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le sanctuaire et la oef; mais il occupait quelquefois le point central, et d'autres fois il élail placé sur l'un des c41és de la nef, ou bien il ; en avaii un de chaque cûté. 11 s'en trouvait souvent jusqu'à trois, un pour l'évangile, uu pour l'éptti'e, un pour la lecture des prophéties et des autres livres de \'Ka~ cien Testament. Samelli [Antiea Baiilieografia. p. 73) cite comme modèle de la véritable forme de l'ambon celui de Saint-Clèmenl à Rome (V. le dessin de cet ambon dansCiamp. Yet. mon. i. p. 18); or il y signale trois d^rés, ou tribunes distiuctes ; le plateau supérieur surmonté d'un pupitre où l'on peut déposer le livre, était réservé au diacre qui y chaulait l'évangile, le visage tourné vers les hommes; on y promulguait aussi les édits. mniidements et censures de l'évéque-, ou y récitait les diptyques des vivants et des morts; on y annonçait les jeûnes, les vigiles, les fêtes-, on y lisait les lettres de paix ou de communion (V. l'art. Lettret ecelétiaitique»), les actes des martyrs au jour où l'on célébrâil la mémoire de chacun d'eux ; on y publiait les nouveaux miracles pouvant servir à l'édiOcation d«s lidéles ; enlin c'était du haut de celte tribune que lei diacres et les prêtres adressaient leurs instructions au peuple, les évèques prêchaient de leur chaire au fond de l'abside [V. les art. Prédication elChaire). Ajoutons que c'était du haut de l'ambon que les nouveaux convertis faisaient leur profession de foi. On peut citer pour exemple celle du célèbre rhéteur Victorin, dont S. Augustin raconte la conversion au huitième livre de ses Confettion* (c. n) : Denigue ut ventum e*t ad korant profitendŒ fidéi, quœ, eerbit certi*. conceptiigue relenlitque memorittr, db loco sMininTiosE, in cor^' tpectu populi fidtlit.... pronunUavit fidem veracem prœclara fidticia ; • enfin, quand l'heure fut venue de faire profession de la foi, par une formule hiératique et fixée dans sa mémoire, en présence du peuple fidèle.... il prononça la foi catholique avec une éclatante hardiesse. ■
L'èpitre se lisait sur le second degré, moins élevé que le premier, et le sous-diacre qui remplissait celte fonction avait le visage tourné vers l^autel. Le troisième plateau, toujours selon le même auteur.
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|ilace, la forme, le nombre des anibons, parce que tout cela variait beaucoup dans les anciennes basiliques. Il est certain que l'ambon était situé entre
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aux
clercs inférieurs qui lisaient les autres parties de l'Écriture.
Sur te prolongement des ambons, vers la nef, étaient fixées des pointes de fer pour recevoir les flambeaux destinés i éclairer les fidèles aux offices de la nuit, noctumœ conweatione* (Tertul. 1. ti. Ad uxor. c. i). En outre, un grand candélabre était ordinairement joint
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l'ambon, comme k Suot-Clémeat, par exemple, et semit i soutenir le flambeau de rënngile, ivant que TuMge se fùt introduit de placer aux cùtés du diacre deui acoljles tenant des flambeMu. Thiers s prouté par une séria non inter- Tompue de témoignages partant des premiers siècles jusqu'aux temps modernes que l'érangile a toujours été lu à la messe du lûut de l'ambon [T. Tbiers. J>ûMri. Mr lea jkM*, p. 168). LaOgure ci-dessus représente l'ambon de J'évangile tel qa'il existe aitiourdliui à Saint-Uurent in compo Fenino, bors des murs de Home. On montait par les degrés qui régnait prés de la colonne du cierge pascal, et on descendait par ceux qui se troutenl dn côté opposé.
SottS le nom d'ambon était souvent compris tout l'espace occupé pu- les clercs inféneurs ; et c'était i proprement parler le chœur. On le peut conclure de la diqrasitiondes antiques basiliques romaines, et entre antres de celle de Saint-Clément, où subciste encore l'enceinte du cbtmir dans la nef centrale , aiec ses cancels , ses ambons et les si^es pour le* cliantres, et celte partie de l'église était désignée soos le nom de idiola eaniontM. Ces cbantres étaient appelés cfl)umicip*(i/mtffiB(Cotic. Lami. can. itj, parce qu'i eux seuls était réserré, dés le temps de S. Grégoire le Grand, le droit de chanter en chœur, à l'eidusion des diacres qui ne deiaienl chanter que l'éTaugile, et des [tfëtres chargés de l'action raéme du sacriÂce.
