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de dédicaces sonl quO^àt^ nmCiMnées étm ïfs martyrologes* Aiasi, cdiri ée Corim (Narléne. Ameeéal. I. m. 15 april.) porte ; In AmHmoâêtr9{jk Auxem) dedicatio bapiierii^ qui $ti jmxta bmi^ Ikam S. GtnÊuad ^Uapi d dodam.
f U. — Ms Us premier» siddes, k» bapCiUèrcs fiirani nmnaUemeDt dédiés à S. JeM-Baptiite, si bien qalis en reçurent ie nom spécial éeEedâiœ Sincii Jôommiê in fomUy oa ad fanUê, On peni ea citer de nambrein eiemples : celui de Milui oè l'on croit que S. AngoMàs Ait baptiié par &. An» ; à Naples, celui qui est annexé à l'église île i; à Vérone, cebir qni est conlign à la cafbêdrale; à RaTcnne, otl» qui so toit an nord de la faaailiqne de Sainto-Anaitasio (V. ht» daud. Ar rate S. Jotm. Bapt. p. 5i). 11 en fut de mèflae «bea les Grecs (Id. loc. kmd*)^ et dans les Gaules. A Lyon, le baptistère, sons le vocÉble de S. iean-Bapliste, était annexé ï \k cathédrale de Sainl-£lienne, et y occupait une partie de remplacement de la primatiale actnellr dédiée an préounenr. Cest ce que témoigne le msrtyrologe de Saint-Êtame an 15 septembre : Dedtcotio eccU^ iiœ Sancti Siqtkani et hapiitterii (V» Gotom. Hûi. UU. de Lfon. p. 57). Le baptistère de Metz, qui passe pour avoir été canstroit par 9. Clément, premier évèqne de cette tille, était aussi dédié an précurseur (V« Dnssanisay* MaiiffroL §alli€Êtn, t.B. p. 9S5).
Vlll. — Les antels qui se trontaient dans les baptistères étaient aussi consacrés sons le tocal>le du précurseur, et les reliques qo^on y plaçait étaient les siennes. €*est ce qu'on pourrait ptou^ Ter par un grand nombre de laits que la nécessité d'être court nous oblige do passer sons silence (T. iitst. epÎMc^p. AtUiiê, ap, Labb. Nùv. BibMk, nus. 1. 1. koHigrol. ialtis. aco2.). On y Toyait aussi commwnément son imago ou m statue, et une inscription était gravée, soit sur les degrés des fonts, soit sur le pourtour de la f asque, soit enûn sur les muràllos du baptistère , indiquant que rédtfioe était placé sou» le patronage de S, Iean^ Baptiste. Nons citerons pour exemple une urne baptismale eonserrée à Venise dans le courent des csyicina (LeUera dd n§n. aboie conie ftd, Àllan» eomtmenU la 9pk^faz.dun gerogUfico baUeeimalé), Mnralari en rapporte un autre non moins remarquable (rJbes* tMcr. t. iv. class. 35.— Q. Paciaud. op, lamd. p. 5é). Enûn« 8. Grégoire de Tours, roniint qne rien ne manquât à Téglise qn'usie inqnratioD dirine lui atait ordonné de bâtir, y a4jaignit nn baptistère dans toutes les conditions que noos Tenons de dire (Hiêt, Franc, L x. c. 31. 19). S. flilaire, qui siégeait sur la chaire de S. Piam en 461, fit graver cette inscription sur les portes de bronie inscrustées d'argent dont il enricliil le baptistère de Latran (Raspon. De baiihc el patntwdi. Laktan. lu. 6) :
m MifoiSM. i. Kuioums nàrsatM ■iLàiiTs BnsGorrs mi famylvi orranT.
Enfin ces édifloas sacrés étaient décoféa afoc
nne grande magnifiesnca, de peintures, de mo^ saiques, de seidptnres, représentant snrtoot le baptême de Wotfe-Ségnenr dans It Jourdain et les autres gestes dis saint précurseur. H est dit de S. Avil, éféqne de Vienne, dans les Mfamdfetes (▼. flbbr*^ : kafoe labora et ntdMhn Bapêieiern aedesia tnastro et nuarmara mméilSier aet emata, • par ses soins et son sèle, Tégliae dn baptistère fat admirablement décorée de nvasaiqnes et de marbreow w Et Ennodins (Jipîjsrr- lti) décrit en quelques mots les richesses artistiques des baptistères de Milan : Jfbmoni, fielams, tabulae^ jnWtme farmnar.
