I. tab
3* Sculptures. Constantin avait placé dans la basilique de son nom les statues des douze apôtres presque de grandeur naturelle ; elle* étaient en argent et couronnées (Dam. in Sjr/v); il avait aussi orné des statues des douzeapôtres son tombeau èConslantinople, afin qu'après sa mort il eût part aux prières qu'on viendrait leur adresser en ce lien (Euseb. Yit. Const. I. n. c. 60). Au huitième siècle, Serons 1 renouvelle les statues des apôtres tombant de vétusté (Platina. ap. Holan. p. 51, éd. Paquot).
Presque tous les larcophaget antiques, nouins ou autres, représentent quelques apôtres assistant Notre-Seigneur dans ses différents miracles. Hais il en est un colain nombre oi ils se trouvent tous ensemble, aj-ant au milieu d'eux le Sauveur debout
bues deux a deux dans des compartiments formés par d élégantes colonnes distnbution qui selon
APOT — t
ifuelques laliquairea, Terait allusion à l'ordre que Noire-Seigneur leur avait donné, d'aller deux à deux prêchur l'Évangile (Nallh. i. — Luc. n. — Marc, w), et qui se remarque non-seulement à Home (Bosio, Rom.toU.p. 49 et alibi), mais aussi clans les Gaules, lémoiii le sarcophage de Sainl- Piat, prés Mainlenon (V. Le Blanl. Inter. chr. de la Gaule, i. 309), celui de Saint-Ambroise de Milan, et un de Marseille, où, par exception, Notre- Si^igiieur el les apôtres sont assis (Milliu. Midi de la Fr. pi. lu). Il en est de tnénie dans un sarcoliliage de Rigueui-te-Franc (Aiti), aujourd'hui au musée du Louvre. Ceci esl un caractère particulier aux tombeaux de la Gaule. (V. l'art. Sarcopkaget.)
4* Lampes. On pense que les premiers chrétiens :ivaient puisé l'idée de n'présenler les apûlres sur lies lampes dans oe mot que Jésus-ChrisI leur avait adressé : ¥o* eiiit lux muiidi, > tous (les la lumière du monde » (Malth. v. 14.). Le Uusœum Corloneiue (tab. uxiiv) contient la gravure d'une Tort belle lampe d'argile, autour du disque de laquelle sonl distribués les bustes des doute apûtres, des deux cOIés du clinstne gemmé. On a trouvé à Genève une lampe 1o;Lle puieille, et où le collège apostolique eM figuré d'après le mf me type. M. De' Hossi {littilet. 18U7. p. 3S) y voit un des plus anciens monumenls des origines chrélienties de Genève, et l'attribue à la fin du quatrième siècle, ou aux débuts du cinquième.
5* Bromes Lupi ( DUuri. i. 2GS) cite un basrelief en brome antique, doré, où les bustes des douie apAlres sont placés dans des espèces de boucliers de forme circulaire : au milieu esl un bouclier plus grand que les autres renfermanl une cliaire épiscopale sur laquelle repose un livre ouvert, lequel esl l'Ëvangile, tenant la place du Sauveur lui-même. Les douze apdtres en buste se voient sur le dbque de quelques-unes des fioles de Honza (V. Stàle» laintfM).
6* Pierres gravées. All^ranza (Opwcoii, p. 178) illustre un lapis-lazuli avec les douie apAtres en pied entourant le Bon Pasteur.
7° Verres peints ou dorés. Un de ces fonds de coupe fait voir les douie apdlres en pied, rangés
autour du buste du Sauveur. Nous donnons ici le dessin d'un verre tout semblable emprunté à
APOT l'ouvrage du P. Gamicci (Vtlri, iii. 4). et remarquable en ce que le nom de S. Pierre seul ; esl écrit en tète de la l^ende : petkvs
CV> TTIS OMNES ELIIIKS PIE ZESKS (Y. l'ail. Aecla"
malioru.)
S' Ëiofres. Anastase le Bibliothécaire mentionne fréquemment de riches lapis décorés de ces images, et Bède [De loc. ionct. v) parle d'un linleum opère Uilorio qui était aussi enricbi des ligures des douze apôtres.
