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vaut pas beaucoup mieux que celui d'Opsopée, dont il inséra les commentaires dans son édition. Galland adopta aussi Tédition de ce dernier dans sa Biblioth, t. I. p. 535. Dans ces derniers temps, Birger Thorlacius a donné une dissertation à ce sujet dans ses Libri Sibylliêt. vet. Eccles. (tiavniae, 1815), et Confpectuê doctrin. christ. qualU in sibyllist. libris conlin. (/^tW, 181 6), ainsi que Bleckdans le Journal théologique de Schleiermacher, etc., cahier I (Berlin, 1819). Enfin le card. Mai et M. Alexandre, inspecteur de l'université de France, ont donné de nouveaux textes plus purs que les anciens (V. notre art. Sibylles^ II, à la fin).
2" Parmi les prophètes païens que citent souvent les premiers apologistes, se trouve un certain Hydaspes, qui, comme les sibylles, avait aussi prédit la venue du Messie (Y. Justin. Apol, I. 44. — Clément. Alex. Strom. v. 5). Il ne nous est rien resté de ces prophéties, qui, bien que supposées, nous révèlent la direction des esprits à cette époque au sujet d'un prochain changement dans le monde, annoncé de toute part. — 2* Hermès Trismégiste. H est cité surtout par Athénagore (Légat, pro Christ. xxix), Lactance (Insttt. i, 6), Fauteur du Cohort. ad Grœc. 48, etc. C'est l'Hermès égyptien, nom collectif auquel on rapporte toute la sagesse de l'Egypte, ce qui explique comment Jambhquea pu lui attribuer la composition de trente mille volumes. Nous possédons sous le nom d'Hermès un ouvrage intitulé PorniandeTy qui parle de Dieu, de la création du monde et de la nature en langage platonique, et contient un exposé clair mais erroné de la Trinité. La meilleure édition de ce livre est celle de Fr. Palricius (Ferrare, 1591 ; Londres, 1626). On attribue encore à Trismégiste divers ouvrages peu importants à notre point de vue. — Z" Le testament des douze patriarches fut composé certainement par un chrétien pour faciliter la conversion des Juifs au christianisme. Il ne contient pas seulement sur la vraie divinité et humanité de Jésus-Christ de très-beaux témoignages fort importants par leur antiquité, mais il est encore précieux par sa forme.
Éditions. — Mathieu Paris raconte qu'en 1268 révêque Robert de Lincoln reçut de Grèce un manuscrit de cet ouvrage, qu*il traduisit en latin avec le secours d'un religieux. Cette version fut imprimée à Paris en 1541, 1549, et 1610 ; à Bâle, 1550; à Haguenau, en 1552, d'oiî elle passa dans la Bibliothèque des Pères. Grabe en donna une édition grecque-latine, corrigée, dans son Spicileg,,\o\. i Oxford, 1698), et une seconde meilleure en 1714. La première a été réimprimée par Fabricius dans son Cod. apocryph.^ 1. 1, et la seconde par Galland, t. I.
Nota. — Nous tenons à faire observer de nouveau que, dans cet article relativement assez long, nous n'avons eu d'autre prétention que de tracer, avec le secours des auteurs les plus sûrs, un simple programme à l'usage de ceux qui désirent entreprendre rétude si importante de la patrologie. C'est aussi pour les aider dans cette étude que nous avons reproduit à peu prés textuellement les
notions bibliographiques de Mœhler sur chacun des écrivains ecclésiastiques des trois premieis siècles.
