SEUL
nuques, c'était le soleil qni préààmi à la première faenre chi premier jour de la semaine, et la lane à la première heure du second jour, etc., û s'ensnmt qae le premier jon* iîit consacré an soleil et en prit le nom, qne le second reçut le nom de la lune, et ainsi des autres.
il. — Ce sfsiéme étant une fois adopté, et généralement rais en usage par les peuples de Tantiquilé, passa naturdiement aux chrétiens par la nécessité de «e oonformer au langage commun. Aussi trouTcms-nous les jours de la semaine désignés par leurs noms païens dans les écrits des plus anciens Pères, aussi bien que dans les monuments épigraphiques : Deoê tuiiionum nonùnari lex frthhihet, dit Tertullien {De idoiohtr. c. xx) : itan utique ne nomina eorum pronunUemut, fuœ nMs ut dicarmu conversatio txtorqueif i de nommer les dieux des nations, la loi le défend ; mais -elle ne nous empêche pas d'articuler des noms que les habitudes de la conversation nous arrachent forcément Ainsi, nous sommes bien obligés de dire : le iemple (TEêculape, le viciu d'Ieù^ le prêtre de Jupiter t et d'autres dioses semblables... Ce n'est pas que j'honore Saturne, si je prononce son nom. .. . Ce que bi loi veut, c'est que je ne les nonmie pas comme dieux. •
Sans un resorit de CoaslaBtia, donné le v des noues de juillet, sous le consulat de Grispus et de Constantin n, c'est-à-dire en 5S1, on Ut œtte phrase : diem sous veneraiionk mœ celekrem; la même expression se trouve dans un autre resorit du même prince, sous la date des nones de nnrs : Artium officia Jtenerabili dis sous quie$ecmt : c'est une interdiction du travail du dimanche, appelé ici encore le jour dm aoiet'i. Baronius {Ad ann. ChrittiZ^Ï) pense que l'empereur chrétien s'était servi de ce bngage, parce que la loi en question «^adressait aux iddàtres comme aux fidèles. Mais les documents ne manquent pas pour prouver qne la coutume de désigner les jours par leurs noms païens demeura vulgaire, même dans les actes publics, pendant les quatrième, cinquième et sixième sièdes. Eusèbe(fî^. ecel. 1. iv. cap. i8) désigne ainsi le dimanche : Hune salutarem diem^ quem ixtcn, vbl sous duih appellamue, t ce jour salutaire que nous appelons jour de la lumière on du so^t7. » Pour le cinquième siècle, Sosomène atteste le même fait au moins chex les Grecs (Hi$t, eccl, cap. vm) : Tum die dominioo^ qmem Hebrœi appelUaU primum diem hebdomadœy tel sabbati^ Grœci auiem solis nomme nuncupanad, « le jour du Seigneur, que les Juifs appdlent le premier jour de la semaine, ou après le sabbat, les Grecs le nomment le jour du soleil, t Le dimanche est aussi appelé de son nom païen dans un grand nombre de lois du Gode théodosien, et notamment dans un rescrit des empereurs Yalenlinien, Théodose et Arcadius, daté du vn des ides d'août, sous le consulat de Timasins et de Pramotus, c'esl-à-dire en 389.
Mais les inscriptions en fournissent des exemples l^^sque innombrables. Le P. Lupi en a recueilli
quelques-unes pour chaque siède, depuis le tit»sième, auqud appartient la fameuse épitaphe de «BVBRA qu'il a illustrée (me bbhebes), jasqu'au sixième. Au quatrième siècle, il cite celles de smnjaw, de rAScuAsivs et d'asiii, lesquelles, bien qu^éciites sous des empereurs chrétiens et déposées dans des dmetières chrétiens, portent néanmoins des dates énoncées par die siTTnis, die loBB, ME BEiiEBis [Sev. epitapk, p. 18 et 19). A b même époque se rattache un fragment qui se troa* vait employé dans le pavé de h basilique de Saint- Clément, et qui fait lire die ybhesis au lien de PERiÀ SEXTÀ, qui était le vendredi (Id. p. 100). Gori (Itucr. Etnuc. t. ii. p. 168) en donne une de l'an 468 qui appelle aussi le dimanche dbi solb. Une épitaphe grecque à peu près de la même époque, engagée dans le pavé de la basilique de Saint-Laurent hors des murs de Rome, porte BMEPÀ &IOC, DiES soLis, pow Ic dimanche. Roos avons DIE LURÀE dans un titulus de la collection de Muratori (p. 383. iv), bib mabtis dans le Jonnml dei savants de Pise (tom. vi) , die sàinsi dans BoldetU (p. 94) et dans Biaiichini (Prokg.adÀnad. t. n. p. 68). L'épitaphe de lUBTuàSaint-Âmbroise de Milan est datée du jour de Jupiter, du uns (Ferrari. Monum. di S, Âmbroçio^ p. 49).
