ACTE
On sait que œ même papeaTait aussi composé une nificriptioD en acrostiche en Thonneur de Sle Constance, fille de Constantin, inscription qui fut primîtiTement placée dans fabside de la basilique de Sainte-Agnès, sur la voie Nomentane, bàlie par le premier empereur chrétien, à la prière de sa nile. On peut lire ces vers dans Touvrage de Bosio (p. 418).
naelquefois dans Finscription même on avait la prècantion d'indiquer le procédé à suivre pour trouver les noms écrits en acrostiche. Ainsi, à h suite de Tépitaphe de quatre saintes, ucinia — LC05T1A — AXPELU — FLAviA, publiée par Muratori (iVor. Th^. p. 1905. n. 5), lit-on immédiatement ces deux vers qui en donnent la clef:
KOXCU SASCTARCM LECTOR SI PORTE REQUIR»
EX Oim TEBSU TE UTERA PRIMA DOCEBIT.
« Si ta recherches, lecteur, le nom des Saintes, la première lettre de chaque vers te le révélera. >
Le tilnltts d'une chrétienne du nom d'ACATiiB donné par Harini (Ànali. p. 828) se termine par ces mois, qui renferment une explication analogue :
EITS ATTCM SOIES CAPITA VEMUtlIlt.
En voici un autre exemple (Ibid,) : is cvivs per CAPiM vEKsoBm HOMER DECLARATVR. Mais ccci paraît plus clairement encore par une inscription du recueil de Fabretti (it. 150) : reterterb fer capita vKRsoRW ET iHVBHiBs pivx NOMEii, « rctoumez à la tête des vers, et vous trouverez le pieux (ou le saint) nom ; > ce nom est anatiiolta. Nous avons dans Touvrage de Fabbé Gauera sur les inscripsioDs du Piémont (page 91) Tépitaphe de S. Eu- «(ébe, évéque de Yerceil, où les premières lettres des vers donnent : evsbbivs episcopvs et martyr ; et encore celle de Tévéque Celsus(/^. 114), dont le nom est aussi écrit en acrostiche : gelsvs episcopvs.
11 y avait encore des acrostiches doubles. Ainsi, S. AJdhelme, érêque de Salisbury au vu* siècle, a placé en téfe du livre de ses Ènigmeg un prologue composé de trente-six vers, qui donnent deux fois, c'est-à-dire par leurs initiales et leurs finales, le titre suivant : Aldhelmui cecinU millenig «ersfhif od€U (Aldlhem. Opp, ediL Oxon. 1844. p. 248).
La préface du livre du même auteur De laudibus virçinum offre aussi un acrostiche double, mais qui diffère da précédent en ce qu*il se lit, dans la colonne gauche de haut en bas, et de bas en haut dans la colonne finale. Cet acrostiche reproduit le premier vers de la pièce : Metrica Tironet nunc promant carmina casioi (Op. laud. p. 155).
On doit rapporter au même genre de poèmes celui oti les vingt-quatre lettres de Talphabet sont distribuées dans leur ordre au commencement de chaque strophe. Sedulius en fournit un exemple dans son hymne A iolis orius cardine, et Fortunat dans celle de ses pièces qui commence par ces mots : Agnoêcat omne sœculum (Carm. xvi).
La liturgie des Grecs avait aussi adopté cette espèce d*acrostiche pour les hymnes ou canom de
son office : on en trouve dont la première strophe commence par A et la dernière par n. Quelquefois ces acrostiches renferment, soit Téloge du saint dont on fait Toftice, soit une sentence relative à la fêle du jour. Ainsi, dans Thymne composée par Jean Euchaîte pour Toffice de matines de la commémoration des trois grands docteurs S. Basile, S. Grégoire de iNazianze, et S. Ghrysostome, les vingt-neufstrophes dont elle se compose forment» par rinitiale de chacune de ces strophes, Tacrostiche suivant, qui renferme le plus magnifique éloge de ces grands hommes :
TPIIHAION «QZ TPEi: ANH«rES HAion
O TRIinTAS, LUCKRB TRFS SOLES PKCI8TI.
r 0 Trinité, c'est toi qui as fait briller ces trois soleils! >
(Nie. Rayaei. De acoluthia offic. canoniei pro eccUs. orient, grxc. in Bolemni commemor. trium doctorum Batilii, Nazianzeni^ Chrysostomi.)