PÊCHEUR. — I. — L'antiquité désigna souvent le Christ, non-seulement sous rerablème du poisson (V. ce mot), mais encore sous celui du pêcheur. Il voulut, dit S. Grégoire de NazianK (Orat. xxi), se faire pécheur, afin de tirer dt» l'abîme le poisson, c'est-à-dire rhomme qui nag€ dans les eaux inconstantes et périlleuses de cette vie. Nous Hsons dans S. Cyrille de Jérusalem (Procatech* iv) : • Jésus te prend à l'hameçon, 6 homme, non pour te faire mourir, mais pour que, étant mort, tu renaisses à la vie. » Dans son hymne au Christ sauveur (vers. 24 seqq.), S. Clément d*Alexaiidrie exprime la même idée sous des formes poétiques : « Pécheur des hommes que tu saute?. les poissons sacrés qui étaient dans la mer du vice, tu les retires de Tonde ennemie par une vie douce. »
Les monuments servant de commentaire à C(^ textes ne sont pas rares. Nous avons d'abord une cornaline de la collection de Yallarsi (Costadoni. Pesce. lav. n. xxx), très-antique, si l'on en juge par la perfection du travail. Là le Christ, dont le nom symbolique ixerc est écrit dans le champ, est représenté à moitié nu, selon Tusage des gens de cette profession ; il tient d'une main un petit panier renfermant les amorces, et de l'autre une ligne au bout de laquelle est suspendu un poisson, que le divin pêcheur considère avec amour et complaisance. Sur un petit verre donné par le P. Garrucci [Vetri. yi. 10), Notrc-Seigneur, en tunique et pallium, tient suspendu à la main un gros poisson qu'il a pris à la ligne.
Le Sauveur se trouve encore figuré sous cet emblème sur un antique sarcophage de Rome, d'une conception très-ingénieuse J En outre des autres scènes très-compliquées qui s'y remarquent, et qui toutes, pense-t-on, sont relatives à la vie de Notre-Seigneur, on y voit un jeune homme soutenant d'une main par le milieu la canne de la ligne dont un pêcheur tient le bout (V. grande galerie du Latran, et Bottari. tav. xlii et la gravure de notre art. Coquillages), et de l'autre main montre à ce même pécheur un poisson déjà pris à l'hameçon, a tin qu'il le tire hors de Teau. A. l'extrémité opposée du tombeau, le jeune homme parait de nouveau, mais présentant à son maître les poissons qoe, d'après ses ordres, il a péchés au lilet. La figure que nous
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donnons ici d'après un snrcophase d'Oslie (niblié pur H. Charles-Louis Visconti, représente aussi, soil k pécheur divin, soit le pécheur d'hommes aiTOjé par lui. Il porle d'une main un pois^Kin déji pris, de l'autre là panier à amorces.
II. — On peut penser avec l'abbé Polidori IPace. part, i) que ce jeune homme n'est autre que S. Pierre, qui, choisi par Jésus-Christ pour son vicaire, fut, après lui, Je chef des pécheurs {Tliommes. Nous rayons en erret que, soit pour la prédication, soit pour la pècïie miraculeuse, le Sauteur choisit la barque de Pierre (Luc. v. 4); il lui ordonne, dans cette dernière circonstance, de la pousser au brge, et c'est alors qu'il lui dit : El hocjam homine$ erit copient. Ce qui fait que, de toute antiquité, S. Pierre fui représenté en l-wlieur; et c'est à raison de celte qualité, que lui assigne le Sauieur lui-même, et pour en perpétuer lj mémoire, que S. Clément d'AleX'tndrie (Pmdaj, III. 106) recommande celle image aui premiers cliréliens comme une de celles qui dataient orner leurs nnneaux : El *i gui'i etl gui phctlur, meminerit apoitoli et puerorum .qui ei aqiBi exlrakuntur. De là vient que les souverains pontifes ont adopté la même image pour leur sceau, appelé pour cela Vanneau du pêcheur, et où :^ Pierre est représenté péchant au fliel, tandis qiieXolre-Seigneurpècheàla ligne. Dans un ivoire antique (Humacbi. Coiftimi. i. Prefai. p. 1), une i>.irqueesl gravée avec l'inscription ihctc; le Sau- 'eur V fait les fonctions de pilole, et S. Pierre lire lions de l'eau un filet renfermant un gros poisson. Les ap4tres et leurs successeurs durent élie lrés-souT«it représentés en pécheurs : nous fn rapportons ici un exemple de la plus haute anl"!«ité, qui se trouve dans ce qu'on .ippelle la cliambredes sacrements au cimetière de Callisle iV.Rossi. ,mc. lab. u. n. i).
