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risteph, v. vers. 553). S. Augustin mentionne une des pierres de la lapidation de S. Etienne, laquelle, apportée à Âncône, contribua beaucoup à répandre le culte du premier martyr (Se>7n. cccxxm. 2). Divers instruments de supplice ont été trouvés dans des tombeaux de martyrs, et le musée du Vatican en possède un certain nombre (Y. Tart. Ob~ jets trouvés dans les iombeatix chrétiens).
2* On reconnaissait aussi une vertu miraculeuse, soit à rhuile prise dans les lampes qui brûlaient devant les corps des Saints (V. Fontanini. De 5. Augustin, corpore. — Chrysost. Homil. in SS, MM. — Greg. Turon. De mirac. S, Martini. 1. 1. c. 2. — Y. dans ce Dictionnaire notre article Huiles saintes) ; soit à des linges, brandea, qu'on avait appliqués sur leurs tombeaux (Greg. Turon. De glor. MM. c. xxix), ou seulement suspendus dans la crypte où reposaient leurs restes, comme cela se pratiquait dans la confession de S. Pierre au Yatican (Lib. Pontif. InNicoL /. — Y. notre art. F«nestella confessionis) ; soit enûn à la poussière même recueillie dans leurs loculi ou leurs mémoires (Greg. Nyss. Orat, in S. Théodor. — Greg. Turon. Hist. Fr. 1. vm. 15. De glor. MM. l). A i'article Chaire nous avons parlé du culte rendu dans Tantiquité aux chaires des apôtres et des évèques (Y. cet article).
5* Les vêtements et autres objets ayant été à fusage des Saints. S, Chrysostome (Homil. vm. Ad pop. Antioch.) s'écrie à ce sujet : c Combien est grande la vertu des Saints ! Puisque les hommages des chrétiens ne s'adressent pas seulement à leurs paroles et à leurs corps, mais aussi à leurs vêtements! » Du vivant même de S. Paul, on se servait, pour opérer des guérisons, des linges et des ceintures qui avaient touché son corps {Act. XIX. 12). L^ actes des SS. Ëpipodeet Alexandre, martyrs de Lyon (Ruinart. p. 62. edit. Yeron.), nous apprennent que le premier ayant perdu en fuyant devant les persécuteurs une de ses sandales, une pieuse veuve qui leur avait donné asile la recueillit et la conserva précieusement. S. Antoine gardait le manteau de S. Paul Termile pour s'en revêtir aux jours de fêle (Hieron. In Vit. Patd.). Nous savons par Sulpice Sévère ( Vit, B. Martini. 19) que des fils extraits des vêlements de S. Martin guérissaient les malades, et par S.Paulin de Périgueux (De Vit. S. MaHini. p. 311. in Bibliot. PP. t. Ti) que le peuple s*an*achail les débris de sa couche.
4* Les lieux qu'ils avaient habités, ceux surtout où ils avaient séjourné plus longtemps, ou qui •étaient devenus célèbres par quelques-uns de leurs miracles ou par d'autres actions d'éclat. C'est ainsi que l'on construisit une basilique sur le lieu où S. Martin avait partagé son manteau avec un pauvre (Yenant. Fortunat. Epigr. v. 1. 1) ; on érigea aussi des oratoires sur les lieux signalés par ses principaux miracles (Id. 1. n. Epigr. 1 seqq). Mais les fidèles avaient surtout en honneur les lieux sanctifiés par la mort des Saints. C'est là que de préférence on bâtissait des églises, à Rome notam-
ment; et partout les exemples sont innombrables. Ainsi l'impératrice Ëudoxie, épouse de Tbéodose 11, avait construit une basilique sur le lieu du martyre de S. Etienne, hors de la porte de Galilée (Evagr. HiU. écoles. 1. i. cap. 22. — Y. Laderchi. De Basilic. SS. Marcellini et Pétri). S. Grégoire de Tours raconte que toute sorte de vertus miraculeuses étaient attribuées à la fontaine où avait été lavée la tète du S. martyr Julien (De passion. S. Julian. c. ra. ap. Muratori. p. 852). (Y. l'art. Translations de reliques.)
b" Nous ne saurions préciser au juste Tépoquo où Ton commença à jurer sur les reliques des Saints pour attester la vérité, comme on le fait aujourd'hui encore sur les Évangiles dans quelques pays catholiques. Mais nous en avons des exemples depuis le sixième siècle. Ainsi S. Grégoire le Grand appelle les personnages les plus notables de la ville de Ravenne à se présenter sous la conduite de rarchidiacre au tombeau de S. Apollinaire, afm d'attester, la main- posée sur ces saintes reliques, s'il était vrai que les évèques de celle ville fussent en possession de porter le pallium hors de l'église, comme le prétendait Tévèque Jean, à qui il avait interdit cette pratique. Jean Diacre qui rapporte le fait ( Vit. S. Greg. iv. 7) nous a conservé la formule de ce serment prescrite par le saint pontife.
RENIEMENT DE S. PIERRE (pRÉDicnon du). — Cette particularité humiliante de la vie du prince des apôtres se trouve représentée sur un certain nombre de sarcophages de l'Italie (Bottari tav. XX. XXI. XXIII et alibi). Elle est plus rare dans les monuments de la Gaule. Deux exemples seulement nous sont connus : l'un est fourni par un tombeau de Marseille, le tombeau dit de S. Chrysanthe et de Sle Daric (Millin. Midi de la France, pi. Lvin. n. 4), l'autre par un monument de la mémo classe, provenant de Balaruc, dans l'Ardéche, et appartenant aujourd'hui au musée lapidaire do Lyon (V. notre Explication d'un sarcophage chrétien du musée lapidaire de Lyon. Mâcon, 1864.)