Les Constitutions apostoliques (ii. 27) appellent acrostichia les premiers mots des versets des psaumes que le peuple chantait dans les assemblées rhrétiennes; le reste était chanté par une seule voix : Alius quidem psalmos David canal, po^ pulus vero initia versuum succinat.
AGTrS DK8 MARTYRS. — L — L'Église mit toujours le plus grand zèle à recueillir le récit des souffrances et de la mort de ses martyrs. Ce sont là ses titres de gloire, et, après les saintes Écritures divinement inspirées, les premiers âges du christianisme ne nous ont rien laissé de plus digne de notre respect et de notre admiration. S. Clément institua sept notaires, et S. Fabien sept sous-diacres apostoliques, les premiers pour écrire ces saintes annales, les seconds pour surveiller et diriger leur œuvre.
Les papes les faisaient recueillir avec soin, pour les placer dans les archives de TÉglise. S. Antère se distingua particulièrement par son zèle dans une œuvre si importante, et on sait qu'il paya ce zèle au prix de son sang : Hic gesta martyrum, lisonsnous au Livre pontifical (xix in. Xn\.),diligentera notariis exquisivit^ et in ecclesia recondidit, prop^ ter quod a Maximo prœfeclo martyrio coronatiu est. Voici la reproduction d'une peinture du cimetière de Calliste (Aringh. T. i. p. 539) où Ton croit reconnaître la représentation de ce fait. Le pontife est assis sur sa chaire, entouré de ses diacres, et les notaires régionnaires, au nombre de trois, lui offrent avec de grandes démonstrations de respect les actes renfermés dans un scrinium déposé à ses pieds.
Et telle était l'importance qu'on attachait à leur conservation, que plus d'une fois on les écrivit sur des lames de plomb que l'on renfermait dans les tombeaux des martyrs eux-mêmes avec leurs ossements sacrés, afin de leur assurer la durée que Job voulait pour ses oracles (Job. xix) : « Qui me donnera que mes discours soient gravés dans un livre avec un style de fer, et sur une lame de plomb? » Un écrivain nommé Cyrus (Ap. Sur. Die
jiM iTiii] grava ainsi sur le plomb les actes du martyr Leontiua couronné sous Vespasien, el il
es plaça dans le tocultu où fui rféposé le corps. Notre S. firégoire de Tours raconte aussi que l'empereur Dèce ayant fait fermer l'enlrée de la grolle où s'étaient cachés les sept frères d'Éphése appelés les Sept DormanU, alln qu'ils y Irouvassent la mort que les lourmenls qu'ils avaient déjà soufferts n'avaient pu Isur donner, il se rencontra un chrélienqui eut soin d'écrire leurs nomsainsique l'hisloire abrégée de leur martyre sur unelablelle de plomb qu'il jeta furlirement dans la caverne, avant qu'elle fût complètement dose {De glor. MM. I. 05}. b'après le même écrivain, on aurail ^^^-^-^ retrouvé sous tliéodose, et les Cfïir-T>^ Saints pleins de vie, et la lame de plomb renfermant les détails de leur martyre : invenit {epiicopm) labttlam plumbeam in qtui omnia quœpertuleranth abeba ntur tcripta .
A l'époque de l'invention du corps de S. Valentin, évéque de Padoue, on recueillit aussi dans son tombeau le récit de ses actes sur une lame de plomb. Boldetli donne {tav. n. n. 3. p. 3i2|, et nous reproduisons d'après lui, un objet de ce genre qu'il avait trouvé dans un loculti* de martyr au cimetière de Cyriaque. Halheureuspmtiiil, le plomb se rompit quimd on voulut le dérouler, et il fui impossible de détliiffrer les caractères, très-risibles néanmoins, qui y étaient tracés.
(Voyez les articles Calendrier*, Martyrologe*, Notant, préliminaires obligés de celui-w.)
Hal^'ré les obstacles de toute sorte qui venaient entraver l'orilci! des notaires apostoliques, en dépit surtout des décrets portant peine de moit contre ceuï qui seraient surpris à écrire la relation des supplices inlligés il leurs frères {Ad. S. Vîneeni. et S- Ànaita*. FuHon. ap. Ruin. p. 521 et iv), les actes des martyrs durent être lorl nombreux pendant les trois premiers siècles. Si le nombre de