Upremier sujet représenté, dans une série de 'ableaui parfaitement coordonnés, est Moïse fr.ipf'M le rocher d'Oreb, c'csl-a-dire S. Pierre faisant jïilHr du flanc du Sauveur, figuré par le rocher. Ptira eral Chriilat (1 Cor. i. 4), les eaiix de la >ie étemelle, soil la source vivante de sa doctrine 1^1 'i« ses sacrements. Dans ces eaux salutaires, le ministre de Jésus-Clirist jette sa ligne, et en retire «n poisson, c'est-i-dire un homme converti à la
Ce s'ijet est représenté absolument de la même manière dans les souterrains primitifs du cimeliéredeDomitillelDe'Rossi.BaHef., 1865. p. 44). mais d'un style beaucoup meilleur,
w^adoni donne à la fm de sa dissertation sur
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le poisson une gemme d'une biiarrerie extrême ; elle représente un homme tout nu, à l'exception d'une peau de poisson qui lui sert de manteau et decoilTure. D'une main, il semble donner des ordres, et de l'autre il porte la tporla du péclieur. D'après Polidori, à qui nous empruntons cette interprétation sans la garantir, ce personnageserait leChrist, dequi on peut dire qu'il fut poisson par l'adoption de noire hum.inilé, qu'il fut pécheur par la vertu de sa parole, et qu'il donna à d'au- Ires celle mission de pécheurs, ce que semble indiquer le gesie de la main élevée en signe d« commandement , geste tout semblable à celui qu'il fait sur une foule d'autres monuments où il est représenté conférant SH mission à ses ap4lres. En prophétisant la mission des apAlres, Jérémie les désignait déjà (xvi. 16) sous leur litre de pécheurs : • Voilà que j'enverrai un grand nombre de pécheurs, dit le Seigneur, et ils pécheront les enfants d'Israël. ■ C'est là du moins le sens figuré du passage,
PEDILAVIUM.— V. l'arl. Abluliont, II.
PEDUH (uocLETTE PASTOR.LB). — Dans la langue archéologique, le;>edum n'est autre chose que la houlette, principal attribut du bei^er. On le voit fréquemment à la main du Bon-Pasteur dans les innombrables représentations de ce sujet si cher à la primitive Église. Quelquefois, c'est une simple verge, comme dans un tond de coupe antique du recueil de lluonarruoli (tav. v. 1), parce que, selon la remarque de S. Grégoire de Nazianze {Oral. m. iim), si les bergers se servaient, pour conduire OU réunir leur troupeau, de la houlette qui, pour ce niotif, était recourbée à l'une de ses extrémités, ils employaient aussi la vci^e pour frapper au besoin, et les peinlures des cimetières nous oflrenE de nombreux exemples de l'une et de l'autre. Mais le bâton o\i ptdum est beaucoup plus fréquent dans la main du Don-Pasieur, ce qui fait dire aux Pérès que, à son exemple, les pasteurs des imes doivent toujours préférer la mansuéludeà la rigueur.
Le pedum repose quelquefois sur le vase à lait (Perret, n, pi. mv) pour marquer le retour du bei^er ; on le voit appuyé sur une large palère pleine de Heurs ou de fruils, sur un marbre de Carthage donné par dom Pitra et illustré par le chevalier De'Rossi (De Chrittian. tU. Cartiiag. pi. vui). et cette circonstance est restée jusqu'ici enveloppée de mystère. Une gemme antique (Perret, ï. xti. 4) offre l'association non moins dlflicile à expliquer du pedura, du poisson et de la palme. Dans une mosaïque de Ravenne, publiée dans l'ou-
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Trage de Ciainpini (i. tab. lxvh), le Bon-Pasteur porte à la main une croix au lieu du pedum. On
peut, sans trop d'invraisemblance, supposera fartiste rinleniion de rendre, par celte subslitulion, le sens de ces mots de la parole évangélique . « Le Bon- Pasteur donne sa vie pour ses brebis. » On sait que le pedum est Torigine du bâton pastoral de révêque (V. Tart. Évéqueê, Insignes des évêqttes, 111, 5).
