‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 262 sur 281 · TRIS · texte numérisé non relu

TRIS

ULYS

été bâtie par Théodose (V. la fig. de l'art. Sarco^ phage; I.)

Les trois personnes divines sont nommées dans quelques inscriptions antiques. On en lit une dans la Rome souterraine de Bosio (p. 148), qui cependant n*est pas de Tépoque des catacombes: ib no-

MIRE PATRIS 01I5IP0TENTIS ET D0Ul!fI HOSTRI lESV ^ FIL

[| ET 9A1ICTI pARACLETi.... La même formule est facilement reconnaissable (Le Blant. Inicr. chréL de la Gaule, i, p. 222) sur un marbre Irès-fruste trouvé à Saint-Taurin d*Ëvreux il y a peu d*années. M. De' Rossi (i. p. 222. n. 523) donne une inscription de Tan 403 commençant par ces mots :

QVIMTILIANVS. HORO. DEl |fC0KFIRHANS TRIRITATEM

Cette formule, jusque-là inusitée, exprime sans doute la foi à la Ste Trinité.

TRISAGI03Î (oD nTMXB chérubique). — Voici quelle était la forme primitiye de cette hymne : Sanctus^ Sancius^ Sanctus Dominut Deu$ sabaoth : pleni iunt cœli et terra gloria ejus, henedictuê in iœcula: anun. Ainsi lisons-nous au huitième Kvre des ComiUulionê aposloUques (cap. Lxxii). Un peu plus tard, TÉgiise ajouta quelques mots : Sanctuê Deta, Sanctus fortts^ Sanctus immortalis, miserere nobis. Cette addition eut lieu au concile de Chaicédoine (Act. i), à propos de la condamnation de Dioscore. Les orthodoxes adoptèrent cette modification, si nous en croyons S. Jean de Damas (De orlhodox, fide, 1. m, c. 10), pour proclamer leur foi à la Ste Trinité.

Aussi lorsque Pierre Gnaphée, voulant introduire rhérésie des théopaschites affirmant que la nature divine avait souffert sur la croix, eut ajouté cette clause : Qui crucifixus es pro nobis, tout aussitôt les évêques ratiioliques y firent une nouvelle addition consistant à dire : Sanctus Deus, Sanctus fortis, Sanctus immortalisa Chrisle rex^ qui crucifixus es pro nobis, miserere nostri : c'est ce que nous apprenons de Théodore le Lecteur (lib. n) et de plusieurs autres historiens. Mais ces additions, quelles qu'elles fussent, n'é: aient pas sans exciter des troubles dans les Églises tant de l'Orient que de TOccident, dont la plupart les rejetaient ; et dans plusieurs province.s de l'Europe on se mit à chanter, à la place de ces additions

plus ou moins suspectes i cause de leur nouveauté, cette formule simple et sommaire: Sancta Trinito<, miserere nobis.

C'est surtout au milieu de la sainte synaxe, c'est-à-dire après la préface, que se chantait cette hymne chérubique. S. Cyrille de Jérusalem {Caiech. V. n. 5) et S. Chrysostome (Hom. in Seraphim. t. m. Opp*) en parlent comme terminant Faction de grâces; et plusieurs conciles de lûecident (Concil, Yasense ii. can. 4) prescrivent de la dire à toutes les messes, soit matinales, soit quadragésimales, soit même aux messes des défunts : cette dernière prescription avait sans doute pour but de réprouver la fausse opinion de ceux qui eslimaiaU que cette hymne de joie et vraiment triomphale n'était pas convenable dans les messes lugubres.

Cependant elle se chantait dans d'autres occasions encore, comme il parait par le c«inon du concile de Chalcédoine déjà cité. Quelques commentateurs Grecs des rites sacrés mettent une distinction entre la simple formule : Sandut, Sandw Deus Zebaoth, qu'ils appellent eptittrioit ou hymoe triomphale, et cette autre plus longue, Sandus Deus, Sanctus fortis, etc. (Y. plus haut), qui senit le trisagion. D'après eux, la première formule aornit été chantée à la messe des fidèles, la seconde à la messe des catéchumènes : ce qui n*est pas trés-éloigné de la pratique actuelle de l'Église.

TRISOMUS. — V. l'art. Sarcophage, I.

TUNIQUE (Tunicella). — Les sous-diacres ont toujours eu un vêtement propre à leur ordre, appelé tantôt tunica, tantôt tunicella, quelquefois roccus et subtile. Mais quelles étaient dans l'antiquité la matière et la forme de cet habit, c'est ce qu*il serait difficile de déterminer. Des termes de la lettre de S. Grégoire le Grand à Jean de Syracuse (£p.Lxiv. lib. 7), on peut conclure qu'elle était de lin et talaris. Dans les bas temps, on lui domia la forme de la dalma tique, avec des manches plus étroites. Les dénominations de roccus et àenblik appartiennent au moyen âge. Les évéques ont conseryé Tusage de porter, quand ilsoflicient pot)tilicalement, la tunique et la dalmatique sous la chasuble.

ULYSSE, PIGURB DU SADTBUR. — NoUS doVOUS

tout d'abord justifier par une citation imposante renoncé de cette question paradoxale en apparence. Voici ce que prêchait au cinquième siècle S. Maxime, évèque de Turin {Homil ,i De passione et a^uce Domini. 0pp. p. 151. edit. Rom. 1784) : « Les fables du siècle rapportent que cet Ulysse qui fut pendant dix ans le j.ouet des caprices de

la mer, sans pouvoir rejoindre sa patrie, fut on jour poussé vers le lieu où les Sirènes faisaient entendre leurs chants Et tel était le charme de

leur mélodie, que ceux qui Fentendaient se sentaient comme invinciblement entraînés, non p» yers le port qu*il$ voulaient, mais vers la mine qu'ils ne youlaient pas. Or, Ulysse voulant se soustraire à cette périlleuse, séduction, bouclu ks

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