111. — D^ns ces diverses classes de monumenis, les apAtres sont toujours velus de la tunique itt du pallium; les peintures leur donnait en outre la tunique ornée sur le devant de deux bandes perjundiculaires de pourpre (V. l'art. C/ovi), et, dans les mo> saiques, le pallium eiil marqué du monogramme L [V. l'art. Monogr. sur let o&lem.). Souvent, couune indice de pauvreté, on les revêt d'une tunique Irèscourte (BuMiar. Velri. tav. xv. 2), telle que la portaient les Romains dans leur simplicité antique. Quelquefois ils ont les pieds nus, selon l'usage â peu prés général des peuples de l'antiquité (Uottari, tav. CHU et p. G. t. m); mais le plus souvent ils sont chaussés de sandales, caligte, comme par exemple dans ta mosaïque de Saint-Aquilin à Hilan (Allegr. Monum. tav. i), et non de chaussures couvertes, calcei, conformément à l'exemple el au précepte du Sauveur (Marc. vt. 9. — Malth. x. 10), et selon ce que les Acla nous apprennent de leurs habitudes {Acl. lu), lesquelles se soni conservées longtemps chet leurs successeurs, particulièrement chez les souverains pontifes (V. Pouillard, Del bacio del piede del tommo pontifice, p. 4, el notre art. Pieds du Sûm'erain PonUte).
l.a plupart ont la chevelure courte, quelquesuns la portent longue pour indiquer qu'ils sont Nazaréens (Bott. loc. laud. et notre art. Yèlemenl* det premier* ehrilient, etc.). Toutes les fois qu'ils sont rangés autour du Sauveur pour écouter sa parole, ils étendent la main droite de son côté, en signe d'attention et de respect; dans les peintures, la main gauche est cachée sous le manteau; dans les bas-reliefs, au contraire, où lis sont vus debout, cette main tient un volume roulé ou à moitié développé. Ils sont presque toujours au nombre de douze ; cependant il arrive quelquefois, paretemph dans une belle fresque du cimetièrede Sainte-Agnès (Bottari, cxlvi} et dans la mosaïque de Saint-André tn Barbara (Ciamp. i. lab. liivi), que six apûtres seulement représentuil le collège apostolique. Une circonstance plus importante encore à noter, c'est que S. Paul figure presque toujours au nombre des douze (V. Bottari, tav.uv-L. etc.); il tient la place de S. Mathias qui, n'ayant pas été appelé directement par le Sauveur, n'était arrivé ï l'apostolat que par l'élection, pour remplacer Judas. Ced nous paraît prouvé par la mosaïque de Saint-Jean i» fonte de Ravenne (Ciamp. Yet. mon. i, lab. Liii, p. 334), oit chacun des apâtres est désigné par son nom; Mathias seul manque, et S. Paul est i côté de S. Pierre, comme à l'ordinaire [V. l'art. S. Pierre ei S. Paul).
ARBR — ;
ARBRES- — On rencontre souvent dans les Iresques des catacombes, sur les pierres sépulcrales (V. Aringhi, 1. u. p. 522. — Lupi, sèter. epitaph. lab. iva. — Boldetli, p. 162-564), sur les verres peinis (Buonar. tav. itm. 3 et xxc. 1), des arbres de diverses espéMs. Les antiquaires les placem au nombre des symboles chrétiens et leur assignent difTérentes significations.
