‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 30 sur 281 · KC. QVARTK TT JTESTINB QVI VIXIT AS.X. XXX · texte numérisé non relu

KC. QVARTK TT JTESTINB QVI VIXIT AS.X. XXX

DEP. in P. D. RAI. SCI MARa MEUSE OCT. IXD. XII.

« En paix, Abundanlius. acolyte de la quatrième région, du titre de Vestine, qui vécut xxx ans. Déposé en paix le jour natal de saint Marc, au mois d'octobre, indiclion xu. »

Dans les premiers si«Vles, les souverains pon-

AGHE

lires venaienl chaque aanèe dans ce célèbre sanctuaire célébrer la tête de Sle Agnès avec une grande solennité. S. Grégoire le firand j prononça plusieurs de ses homélies {Homtl. ii. In cap. \iii. Itatlh, komil. uu. In cap. ht ejutd.). C'est dins celle basilique qu'aujourd'hui encore a lieu, le 31 janirier, la bénédiclion des agneauï dont la laine est destinée à la confeclion des patlium des arclievèques(V. laJlfo(fre,p. 5;)et notre an. Pallium).

Il semble qu'aucun genre de gloire ne dût mai»quer à cette jeune marlyre. On a Irouvé dans les catacombes un grand nombre de ïerres dorés où elle esl représentée dans diverses positions; c'est un honneur qu'elle partage avec un petit nombre d'autres Saints, et S. Pierre el S. Paul sont les seuls qui l'aient obtenu plus souvent qu'elle. Le recueil de Buonarruoti renferme plusieurs de ces coupes, el celui du P. Garrucci n'en a pas moins de quatone [ Yelri con figure m oro. tav. iïi-x»n). Les caractères communs à tous ces petits monumenls, c'est en premier lieu que la Sainte y est toujours vêtue de riches draperies m mémoire de l'apparition où elle se Ht voir. — Aura textii cyctadibui indula: secondement qu'elle y est dans l'attitude de h prière ou de l'ucliun de grâces ; eu troisième lieu qu'elle est presque (oujours placée entre deux arbres, deux tiges fleuries, ou au milieu d'un champ parsemé de fleurs: trois circonstances par lesquelles les artistes des premiers siècles entendaient exprimer la gloire dea élus dans le paradis (V.lesarl.Prièi-e,Pûn«f»i,elc.}. Les autres verres se présentent chacun avec des caractères spéciaux : laiilût elle y esl seule, el alors presque toujours entre deux arbres ; laptflt à cflté de la Ste Vierge ; tantôt entre Hotre-Seigneur et S. Laurent, entre S. Vincent et S. ilippolyle, entre S. Pierre et S. Paul : celle dernière circonstance, pense-1-on, a trait à l'introduction de la jeune martyre aux noces de l'Agneau par les deux apâlres, auxquels l'antiquité iittribua cette fonction (V. la gravure de l'art. Paradii, les deux apôtres ouvrant les voiles devant une figure oranlej.

Le rapprochement de Sle Agnès avec la Ste Vierge avait aussi pour but d'honorer en elle la virginité par laquelle clic se rendit semblable et agréable à Varie.

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n'um orné sur le devant d'une riche fibule, présente celle intéressante circonstance que la Sainle est placée entre deux colombes portant ses deux couronnes, celle de la chasteté et celle du raarlyre, cequi semble éire la traduction llgurée de ces vers de Prudence {PeritUph. xir. t. 7) :

Le verre qui Ogiii-c ici, eu outre de cei tains détails de costume oH'rant de l'intérËt, tels que l'oro-

S. Anibruise avait dit aussi dans son traité De Virgiiiibm : habet igilur in una hoitia dupUx marlyrium : pudorii el religionU.

AG\1IS DEI. — On appelle de ce nom certaines bulles, ou certains médaillons de cire empreints de la ligure d'un agneau portant la craixétendard. Dans le principe, l'usage s'était établi de prendre simplement, au jour de l'octave de Pdques, les restes du cierge pascal bénit le samedi saint de l'année précédente, et de les diviser en petits fragments qu'on distribuait au peuple. Les fidèles s'en servaient pourfaife des fumigations dans leurs maisons, dans leurs champs, avec la pieuse confiance de conjurer ainsi les pièges du démon, de détourner la foudre et la tempête (Alcuin. De div. offie. c. in. — AmaUr. 1. 1. c. 17).