PEIGNES.— Des peignes d'ivoire ou de buis ont été assez fréquemment trouvés dans des sépultures chrétiennes (V. l'art. Objets trouvés dans les tombeaux chrétiens). Boldelti en a publié trois (pag. 505. lav. m. nn. 22, 25, 24) : un de ces peignes avait appartenu à un personnage nommé Ëusebius Annius dont il porte le nom écrit en abrégé : evsebi. anni.; ce savant assure en avoir rencontré un grand nombre • attachés encore aux sépulcres des cimetières • . Que ces peignes aient été déposés là comme instrument de martyre, comme le suppose Boldelti, ou même avec une intention symbolique quelconque, c e>t ce qui ne parait guère admissible. Une telle pratique se rattache à un usage vulgaire dans 1 antiquité, et qui consistait à renfermer dans la tombe les objets, et notamment les objets de toilette, qui avaient été à l'usage du défunt (V. l'art, déjà cité).
G'ebt cependant un lait parfaitement avéré par de nombreux témoignages d'écrivains ecclésiastiques, qiie les peignes d'ivoire faisaient partie du mobilier de la primitive Eglise, d'après Tusage où étaient les prêtres de peigner leurs cheveux, avant de s'approcher de Tautel, aUn d'y paraître avec plus de décence. C'est ce qu'atteste, entre autres. Du C-inge (G/o«. Latin, ad voc. Pecten) : Pecten inier ministeria sacra recensetur, quod scilicet sacer dotes ac clerici antequam in ecclesiam proce^ derent, crines peclerent. Le chanoine Benedetto (n. 57 et 146), dans une curieuse description qu'il nous a laissée de la procession que faisait le souverain pontife de Saint-Jean de Latran à la basilique Vaticane, à 1 occasion des grandes litanies, fait mention de cet instrument. Il y avait dans les sacristies des diverses églises un lit où le pape, ordinairement avancé en à^e, pût se reposer. Là on lavait ses pieds souillés par la poussière ; on étendait sur ses épaules une serviette, et le diacre et le sous-diacre présentaient le peigne destiné à rélabhr l'ordre dans sa chevelure, et à la dégager
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des souillures de la poussière et de la sueur contractées dans ces processions, qui étaient iort longues (V. Gancellieri. De secretariis basilic. fa(ican. 1. 1. p. 251, et Tre pontifie, p. 87). Dans le manuscrit du Vatican, n" 4751, cité par Galtico {Act. cœrem. p. 179), celle dernière cireonslance est exprimée comme il suit : Sunt necessaria pn persona pontifias pecten, et tobalea ciraunponeada collo ejus, quando pectinatur, i il faut, pour ta personne du pape, un peigne et une serviette destinée à être passée autour de son cou, (londant qu'on le peigne. »
Des inventaires rapportés par Du Gange enregistrent fréquemment cet instrument (ùesarius. lib. vni Dialogor. cap. 85) : Item pectinem mm ex ebore ; « Item, nn peigne d'ivoire ; » — Hem calicem unum ; — Pectinem eburneum unum ; - Sunt ibi octo cingula serica, et sex pectinei eburnei; c il y a là huit ceintures de soie, et m peignes d'ivoire. • Nous trouvons une mention analogue dans un très-ancien inventaire de notre otliédrale de Belley : pectinos (sic) de evodioduos.
Plusieurs de ces peignes, monuments d'une assez haute antiquité, se conservent de nos jours encore dans les trésors sacrés des églises; le docteur Labus en cite plusieurs dans son ouvrage sur les antiquités de Saint-Ambroise (p.
49) ; le peigne deS. Loup se voit dans le trésor de la cathédrale de Sens, et Millin en a publié le dessin (Midi de la France, t. i. p. 97.
pi. 1. n. 5). 11 est de grande dimension, ouiè d< pierres précieuses et d'animaux symboJi jues, comme on le voit ici.
