Camis rp^irmllo
nein.
reclionem.
nem.
nem.
li. Vilam sternum.
li. Vitam aclernam.
1i. Vitam ffitemam.
1i. Vitam xtemam.
YlII. — La conformité presque littérale de ces quatre professions de foi fait évanouir i*objection proposée; et les imperceptibles différences qui existent entre elles s'expliquent sufGsamment par les raisons que nous avons données précédemment. Quelques-unes de ces variantes ont des raisons d*ètre spéciales qui ne nuisent nullement à rharmonie de Ten^mble. La plus notable est celle qui se remarque au premier article du Symbole d'Âquilée et consistant en ces mots, impassible et invisible. Nais une note marginale de Rufin nous avertit que ces deux mots sont étrangers, même au symbole de TÉglise d*Aquilée, auquel ils ne furent njoutés qu'après l'apparition de l'hérésie de Sabellius, qui soutenait que Dieu le Père avait souffert, d'où ses partisans furent appelés patrie pasùens.
Il existe une autre variante au quatrième article dans les différents exemplaires; mais elle ne tombe que sur les termes et nullement sur le sens, qui est partout le même, la descente aux enfers, exprimée d'une manière plus ou moins explicite. La dernière difficulté tombe sur l'article de la vie éternelle. On dit qu'il ne se trouve ni dans le symbole d'Âquilée, ui dans celui des Églises d'Orient, ni dans le romain. Hais, outre que cet article figure dans le^ meilleures copies, entre autres dans celle que donne Ruûn, comme on vient de le
voir, et dans d'autres encore (Cyrill. Hierosol. Catech. xvni. SS. — S. Léon, episi.nm. ÀiPulcher.), tous les Pères s^accordentà dire qae cet article est renfermé implicitement dans celui qui énonce la résurrection de la chair (Rufio. loc. laid. ad fin. — Augustin. Serm. ociv. iS et passim).
On a allégué encore d'autres Symboles qui ort'riraient des divergences plus profondes avec le romain, comme par exemple celui de S. Irénée, celui d'Origène, celui de S. Grégoire Thaumaturge, etc. Ce ne sont point là des Symboles proprement dits , mais bien plutôt des expositions de la foi catholique* et peut-être même des explications du Symbole des apôtres, car elles lui sont exactement conformes quant au seos et au fond de la doctrine.
SYMBOLES CHRÉTIENS. — QuacdDOOS passons en revue les monuments primitifs dn christianisme, mais par-dessus tout les catacombes romaines, qui sont le principal siège de dos origines, nos yeux rencontrent partout de mystérieoi caractères qui intéressent puissamment notre loi et excitent notre curiosité. Tantôt ce sont des personnages et des faits de l'Ancien Testament coih tenant une allusion plus ou moins directe à cevx du Nouveau; tantôt des figures emprunta anx fables du paganisme, telles qu'Orphée jouant de It
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lyre, et adoucissant les bêtes féroces par le charme de ses accents; tantôt diverses scènes de la vie des pasteurs ou de celle des pèclieurs ; ailleurs, des animaux réels ou chimérique:?, le poisson, Tagneau, le bélier, la colombe, le paon, le phénix, l'aigle, le coq, le cheval, le cerf, le dragon, le serpent, le centaure, le lion (V. les art. se rapportant à la plupart de ces mots) ; d'autres fois, ce sont des objets inanimés, des arbres, une palme, une couronne, des raisins avec leurs pampres, une montagne, une ancre, un navire lancé à toutes voiles et un phare dans le lointain, une lyre, un tonneau, une balance, une ou plusieurs maisons, des empreintes de pas, quatre ruisseaux jaillissant sous les pieds du Rédempteur, le monogramme du Christ, etc. (V. les articles se rapportant à ces différents mots).
Tous ces objets se trouvent reproduits, par toutes les branches de Fart du dessin, sur tous les genres de monuments, depuis les tombeaux jusqu'aux simples bagues que les chrétiens portaient aux doigts (V. l'art. Anneaux).