m. — Cependant, dès le temps des apôtres, les jours de la semaine eurent, dans l'Eglise de Dieu, des noms exclusivement chrétiens. S. Jean dans son Apocalypse (i. 10) appelle d^ le premier jour le jour du Seigneur (Y. l'art Dimaackei El il est aisé de voir dans les œuvres des plus anciens Pères que, quand ils se servent des dénominatioDs païennes, ce n'est que pour obéir à la loi da secret, ou bien pour se faire comprendre de Unis. Ainsi quand S. Justin, dans sa Premièrt apologie (lib. I. c. 67), veut parler du jour où a lieu l'assemblée de tous les fidèles qui habitent les rliks et les villages environnants, c'est4-dire du dimanche, il dit c le jour du soleil, comme on rappelle Tulgairement, » ao/û, ni didlur, die. D est évident que c'est avec répugnance qu'il se sert de cette expression, et uniquement parce qu^d s'adresse à des païens. S. Clément d'Aleiandrie [Strom. 1. TU. edit. Pott. p. 877) met ouvertement en parallèle les noms chrétiens avec leurs correspondants profenes. « Il sait (le vrai gnostique) les insignes (les désignations ènigmatiques) du jeûne de ces jours, c'est-à-dire du quatrième et du sixième (du mercredi et du vendredi), le premier est appelé (par les païens) le jour de leroJre, celui-ci le jour de Vénus, » novit ipu jep^ qitoque enigmata horum dierum, quarti, tn^ww» et sexti, Dicitur auiem ille quidem Mercuriiy hn vero Veneris.
La première méthode de supputation fut saplement empruntée aux Juifs ; elle consislait a compter les jours à partir du sabbat, le premïeri le second, le troisième jour après le s^Wj^^^ ainsi que le dimanche est appelé dans les Eiangi» prima sahbaU (Matth. xxvni. 1. — !««• ^- J' ou nna sabbaU (Luc. xxnr. \, — Jotn. »• ')»
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«t Àe mène dans te ÂeUt éei up^trei (n. 7).
On désigne encore les îonrs de U semaine sous le nom de férieg, première, seconde, tfoisiàme férié, etc., à partir du dàBDanehe, et c'est le nom qoi est resté dans k langue liturgique, neâtro nofur die* ferim mni nomen Âokeniei (Beda. in Ayniii.).
Ce mot est dérivé du verfae ferire, « fn^er^ * parce fne, chei les Romains, û désignait les jonrs oà t*an immolait des Tîolsmes, les jours de sacrifices, où les affaires étaient suspendues, les cfarétiens, qui croyaient que tous les jours sans distinction devaient être consacrés au oiilte de Dieu, et surtout être marqués ou fériés par la «eseaiion du péché, nos autem ferias dicimus, quod omni die feriart, id etî cessare a peccato ddfemm (CondL in Trull. can. lxyi), appelèrent fériés tous les jours de la semaine. Le mot est employé dans ce sens par tous les Pères, par Tertullien, S. Basile, S. Cbrysostome, S. Augustin. Ce dernier reprend avec sévérité quelques chrétiens qui aiment mieux dire le jour de Mars onde la Lune que la seconde, la troisième féne, etc. (S. Augustin, bt psalm. xGiii). € Le premier jour après le sabbat est le inur du Seigneur ; le seœod après le sabbat est la seconde férié, que Jes séculiers appellent le jour de la Lune; le troisième après le sabbat est la troisième férié, qui est appelée parles païens le jonr de Mars ; le quatrième du sabbat est la quatrième férié, qui est dite k jour de Mercure par les païens, et même par plusieurs chrétiens. Mais nous ne voulons pas qu'ils le disent; et pi4t à Dieu qu'ils se dèGssent d'nne telle habitude ! Car ils ontlenr langue à pari dont ils doivent se servir. U est mieux que d'une bouche chrétienne ne «orie qn'nn langage ecdésiasiiquei s
SÉPVLTUilES. — I Les premiers chrétiens avaient adopté Tusage reçu chez les Romains, et consacré par la loi des Douze Tables, d'inhumer leurs morts hors de l'enceinte des villes. Mais ils évitèrent toujours avec un grand soin de confondre les restes de leurs frères avec ceux des païens* et dés le principe ils eurent des sépultures à eux.
