AVEU
'année réglés par S. Perpetuus, l'un de ses préd^ cesseurs, en marque aussi trois fois la semaine pendant le même espace de [emps.
On ne saurait se dissimuler que cas règlements n'eussent pour but de sanditier les semaines qui {irécÂdent la iile de Noël; et il s'ensuit que, au sixième siècle dfjï, la pratique à cet égard était .toute semblable à celle de nos jo<jrs, itvec la sévérité des jeûnes en plus. Hais le docle lilur^i^-te (Ihid. p. 40U} dit que c'était une dévotion parLcuiière aux Françnis, et que cela ne se pratiquait pas ailleurs. L'ouverture du jeune au jour de la Saint^^larlin, quise trouve dans lous les documents de celte époque, donne un certain rondement à cette assertion.
Quoi qu'il en soit, on trouve Tolllce de l'Avent dans le Sacramentaire de S. Grégoire, et il y est marqué que l'Avent comprenait cinq dimanclies, hebdomada quinla anU natale Domini. Et Amalaire alltrme que ces cinq semaines étaient marquées dans tous les I «h:! ion n a ire s et antiphonaires qu'il avait lus (àmalar. 1. n. Deofjic.c.iQ). Dans le missel ambrosien, il va six dimanches; le premier est celui qui suit la Tète de Saint-Hartin.
On peut Toir dans l'ouvrage de Grancolas beaucoup de détails intéressants sur la liturgie des temps de l'Avenl, détails qui ne sauraient trouver ici leur place, par^e qu'ils appaniennenlen général à des époques basses. Nous nous bornons à citer un us3ge Tort touchant et fort ancien de r£glise de Marseille ; c'est que pendant l'Avent, après matines, avant de commencer laudes, on interrompait quelque temps l'oCHce pour soupirer aprét l'aUtnU du talttl. Tout le chœur se mettait à genoux, et on chantait solennellement l'antienne EmiUe agnum dominatorem lerrm, ce qui continuait jusqu'à la veille deNoËl.
AVEUGLES {cniBtsoN des). — Ce miracle de Notre-Seigneur se trouve fréquemment représenté sur nos monuments antiques, principalement sur les sarcophages (V, Bottar. tav. m, xxui, xxxa, et alibi. — Hillin. Midi de la Fr. liv. B). D'après S. Isidore de Séville (Àllegor. ex flov. Tetlam.) celte représentation était destinée à rappeler aux premiers chrétiens le genre humain aveuglé dès sa naissance par le péché d'Adam, et éclairé pail'incarnation du Verbe divin (1 Petr. ii. 9) t qui des ténèbres nous a appelés à son admirable lumière, ■ qui de tenebrit noi voeaeit in admirabiU lumen «mm, illumination qu'opérrnt surtout en nous tes sacrements île b.ipléme et de pénitence. On y voyait aussi une ullusiim à la résurrection de la chair, selon S. Irénée {Rœret. v. 16], S. Augu^ tin (Tract, xuv. In Joan.), Sedulius (Op. Patcat. I. m).
Dans ce petit tableau, il n'y a ordinairement qu'un seul aveugle, eton pense que c'est l'aveuglené qu'on a eu l'intention de représenter. II est bas de stature, pour marquer son mfériorilé devant Notre-Seigneur, il est te plus souvent vêtu d'une simple tunique, à laquelle rarement s'ajoute lapt^
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nWa (Bottari, iiii), il est cbaussé de sandales et s'appuie sur un long bâton. Le Sauveur, jeune et imberbe, lui louche les yeux avec l'index de la main droite. Celte intéressante scène est peinte avec une rare élé;.ince sur un vasenntique (Hamachi, Aniiq. Chn$l. t. v. p. 520], sculptée sur une boite d'ivoire du quatrième ou du cinquième siècle (D'Agincourt, Seulpt. pi. \ui. i) et fi;;ure dans le bas-relief du tombeau de la famille Sexiia, monument de la même époque, qui a été converti en fontaine publique à Aix en Provence {Univ. piu. France, pi, ciixvii], et depuis transféré au musée de la ville.
La figure ci-contre, tirée d'une fresque du cimetière de Saint-Cal liste, le représente avec une simple tunique, agenouillé, et les mains élevées dans la poilure d'un suppliant (Bottari, tav. ïivm. n. i).
D'autres monuments, par exemple un sarcophage ducimetière de Sainle-.\giiés[ld. tav.cxxivi). et celai du musée lapidaire de Lyon {V. m.ire explication de ce sarcophage, p. 43. Hâcon. 1864), icproduisenl, selon toute vraisemblance, ta guèrisou que Noire-Seigneur opéra près de Jériclio (Marc, j 46.— Luc.ivm. 35J ïur la personne de Uartimée, c'est-âdire /«# de Timie, ou,selonS. Jéréme, Ji/s aveugle (De nomin. Hebr.). On parent le présente au Sauveuren le tenant par les épaules. Il n'a pas de manteau, parce que, selon le texte sacré (Uarc.tfr.
50), il s'était hâté de s'i'n dépouiller â la voix du Haltre :
Projecto vetlimento
i . — . __ — __^ — ^(,^ eiilient venil ad
eum. C'était l'usage cliei les Juifs de déposer son manteau en signe de tristesse (V. l'om Caliiiet. DiueH. tur Jérimie].
La guérison des deuxaveugles opérée par Noire- Seigneur à sa sortie de la maison de Jaire dont il venait de ressusdler la fille (Hatlb. n. 30] se voit
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sur un sarcophage du Vatican (Boltari, av. xxxix). Par-dessus la tunique, ils portent la pemda, que, à sa rmdeur, on reconnaît pour celte êcoriea ou pemtia de cuir dont se servaient les pauvres gens pour se préserver de la pluie (Y. Tart. Penula). Le premier a un bàlon à la main, et semble servir de guide à l'autre, scène à laquelle le Sauveur fait alhisîon dans une de ses paraboles : • Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tombent tous les deux dans la fosse, • si cœcui cœco ducaUimprœs-et y ambo in foveam cadunt (Mattli. jiv, 14). Cette