1* ils les regnrdent d'abord comme ud sfmbole de Jésus-Chrisi, d'après l'autorité d'Origéue (in Epitt. ad. Rot», ti), qui, commentant ces paroles de S. Paul (/tom.vi. 5) : 5( complanlali facti iumiu timililjtdim mortii ejtu, limtU et niurrectionU eriaua, > si nous avons élé entés en Jésus-Clu-ist par la ressemblance de ^ mort, nous serons aussi entés en lut par la ressemblance de sa résurrectioD, > ajoule : < Le Christ qui est la vertu de Dieu, la sagesse de Dieu, est aussi l'arbre de vie, sur lequel nous devons être entés ; et, par un nouveau non moins qu'admirable don de Dieu, la mort du Sauveur devient un arbre de vie. • (V. aussi S. Cjrilla de iénisalem, Catech. ivm.] A l'appui de cette interprétation, nous pouvons citer plusieurs monuments oii l'arbre est placé entre les lettres A et •, dont l'application au Sauveur est bien connue (F. l'art. A et a). Voici un monument de ce genre emprunté à la Roma loUeranea de K. De' Roîsi, t. II. p. 523) :
2* Se fondant sur la parole de Jésus-Christ (Vatlb. m), S. JérAme {Hom. m Canl.) compare l'boauae i on arbre, parce que, comme l'arbre, il produit de bous ou de mauvais fruits, c'est-à-dire des actes vertueux ou coupables. Ailleurs (Hom. IV m Ctuii.), il dit que chaque membre de l'Église a une analogie spéciale avec une espèce d'arbre, sdoo le graire de vertu dont il est orné. Le même Père voit aussi dans l'arbre l'emblème de l'homme juste et terme dans la vertu, et que les vents conjurés des tribulations de la vie ne sont pas capables de déraciner (Ep. vi Ad bomin. agrol. et Comnwnt. M 0*ee cxii); et aussi l'emblème des Saints, lorsque, à propos de ces mots d'Isaîe |lx) ; Gloria Libani data ett et, ■ la gloire du Liban lui a élé doaoée, > il dit que l'homme saint, comme nn ailu-e récond, ne cesse de jder dans le sein de l'Ëglise les fleurs et les fruits de ses bonnes œuvres et de ses salutaires exemptes. S. Fulgence opose b même doctrine dans son sermon sur les confesseurs de Jésus-Christ, où il dit que nous sonunes des arbres plantés dans le champ du divin agriculteur Jésus-Ôirist : Arbort* nmitu, fratra, M agro domitùco conttUuia; Donûnut auUm noiUr
agricola at; et que, si nous ne pouvims pas tous produire les mêmes fruits ou des fruits aussi abondants, aucun de nous néanmoins ne doit rester stérile, ni occuper inutilement la terre.
3' Les arbres ornés de leurs feuilles, de quelque nature qu'ils soient, ont la signification générale de désigner le paradis, c'est-à-dire la félicité éternelle où les justes sont admis. C'est pour cela qu'on en voit ordinairement dans les mosaïques des absides des basiliques romnines et autres qui représentent la plus sauvent le séjour des bienheureui (V. l'art. Paradit). Hous pouvons citer pour exemples les mosaïques des Saints-Cême-et-Damien (Ciamp. Yet. mon. t. n. tab. xv), de Sainte-Praxéde (Id. a. Ub. xLvn), de Sainte-Cécile (Id. ib. lab. m). Celle de la Nativité à Bethléem fait voir une croix stationale gemmée, ([ui n'est autre querembléme de Jésus-Christ lui-même, escortée de deux arbres au ricbe feuillage. Nous «npruntons re charmant deisinàM.deVogûé(É3ÏMMrfe/a7'frreSa(ii(e,p-72).
Les fonds de coupe offrent fréquemment les mêmes emblèmes, quand ils ont pour objet de montrer quelque Samtdans sa gloire: le Saint; est représenté, dans l'altitude de la prière, entre deux ou plusieurs arbres revêtus de leur feuillage. C'e^t ce qu'on observe en particulier pour Sainte-Agnès (Buonar. tav. xvra-xii. — Botlar. tav. icvn. 4), et le même motif se présente sur des sarcophages (Jfoniim. de Ste MadeUine. t. i. p. 704) et même sur de simples pierres sépulcrales (Perret, vol. v. pl.v).
4' D'après le livre d'Hennan (L. m. Similit. 3 et i. — Cf. fiuon. p. 123), en outre de la félicité éternelle, les arbres expriment encore les bienheureux qui en jouissent, parceque les justes, pendant l'hiver de cette vie, ne se distinguent point d'avec les pécheurs, attendu que, en cette saison, aucune différence extérieure n'existe entre les arbres vivants et les arbres morts; mais au contraire, dans l'autre vie, on reconnaîtra les justes, arbres rivants et vigoureux, parés du feuillage et des fruits de leiu^ œuvres, tandis que les impies paraîtront secs et arides.