rious pouvons citer un curieux exemple de cette répugnance des fidèles. C'est une inscription donnée par Muratori (moglxvui. 6), où il est dit qu'un nommé tvcvNDvs, en se faisant chrétien, avait vendu un droit de sépulture qu'il possédait sur un tombeau paieii, ivs ollarvm. Et il est intéressant de noter que ce droit fiit acheté par un esclave d'Antonia, femme deDrusns, ce qui place le contrat vers le règne de Claude, peul-ètre même à une époque nu peu plus reculée. Mumiori assure que ce marbre existait à Florence : nous en transcrivons les deux dernières lignes ; c'est probablement la plus ancienne mention du nom de chrétien qui se soit rencontrée sur les moniiments funéraires :
FAT8TVB. ARfDKUE. HBTIL 1VS EMIT. irCVIOH. CantllAK, OU.
Un autre Êît à eonstaler ici, «'est le soin qne les premiers chrétiens et les Saints enï-fnèines eurent to^ionrs de procurer à leurs oorps, tenles tes fois que la possibilité leur en était laissée, une «épiiliure honorable.
Ainsi on laoonte de S. Torpès, martyr (fiosio. p. 8), qu'au moment où il âtait conduit au Ueu de son supplice, il obtint de passer devant la maison d'un de ses amis nommé Andronicns, ponr lui recommander de lui donner «n tombeau afnés sa mort, kii assurant pour cette ceuvre de piété ia réoompense céleste : (Uanums eum ad m, plorans £i oscûkms ewn dixU : Àmice, tequere me, et sepeli eerpm menrn. Credo m EkmÛHO^ quia mercedem €ùn$equeris. S. Yiclor, martyr avec Ste Corona {Àp. Sur. t. in. XIV maii), pria les qnesteurs «de laisser transporter ses restes dans le monnment <que, selon une ancienne coutume, il s'était préparé de son vivant : H^beo enim loculos jam^ priâem miki paroles. Dans son testament, le martyr S. Ettstratius ordonna, hii aussi, que sa dépouille mortelle fût em'oyée dans sa patrie, et il chargea spécialement l'évéque de Séinfite de l'accompagner lui-même: Adjurami ewn vi per eeipeum iret, et pariarei reliquias eues (Sur. t. vi. m dec.). L'Égyptien S. Mennas Ût «ne recommandation analogue, et ses vœux ne furent point déçus, car de pieux chrétiens arrachèrent ses restes eux flammes 4«is lesquelles ils avaient été jetés ti les rendirent à la patrie du martyr, après les avoir enveloppés dans de ridies étoffes et embaumés avec des aromates (Id. n nov.) (Sur le culte de S. Mennas et tes bniies recueillies devant son tombeau, V. notre art. Huiles saintes, p. 545, 346). L'onbaumement était aussi en usage à Rome, et fen a trouvé an cimetière de Calliste un sarosphage renfermant nn corps embaumé, comme une momie, more œgyptio. Ste Fortunée, devant aToir la tôte tranchée avec ses frères, donna ringt pièces d'or au bourreau pour que son corps ne fÂt pas brûlé, mais enseveli dans la terre (Cod. S. Cœcil, ap. Bosio. Aid.). S. Sabinus, martyr d'Hermopoiis en Egypte, se voyant conduit vers le fleuve où il avait été condamné à être précipité avec une pierre aux pieds, pina les assistants d'aller an bout de trois jours recueillir son corps siv le rivage et de Itnhumer, et la pierre avec lui (Id. t. n. xm mart.).
il. — Dans les premiers siècles, l'Église était chargée de subvenir aux frais de la sépulture de ses en£uits, et ce desvoir était par elle tellement pris au sérieux, qne, encore au temps de 6. Ambroise {ûe offe. I. n. c. S8), il était permis, dans le cas de nécessité extrême, de vendre pour cet objet les vases sacrés du ministère des autels, décision ^i passa même plus tard dans la législation de l'Église (Decr. p. a. 12. p. H. cap. Aurum. % Nemo pot.). Les monuments primitifs nous autorisent cependant à penser qne, même à cet âge d'or du christianiane , ceux des fldèles auxquels leurs ifiicultês le permettaient, ne voulant pas èlre à charge à l'Église, achetaient à leurs frais, et de leur vivant, le lieu de leur sépulture et
SÉPU
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de celle de leurs parents et amis (V. Tari. Foêsoret). EinsBYM (iic) se vivas {sic) loct bisoni (bi»omum) (Bosio. 1. m- c 41). Des parents aimaient quelquefois à constater dans l*épitaphe d'un fils chôri qu'il s'était préparé lui-même son tombeau du fruit de son travail : filiys dylcissimys db sto LABORE siBi FEciT (BoWelli. 52). On recevait quelquefois d'un ami le don d'un tombeau : hvnc. locvm.