Voici, d'après le P. Garrucci [Civilià catlolica. an. 1857), une cornaline du deuxième siècle qui, sur une surface d'un centimètre (le dessin est six fois plus grand que l'original), en contient sept des principaux : l'ancre accostée de deux poissons, la croix en tau surmontée de la colombe avec le rameau d'olivier et ayant l'agneau à sa base, l'arche de Noé avec la croix en tau au milieu, un poisson isolé avec^on nom ixerc inscrit dans le champ, et enfin l'image du Bon-Pasteur portant la brebis sur ses épaules.
Quelques-uns des symboles chrétiens sont désignés dans un célèbre passage du Pédagogue de S. Clément d'Alexandrie (L. m. n. 106), conune les plus convenables pour la décoration des anneaux ou cachets des fidèles. Du témoignage de ce Père il résulte : 1* que l'usage des symboles était déjà en vigueur au deuxième siècle -, 2* qu'une signification sacrée était fixée à ces représentations, et que, tant celles qu'il désigne, que les autres qui sont répandues avec profusion dans les monuments des premiers siècles, constituent un vaste système de symbolisme, et toute une langue hiéroglyphique, qui, par un certain nombre de signes de convention, résumait les principaux mystères, ainsi que les enseignements du christianisme.
Les savants s*accordent généralement à penser
que les images symboliques dont nous nous occupons étaient comme autant de tessères ou signes de ralliement auxquels les chrétiens se reconnaissaient entre eux (Y. l'art. Te$8ères)\ et cela est vrai surtout de celles qui décorent des objets portatifs et d'un usage habituel. Mais le motif général de ce langage occulte vient de ce besoin de secret et de mystère que les persécutions imposaient à la société des chrétiens (V. l'art. Discipline du sea-et). Ils s'étaient fait une langue hiéroglyphique par la même raison qui les condamnait à cacher leur existence dans des grottes et des cimetières souterrains, ce qui leur fit donner par les païens le nom de « race fuyant la lumière et cherchant les ténèbres » (Minuc. Félix. Octav. vin).
Il a été dît souvent que les chrétiens avaient emprunté l'usage des symboles aux peuples de l'Orient, et notamment aux Égyptiens. Pendant un séjour de plus de deux siècles au milieu de ce dernier peuple, les Juifs durent sans aucun doute s'initier à la connaissance et se former à la pratique de récriture symbolique; et assurément, lloïse, c qui était instruit dans la science des Égyptiens (Ad. vil. 22), • ne négligea pas celle des hiéroglyphes; et nous savons positivement par S. Clément d'Alexandrie {Strom. v) qu'il expliquait par la méthode hiéroglyphique, c'est-à-dire sous de mystérieux symboles d'animaux, les préceptes de la loi morale. Les divers motifs de la décoration du tabernacle avaient aussi, selon ce Père, été puisés à la même source par le législateur des Bébreux. Née dans l'Orient, issue du judaïsme, qui, comme nous venons de le voir, avait lui-même puisé immédiatement dans la civilisation asiatique la connaissance usuelle des signes hiéroglyphiques, la foi chrétienne s'exprima naturellement dans cette langue conventionnelle, la seule qui fût familière aux peuples de ces contrées. Le langage de l'Ancien Testament et surtout celui des prophètes, étincelant d'images mystiques et d'énigmes sacrées, exerça sans aucun doute une immense influence au sein de la famille du Christ. Mais il ne faut pas oublier que, pour apprendre à rendre ou à cacher ses idées sous d'ingénieuses enveloppes, elle n'eut qu'à s'inspirer des discours de son divin Maître, qui lui-même ne présente jamais le vérité autrement que sous le demi-jour de Tallégorie : Sine parabola non loquebatur il lis (Marc, iv, 54). Il voulait ainsi ménager la faiblesse intellectuelle de ses auditeurs, et les prémunir contre l'abus qu'ils eussent pu faire de la divine parole, car, loin de la multitude, il se réservait de tout expliquer en détail à ses disciples, lesquels, devant être les dépositaires de sa doctrine, avaient besoin d'être initiés avec précision à son véritable sens : Seorsum autem discipulis suis disserehat omnia (Ibid.).
Telle est, sans que nous ayons besoin de Li chercher ailleurs, la source authentique du symbolisme chrétien. L'esprit du maître est passé dans les disciples; sa méthode revit dans l'enseignement que rËglise distribue en son nom ; elle rayonne dans la liturgie, et se reflète sur les monuments
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SYNA
figurés. La langue symbolique est donc un inslrument divin que Jêsiû-GIirist a laissé à son Église, et rÉglise s*en est servie, durant les premiers siècles de son existence, afin de voiler les vérités saintes aux regards profanes, tout en en multipliant partout l'expression matérielle pour renseignement et rédification des siens.