Les ambons étaient SDUTentdécorésd'omements en mosaïque ou en bas-relief, témoin deux ambons de EaTeone sur lesquels étaient sculptés des poissons et d'autres symboles chrétiens (V. De' RossL De motamu aam aduienl., p. 3). Celui de Saint-Laurent, comme on le peut voir, montre à sa base des bas-reUeTs relatifs aux sacrifices du culte pajen. Cette circonstance n'est cependant pas Doe pnme rigoureuse de l'antiquité du monument, car, bien qne l'usage d'employer & la décontioD des basiliques des marbres tirés des édifices pmlanes soit une pratique primitive, elle s'est maintenue néanmoins dans le cours du moyen ige (T. Harangoni, Dette cou gentUetche e pnfan» tTtuporiaU ad omamento ed uio delU ckiese).
ÀME. — Les premiers chrétiens employaient difTérents symboles pour exprimer l'Ame humaine délivrée des entraves de la chûr et arrivée à la céleste patrie : 1* Le cheval. Il la course et prés d'attetadre la palme, d'après ces paroles de S. Paul ; Sk emrrite ut eomprAendatu [1 Cor. a. 24), ■ ooiuei de telle sorte que vous remportiei le prix ; > et encore celles-ci : Cwnm connonmam {i Tim. Tt. 7), ( j'ai achevé ma course-, > S' le navire voguant à pleines voiles vers un phare, ou delà arrivé au port, vive image de l'ime échappée â ses liens terrestres et se dirigeant vers l'éternité ; 3' l'agneau, ou la brebis, tantAtieole, tantôt rapportée an bercaU par le Bon Pasteur; 4* la colombe, fielquefois au vol, d'autres fois prés d'un vase
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vide, lequel est l'image du corps abandonné par respri(,ou encore posée au sein d'un jardin fleuri, image allégorique du paradis (V. les art. Chenal, JVBwre, Agneau, Colombe, Parada); 5* quelques monuments figurent l'dme par une femme qui semble sortir d'un corps inanimé. Nous en avons un curieux exemple dans un médaillon de plomb publié par le P. Lupi {Dùterl. e. Utt. i. p. 197), et où est retracé le martyre de S. Laurent ou d'uiî autre martyr. Un bourreau y est occupé i retour^
ner sur le gril le corps du saint diacre, duquel une femme vue à mi-corps, et vêtue d'une tlota blanche, s'échappe et s'élève, les raains étendues, vers le ciel, et regoit sur sa tète une couronne qu'y dépose une main, personniQcalion de Dieu le Père (V. l'art. Dieu). Nous regardons aussi comme dès images symboliques de l'âme ces ligures de femmes en prière on en contemplation, entre deux aigres, qui se présentent sur un grand nombre de tombeaux (Y. l'art. Paradit), et ce qui donne i cette opinion plus de fondement encore, c'est que ces orantes sont retracées indifféremment sur les tombeaux de personnes de l'un et de l'autre sexe, témoin, entre une infinité d'autres, la pierre sépulcrale de UBStvs ttntan. [De' Rossi. Bullet. 1868. p. 15.)
Cependant ces femmes, si elles sont placées au centre d'un sarcophage et entre deux vieillards, doivent être regardées comme la représentation de Susanne (V. l'art. Staanne).
AHEn. — C'est un mot grec en usage dans la liturgie depuis tes apôtres (Justin. Apol. 11. — Terlul. De ipedac. ixv). 11 est tantôt alfirmalif, tantôt optatif. Quand il est prononcé par le peuple après une oraison ou cottede, qui n'est autre diose qu'ime prière collective que le prêtre adresse à Dieu au nom de tous, il exprime un souhait équivalent au mot fM : t que Dieu nous exauce 1 1 (Hieron. Ep. ad MarceU. — Justin. Apol. a.) Nais quand les fidèles répondaient Amen après que le prêtre avait prononcé les paroles de la consécration (et c'était la discipline des premiers siècles), ce mot avait un sens afQrmatif, c'était un acte de foi, d'adhésion au mystère auguste qui Tenait de s'accomplir, comme dit S. Ambroite {De nupt, 1. IV. 19) : El ta dicta uu. hoc at, t»-