DONABIT X. ORBIVS BEIIVS. AMI. CV8. RARISSIMVS (Lupi.
Disserl. e lett, i. p. 169). Le plus souvent on rachetait des fossores: émit. a. cbleriko. fos (Ihid,). Mais c'est surtout après la paix rendue à l'Église, époque à laquelle les tombes cessèrent d'être creusées par l'autorité du pape ou des prêtres, que celle pratique devint tout à fait fréquente (V. Marchi. p. 85) ; alors les pauvres seuls étaient inhumés aux frais de la communauté. On trouve même assez souvent sur les épitaphes de cette époque l'énoncé du prix payé aux. fossores^ soit pour un tombeau particulier, soit pour une sépulture de famille. Le P. Marchi s'est livré sur ce sujet à des calculs qui nous paraissent plus ingénieux que concluanls (Y. Gavedoni. Ragguaglio ait. p,iO et 11).
Vers le temps des premiers empereurs chrétiens (Y. Lupi. Op. et loc. laud,)^ il se trouva des fidèles qui, par motif de pauvreté, ouvraient les tombeaux d'autrui pour y introduire leurs morts ; il y en eut d'autres que la cupidité porta à y rechercher Tor, l'argent, et différents objets précieux qu'on avait alors coutume d'ensevelir avec les défunts, et jusqu'aux marbres dont ils pouvaient tiriT quelque gain (Y. Gancellieri. De secret, ba-^ sHic, Yatic. t. v. p. 1878). Ces profanalions, qui devinrent peu à peu assez communes, expliquent les imprécations et les anathèmes que les épitaphes de cette époque et celles des temps postérieurs contiennent contre les violateurs des tombeaux (Y. à l'art. Anathèmes de curieux détails sur ce sujet).
Ce respect que les premiers chrétiens professaient pour des corps sanctifiés donna lieu à mille précautions de cette nature, lesquelles se traduisirent en ces formules de prières ou d'anathémes que font lire si fréquemment les épitaphes des premiers siècles.
111. — 11 y eut chez les premiers chrétiens deux espèces de sépultures, celles qui étaient creusées dans les entrailles de la terre, et que nous appelons catacombes, et celles qui étaient pratiquées, comme celles des païens, à fleur du sol.
1* On a vu à l'article Catacombes à peu près tout ce qu'il est nécessaire de savoir sur les premières; .ces sépultures souterraines furent creusées par les chrétiens et non point empruntées aux latomies ou arénaires des idolâtres, comme on l'a cru longtemps. Les tombeaux sont des espèces de niches ou gaines horizontalement ouvertes dans les flancs des corridors ou des cryptes, et on les appelait locvs ou loculus (Y. l'art. Locu/ux). Âpres y avoir déposé le cadavre, on fermait le tombeau avec une tablette de marbre ou avec des briques,
sur lesquelles on traçait ordinairement le nom du défunt, son âge, le jour de sa déposition, et en outre quelques emblèmes religieux. Prudence avait souvent contemplé ces sépultures, et illes décrit dans un poème adressé à Yalerianns, évéque de Saragosse (Perisiepk. hymn, xi) : • D'innombrables cendres de Saints, dans la ville de Romulus, ont été vues par nous, 6 Yalerianus, prêtre du Christ. Les iituli sont gravés sur les tombeaux; mais me demandes-tu les noms de chacun? Il me serait difficile de te satisfaire... Beaucoup de sepultures parlent par les lettres qui y sont inscrites, et disent, ou le nom d'un martyr, ou une épiUpbe quelconque. »
Innumeros cincres Sanclorum Romulea in nrbc Vidimus. o Chrisli Valériane sacer.
Incisos lumulis tilulos, et sinjnila quaeris ffomina? Difficile est ut repUcare queam.
Plurima lilleruUîî signata sepulchra loquentur, Hartyris aut nomen, aut epigramma aliquod.