‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 53 sur 281 · BENI — I · texte numérisé non relu

BENI — I

Hnduffl. 11 est donc vraisemblable que la bénédiction eut lieu d'abord sans aucune disposition particulière des doijijts, et, à plus forte raison, sans ce mouvement de la main par lequel le ministre bénissant décrit la Torme de la croin (Théoph. Rajnaud. Heteroclil. p. 311). Ainsi fiotreieigneur bénit de la main complètement déploj'ée le démoniaque, sur un sarcophage de Vérone (HatTei. Vtrona illialral. pars. m. p. 5i), et aussi un enfant agenouillé devant lui dans un arcotolium du cimetière de Saint- Hermès (Botl.

CLiHvu. n. 3), monument dont nous donnons ici le dessin. Voici un monument du plusliaul intérèl, c'est une sculpture d'un sarcophage de la villa Borghêse représenlanl le Christ bénissant deui enfants par l'imposition des mains. H. Robaut de Fleiiry a bien voulu nous autoriser a le reproduire d'après son ouvrage sur les Évangiles, édité par U. Hame, de Tours.

Il parait constant néanmoins que, à une époque que nous ne saurions déterminer, mais assurément assez moderne, les deux bénédictions, dites grecque et latine, devinrent tout à fait caractéristiques des deux Églises. Ce fait se trouve traduit matériellement dans le bas-relief d'un diplyque grec donné par Foggini (De Boman. ilin. Pétri. p. 471), où l'on voit S. Pierre bénissant à la manière latine, et S. André, qui passait pour le fondateur del'Ëglise de Constaatinople, i la manière grecque.

3* Ou trouve parfois dans les monuments une (roisième manière, qui cmsiste à élever seulement

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