VACA
aura cloa ses oreilles par les Écritures divines, n'aura rien à craindre des séduisantes attaques de la luxure. En effet, c'est une suavî figure des sirènes que la molle concupiscence de la volupté, qui efféminé par ses funestes caresses la constance de l'âme qui s'y est laissé prendre. Donc h Christ Seigneur a èlè suspendu à la croix pour délivrer tout le genre humain du naufrage de ce monde. • Nous avons lieu de croire que celle inlerprèlation mystique fut populaire dans l'Église dès les premiers temps. 11 n'est pas douteux du moins qu'elle n'ait été adoptée longtemps avant S. Maxime, qui vivait au cinquième siècle. Car nous lisons dans les Philotophuinena, dont l'auteur est contemporain de S. I^aliiste, un témoignage analogue. Après avoir mentionné le Jnylhe d'Ulysse, cet écrivain exhorte les fidèles e à se tenir altachés au bois du Christ, à mellreen lui leur confiance et ne pas se laisser séduire par le chant des Sirènes {Phiioiophum. vu). Et voici que H. De' Rossi publie {BuUettino. 1863. p. 35) un monumenl du troisième siècle, naguère découvert sous ses yeux, qui en offre la représentation matérielle. C'est un fragment de sculpture de sarcophage provenant du cimetière de Callisle, où l'on voit Ulysse et ses compagnons dans le navire, et loul à l'enlour les trois Sirènes, corps ailés de femme et pieds d'oiseaux, dont l'une lient de la main deux llùles, la seconde une lyre, et la troisième une Ubletle ou un volume : c'est exactement le type mythologique. i]uoi qu'il en soit, voici le monument men- I ion né ci-dessus.
L'origine chrélienne de ce monument est établie de la manière la plus claire par le monogramme d'un nom propre, tihuiio. Dans ce chiffre, les lettres t el T sont disposées de façon à former une double image de la croix. On sait que le T est, selon toute probabilité, la véritable forme de la croix (V, notre art. Croùc), et M. François Lenomianl a prouvé, dans sa dissertation au sujet des inscriptions tracées sur les rochers du Sina!, que l'ï en renferme aussi la signification arcane.
l'image d'Ulysse lié au mât de son navire était donc bien évidemment un des symboles dont les premiers chrétiens se servaient, au temps de la disciphne du secret, pour se rappeler sans cesse la croix du Sauveur et la rédemption par le Crucifié. On peut supposer que cette sculpture est l'œuvre d'un aniste païen; mais elle fut choisie bien certainement par un chrétien, à cause de l'interprétation chrélienne à laquelle elle se prèlail.
VAC.IKTIVI CLERICI (^xxacîSsi.) — C'é- 1 étaient attachés par leur urdinalion, et menaient
t.-iietit des clercs vagabonds qui sans autorisation une vie errante. Nous avons à ce sujel un curieux
quittaient leurs diocèses et l'Ëglise à laquelle ils passage de Synesius {Epiai, lxvui) : • II y a parmi
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