PEII^TURE. — V. Kart. Images.
PÈLERliXAGES. — Dés les premiers sk '^ de l'Ëgliseles chrétiens aimèrent à fréquei.t*'r p^> dévotion les lieux consacrés par la vie, it^ tiouieurs et la mort de Fllomme-Dieu, aiii^i que f^ tombeaux des martyrs, imitateurs de Jésus ilir ^t Ils le tirent à IVxeuiple de Saint Paul qui a\jit ^'<trepris un pieux pèlerinage aux Lieux saints Hf^ ron. epist. xix Ad Paulam), ainsi qu'il le i«h<"1^ lui-même. Les fenunes aussi bien que leî^iHimmeî (Greg. Nyss. Orat. de his qui Ilieros adeunf^ ^ rendaient au tombeau du Sauveur; il n'y <>^<|'' f'^ de nation, au quatrième siècle, qui n'y fût le :"■ sentée pur un nombre plus ou moins consii^r.^'de dévots pèlerins (tuseb. Ilist. eccl. \i. iô;.^:*! sait que la Gaule possédait dès lors, pour UoW'^'^ ce voyage à nos ancêtres, un Itinéraire de i**^' deaux à Jérusalem (V. cette pièce à la suite >?
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ÏHin. de Chateaubriand). Parmi les pèlerins célèbres du quatrième siècle on peut citer S. Uilarion (Uieroii. Epist. xux Ad Paulin,), le prêtre Pliilorliomus (Baron. i4(i an. 562), S. Triphilius, évèque de Leucosiedans Tiie de Chypre (Bolland. Ad diem, jm. un). S. Basile le Grand entreprit aussi ce péierinage et séjourna quelque temps à Jérusalem ; nous rapprenons de lui-même (Epist , ccxxni. n. 2). Son frère S. Grégoire de Nysse imita son exemple. Du temps de Théodose l'Ancien, Ândronicus, ar- ^ffltortiM de l'empereur, se rendit aux Saints Lieux avec sa femme (Surius. Ad diem sept. xivi). Le nom de S. Jérôme se présente ici de lui-même; il fui précédé ou suivi par PhilastriusdeBrixia, Porphyrius. évêquede Gaza, Ruûn d'Aquilée, etc. (Y. Mainachi. t. ii, p. 32). Au nombre des femmes illustres par leur naissance qui, par motif de piété, burent braver les périls de ce voyage, on trouve "dans les lettres de S. Jérôme Mélanie, Paula, Faliota,Eustochium (Epist. iiAd Florent, xliy. lxxxix. \d Océan, etc.). Mamachi (Ibid,) donne pour les iikki suivants une nomenclature de noms non moins illustres qui accomplirent aussi le pélerini)ge de Jérusalem. Mais peu après le quatrième Mède de graves abus s'étaient déjà glissés dans ces voyages, entrepris d'abord dans des vues si pures et si religieuses (Greg. Ny>s. op. laud).
Âpres le pèlerinage à Jérusalem, le plus cher à h piété des premiers chrétiens, était celui des tombeaux des martyrs, et par-dessus tout des aiiôlres S. Pierre et S. Paul, où aflQuaient s.'ms ce>se les fidèles, non-seulement de l'Occident, inaisdes contrées les plus éloignées de l'Orient i>icul. 1. R P. Epist, II Ad Mich. imper,). L'antiquité chrétienne fournit des traces presque innombrables de la vénération des lidèlcs pour la sépulture des martyrs et des Saints en général. Prudence (Peristeph. hymm. xi el passim), S. Aufiustin (De cura pro morl. hahend. vu), S. Paulin iEpi$t. IX et alibi) ^ S. Siilpice -Sévère (Dia/. i c 3), S. Grégoire de Tours (De glor. confess. lxu), S. Sidoine .\pollinaire (Ep. v. 7), offrent les témoignai^es les plus précieux à cet égard. Un des premiers exemples du pèlerinage au tombeau des ai>ùtres, pèlerinage qui se place à la date de 270, esl celui de toute une famille venue de Perse î\
Rome, où ellesubit le martyre : Romœ, via Cornelia, sanclomm martyrum Marii et Marihœ conjugum.ei filiorum Audifaciset Abachum nobilium Persarum, qui Romam temporibus Claudii principis ad ora- TioNBM vénérant, « à Rome, sur la voie Cornélienne, les saints martyrs Marins et Marthe époux, et leurs fils Audifax et Abachum, nobles Perses, qui étaient venus à Rome, pour prier du temps de l'empereur Claude » (Martyrol. Rom. mjan). On peut lire dans S. Grégoire de Tours (De mirac. S. Martini) de nombreux et intéressants détails sur l'affluence des pèlerins qui avait lieu au tombeau de S. Martin, et sur les miracles qui s'y opéraient.