EL. -* Bfferse» ^am symboiiqnss, relatives an baptême, sont représentées dans to baptistères, soit en peinture, soit en sculpture*
1* Le cerf. Ou le voit au baptistère du dmefière de 8aiiil-Pontien(V. Tart. Bnqftême), ot la descrip- Hen qn'Anastase le Bibliothécaire nous a laissée de cdni de labasitiqoedtt Sauveur {In Sffèeeêt) nie»> tienne comme ornesaent de la cuve sept cerfs d*argent Ce motif d'omeasentation dut être emplofé bien souvent dans la snite, comme emblème du catéchumène prêt à recevoir le baptême, et désirant ardemment de se désaltérer dans les sources d'eau vivo de la vie éterndie (PsaAn. xxxvra. #]. En oflet, S. Jéréme, ayant comparé le catédra* mène à nn cerf^ ajoute (In pe, ui) ; Denderat senire ad Chriêtum mqnaeet fane Juanats, ui ablutm bap^ema aeeipiat doma» remimiamef t il désire de venir au Christ en qui réside Is source de la lumière, afin que, Uvé par le baptême, il reçoive le don de la rémission, s
2* Le poisson. Ou Mit que le poisson était r^ gardé comme le symbole, noiMeuleHient de Jésus- Christ, mais dn chrétien lui-même, et dans les premiers siècles, sous la loi du secret notamment, les Pères désignaient souvent les Ûdèles sous Tappellation alégorîque de piscicuH, c petits poissons. » Noi pisciculî, dît en particulier Tertullien, tecundmm ijifiw noitium Jeeum Chrietum m aqua natcinntr, • nous, petits poissons, sekm le roi$soa par excellence qui est Jésus-Christ, nous prenons naissance dans l'eau, » et ce Père ajoute que la vie du chrétien est tellement attachée à cet élément, que, comme le poisson, il ne saurait rivre bon de lui : iYsir aliter quant in aqna permanendo salvi iumuM, c et ce n*est qa*à la condition de rester dans cette eau, que nous sommes srarés » [De bapt. I. vers. fin.).
Il était donc naturel que ce touchant symbole vint décorer les baptistères et les piscmes aux* quelles le divin f^Ou; a communiqué ta tenu ie donner à l'homme la rie de Tâme. Aussi Tantiquité nous en a-t-elle transmis plus d un exemple, et nous en aurions un bien plus grand nombre, si le temps n*eût pas détruit beaucoup de monch menls de cette nature. Le P. Costadoni (Del peice aimbojo.... c. xt) parle de deux iragments df mosaïques tirés des ruines d*una antique église baptismale de Aome, fragments qui existent encore au musée Eircher, et où deux poissons sont
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représentés. A Parenzo, en Istrie, se conserve un bassin de marbre du sixième siècle (De' Rossi, 1X6YC. p. 5.), qui était placé jadis dans le baptistère de cette yille, et qui olTre une croix sculptée entre deux colombes et deux pdssons. Dans un baptistère d*Aquiiée, du neuvième siècle, on remarque im crucifix entouré d'un cep de vigne à Textrémité duquel un poisson est pris, comme à un hameçon (Bertholi. Antiquità d'Aquileia. p. 406. ap. Gostad.). Des poissons sont aussi sculptés, avec les images symboliques des quatre évangélistes, dans un très-ancien baptistère publié par M. Albert Lenoir, mais dont malheureusement ce savant n'indique pas la provenance (Instructions du comité des arts et monum, in*4, p. 108, 109). (V. l'art. Poisson.)
3* La colombe. Au baptême de Notre-Seigneur, U Saint-Esprit descendit sur sa tète sous la forme d une colombe (Luc. m. 24) : c'est pour ce motif que cet oiseau symbolique ne manque jamais d*ètre représenté de différentes manières dans les baptistères. Témoin celui du cimetière de Pontien tant de fois cité, et la vasque de Parenzo. On voit aussi des colombes, avec le vase, sur une cuve baptismale des premiers siècles appartenant à 'église de Gondreoourt {Retme archéoL t. i. p. 129). Dans son savant livre sur le culte de S. Jean- Baptiste, Paciaudi publie plusieurs monuments fort curieux, entre autres une miniature d'un manuscrit de la bibliothèque royale de Turin, et une mosaïque de la basilique de Saint-Marc de Venise (p. 58. 59), représentant l'un et l'autre le baptême de Jésus-Christ avec des circonstances singulières, mais toujours avec la colombe. Et nous savons par un poète du quatrième siècle, Juvencus, qu'il en fut de même dès le commencement [Hisp, hist. evang. 1. 1. Biblioth. PP. t. iv.) :
Corporeamque gerens spedem descendit ab alto Spiritus, aeream similans ex nube colambam.
^ « Portant une apparence corporelle, l'Esprit descendit d'en haut, semblable à une colombe aérienne sortant d'un nuage. >
Ces vers semblent faire allusion à l'usage ancien de suspendre des colombes d'or ou d'argent audessus de la piscine, pratique constatée par de nombreux témoignages (Durant. De rit, EccL xix. 7. — Mabill. Iter. German, in Analecl. t. iv). Ces colombes servirent quelquefois à renfermer le saint chrême ainsi que l'huile des catéchumènes. Plusieurs Pères, entre autres S. Optât (Opp, lib. ii), mentionnent des vases de cette nature, sans cependant en décrire la forme (V. Tart. Chrême),
BARBE. — V. l'art. Vêlements des premiers chrétiens.