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TOUR

de dignité les ilrslinguant des pénilents et des moines qui conserriretit li tonsure complète, i moins qu'ils ne fussent admis à la dignité sacerdotale, ce qui ne vint que plus lard, comme on sait. S. Isidore de Séïille [De offie. tecltt. n. 4) et S. Grésoiri! de Tours (De gior. martyr. I. i. c 28} font déjà mention de cette couronne, et le qualriém<! concile de Tolède en Qie ainsi la forme en C33 : Omnfi cleiici, delonto tuperiu* eapitt loto, itifmm tolam circuli coronam relinquant. C'est ainsi que la représenlenl les monuments du sixième siècle, enire aulres une fresque du rimetière de Callisie représentanl le pape S. Corneille (V. De' Rossi. Roma toll. tav. yj), figure ici reproduite, et encore la mosaïque de Saint* Apollinnire de Ravenne qui date de 567, et où ce saint évéque est vu avec une Ion sure telle qu'elle est décrite par le concile de Tolède (V. Ciampini. Yel.

mon t. n. tali.ixfu.

— V, aussi noire an.

Trantpguralion).

Celle sainte assemblée la ramena h son inslilulion normale, car déjà alors des abus s'élaienl introduits, et en Espagne surtout on voyait des lecteurs qui entretenaient de longues clievelures, se conlentani de porter une étroile tonsure au sommet de h tète, itt capilii apice modicvm circulum, comme celle des ecclêsirisliques de nos jours.

Ouoi qu'il en soil, l'ori^^ine de cet usage vint probablement d'une tradition vague, supposant que S. Pierre avait porté une couronne semblable, en mémoire de la passion du Sauveui', et surtout du couronnement d'épines (Cieg. Turon. De glor. marlyr. vin). Ce qu'il y a de certain, c'est que, depuii celle époque, l' iconographie lui assigna cet attribut comme marque de prééminence sur les aulres a paires. C'est ce que montrent les mosaïques, ainsi que les plus anciens manuscrits (V. Borgia. De eruce Yelit. p. 8i). Pour plus amples détails, on peut consulter Cliamillard {De corona, tontura et habita cleric.) et du Saussay (Panopt. eleric).

TOUR ClICIIAniSTIQUE. — V. l'art. Cotombe euckarùlique.

TOURTERELLES. — La tourterelle est représentée par les SS. Pères comme le modèle et le symbole, soit de la fidélité coi^ugale, foit de la virginité : In lurfur« incorrupta gentrationit nalura, vel immaculati corpoiU cattimonia (S. Am-

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bros. L. u De Abraham, c. vni. n. 55). L'antiquité pensait qu'elle se contente d'un seul mile, tt qu'elle reste veuve quand elle )'a perdu (Aristol. De animal, c. ïuï). C'est pour cela que, dans les angles formés par les retombées des niches de quelques sarcophages bisomes, on voit des tonrlereltes becquetant des fruits dans des corbeilles renversées. Tel est celui de Probus et de Pn*a, où les deui époui sont figurés en pied dans la nielle centrale, se serrant la main, en tigw de suprême adieu (Boltar. tav. ivii et ivui), eiausii une autre urne sépulcrale trouvée â Ariei ta 18U (V. l'art. Mariage).

TRADITEL'RS {rRADiTmcs). — L'histoire ecclésiastique désigne sous ce nom ceux qui, tu temps de la persécution de Dioclélien, livraient aux païens, pour être brûlés, les livres siinls et les vases de l'Église. Le premier concile d'Arles (c. un), qui est aussi le premier qui ait été l«ia depuis cette persécution, décrète que les tkTCJ convaincus de ce crime seront déposés Je Nr cbnrge. I4ous voyons par les actes de ce coricile que ceux qui avaient eu la lichelé de dénoncer leurs fréfES, en livrant les registres ou livres matricules où leurs noms étaient inscrits, étaient iiussi tenus pour coupables du crime detradilion, el cliassés des rangs du clergé : De kit qui tfriptura* taerat Iradidiiie dicuatur, rel nhh Anutai, vet KoviNA FiukTHDN auonim, placuit nobit ni /piieumque eorvm in acli* publiei» fueril deirdia, nm verbit nudit, ab ordine eleri amoveatur. Les itonalistes imputèrent sauvent celte espèce de tradilioa, mais calomnieuse me ni, à Cœcilianus, évéque d« Cartilage, el à ceux qui l'avaient ordonné A celle accusation, S. Augustin répondait [Epiii. l. .td Bonifac.) que si elle était fondée et qu'elle pdl lui élre démontrée comme telle, il n'Iiésiierail pasi anémathiser cet évéque, mèm'^morl. li est aiérr que Cœcilianus fui déclaré innocent lu cnncilf d'Arles et qu'il fut même appelé â y si^er, el ea souscrivit les actes (V. Tillemont. vi. p. 19%).

Nais ceux qui attribuaient de telles choses i Orcilianus étaient eux-tnèmes tradileun, et >l) «< étaient venus à ce degré d'impudeace, qae df s'absoudre tes uns les autres, pour accuser \es innocents, ainsi que S. Opiat de llilève (I. i. p 39' et S. Augustin [Conlr. CreKon. I. m. c. ÎT] le aimontrent par les actes du concile de Cirtlu, où s'était passée celle triste scène qui se dr^sai: devant eux comme un témoin écrasant.

