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Tait dater l'insiiiution des tilrn, ou prélres-cardinaiti, appelés h dessenir les églises auiquelles defaienl dés lors se rattacher, chacun selon la région qu'il habitait, les fidèles djssémints dans ta ville de Rome.
Ce ponlife érigea aussi les sept djaronies, uplem diaconot initiluil, el telle est l'origine des cardinaui- diacres. L'instiluiton des cardinaunéïêques ne devait venir que beaucoup plus lard, sous le pontificat d'Etienne IV, au commencement du. neuvième siècle, car le Livre pontifical, qui enregistre avec une scrupuleuse exactitude les ordinations Taites par les premiers papes, énonce purement et simplement le nombre des prêtres el des diacres, et, quand il s'agit des évèques, par I
mêmes pontifes,
il a toujours
soin d'eipliquer
qu'ils sont destinés à être envoyés en divers lieux,
tpitcopoi per divena laça, el non employés au
service de l'Église romaine.
Quand on se reporte à la date de l'inslitution qui nous occupe, et qui correspond à la treizième année du règne de Trajan, c'est-à-dire aux premières années du deuxième siècle, on est amené à se demander quels pouvaient èlre ces tifrei, où étaient situées ces églises paroiuiaU», auxquelles le pape Ëvarisie préposait drs prêtres, alors que l'existence éphémère de la société chrétienne était réduite à se dissimuler aux yeux du paganisme persécuteur? A l'eumplede ce qui se pratiqua dès le principe a Jérusalem et dans la Judée en général, c'était d,ins les maisons de quelques fidèlesdévoucs que l'Eglise romaine, à son début, réunissait ses enfants pour les synaxes : Frangentf> circa domot panem, inmcbanl cibum cum extullaiione el limpliciîaU cordit [kcl. ». 41-46. v. J3), * rompant le pain de maison en maison, ils prenaient celle nourriture avec joie et simplicité de cœur. •
II. — Hais, pour remonter aux premières origines, nous devons rappeler que, d'après les Iradilionslesplus sûres, S Pierre se rendit à Itome en deux reprises dilTérenles, sous l'empire de Claude et sous celui de Néron. La première fois, il se réfugia dans le cimetière dit Oslrien, siluè en- Ire la voie Nomentane et la Salaria : c'est là qu'il inaugura son minisli-re dans la ville éternelle \ la fut sa première chaire, celle que les anciens manuscrils hiéronjmiens appellent : cathedra S. Pétri qua primum Romœ ledit ; c'est là qu'il baptisa ses premiers néophytes, ad nymphai S. Pe-
vs PICIT cv^^ svis
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tri, — cœmeterium ubi Petruâ bapliiabat, porleni les mêmes documents. Ceci est la rectification d'une erreur séculaire, el c'esl h H. De" Rossi qu'elle est due (V. notre art. FéUi de Vannée eccUtiailique, I, 3). Une tradition non moins constante rapporte que, à son second voyage, S. Pierre reçut une généreuse hospilililé dans la maison du sénateur Pudens, située dans le vku* patridus; et c'esl la que fut établi le premier centre proprement dit de réunion de cette Ëglise naissante, c'est-à-dire la cathédrale du prince des
cesseiirs P^"' ^^wt irois cents ans. et qui n'est autre, sauf de nombreuses transformations, que la vénérable église de Sainte- Piidenllenne, Yetutlittimum omnium tilulum Pu-
appellalum, dit Baronius. Ce titre passa plus lard i Sainte-Praxéde. Voici un monument qui semble confirmer celle respectable tradition. C'est une mosaïque du qualrîéme siècle qui a élé conservée jusqu'en 1505, dans l'église appelée par les anciens Pudentiana ou tHulut Pudenti», et, qui plus esl, dans la chapelle même où existe encore la table de bois sur laquelle on erotique S. Pierre célébrait les saints mystères. Cette mosaïque, déiruite au xvi* siècle mais dont heureusement Ciacconionousa conservé une copie. représente, comme on le voit, un personnage nimbé semblant adresser la parole à deux brebis placées à ses cûlés. En dépit del'inndélilè évidente du dessin, elledut certainement reproduire le type connu de la figure de S. Pierre, et le commentaire dont Ciacconio accompagne sa copie atteste que l'on regardait le monument comme destiné à perpétuer le ' souvenir de la prédicalion de l'apèlre en ce lieu (De' Rossi. Bull. 1867, p. K'n).
Il faul observer cependant qu'étant la caihédrale du pape, cetie b:isilique ne put pas èlre dans le principe un litre presbvtéral. Seulement Pie \" y ajouta, en US, un oratoire dontil fil pour le prêtre Pastor, son frère, un titre qui s'appela depuis tilului Pattorit. C'estcequi a lieu aujourd'hui dans nos citliédrales, où une chapelle ou un oratoire esl affecté au litre paroissial.