SYJVAXE (synaxit^ ouva^i;). — Ce mol est employé par les auteurs ecclésiastiques dans deux acceptions différentes. Tantôt il désigne rassemblée des fidèles, tantôt reucharibtie, ou plus exactement la sainte communion.
1" La racine de synaxis est le verbe grec <nvx-fCA, « je réunis, » et le sens propre et direct du mot est rétmion, astemblée: aussi Casaubon, et après IniSuicer (Thesaur. ecclesiast, R. p. 1110), observent-ils avec toute raison que gynaze est synonyme de êynagogue : les deux vocables ont une origine commune. Seulement, les premiers chrétiens adoptèrent une désinence différente, afin de distinguer leurs réunion» d'avec celles des Juifs d'abord, et ensuite d*avec les assemblées des hérétiques, car S. Épiphane nous apprend, dans sa dispute contre les ébionites, que ces sectaires notamment avaient adopté le nom de synagogue et non celui d'Église, et qu*ils appelaient ceux qui les présidaient « chefs de la synagogue t, archisy^ nagogos.
Quoi qu'il en soit, il est certain que ouva^i; est une expression à peu près inconnue dans la langue grecque avant la naissance du christianisme; nous ne sachons pas qu'il se trouve dans aucun auteur appartenant à l'antiquité proprement dite, tandis que ouva^M-pi y est fréquemment employé. Il est vrai que le nom de synaxe fut quelquefois attribué à la synagogue des Juifs, mais par des écrivains chrétiens et modernes. On ne peut guère citer, sous ce rapport, que l'archevêque bulgare Théophylacte, qui vivait, selon toute probabilité, au dixième siècle, et qui, par habilude, s'en sert dans son commentaire au vingt-deuxième chapitre de S. Matthieu (vers. 62). Il reproche aux Juifs d'avoir eu recours (pour faire garder le tombeau du Christ) à l'étranger Pilate. plutôt qu'à rassemblée, synaxe, établie par la loi (de Moïse) : àvri tîï; vivcp.iap.*«ii;
o-jvxlcû);.
Parmi les Pères qui emploient le mot synaxis pour assemblée, S. Cyrille de Jérusalem se présente en première ligne. Dans sa quatorzième catéchèse (cap. xxiv), il parle des synaxes qui avaient lieu le jour de l'Ascension du Sauveur, comme les dimanches, et fixe dans quel ordre les leçons devaient y être lues. Hais les assemblées où les catéchèses étaient prononcées n'étaient point appelées synaxes; ce nom était réservé aux réunions du dimanche et des jours de fêle où Tinstruction se complétait de la psalmodie. Cette distinction se trouve exprimée d'une manière plus ou moins claire dans plusieurs passages de S. Cyrille, qu'a rapprochés Toutlée dans sa savante préface (S. Cyrill. Hierosol. 0pp. eàil, Yenet. 1763. Prœfat. pag.
cxxi). Ailleurs (CaUck. i. cap. vi), S. Cyrille presse les chrétiens de fréquenter les synaxet après leur iKiptème aussi bien qu'auparavant : « Assiste avec zèle aux synaxes, non-seulement aujourd'lmi que les clercs l'exigent de toi, mais aussi après la grâce (du baptême) reçue. En effet, si, avant que lu leusses reçue, cette assiduité était bonne el louable, est-ce donc qu'elle cesserait de lètre parce que la grâce t'a été donnée ? Si, avant d'être planté, tu avais besoin d'être arrosé et cultivé, cela ne t'esl-il pas plus nécessaire encore après la plantation? f Dans la quatrième catéchèse (cap. ut), le même Père recommande pour les synaxes la pureté du corps et la netteté des vêtements, etc.
