‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 255 sur 281 · TEST · texte numérisé non relu

TEST

TITR

^.rarl. Sc/iMw). Celui qui est à la droite de Daniel lienl en outre un volume roulé de la main droite ; il est âgé et porte une longue barbe, tandis que Taulre est jeune et imberbe. Le premier, à notre sens, doit être Noïse ou la personnification de l'Ancien Testament ; le second, Jésus-Christ, représentant la loi nouvelle. En effet, celui que nous regardons comme Moïse porte à la main la loi qu'il a reçue ; le Messie, au contraire, qui n'a pas de livre à la main, annonce la loi de grâce qu'il est venu apporter au monde et qui n'est pas encore écrite.

3* Ceci paraît peut-être plus clairement encore dans quelques mosaïques. Nous prenons pour exemple celle de Saint-Vital de Ravenne (Ciampini. Vet. monim. t. ii. tab. xx et xxi), où le rapprochement intentionnel des figures des deux Testaments ne laisse pas de doute. Les sujets sont placés aux côtés de deux fenêtres qui se font face : du côté de févangile, S. Jean et S. Luc, avec leurs animaux symboliques; au-dessous de celui-ci est Moïse recevant les tables de la loi, et au-dessous du premier, Jéréniie tenant un volume déroulé ; devant lui est une colonne surmontée d'une couronne, ce qui,pense-t-on.est l'emblème de Jérusalem, où Jérémie était prophète, et qui était la capitale delà Palestine. Au-dessous de la fenêtre, deux anges ailés, soulenant une croix gemmée îiccostée de Ta et de Fw dîms une couronne, servent de trait d'union entre les deux groupes, fecii utraque unum (Ephes. ii. 14). Du côlé de l'épîlre, scène analogue : S. Mathieu et Moïse détachant sa chaussure, et un peu plus bas gardant les brebis de Jéthro ; S. Blarc et Isaïe, en avant duquel est aussi une tour couronnée.

Nous devons ajouter que, en général, dans les basiliques anciennes, la mosaïque du grand arc ou arc triomphal est consacrée aux histoires du Nouveau Testament, et celles des deux côtés du portique aux faits de l'ancienne loi. C'est ce qu'on remarque surtout à Sainte-Marie-Majeure de Home.

A"" Une lampe du recueil de Bartoli (Antich. lucenie. parte, ni. lav. xxv) fait voir, près de la cucurbite où s'abrite Jonas, un cyprès. Ces deux plantes seraient encore l'emblème des deux Testaments, l'un temporaire, l'autre définitif et immuable. L'Ancien serait figuré par la cucurbite, plante qui, fragile et peu durable de sa nature, le fut moins encore dans le fait de Jonas, puisque, à sa racine, elle avait le ver préparé de Dieu pour la faire sécher (Jonas, iv. 7). C'est ce que dit clairement S. Augustin : Vmbraculum cucur. biiœ sunt promissiones Yeleris Tcttamenlit f l'ombrage de la cucurbite, ce sont les promesses du YieuxTes!amenl (Episl. en. Adpresbyt. Deogratias). Le cyprès au contraire, à raison de sa dureté et de sonincorruptibiHlé, a été plac-élà pour figurer le Nouveau Testament dont le règne est éternel (V. Ambros. In psalm. cxvun. êerm. 4. et Greg. Magn. Expoê. in Canl. i. 56).

Les païens eux-mêmes regardaient le cyprès

comme le symbole de la durée et de l'étemilé. C'est pour cela qu'ils employaient son bois pour

les statues de certains dieux, et pour le sccplre de Jupiter. A ceux qui étaient morts pour la patrie, on décernait l'honneur d'être ensevelis dans des cercueils de cyprès ; et c'était sur des tables de cyprès que Platon voulait qu'on gravât tes lois (llofTman. 1. 1. ad voc. Cypre$su$). Il est probable que l'image de cet arbre sculptée sur les tombeaux avait trait à l'immortalité de l'âme.

Enfin, quelques antiquaires ont cru voir la figure ou l'emblè.ne des deux Testaments dans les deux oliviers entre lesquels la Ste Vierge est représentée, notamment sur les verres à fond d'or (V. Garrucci, nella Civillà caitolica. série?, t. i.p. G92 et 697). On fonde cette opinion sur un passage de S. Proclus, qui en effet semble la fa?oriser [Oral. ir. De incarnat. In cap. m. vert. 10 Zachariœ): « Les deux oliviers sont les deux Testaments : et pourquoi le prophète les appelle-t-il des oliviers ? C'est parce que, de même que les oliviers ne perdent jamais leur verdure, ainsi les deux Testaments sont de précieux témoins du Verbe incarné » (V. l'art. : Scènes de l Ancien et du Nouveau Testament).

TÉTRASTYLE. — V. fart. Abium.

TIERCE. — Y. fart. Office divin, M

TITUES. — L — Cest au pape Évariste, quatrième successeur de S. Pierre, en 11'i, qu'on attribue communément la création des premiers titres ou paroisses de la ville de Rome : Hic Uiulos, dit le livre pontifical (/« Evarist.) in vrh( Roma divisit presbyteris. Nous voyons néanmoins dans le même livre (In Clet.) que, d'apr^> les instructions laissées par S. Pierre, S. Clet, qui siégeait en 81, et n'était séparé du prince des apôtres que par le pontiGcat de S. Linos, ordonna vingt-cinq prêtres pour la ville de Rome (c'est la leçon la plus sûre, d'autres disent trente-cinq i^ Hic ex prœcepto beati Pétri xxv preshyterot ordinavit in urbe Roma. Il est évident qu'il ne s'agit pas ici d'ordinations successives, mais d'un collège de vingt-cinq prêtres composant le persane! de l'Église romaine. Doit-on en conclure qu'Ewriste ne lit que régulariser ou ériger en loi un étal de choses déjà en vigueur vingt ans avant lui • Toujours est-il que c'est de celte époque que l'on

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