VERT
poètes chrétiens se sont plu, eux aussi, à donner dans leurs vers un corps aux vertus et aux vices. Ainsi Prudence peint comme il suit la roi el son altitude militante sur la terre (Ptydiom. v. 21);
l'issua du dufl, — C'csl la Foi armée pour le comhal, pr#lenUnt une face sgretle, — Lei épaulei iiuïi, U choelure nouante, les brai lenilus. >
Hais, pour revenir aux artistes, nous voyons dans le manuscrit de la Genè»e apparlenant à la Bibliothèque impériale de Vienne la l'énitence représentée sous la figure d'une femme \ et aux pages 4 et 5 du Diotcoridet, écrit au commencement du si\ième siêde, une femme encore avec ta mandragore à la main, laquelle représente l'Invention, comme l'alleste son nom grec écrit audessus de sa tête, tvi'Ecic;à la page 6 du même manuscrit, c'est aux eûtes de Juliana Anicia, fille d'Anicius Oljbrius, la Prudence et la Mai/nanimiti, *rofaaz el ur.rii\otit\\. H y a encore l'Aclion de grâce, EnLirmi*, qui esl inclinée jusqu'à terre devant cette princesse, el semble baiser ses pieds.
Hais, ce qui vient mieux encore à notre sujet, c'est que, parmi les lampes que mentionne Fortunio Licetj (De lueernit anliq, lib. m. cap. 10), il s'en trouve une où sont retracées deux figures symbolisant, dans l'opinion de ce savant, la Foi el l'Espérance; et ce qui donne beaucoup de probabilité à son sentiment, c'est que celle qu'il croit représenter l'Espérance, est précisément dans l'altitude de la ligure du sarcophage cité plus haut, c'est-à-dire qu'elle a les mains jointes etélevées, el que de plus elle fléchit le genou gauche.
Une mosai((ue du septième siècle probablement, découverte près de la cathédrale dePaTie,en]854, offre des figures dont l'attribution n'est pas douteuse, car les noms sont inscrits ii c4lé des personnifications. C'est la Cruauté qui comb.it i'Impiilé, et la Foi qui lurriisse la Diicorde. Ce dernier
sttjet serait, si l'on admet l'interprétation du P. Noïioni (Tav. eron. sec. vin. p. 93}. allusif à la