Tous les Pères Grecs se servent de la même expression quand ils parlent des assemblées des fidèles; et d'abord S. Chrysostome : • Pourquoi, dit-il (Homil. xxix. In Xc^), est-ce que je m épuise en efforts et en paroles, si vous devez toujours être semblables à vous-mêmes? Si les synaxa n'opèrent rien de bon en vous? Mais, disent-ils, nous prions ! Mais à quoi servent leurs prières, si elles ne sont pas accompagnées des œuvres? » Il insiste sur cette pensée dans une autre homélie (Homil. t In Matth.) : f II ne fallait pas que, à peine sortis de la synaxe, vous entreprissiez des œuvres indignes de la synaxe; mais, aussitôt rentrés dans vos maisons, vous devriez prendre en main le li>iie, ^\&Aw, appeler vos femmes et vos enfants à la communion de ce que vous aviez entendu, et ensuite vous livrer aux affaires intéressant la rie présente. »
S. Basile appelle rassemblée xièm^ <rMh, sensilem synaxim, « synaxe sensible {Homil. i. In psalm. zxvui), » par opposition à l'union spirituelle des fidèles, servant Dieu en esprit el en vérité, et à laquelle il donne le nom de cour sainte. La théologie s'est emparée de cette expression, elle dit VÉglise visible : « Si quelqu'un (ce sont les paroles de ce Père) fait son dieu de son ventre, ou de la gloire, ou de l'argent, ou de quelque autre chose qu'il honore d'un amour excessif; celuilà n'adore pas le Seigneur, il n'est point « dans la cour sainte », iv ri oùxf rf «p», bien qu'il paraisse digne d'être admis dans les synaxes sensibles des fidèles. »
Socrate (Hisi. eccL lib. v. cap. 22. p. 255. 6) suppose évidemment que sous le nom de synaxe on entendait tout l'ensemble de l'ofiJce divin, y compris la célébration des saints mystères. Suicer affirme sans fondement que cet historien établit une dlstinclion en're la synaxe el la liturgie. £o parlant de la pratique de TÉglise d Alexandrie, il dit : • A Alexandrie, à la férié qualriénie, et encore à celle qu'on appelle Parasceve, on lit les saintes Écritures, et les docteurs les interprélent; et on fait tout ce qui appartient à la spaxe, hormis la célébration des mystères, ^U% tH; ?«v u-j^tt?-»» TeXevx;. ■ C'est une exception pour le vendredi saint, exception qui s'observe encore de nos jour. 2' Nous avons dit que le mot synazis signifie encore la célébration des saints mystères, ou piti-
SYNA
svni
tôt la participation à ces mystères sacrés. Le terme n'est point détourné de son sens radical ; seulement ici, au lieu de désigner la réunion d*un certain nombre de personnes, il exprime, selon la pensée de S. Denys TAréopagite dans son Traité des Sacrements, la conjonction, ou union intime, du fidèle avec le Christ. Et il parait par le commentaire de Pachiméres (Âd cap. ni EccL Hierarch.) que cette acception du mot iynaxis est la plus ancienne. « Vnriynaxej dit ce paraphraste, il ne faut pas entendre la congrégation du peuple, comme plusieurs TinierprHent aujourd'hui^ mais la conjonction avec Dieu, c'est-à-dire la communion, »
Il est plus explicite encore dans Texplication du cliapitre quatrième : • Notez qu'il appelle (S. Denys) tynaxe la seule liturgie, en tant que ceux qui sont dignes y participent aux divins mystères ; elle tire donc son nom, non point de ce qu'elle réunit le peuple, mais de celte communion avec un seul, en vertu de laquelle nous sommes unis au Christ, notre Sauveur, comme les membres au chef, i
Et nous avons lieu de regarder cette interprétation comme juste, car le même S. Denys, au commencement de son livre de la Hiérarchie céleste, appelle ouva-fu^v (qui réunit) ce Dieu qui opère cette conjonction par le sacrement; nous citons en latin : Et convertit nos ad congreganiis Palris unitatem, et ad deificam simplicitatcm»
S. Chrysostome a employé le mot dans les deux sens. 11 appelle dans ses homélies (Homil. xi. De slai.) les saints mystères : ouvâ^tv ^ptxfd^carxr/iv, synaxim maxime tremendam, et ouvâ^iv à^fiav, sy~ naxim sanctam,
5*" Le mot de synaxe n'apparait point dans les auteurs latins de l'antiquité ecclésiastique proprement dite. Nous ne le trouvons guère que vers le cinquième siècle, dans les règles monastiques, où il est synonyme de collecte, employé précédemment pour désigner les assemblées ecclésiastiques (Uieron. In epitaph, Paulœ. — CsBsar. Arelat. Serm. xii).
