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brebis (Joan. &u. 16-17), et la tradition catholique a coostamment entendu que le Sauveur désignait les ûdèles par les agneaux» et les apôtres par les brebis. Or la même distinction existe dans les monuments figurés (V. Tari. Agneau); et, principalesient dans les sarcophages et dans les vieilles mosaïques de Rome et de Ravenne, nous voyons les apôtres figurés par des brebis au nombre de doue. Notre*Seigneur y parait en personne, dans son costume traditionnel, ou dans celui de pasteur, au milieu des apôtres, chacun desquels a une brebis à ses pieds (Bottari. tav. xxvm). Dans quelques monuments de la Gaule (Millin. Midi de la Fr, pi. LU. 3), les douze brebis sont placées, non pas aux pieds des personnages dont ils sont remÛéme, onais dans la frise supérieure. 11 faut observer que des agneaux, même au nombre de douze, qui se rencontrent assez fréquemment sur les marbres, représentent, non pas les apôtres, mais les fidèles, lorsqu'ils sortent des deux cités typiques, lesquelles dénotent une différence d'origine, origine judaïque, icaBsu n circvmcisionb, origine païenne, ïcclesia rx gehtibus (V. les gravures de l'art. ÉgUie), différence qui ne saurait être êppliquée aux apôtres, appartenant tous au judaïsme par leur naissance. De toutes les mosaïques, celle de Saint-Apollinaire de Ravenne (Ciamp. Vei. mon- n. tab. xxiv) est la seule où les brebis soient placées dans les conditions voulues pour symboliser les apôtres. Ce monument du sixième siècle représente aliégori-
quement la transfiguration. Une croix gemmée, dans un ciel étoile, entre Moïse et Ëlie, tient la place du Sauveur. Un peu plus bas, trots brebis figurent les apôtres Pierre, Jacques et Jean (Matth. xvu. 1 ) ; et tout à fait au bas de la montagne, les douze apôtres sous la forme de douze autres brebis (Y. Tart. Transfiguration),
Un fragment de sarcophage du musée Kircher fait voir deux brebis tournées vers le centre où était sans doute Tngneau divin, et-sur la télé desquelles sont inscrits les noms ioanmis et.... vs pour LvcAxvs (Lucas). Ces deux brebis en supposent deux autres représentant dans la partie brisée les deux autres évangélistes.
BII8TERNA. — Du mot bustwn, qui, dans son sens le plus strict, désignait le lieu où Ton brûlait les corps, et s'appliqua plus tard à toute espèce de tombeau. Dans la langue ecclésiastique, bustema signifie une sorte de reliquaire, ou cassette couverte en forme de char. Un manuscrit du Vatican (Ap. Severan. De septem urbis, eccL) fait lire que S. Grégoire le Grand, ayant rapporté de Constantinople, entre autres reliques, un bras de S. Luc et un fragment de bras de S. André apôtre, les fit renfermer dans une btulema dorée et richement décorée, in hutema deaurata et cicladibus cooperta. On peut voir dans Boldetti (1. m. c. 22. p. 757) beaucoup d'autres noms donnés aux reliquaires, mais dont la plupart appartiennent au moyen âge.
cale:idrier ecclésiastique. —
Dès les premiers siècles, l'Église tint une note exacte de la mort de ses évêques et du natale de ses martyrs. S. Paul recommande lui-même cette pratique : c*est du moins le sens qu'assignent les savants (Florentin. Admonit. n admartyroL occid. — ^ales. Soi, in Euseb. Hist. 1. iv. c. 15) au verset treiiième du douzième chapitre de son Épître aux Romains. Les PP. Boucher (In Yict. Aquil. can, pasek. Comment, c. 15) et Ruinart (Act. sine, ad catcem op,) donnent un monument de ce genre remontant selon eux au pontificat du pape Libère, c'est-à-dire au milieu du quatrième siècle, mais qui est plus ancien encore. Chaque Église consi^çoail dans ces calendriers les noms de ses éréques et de ses martyrs (Cypr. Epist. xxxa).
Il y avait des clercs qui étaient chargés d'informer chaque jour l'évêque de la mort des martyrs ou de ceux qui, selon l'expression de S. Cyprien [Epist. xn), de la prison passaient à Timmortalité, de carcere ad immorialitatem iransibant. On ajouta plus tard aux calendriers les noms des saints couie&seors. Le calendrier ecclésiastique marquait
donc à chaque jour de la semaine les fêtes de Noire-Seigneur et des mystères de la religion, aussi bien que les mémoires des martyrs : c'est ce que TertuUien (De corona mil. c. xm) appelle les fastes de V Église; et lorsque les anniversaires des martyrs se célébraient encore dans les cimetières, le calendrier indiquait avec le nom du Saint l'endroit où les fidèles devaient se rendre, par exemple : m non mart. LucU in Callisti^ || vi. id. dec, Eutichiani in Callisti \\ vui, id. aug. Sisti in Callisti, sous-entendu ccemeterio.
