‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 232 sur 281 · Let audUeur · texte numérisé non relu

Let audUeur

1' Les ap6tres et les Pères donnaient à leun auditeurs le nom de (rire*. ?Jous en avons de nombreux exemples, dans les ÉpitresdeS. Paul.dans les Acle* de* apôtre*, dans S. Justin (Jpol. jj Mlog. ciini Tryph.), daus Alliénagoi-e {Lejal. pn> Chri*tian.), dans S. Clément d'Alexandrie {Sirm. n el v), dans Tertullien [Apol. iim), dans HinucIhs Friix, S. Optât, S. Augustin, etc. (V, l'art. Fnlemili). Ils les appelaient aussi quelquefois Saiitl" (1 l'elr. Rom. i. 15. — 2 Cor. xiu. Philipp. n, lc( II et xm. — Ignal. et Poljcarp. « ffwl. - Terlull Ad oxor. vi ri passim). De b vinrent (n- Itrnttai yetfra, lanctitat vettra.eanUxt eetira.ln- Ire* cariuimi, dUectio vêtira, dilecti**imi,qmÙfications affectueuses que nous trouvons dans b discours d'Origène, de S. Zenon de Vérone, it S Alhanase, de S. Ililaire, de S. Cyrille deJérasalem,deS.Basile, de S. Grégoire de Naiianie, de S.Ambroise,deS.Chr)soslome,deS.iugustin,ele.

2' La lecture des Pères . des Cr.'cs surtoul, prouve que les ndcles se tenaient debout pourratendre la parolede Dieu, et il parait par un passa;' de S. Optât de Milève que celte posture était prescrite (L. lï Àde. Parmen.). S. Augustin dooniil aux malades la permission de s'asseoir, etbiâiniil sévèrement ceux qui le faisaient sans permission et sans motifs légitimes (De calecha. ntd. imtracl. XIX In Joan. etc.). Nous voyons dans Eusébe [De Vit. Conitant. iv. 33) que Constantin «ouU debout, par humilité el par respect, une bwnélie de l'évèque de Césarée (V. l'art. Bdbm).

5* En général, le plus grand silence élail mt

PRED

PRÉD

ei observé pendant la prédication ; il était même interdit aux pauvres de le troubler en circulant dans l'église pour demander Taumône. Cependant le peuple était dans l'usage d'interrompre quelquefois le prédicateur par de vives acclamations. Elles avaient deux objets principaux : le premier de faire entendre qu*on avait saisi les explications données. Ainsi, dans son soixante-troisième ser* mon, S. Augustin, à propos de TÉvangile de S. Jean, ayant témoigné la crainte que des discussions un peu subtiles auxquelles il s'était livré au sujet des trois puissances de l'âme, la mémoire, Tinteliect, la volonté, n'eussent pas été comprises, tout le peuple éleva la voix pour le rassurer, et s écria: Memoria! memoria! D'autres fois c'était un acte de chaleureuse adhésion. Ainsi, Paul d'Smése, préchant sur l'incarnation en présence de S. Cyrille d'Alexandrie (Inler homil. ejutd, vu), n'eut pas plutôt prononcé ces paroles : Peperit itaque Deipara Maria Emmanuelem, € Marie, mère de Dieu, enfanta Emmanuel, » que tout l'auditoire exprima à haute voix son adhésion à cette vérité : Ecce fides eadem es(, donum Dei, Cyrille orthodoxe; hoc audire cupiebamus;qui non ita loquilur^ anathema sitf • Voilà bien la vraie foi, don de Dieu, 6 orthodoxe Cyrille; c'est ce que nous désirions entendre ; celui qui ne parle pas ainsi, qu'il soit anathème ! » Nous ne saurions passer sous silence cette magniflque acclamation du peuple de (lonstantinople à S. Chrysostome, laquelle nous a

été conservée par Georges, patriarche d'Alexandrie (In ips. vit, xui), et où l'orateur à bouche d'or est proclamé un treizième apôtre : Rêvera dignus es hoc iacerdolio^ o apostolomm tertie décime. Chrislus te ad noe misit, ut salvat faceres animas nostras, eipotares de fonUbns Salvaioris; quodipse tibi dédit, etc.... < en vérité, tu es digne de ce sacerdoce, ô treizième apôtre. Le Christ t'a envoyé à nous, pour que tu sauves nos âme«, et que tu les abreuves aux sources du Sauveur; c'est la mission qu'il t'a confiée. » Ces acclamations étaient souvent accompagnées de bruyants applaudissements des mains et des pieds; on agitait en l'air des oraria ou des mouchoirs, ou même des chlnmydes (Eievon. Epist. lxxv). Hais les Pères réproii" vèrent toujours ces sortes de manifestations transportées du théâtre, et recherchées seulement par des hommes vains, tels que Paul de Samosate qui allait jusqu'à les réclamer comme un droit (Euseb. Hist. eccl. vu. 26).

C'est quelquefois dans l'attitude de la prédication que les évèques et les prêtres sont représentés sur leur tombeau. En voici un singulier exemple, fourni par une simple pierre sépulcrale du cimetière de Priscille (Perret, t. v. pi. xxii). On y voit un prédicateur assis sur une chaire d'une forme toute primitive, et dont Tauditoire se compose d'une femme, représentation réelle, quoique abrégée, et d'une brebis, représentation symbolique du peuple chrétien écoutant la parole de P*«u»

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