11 y eut aussi des litres dans les mnisons de plusieurs autres chrétiens illustres, dans celle de Priscus el d'Aquila, par exemple, personnages que S. Paul salue nommément dans son Epiire aux Romain* (xti. 3) ; sur le monl Avenlin, dans celle de Lucine, illustre miilrone qui, elle aussi, fui l'hôte des apôtres S. Pierre el S. Faul ; dans celle
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de S. Clément au pied du mont Cœlius ; dans celle d'Ëudoxie, elc. Parmi ces titres primitifs figurent aussi ceux d*Equilius,de Vestine, de Pammachius, de Fasciola, elc. Plus tard, quelques titres tir^ren. leur nom des saints auxquels l'église était dédiée, comme ceux de Sainte-Cécile, de Sainte-Marie iran$ Tiberim; d'autres fois ils prenaient celui des pontifes qui les avaient établis, Jules, Damase, etc. 111. — Quel fut le nombre des titres établis par S. Évariste? Bien que le Livre des pontifes garde à cet égard un complet silence, il est à croire qu'il fut égal à celui des prêtres que S. Pierre avait r^cscril d'ordonner pour le service de TËi^lise rornav^»^ Quoi qu'il en soit, le nombre de ces titres était encui^ de vingt-cinq au commencement du troisième siècle, iwn s voyons en effet à cette époque le pape S. Urbain, qx»v ig premier prescrivit que les vases sacrés seraient en «^^t, en faire confectionner vingt-cinq, nombre égal à cew; Hes titres de Rome, hic fecit ministeria sacra omnia argentea viginti-quinque {Lih. Pont, in Urban,) Il «n était encore ainsi en 304, sous le pontificat de Marcellus (Lih. Pontif. in Marcell.). Au cinquième siècle, il fut porté à vingt-huit et se maintint à ce chiffre jusqu'à Uonorius 11; il s'éleva ensuite depuis le treizième siècle à quarante-quatre ; il est aujourd'hui de cinquante.
Nous lisons dans l'ouvrage du P. Marchi (p. 26) les épitaphes de plusieurs prêtres des anciens /tires de Rome : locvs presbyteki basili titvli sabi-
RAE. — LOG. ADEOBATl PRESB. TIT. PRISCAE. CtC. LcS
inscriptions des clercs mineurs mentionnent aussi souvent le titre auquel ils étaient attachés en qualité de lecteurs, par exemple, ou d'acolytes (Y. les art. lecteurs et Acolytes),
IV. — En outre des titres desservis par des cardinaux-prêtres, il y eut aussi, comme nous l'avons dit, des diaconies (V. Platin. De cardinalis dignitaie et offic. c. ii. § 71) qui n'étaient autre chose que des maisons hospitalières, auxquelles étaient annexés des oratoires, et où étaient nourris et entretenus les pauvres, les orphelins, les vieillards, etc.; à ces établissements furent attachés des diacres, qu'on appela aussi cardinaux. Lorsque le temps ou plutôt les bouleversements qui si souvent ont agité la Ville étemelle eurent fait disparaître ces hospices, les chapelles seules conservèrent le nom de diaconies. Au commencement, ces diaconies furent au nombre de sept seulement, pour les sept diacres de l'Église romaine. Ce n'est qu'au douzième siècle qu'on y en ajouta sept autres, afin que chacune des quatorze régions civiles de la ville eût la sienne. Et les diacreii-cardinaux prirent leurs noms de ces diaconies, qui elles-mêmes étaient désignées par le numéro delà région à laquelle elles correspondaient (V. l'art. Curés).
On a beaucoup disserté sur Torigine de ce nom de titre donné aux églises. Selon les uns, il viendrait des tombeaux des martyrs qui s'appelaient iituli; selon d'itutres, des titres fiscaux, lesquels, apposés sur un objet quelconque, faisaient que cet
objet était dévolu au prince. Dans ce sens, les églises auraient tiré leur nom de titre de leur consécration même au roi des rois. Altaserra (M, in Anasi.) explique comme il suit cette origine: (c Les églises s'appelaient titres, parce que quand un prêtre était ordonné, son ordination se faisait sous son titre, c'est-à-dire avec désignation d'une église spéciale, dont l'ordonné était appelé iHulaire.»
TOBIE. — Les premiers chrétiens, d'après l'enseignement des SS. Pères, regardaient le poisson, que, par l'ordre de Tange, le jeune Tobie pécha dans les eaux du Tigre, comme la figure du Sauveur (S. Augustin. Setm. iv. DeSS.apoil.Petro et Paulo. — S. Optât et Milev. lib. m Conir. Parmen. vers. init.). De même que le poisson avait par son foie délivré Sara du mauvais esprit, et par son fiel rendu la vue au vieux Tobie, ainsi Jésus-Christ, pAv ^a passion, a chassé le démon du monde et dissipé les lén^hres dans lesquelles l'humanité était ensevelie (Y. l'art. Poi—on),
Les diverses représentations de ce si^et qui soot arrivées jusqu'à nous suivent à peu près la succession des événements de la touchante histoire de Tobie. Une fresque des catacombes présumée du deuxième siècle (D*Agin court. Peinttire. pi. vn n. 3) fait voir le jeune Tobie au début de son Toyage et conduit par l'ange. Une autre peinture (Boltari (tav. Lxv) le représente dans un état de nudité à peu prés complète, portant de la main droite un poisson suspendu à un hameçon, et de la gauche
le bâton du voyageur. Dans une troisième fresqu» découverte en 1849 (Perret, vol. ui. pK xxti) au cimetière desSaints-'Thrason-et-Saluriiin et quenous reproduisons parce que la scène y est représentée d'une manière plus complète, il est vu présentanl le poisson à Fange vêtu d'une longue tunique. Ici encore Tobie est nu, sauf une ceinture sur les hanches. Mais en général il porte une tunique courte et ceinte, et tient la main dans la gueule du poisson : ainsi sur un verre doré du recueil de Buonarruoti (tav. ii. n. 2) et sur un autre nionoment absolument semblable, mais à fond d'ajur. dans l'ouvrage de M. Perret (vol. iv. pi. xn- ^'r Le P. Garrucci (Fe(ri. m) en a publié trois à peu près semblables ; en voici un. 11 est probaU« q^ ces deux verres qui, vu Texiguïté de leurs diraen-