Cassien (Institut cœnob. lib. u. cap. 10) désigne par ce mot Tassernblée des moines réunis pour la prière et la psalmodie, et c'est le plus ancien écrivain que Ton cite pour cet objet. Un peu plus tard, le sens de ce vocable se restreint encore, et n'exprime plus que le cours ou office ecclésiastique (Du Gange, ad voc. Synax,). La glose dit : « Synaxe, chant des heures, ou cette heure où le soleil descend de son axe, comme si l'on disait sans axe, et dicitur quasi mue aie. On lit dans la règle de Saint- Benoit (cap. xvii) : • La synaxe du soir se termine par quatre psaumes avec antiennes, t Celle de Saint-Colomban porte (cap. vu) : « Sur la synaxe, c'est-à-dire sur le cours des psaumes, plusieurs choses sont à distinguer.... t La règle de Saint- Donat (cap. xxvi) dit : n Que celui-là fasse pénitence, qui a oublié l'humiliation dans la synaxe, c^est-à-dire dans le cours ; » et le soixante «quin*
AXTIQ* CURÉT. '
liéroe chapitre a pour titre ; De la synaxe, d'està-dire « du cours des psaumes ■ On trouve ailleurs la distinction entre la synaxe matinale et la synaxe vespertinale (Mabill. Liturg. Gallican. }). 109): Sequenti nocte opportunum tempus synaxis matuiinalis advenerat, etc. Âd nonœ synaxim, i à la synaxe de none » (iv Sœc. Benedict. part. i. p. 509. Sœc. V. p. 15).
SYXCELLCS. — On appelait de ce nom des clercs qui autrefois habitaient avec Tévèque, dans la même chambre, o-jyxexXoi, pour être les témoins de sa vie et de ses mœurs. Celte institution e.\ista soit en Orient (Concil. Chalced. act. v), soit en Occident (Greg. Magn. iv. epist. 24). Au sixième siècle, S. Grégoire le Grand, ayant éloigné les l:«ïques de sa demeure pontificale, voulut que des clercs et des moines d*une vie sainte habitassent avec lui (Joan. Diac. In ejus Yita. i. 11 et 12). Il existe un édit de Théodoric ordonnant que les évèques, les prêtres et les diacres eussent des compagnons de chambre, cancellaneos (Ap. Ennod. Opusc. m. c. 7); les conciles en firent autant pour l'Espagne (ConciL Gerunden, c. vi. — Tolet. iv. etc.) et pour les Gaules (Concil. Turon. n. c. 4). En Orient, les patriarches eurent aussi leurs syncclles, dont l'un s'appelait grand ou premier syncelle, wp«Tc<Tu^tX- Xc;, et assistait aux conciles avec le patriarche. On vit même, au huitième concile général, le syncelle de Jérusalem siéger avec les Pères (Act. i). Quelquefois il succédait à son maître dans la dignité patriarchale (Y. Cedren. Hist. 1. v). Les protosyncelles en vinrent souvent à ce degré d'orgueil, qu'ils prétendirent, dans les sessions du saint office, c'est-à-dire dans les conciles patriarchnux, siéger au-dessus du métropolitain (Cf. Pelliccia, i. p. 80). Les évèques choisissaient leurs syncelles parmi les plus distingués en doctrine, car ils avaient recours à leurs lumières dans toutes les conjonctures importantes (Act. conc. Nicen. n. apud Baron, an. 687) «
9YMIÏX (FLUTE pastorale). — A l'instar de 1» plupart des représentations profanes de bergers, souvent dans les monuments chrétiens, mais depuis le milieu du troisième siècle seulement, on donne au Bon-Pasteur la syrinx ou flûte pastorale à sept tuyaux, mot dérivé du grec oupi^uv, « siffler, jouer du chalumeau. » Tantôt il la tient à la main (De' Rossi, Bull. 1868) ou la porte à sa bouche (Id. V. pi. Lxvni) ; tantôt elle est suspendue à son bra» (Boit. cLxix) ou à son côté par une bandelette en bandoulière (Id. clxxiv. et passim) ; quelquefois elle est déposée près de lui, comme on l'observe dans un fragment de verre historié du recueil de Buonarruoti (tav. v. 2).