5* Quelquefois on remarque sur les tombeaux deux arbres opposés, Pun verdoyant, l'autre fiétri
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et presque complètement dépouillé de son feuillage, comme, par exemple, sur quelques tUuli de la Gaule (Le Blant, Inscr. chrét. p. 390, 394. 409). On a cru toir dans cette représentation une allégorie relative à Timperfection de Texistence terrestre, et à Tavenir plus heureux et plus parfait qui nous attend dans un monde meilleur. M. de Florencourt (Cf. Le Blant, loc. laud.) rapporte à ce propos une inscription où figure un néophyte recevant le baptême, et placé entre un arbre fleuri et un arbre desséché. Ici Texplication indiquée nous parait insuffisante et vague. Il est plus plausible, à notre avis, de reconnaître dans l'arbre desséché rimage du misérable état de Thomme avant son baptême, et dans Tarbre fleuri Temblème de sa régénération par ce sacrement. Voici un fragment de peinture, servant de décoration à un baptistère antique de Valence, qui représente une idée tout à fait analogue. L'arbre sec qui, à la gauche d'Eve, contraste avec Tarbre de vie couvert de feuilles et de fruits, que Ton voit à sa droite, dénoie la déchéance de la mère des humains après la manducalion du fruit défendu.
6* Sur les monuments funéraires, l'arbre peut être aussi un symbole de la résurrection. Car il s'y trouve souvent associé à d*autres t)pes ayant la même signification, la résurrection de Lazare par exemple. Ainsi voit-on siu* un fond de coupe doré (Buonarruoliy tav. vu. 1) un arbre pousser vigoureusement entre les pierres qui composent le tombeau de Fami de Jésus-Christ. Ailleurs, toujours sur un verre historié (Bottar. ra. tav. cxcvn. 1), Taibre est ea avant du sépulcre, c'est-à-dire entre le Sauveur et la momie. On sait que Tarche de Noé est aussi comptée parmi les nombreux emblèmes de la résurrection (V. l'art. Noé); or nous avons observé dans les sculptures d'un très-curieux sarcophage du Vatican (Bottari, tav. xui) un grand arbre garni de ses feuilles, planté au milieu de l'arche à la place oili se montre ordinairement Noé, et à c6ié, comme pour compléter le sens, le miracle de Laxare et celui de Jonas, desquels la signification n'est pas douteuse.
Nous devons ajouter que les monuments représentant la résurrection dé Notre-Seigneur placent
presque tougours aussi des arbres ou des végétaux quelconques sur le tombeau ou autour de l'édicule : nous signalons notamment cette intéressante circonstance dans plusieurs des vases de Monxa (V. Mozzoni, Sec. vn, p. 84) ; et plus visiblement encore dans un médaillon rapporté par Munter (Symb. pars I. tab. i. n. 4); et ici on ne saurait douter de la nature du sujet, car on y lit le mot aractàcic, résurrection.
ARCHEOLOGIE. — I. — Dans son acception générale, et d'après son étymologie ^px^îc;, ancien, et Ufoç, discourt, le mot archéologie comprend Tétude complète des choses anciennes, des mœurs et coutumes, comme des monuments. Appliqué aux origines chrétiennes, il désigne la science qui a pour objet de retracer, à ces deux points de vue, ou mieux peut-être dans ces deux éléments essentiels, l'état religieux et social de nos pères dans la foi.
1* Par mœurs et coutumes (ce sont les termes successivement adoptés par Fleury et par Itamachi dans le^titre d'ouvrages spéciaux), nous entendons tout l'ensemble des habitudes et de la vie des premiers chrétiens; leur mode d'existence au sein de la société païenne d'abord, puis sous le régime de la tolérance, plus tard sous celui de la liberté, et enfin sous celui de la protection ouverte et de la reconnaissance légale et bientôt exclusive; nous comprenons leurs vertus, leurs épreuves, les calomnies et les persécutions auxquelles ils furent en butte; mais par-dessus tout, leur culte, exercé d'abord à l'ombre de la bienveillante hospitalité de demeures privées, caché dans le mystérieux asile des catacombes, puis respirant à l'aise après la pacification, et peu après développant librement ses splendeurs dans ses basiliques en plein air ; nous comprenons la discipline, qui suivait, pour la régler, la vie du chrétien dans tous ses détails; la liturgie du sacrifice, des sacrements, de la prière, la hiérarchie avec toutes ses ramifications, les conciles, les ordres religieux, les hérésies; toutes l66 institutions spéciales, relatives soit à l'assistance fraternelle, aumône, hospices, hospitalité, enfants trouvés, soit à l'éducation, aux écoles, aux bibliothèques, aux professions, au soin des mourants, aux funérailles, à la sépulture, etc., etc.