En retraçant à leurs yeux celte scène, les premiers chrétiens se proposaient surtout de se pi émunir contre la présomption toujours funeste dans les épreuves où la foi est en jeu, et, d'une autre part, de s'exciter à la conûance en la miséricorde divine, qui inspire elle-même le repentir pour se mettre dans la nécessité d'accorder le pardon.
On remarque ordinairement que Notre-Seigneur n'a pas la main disposée comme pour la bénédiction ou la simple allocution, mais qu'il étend vers S. Pierre sa main renversée, dont trois doigts seulement se détachent comme pour exprimer les trois négations.
S. Pierre porte l'index de la main droite à ses lèvres, geste négatif qui semble protester qu'aucune parole contraire à la fidélité qu'il doit à son mallre ne sortira de sa bouche : « Alors même I qu'il me faudrait mourir avec vous, je ne vous
RELI
ossements è demi consumés (Ruin.
tuoii, etc. p. 19t)-
Pour preuve du prix qr allachaient i la posseson doil rappeler encorf combats qui eurent ou contrées diverse / '
pour nous en len' hisloire, Ifs le ' '
■" gf qu on uenl de décrira esl vulgaire, ou
^\f ,oir partout et notamment dan» une sculp-
P"" Je sarcopliage du cimetière du Vatican
&»»'■ *"'"■ *""' P' *^'' **" ^' ^'"^^ ^^ trouve ' fi« de la servante, qu'on nomme fiallita (Cf. j]llett»>nUyém.S. Pierre, art, 3).
Aous reproduisons ici un monument qui s'en iV.irie- C'^^' ""^ fresque du cimetière de Cyriaque nouvellement découverte (V, De Rossi. Bui- Ittt. archeol. 1863, oclobr.), et c'est la première fois, i noire connaissance, qu'on trouve le renie- .nenldc S. Pierre représenté en peinture. Ici S. Pierre ne porte pus son doigt à ses lèvres, mais il recule d'erTroi à la vue du visHge de son maître impreint d'uneénergiquesévérilé, et de ces trois doigts élevés dans l'intention manireste de peindre à ses yeux sa triple inDdélité.
Dans la plupart des cas, le coq est aux pieds de S. Pierre, qui lui-même est trés-rapproché de Noire-Seigneur. Il en esl ainsi dans les deuj sarcophages de la Provence cités plus haut. D'autres fois (Bollarî. tav. xwiv), le coq est placé au sommet d'une colonne élégamment cannelée et rudentée, comme ci-dessus. La fresque du cimetière de Cyriaque, où tout est exceptionnel, le fait voir sur une espèce de socle. Le Sauveur le montre du doigt à l'apdlre, qui, de l'autre eûlé lie la colonne, protesie de sa fidélilé par le signe ordinaire. Prudence a décrit celle scène [Calhemetin. kumn. t. vers. 49) dans les vers suivants:
Que tii 11 hiijui aliiia Salvalor oslt-nilil Vtlta :
Ter «)t«quam gallDi c«nil S<M Dcgindum piBJical.
Autrefois on voyait en arant de la basilique lie Saint-Jean de Lalran un coq de brome sur uit colonne de porphyre ; et l'on pense (Rasponi, Dr baiilic. Lateran. lib. i. c. M) que c'était, pour l« successeurs de Pierre, un averlissemenlde seienir en garde contre les défaillances de la faibiu» humaine.
nENOnCEHENTS DU BAPTÊME. - L
— De toutes les cérémonies qui précédent le biptéme, celle-ci est une des plus importantes et dei plus anciennes. S. Pierre, avant de baptiser, m jour de la Penteo^te, ses premiers néophjles ta nombre de trots mille {AcL ii, JOj, leur adrfut cette recommandation : • Sauvez-vous de celte génération perverse,* laltaminia generatiaieati mata. Plusieurs écrivains ecclésiastiques oDl t> tendu ceci des renoncements baplismaui, oudr quelque chose d'équivalent (V. Vicecom. De ani. baplUm. lib. ii. c. 16). Cette inlerprétalioi] le nous semble pas rigoureuse. Mais voici un («le de S. Paul , que S. Jérôme applique positivement à cet objet (1 rimolA. ti. 13) : • Embrasseï 11 vie éternelle, à laquelle tous avei été appelé, après avoir si glorieusemeut confessé la fcKa présence d'une multitude de témoins, » eon/bm bonam confeuioaem coram multU Itilihu. &iiti \e commentaire de S. Jérôme : < Après avoir coakai une bonne confession dans le baptême, en rtooi- ^nt au siècle, et à ses pompes, en présence de beaucoup de lémoins. en présence des prélK^: DU des diacres, et des vertus célestes. >
S. Ambroise applique aussi aux renoncenvnli du baptême un passagedu mêmeapfllre(Co(oM.u. SO): • Si vous êtes morts avec Jésus-tbrislicw premiei-s éléments du monde, pourquoi vous «a faites-vous encore des lois, comme si vous ^i"ft dans le moade, i ii mortu «iftiatm CAriib^ elemeidiâ hujut nuoxb', quid adimc tanipmn i»**^ vivenUt deeernilitf
Tout ceci, il faut en convenir, douKrait pimt
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