VACA
oreilles de ses compagnon! avec de la lit lui-mime attacher au mât de son
■ Si donc la ficlion suppose qu'Ulysse fut délivré du péril en se liant à l'arbre de son navire, ne deïon*-nous pas proclamer à meilleur droit ce qui est Téritablement avéré, a savoir, qu'en ce jour (celle homélie Tut prononcée le jeudi sMiit) le genre humain tout entier 3 été souslrait au danger de la mort par l'arbre de la croix? En effet, depuis que le Clirisl Seigneur a été attaché ï la croix, nous traversons, l'oreille fermée, les séduisants écueils du monde; nous ne sommes plus arrêtés par les accents pernicieux du siècle, nous ne nous laissons plus détourner de la voie d'une vie meilleure, pour tomber dans les pièges de 1» volupté. L'arbre de la croii, non-seulement rend l'homme qui y est allachë à sa patrie, mais aussi il protège par la verlu de son ombre les compagnons placés autour de lui. Que la croix nous lionne de revoir noire patrie après beaucoup de basards, le Seigneur le déclare lui-même, disant au larron ntlaclié en croix : • Aujourd'hui tu seras I avec moi en paradis • [Luc. uni). Ce larron, après avoir longtemps erré, et fait maints naufrages, n'eût pas pu rentrer dans la patrie du paradis d'où le premier homme était sorti, s'il n'eut été lié à l'arbre. Car ce qu'est l'arbre {le Diél) dans le navire, la croix l'est dans l'Église. laquelle seule sait passer intacte au milieu des séduisants et pernicieux écueils du siècle.
• Donc, dans ce vaisseau (de l'Église), quiconque, ou se sera allaché à l'arbre de la croix, ou