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I.es Pères, dans l'impossibilité de se transporter

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partout où l'œuvre de Dieu les appelail, prêchaient souvent par teltres, à l'exemple de S. Paul. Ainsi S. Clément, S. Cyprien, S. Atlianase, S. Chrysoatome du Tond de leur exil ou de leur prison, instruisaient encore leurs chères ounilles. Souvent même, après avoir prononcé leurs homélies dans leurs cathédrales, ils en envoyaient des copies aui absents (V. Ferrari. I. ii. c, 3).

En principe, la prédication était interdite aux laïques. Par exception cependant, on permit quelqueroisà des hommes d'une doctrine sûre d'enseigner en particulier, comme catéchistes, et S. Jérôme {De teripl. eecl. mvi) altesle qu'un grand nombre de laïques illustres se succédèrent en cette qualitédans ta célèbre école d'Alexandrie (V. l'art. Écoles chrétienne*). L'anliquité nous fournil même quelques exemples de laïques qui furent chargés par les èvéques t'.e prêcher publiquement dans l'église. Ainsi Origène, avant son ordination, fut appelé à cet honneur par Alexandre, évêque de Jérusalem (Eusèb. Hitl. eecl. vi. 10), at encore par ThéoclisledeCèsarèe.

Lea femmes, selon le précepte de S, Paul, n'eurent jamais la facullé de porter la parole d.ins l'assemblée des lidtles. Seulement on chargeait quelquefois celles qui élaient reconnues capables, d'instruire en particulier les femmes catéchumènes {CottCil. Coilhag iv 12)

2* Bien qu'il ressorte de dners passages du

!1ouTeau Testament que Noire-Seigneur et les apûtires prêchaient souvent debout, il est certain néan-

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moins que la posture classique et essentielle de celui qui enseigne avec aulorilé est d'èlre aui^, t\ c'est ainsi que le Sauveur nous appaniii dans les circonstances solennelles (Luc. ». U. — Ibiih.t et iti. — Luc. ïi. — Joaii. vui). Daoïles c1ia|itll#i des catacombes, et dans les basiliques primitives, on remarque invariablement au fond de l'abside li chaire oii s'asseyait l'évèque pour enseigner ^V. l'art. Chaire*). Il y avait aussi uu si^e sur U fi»[tforme de l'ambon, et nous savons par S. CliryiAslome.parNicéphoreCallisIe {Hitt.ecd. iiit. 4j tt Cassiodore {Tripart. x. 4), que l'orateur chrétien s'y asseyait pour prêcher. Ce qui le prouve sunbondamment, c'est que les Pères se levaient quand ils étaient emportés par un mouvement palliétiqnt, ou quand ils avaient à adresser une priéreà Djen : Surgenluoremui, < levons-nous pour prier (Origen. homil. XX in A'um.); • — Et lermo noiter ula praceuit, targenle* el no» ip*i txUndotiua mawa, t notre discours a atteint ses bornes, leions-nms, el nous aussi levons les mains, • allusion à Taltilude de la prière chez les premiers chrèlieDS (ï. l'art. Prière) (Alhanas. Hom. de Sem.).

Nous croyons devoir reproduire ici uae curieuse lampe chrétienne trouvée en 1874 dan» lesrvin« d'une villa romaine sur la colline du Pausilip;-e, el oii se voit un orateur assis selon le Ij-pe classinue dont nous venons de parier (De' Rossi. Butlrl. 1874, pi. ï).

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