Cet instrument primitif, dont les bergers se servaient pour rappeler leurs troupeaux au bercail, a été de bonne heure, ainsi que les autres attributs pastoraux, pris comme terme d'une touchan'eallègorie par les Pères de l'Église ; et S. Grégoire de Nazianze, après avoir décrit l'inquiète sollicitude
(lu betger qui. raonli sur une émînence, remplit
les airs du son méJancolique de sa «y Hnz, jusqu'à
4 ^ TABl
ce qu'il ait réuni les brebis dispersées (Onit. t. 28. 45), conclut que, pour rappeler les dmes i Uiru, le Pasteur spirituel doil, h son eiemple, employer plus souvent la dille que le I ilon pastoral. Le graveur d'une cornaline aniique, rionaêe pir Polidori {Amieo ealt. i. p. ?53), a eu l'iiigéni«tise idée de suspendre, au lieu de la lyrinz, une ancre renversée à la main du Bon-Pasieur. Cesl là un caractère qui distingue nellemenl celle pierredes monuments profanes de même espèce, car file rétêle l'inlenlion évidente d'eiprimer l'espénnu chrélienne sous l'un de ses emblèmes tes plus tuIgaires, Et à ce propos, nousdeions ajouter que suuTent sur lessarcopliages (Boit. uit). et ^iresque inévitablement sur les pierres gravées (Perret. t\ pi. lïi), ce symbole de l'ancre, quelquefois a<« beaucoup d'autres, accompagne la ligure du Bon- Pasteur. Or, pour appliquer aux choses arciiéoiiigiques un principe énoncé d'une manière gruérale par S. Grégoire le Grand {Homil. in Etntg. I. II. hom. 34], est-JI admissible qu'un fait sou^enl répété soit sans mystère : Non voeat myiltrioqaod iUralur in faelo f
TADITOE (RÉsDHnicTioH de). — On sait que Cette sainte femme fut ressuscilée par S. Pierre, à la prière des habitants de Joppé {Âct, ii). Ce fait ne se trouve représenté, que nous sachions, sur aucun monument de Rome ; nous en connaissons deux exemples dans notre Gaule: le premier est fourni par le sarcophage dit de S. Sidoine, évèque d'Ail, monument qui parait avoir été exécuté au quatrième siècle (V. JVonum. refal. à Sle Madeleine, t. 1. col. 767), et qui ai^ourd'hui encore subsiste dans la crypte de Ste-Hadeleine, à l'abbaye
le Saint-Maximin. Voici la reproduction de ce base'W, qui offre des particularités fort curieuses.
Conformément au texte sacré, S. Pierre est debout, et lenil la main à Tabitlie, que sa voii tient de rappeler à la vie. Pré» du lit où elle est assiw et q'ii est muni de rideaux suspendus par desbNcles à une tringle, deux enfants de taille in^ sont agenouillés et étendent leurs mains xttitipétre en signe de reconnaissance. De l'autre ait du lit se voient de face deux f<>mmes portant un costume à peu près semblable i celui de la pivpirl des religieuses de notre temps, et qui était l'babil des veuves dans l'antiquité clirélienne {Coifàl. Arautiean. i. 27). Ces deux femmes repré^nteiil ici les veuves qui vinrent supplier S. Piened* leur rendre celle qui par sa charité et ses bonnes œuvres leur était devenue si ctière, ■ lai moDlnnt en versant des larmes les tuniques et aulres ïélemenls qu'elle leur faisait i (.Ici. ii. 39). On remarque près du lit un de ces sièges sans bmri recouverts d'une draperie qui se rencontrent y souvent sur les sarcophages des catacombes Le second exemple, tout semblable au précédenl, j* trouve sur un tombeau du musée d'Arles, sous le n' 70.
U résurrection de Tabilhe est aussi reptesentée sur un sarcophage delà catbédralede ffttaa (Polidori. Convili. nelV Amieo callot. vn. p. 3Si ■ qui présente cette singularité areliéologiqu» q"' tous les sujets de son bas-relief sont tirés d« Acte* (Jet apOtreê, et se rapportent » U ne « S. Pierre.