Les actes du concile de Cirllia furent «inservés avec soin, el S. Augustin el ?. Optât en donnent le passage capital, le seul qui soit arrivé juiqu'à nous (Augustin, in Crète, i. 5. !7. — Opl*'- 1. I. p. 5B). Il s'y trouva onze ou douieéviques, tous de la province de Numidic, qui avait pour capitale celle ville de Cinha, nommée ensuile I (^nstantiueparrempereur Constantin. Après ié-

TBiN — :

Ire absous de leur apostasie, ils [erminèrent le concile par l'acte qui l'axait biL convoquer, i savoir l'élection d'un évËque de Cirlha. Leur choix tomba sur un Iraditeur, le souj^iacre SyUain qui avait livré les rases sacrés le 19 mai 303. Secundus, évèquede Tigisite, qui avilit présidé celle assemblée, liclia de pallier sa lâcheté, en alléguant qu'il avail craint que la sévérité ne déterminit un schisme. S. Au;:uslin ne semble pas condamner sa conduite {EpM. clïii). Hais ces évéques Iraditeurs furent les premiers auteurs du schisme des donalistes (V. Tilleraont. ti. p. 10).

TftANSENYA. — C'élail une espèce de grillage en marbre . usité dans les chapelles des entacombes p'>ur protéger les reliques des martyrs contre la proranation et mSme contre l'indiscret, quoique pieux, empressement des fidèles. Ijoldelli (V. Cimit. p. 35) avait rencontré une de ces Irantennt» presque entière dans le cimetière de Calliste et il en donne le dessin : on voit dans le sarcophage découvert le corps du martyr, et la rupture du grillage à sa partie inférieure autorise h penser qu'il avait été une barrière insuflisanle pour garantir cette relique. Hais rien n'égale en intérêt celle que public H, Ue'Rossi [Intcr. Chrùt. Urbii Romit. t. i. Pioleg. p. cir) et qui porte une magnifique inscription de la fm du troisième siècle- Parles soins du même antiquaire, la balustrade qui entourait priiiiilirement l'autel et la chaire de la fameuse crypte des papes, au cimetière de Calliste, a été rétablie au moyen des débris retrouvés èpars sur le sol (Y. dans le 3* vol. de la Roma mit. V\. i. A) la restauration complète de la crypte.

Beaucoup d'autres cancels du même genre ont été trouvés, mais plus ou moins brisés, dans ce cimetière, ainsi que dans ceux de Prisciiie et de Sainte-Hélène. H. Perret (iv, pi. vu) en donne un Tragment dont voici la reproduction. L'usage en

fut conservé pour la confeitioa des basiliques supérieures (V. l'art. Confettion) \ les auteurs en font souvent mention, Un croit que les magnifiques Iransenncs que l'on admire dans la basilique de Saint-Clément à Rome appartenaient primitivement à l'église antique aujourd'hui souterraine. Kous lisons dans le Livre pontifical au sujet de Sixte 111 : Omavit Irantennam, et al-

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(are, el eonfeuionem S- marlyrii Laaren&i, % il orna la transenne, et Vautel, et la confession du saint martyr Laurent. * Et S. Paulin, décrivant la basilique de Saint-Félix 5 flola, dit(£p. ad Seter ) : Laliuimo vero conxpeclu tata htec batHica memorali eonfeuoru aperitur Iriniâ arcubut paribut, perlacente Iranienna, * d'un aspect très-gai, toute celle basilique dudit confesseur s'oqvrepar trois arcs égaux, devant lesquels brilie une transenne. • Nous trouvons des mentions analogues dans S. Grégoire de Tours (L. i. De ghr. emf. 37), dans Bédé [Hiil. Angl. c. m), dans Evodius (Demirae. S.Steph.c. m). L'usage destransetines existait aussi dans les églises d'Afrique. £ri voici un curieux fragment dessiné à Cherchel par H. le commandant Sériiial. Ses compartiments, dans la'partie supérieure, sont, comme on voit, combinés de façon i figurer le monogramme du Christ, accosté des sigles A el «.

Les fidèles avaient coutume d'introduire par les ouvertures de ces grillages des voiles et des linges quelconques appelés brandea par les auteurs anciens, pour les mettre en contact avec le tombeau : après quelques jours de veilles, de prières el de jei^nes, on retirait ces objets avec la pieuse conliance qu'ils s'étaient imprégnés d'une vertu surnaturelle, à laquelle on avait recours pour obtenir des guérisons el autres eR'els miraculeux (V. l'art. Fenettella confettion»). Le même Grégoire de Tours (De glor. MM. r. c. 38) parle très au long des voiles et des clefs d'or que l'on suspendait ainsi dans la confession de S. Pierre. Les Œuvres de S. Grégoire le Grand fournissent aussi de nombreux détails sur ces objets ainsi que sur leurs efléts miraculeux (l'aul diac. In Vil. S. Greg. a. 4-2). Les Iranienne» des catacombes furent probablement l'origine des cancels protégeant le sanctuaire dans les basiliques primitives (V. l'art. Cancel).

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