A Rome, au lieu de se servir uniquement des débris du cierge pascal, l'archidiacre bénissait, au jour dit, de la cire mélangée d'huile, et, avec ce mélange, moulait des médaillons portant l'ef- Bgie de l'agneau (Murât. Ulwg.Rom.vet. p. 1006). Ces médaillons, qui prirent naturellement le nom d'Agnu* Dei, étaient déposés en un lieu décent jusqu'au dimanche in albii depontU, où la distribution en était faite, après la communion de ta messe, au peuple, et spécialement aux nouveaux baptisés (Durand. Ration, i vi. c. 79). Aujourd'hui cette bénédiction est réservée au pape : elle a lieu la première aimée de chaque pontificat, el ensuite tous les sept ans.

Dans leur forme primitive, les Agmu Dei sont contemporains du cierge pascal, c'est-à-dire au moins du quatrième siècle (V. l'art. Cierge pa*eal); mais comme médaillons ornés de l'image de l'agneau, on ne saurait les [aire remonter au deli du sixiè'me. Ce qu'on peut citer de plus ancien en ce genre est un Agnia Dei qui figurait au nombre des présents que S. Grégoire le Grand envoya à Tbéodelinde, rtine des Lombards (Frisi. Memorie dîMoiaa.l. t, p. 3i). Il yen avait aussi un dans le tombeau de Flavius Clemens {De Vjtry. TU. Fiat, Clem. tum. op. Calog. t. mm, p. 380); mais il est probable qu'il y avait été mis à l'occasion de la première translation des reliques de ce marlyr, c'est-à-dire vers le septième siècle. Les textes ne ne nous lutorisenl pas i reporter cet usage à une époque plus recula. Dans les siècles de foi, les Agntit Dei étaient l'objet d'une grande vénération; on les enveloppait dans des étoffes précieuses, ou bien on les renfermiit dans de petits reliquaires en or ou en argent. Nous donncms ici , d'après

Paciaudj (De laer. chritt. bala. Prœr. p. u) un ; de ces oislodes qu'OD croit être du liuitième oj du

neuviéroe siècle. D'un cûlé esl représentée la sainte bce, de Tautre esl écrite la légende : ighk dei ■■- SEBiaa HKi on cuaiiu touis. La m^me légende se lit sur on Açioim Dei de Charlemïgne conservé aujourd'hui encore dans-le trésor d'Aix-la-Chapelle; ce ntonument est publié aiec sa nionsiranre dans les Mélanga dArchéologie (vol. i. pi. m. fig. d). (Y. pour plus amples détails notre Notice tur le* uses Kl, à U suite de notre Êtud. archéol. tur ragntam et U Bon Ptuteur. p. 88. Hâcon. 1860.)

AIGLE. — le musée lapidaire de Lyon possède une pierre tomulaire chrétienne sur laquelle sont grafésdeui aigles au toI [De Boissieu. Intcripl. anUq. de Ltfon. p. 563). M. I.e Blant, qui repro-

duit le moDument {Intcripl. chrél. de la Gaule. t. I. p. 157), Toit dans ces aigles un coibléme du ooin du défunt, nom tronqué par la rupture du marbre, et qui, d'après la restitution du savant épigraphiste, serait Aquiun. De nombreux exemples de semblaUes emblèmes sont fournis, il est TTai, par les épitaphes des premiers siècles chré- Uens, car on sait que l'usage s'établit de bonne heure dam l'Eglise de tigurer les noms propres par des signes phonétiques {V. les art. Animaux repràrnief mr U* monumenli du-élieni et JVonu det fremiert dtrilietu). Kais rejeter ici, pour ce molîT, toute idée de symbolisme, ce serait, i notre nis, aller un peu trop loin. EnefTet.il esl indubitable que plusieurs Pères de l'Église, se Tondant sur le cinquième ferset du psaume en, rentmabituT ml aiptilœ juveiUut twa, t ma jeunesse sera renoulelée comme oeUe de l'aigle, * paroles qui font allusion aux mues périodiques de l'aigle, l'ont re- $ÀTtié comme un symbole de larësuirecUon. Tyrin, réiumaat leurs témoignages, dit, dans son commentaire sur ce Terset, que le juste est complètement renouvelé dans son ime sur la terre par la autiq. cbréi.

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