Hais ce qui est peut-être encore plus concluant, c*est que les cimetières souterrains de Rome ont conservé jusqu'à nos jours des preuves palpables de celte sainte pratique : ce sont des inscriptions en caractères cursifs, tracées à la pointe du style ou au charbon, sur l'enduit des murailles de cer-tains sanctuaires ayant servi de sépulture aux martyrs les plus illustres. Il nous a été donné d'en lire de nos yeux un grand nombre dans la crypte de S. Calliste, où le savant chevalier De 'Rossi a découvert naguère les tombeaux de plusieurs papes et de martyrs du troisième siècle. Beaucoup de • ces graffiti (V. Civitta catloUca. Luglio. 1854. p. 125), inscrits dès le Iroisiême et le quatrième siècle, n'expriment que les noms des visiteurs; mais d'autres offrent de pieuses pensées et de touchantes prières, qui prouvent que les pèlerins auxquels ils sont dus avaient été conduits en ces lieux par un sentiment tout autre que celui de la curios.té (V. Tart. Invocation des saints). Ainsi, dans la crypte de S. Corneille, et jusque sur les vêlements de son image, peinte en pied à côté de celle de S. Cyprien, outre une dizaine d'autres signatures, celles de huit prêtres au moins qui sans doute, selon la judicieuse observation de M. De' Rossi, y avaient célébré le saint sacrifice: benediotl's
PRB.-THEODORVSPRB.-IOANNES THE., etC. {Rom. SOtl.,
t. I. p. 285 et la gravure de l'art. Graffiti). Voici le fac-similé de la tablette de marbre qui fermnit le tombeau de S. Corneille. Elle porte, elle aussi, des graffiti, parmi lesquels on a pu déchiffrer les noms de chiq personnages : tvpilatvs , pour Theophi' lactus; PETRs-Ptf/n« ; atrianvs; leo; rREropi.
On a trouvé près de Sainte-Constance sur la voie Nomemane (V.De' Rossi. Inscr. Christ, t. i. p. 310. n 'îlj un monument qui est pour nous d'un inté-
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rèt tout spécial. C'est une belle épitaphe métrique de deux jeunes gens de la Gaule, matio^e galla gbr- MAiu FRATREs,qui étaient morts le même jour dans
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le cours de Tannée 442. et qui étaient réunis dans le même tombeau. On peut supposer qu'ils avaient été appelés à Rome par un molif de piélé. Le savant M. Ed. Le Blant (hiscr. chrét. de la Gaule, i. p. 270 suiv.) constate dans la crypte de Montmartre, où, selon Topinion la plus probable, eut lieu le martyre de S. Denys et de ses compagnons, des inscriptions de même nature, et qui semblent indiquer que là, comme à Rome, des pèlerins ont laissé des traces de leur passade. 11 en existe sur un autel antique du Ham, et à Minerve en Languedoc sur un autre autel élevé par Tévèque Rusticus (îb, p. 185). Nous transcrirons ici quelques-unes des signatures tracées sur ce dernier autel, et on verra que, comme dans la crypte papale de S. Cal« liste, ce sont le plus souvent des noms de prêtres qui y avaient célébré la messe, i. dsob pbr. Deusdet Presbyter, 2. përvs te. 3. agelbertvs i*rsut.