisième siècle (Ilieron, Catal. c. Lxxiv), et, selon toute probabilité, souffrit le martyre sous Dioclélien. On n'a que peu de détails sur sa vie, et il reste peu de chose de ses ouvrages. D'après S. Jérôme, il s'occupa surtout d'exégèse biblique; ses principaux commentaires î^ont: sur la Genèse, l'Exode, le Lévitique, Isaïe, Ézéchiel, Habacuc, l'Ecclésiaste, le Cantique des cantiques, sur S. Matthieu et l'Apocalypse. Il écrivit aussi contre toutes les hérésies. On lui atlribue, mais sans motifs suffisants, deux poèmes: De JesU'Christo Deo et homine, et De Ligno vitœ, Déde le croyait auteur d'une hymne De S.Cruce, de Paschate veî de Baptismot qui se trouve parfois dans les œuvres de S. Cyprien.

Le traité De fabrica mundi (c'est le titre de son commentaire sur la Genèse) fut d'abord publié par Bove (Hist. litt. de Scripior. eccL t. i. p. 103, Londres, 1689); puis avec des notes par Walker (Oxford,1740; Bâle, 1741),et enfin par Galland, t. iv, p. 40 sq. Les scholies sur l'Apocalypse furent insérées par Galland, t. IV, p. 52 sq, d'après l'édition donnée par Millanius à Bologne en 1558. Le commentaire sur le même livre se trouve dans la bibliothèque des Pères (Paris, 1644, 1. 1, Lyon,

t. ni). Les poèmes sont dans Fabricius (Poetar. vet. EccL Opp, p. 7(31. (Mœhl. n. p. 527.)

34" Commodianus, surnommé par lui-même Gazaeus, était probablement Africain et né au troisième siècle, dans le paganisme. On ne sait aucun détail sur sa conversion ; mais on possède de lui un ouvrage en vers intitulé : înslrucliones adverstu geniium deos, divisé en trois parties, et oii il cherche : 1* à inspirer aux païens le dégoût du paganisme en en révélant les folies; 2* à attirer les Juifs à la foi chrètieime ; 3" à développer la doctrine de l'Église sur les catéchumènes, les fidèles et les pénitents.

Le jésuite Sirmond ayant découvert cet ouvrage, RigauUle publia à Tout en 1650; et il punit avec les œuvres de S. Cyprien (Paris, 1666).Commo(lien lut imprimé de nouveau à Wittemberg, en 17U5, avec des dissertations de Dorlwel et Schurtzfieisch, puis avec Minucius Félix par Davis (Cambridge, 1711) dans la Collectio Pisaurensispoetarum lalin., t. VI, p. 621, où l'on s'est servi pour le texte de la seconde édition de Bidault. Galland a joint à Commodien un autre poème, Advenus (jentes, que Muratori avait publié pour la première fois sous le nom de Paulin de Noia. L'auteur, qui était né païen, appartient évidemment à une époque fort reculée, mais rien n'indique au juste ce qu'il était.

35* Arnobe, né à Sicca, Afrique proconsulaire, s'y distingua d'abord comme professeur d'éloquence, et combattit avec ardeur le christianisme. Averti par un songe de se faire chrétien, il n'obtint le baptême qu'après avoir, pour épreuve exigée de son évêque, composé un écrit apologétique en faveur de la religion qu'il avait jusque-là combattue; et cet ouvrage, intitulé Disputalionum adversus génies libri K//, est le seul qu'il ait laissé, et qui a suffi pour le faire admettre au nombre des écrivains et apologistes du christianisme. Il fut composé vers l'an 304. Le livre d'Arnohe, divisé en sept parties, plein de force et d'éloquence, renferme néafimoins des erreurs empruntées surtout au gnoslicisme, erreurs qui s'expliquent par l'époque où il l'écrivit. Non encore converti, il manquait de l'instruction suffisante, et surtout du secours de l'Écriture sainte, qu'il ne cite jamais ; ce n'est pas que, placé hors l'Église, il ne l'eût pas encore reçue et en ignorât le contenu (son Apologie prouve le contraire), mais plutôt que, pour le but qu'il se proposait, qui était le renversement du paganisme, il crut devoir emprunter ses arguments exclusivement à la raison.

Éditions. — La première édition d'Arnobe est celle de Faust-Labée (Rome, 1543), d'après le manuscrit du Vatican. L'éditeur y a ajouté le dialogue de Minucius Félix, qu'il croyait lui appartenir ; de sorte qu'au lieu de sept livres il y en a huit. Puis vinrent celles de Gelenius (Bàle, 1546), d'Érasme (Ibid., 1560), de Thomassin (Paris, 1570), de la Barre, avec Tertullien (Paris, 1 580), qui sont toutes à peu près semblables. La dernière seulement a une table et quelques scholies. On en peut dire autant

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