‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 230 sur 281 · II. — Les prédicateurs · texte numérisé non relu

II. — Les prédicateurs

1* Le pouvoir et le devoir de prêcher appartiennent essentiellement aux évêques, successeurs des apôtres, auxquels il a été dit: Euntes docete,... Mais, en cas d'empêchement légitime, ils purent toujours se faire suppléer par un prêtre. Ainsi S. Chrysost ome prêcha souvent avant son élévation à l'épisopat (Pallad. In ips. Vit,), et Yalère, évêqup d'Hippone, qui, Grec de naissance, s'exprimait difficilement en latin, se déchargea fréquemment du ministère de la parole sur S. Augustin (Possid. In Vit, Aug. y) ; celui-<;i parait être néanmoins le premier prêtre qui en ait é(é chargé dans l'Église d'Afrique. Quelquefois les évêques faisaient lire leurs homélies par les notaires qui les avaient écrites : S. Grégoire le Grand, souffrant de l'estomac, prêchait ainsi souvent par l'organe d'un notaire apostolique (Homil. XXI Lib. xl homil,). Les diacres étaient aussi appelés à prêcher (Concil. Vasens, ii. can. 2), mais seulement quand le prêtre était empêché par la maladie de remplacer l'évoque dans cet office. Il est certain que, dans les premiers temps, principalement pendant les persécutions, les diacres annonçaient la parole de Dieu. Nous avons dans les Actes (vn) un beau sermon de S. Etienne ; Philippe, l'un des sept premiers diacres, est appelé évangéliste (Act. xxi). non qu'il ait écrit un Évangile, mais parce qu'il exerçait le ministère de la parole évangélique. Aussi voyons-nous, dans l'ardeur des persécutions, les tyrans rechercher et immoler avec un zèle de préférence les diacres, parce que leurs incessantes exhortations soutenaient les forts et encourageaient les faibles.

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