2* Nous n'ignorons pas qu'on restreint communément le mot archéologie à cette partie de la science qui a pour objet de décrire et d'expliquer les monuments figurés des anciens. Nous n'avons pas pensé devoir nous conformer à cet usage : c'eût été, à notre avis, donner une idée incomplète du champ qu'exploite l'antiquaire chrétien, et en par* ticulier du présent recueil qui embrasse un cerde d'études plus étendues, lesquelles rangées dans les deux grandes classes susénoncées s'éclairent mutuellement et s'expliquent les unes par les autres.
La vie purement civile des chrétiens ne se distinguait de celle des idolâtres que par la fidélité, la probité avec lesquelles ils en remplissaient les devoirs : extérieurement tout était semblable chez
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les uns e( les autres. Aussi Tertullien (Apolog. un), ayant à repousser Faccusation portée contre les fidèles d^étre des hommes inutiles dans les aflaires du monde, infructuoù in negotiis, (rouve-t-il dans la netteté de leur position à cet égard une facile défense : < Pourquoi ces reproches à des hommes qui TÎTent aTec tous, usent de la même nourritore, des mêmes Têtements, des mêmes meubles que tous? Nous ne sonmies pas des brachmanes ou des gymnosophistes des Indes, habitant les forêts, exilés de la vie.... Mous ne sommes pas en ce monde sans forum, sans marchés, sans bains, sans boutiques, sans hôtelleries, sans foires ; et nous aussi, nous sommes marins, soldats, laboureurs, marchands, tout comme tous ; nous mêlons notre industrie à la TÔtre ; nous travaillons pour ie public. »
Ceci explique suffisamment comment il se fait que Tarchéologie chrétienne n*ait guère à s'exercer que sur Télément religieux delà vie des fidèles des premiers siècles, le seul qui nous soit connu d*une manière explicite, et le seul aussi qui, se détachant aTec une saiUie bien prononcée du tableau général des civilisations antiques, ouvre aux inresf^tions de Tantiquaire une carrière spéciale, un texte d*études tout neuf, où toute induction tirée do passé est sans application possible.
Cependant, si spécial qu'il soit en réalité, et si restreint qu'il puisse paraître au premier abord, cet élément de Texistence des premiers chrétiens a inspiré à lui seul une telle et si riche variété de monuments, que nous pouvons aisément appliquer à leur classification toutes les grandes divisions basées sur la diversité des arts ; car tous tes arts sans exception furent mis par la primitive Eglise au service de la manifestation extérieure de la £01 et du sentiment religieux si prodigieusement développé chez nos pères.
Or ces divisions générales peuTent se réduire à cinq, que nous plaçons ici sous les yeux du lecteur, avec leurs principales subdivisions.
A. ABcarTECTURB : édifices religieux ou funéraires, dans les catacombes^ en plein air : cryptes, chapelles, cubicula, basiliques, baptistères, autels, tiMobeaux, etc.
B. SccLnuRE : statues, bustes; bas-reliefs; sur marbre, sarcophages; — sur ivoire, diptyques; — sur métal, vases et autres instruments, etc.
C- Pewtcre: peintures murales, fresques, etc.; peùtiures sur verre, fonds de coupes ; peinture en moêoMque, dans les catacombes, sur les tombeaux, et surtout dans les basiliques, etc.
D. Gbavuu : sur marbre ou sur terre cuite, inscriptions de toute sorte; — sur pierres fines, en creux ou en relief; — sur métaux, médailles, anneaux, etc.
E. Meubles et usterbues : religieux, Tases sacrés ou liturgiques, Tases de verre ou d'argile renfermant du sang de martyrs, ou ayant servi dans les a^pes, instruments de torture ; ustensiles dômestiques, objets de toute sorte, Têtements, bijoux, amulettes, jouets d'enfant, recueillis dans les sé-
pultures; ustensiles mixtes, lampes en métal ou en terre cuite, ornéQS de symboles, et ayant senri soit dans la vie privée, soit dans les exercices du culte aux catacombes, etc., etc.