Dans le calendrier du P. Boucher, qui est le plus ancien calendrier connu dans TÉglise romaine» on trouve à chaque jour de la semaine la mémoire d'un martyr, ou la déposition des pontifes romains : ce qui indique assez que ce calendrier était propre à la ville de Rome, et nous savons que primitivement chaque Éghse, si petite qu'elle fût, avait son calendrier spécial et ses fêles propres (Sozom. Hist. eccl. V. 3). Tel est aussi le calendrier de l'Église de Garthage, publié pour la première fois par Mabillon ( Veter. analect. t. ni), et qui reinonte au cinquième siècle. Ceci expUque pourquoi ces
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calendriers mentionnent un si petit nombre de martyrs : ceux-là seulement j étaient inscrits qu'on honorait dans chaque ville. Mais il y avait dans chaque calendrier la fgte générale da tous les martyrs de la ville, comme on le volt dans celui de Carthage cité plus haut.
Ctiez les Grecs, le calendrier s'appelait ménologe : Ici est celui qui se trouve à la fin d'un livre liturgique édile à Venise sous le nom générique de litre de prière», mfokrjtiy. Dans ce calendrier, chaque jour, les noms des Saints sont suivis de certaines antiennes très-courtes. D'autres Hpo).sya ont élé édités par Antoine Conclus, Génébrard, Possevin, etc. (V. Pellicia. n. p. 18. — Y. l'art. Martyrologe).
CALICE. — Le calice que S. Optât de Hiléve appelle porteur du tang du Chriit (t. vi. c. 3) est le premier de tous les vases sacrés. A l'exemple
du Sauveur qui consacra son sang dans un calice, les ap6tres «nployérenl aussi ces vases dans le ministère de l'autel: Calix benedii:twni$, aii benedicimiu, nonne communicati o*anguinii ChrUti eit ? (i Cor. I. 16) f Le calice de bénédiction que nous bénissons, n'est-il pas la communication du sang du Christ! ■ Tous les Pères attestent que celte pratique exista toujours dans l'Ëglise. Le calice fut appelé vat dùminiaim, ■ vase du Seigneur, • par S. Athanase {Apol. conir. Ârian. n,ti);pocutuiamiftUcum, t coupe mystique, • par S. Ambroise (£l« offic. I. a c. 38); et ta$ my$ticum, I vase mystique, > par Synesius (Calailas. p. 301).
Au commencement, les calices étaient de bois, mais le plus souvent de verre, surtout depuis le pontidcat de 8. Zéphirin jusqu'à celui de Léon IV (Blanchinii. In AnasUiê. Zéphirin.). Tertullien parle de ces calices de verre qui étaient ornés de peintures {Depudicit. c. i), et les antiquaires, entre autres Buonarruoti, en ont publié et illustré un grand nombre. Cependant, même au temps des persécutions (Prudent. Perititph. ii), mais surtout au quatrième siècle, on eut des calices d'or et d'argent. 5. Augustin, sur ce passage du psaume ouii : Simulacra genlium argenlum et auriim, ajoute 1 ted enim et noi pleraqae imlrumenta et voêa ex ejuimodi mtiteria vel métallo habemta in utum celebrandomm tacramentoram, quœ ipio miniilei-io contecrata *ancta dicunivr. li fui trouvé un calice d'argent dans le cimetière de la voie Salara (Boldelti. p. 190). Ceux de verre furent conservés longtemps encore par les moines (Uieron. Ad Riatic mon.) et par les humbles églises [Teitam. S, Remig. edit. a Cauandr.); des évéques s'en servaient aussi, quand les besoins de leurs pauvres les avaient contraints à vendre ceui d'or et d'argHit (S. Bilar. Àrelat. vit. — Boll. T maii). Il y eut quelquefois des calices de cuivre et d'élain ; la piété de quelques grands personnages Al au contraire servir à leur confection les matières les plus précieuses, témoin un calice à'onyx garni d'or trés-pur, que, au sixième siècle.
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la reine Brunetiaut offrit Ji l'Église d'Auxerre (Le Bœuf. Yie de S. Didier, t. t. p. 136). On sait asseï les largesses de ce genre que Constantin avait faites aux églises fondées par lui (Anastas. Kbliotb. panim).
On conserve dans le trésor de la basilique de Sainte-Anaslasie ii Home, un calice dont le pied est en cuivre et la coupe en faïence grossière, lequel passe pour a*oir servi à S. Jérôme, titulaire de celte église, selon la même tradition (Crescimbeni. Batilica di Sauta Amutatia. p. 66). Ce calice est assurémeni fort ancien, mais il n'est nullement prouvé que S. Jérôme ait jamais célébré les saints mystères-, il s'y refusa toujours par humilité (Collombet. Hiit. de S. Jérôme, i. 292). Oa gardait, avant la Révolution, au monastère de Cbelles, prés de Paris, un calice d'or èmaillé et orné de pierres précieuses, que l'on croit èlre l'ouvrage de S, Ëloi, qui, comme on sait, fut orfèvre avant d'être évëque (il«pi« archiol. vu. p. 31). L'église de Honza possède aujourd'hui encore un curieux bas-relief du temps de la reine Théodelinde, c'est-4-dire de la Iîb du sixième siècle, oi se trouvent représentés les vases sacrés de celte vénérable basilique. Voici ces calices : nous ne sau-
rions rien reproduire de plus ancien en ce genre (V. Frisi. Memorie delta chiesa Monzete, planche en regard de la page 78). On aimera sans cloute à trouver ici le calice de Chelles comme tpeeimeit de notreorfévrerie religieuse au septième siècle. Ouel-
ques-uns de ces calices précieux avaient un poids considérable, et ne servaient que pour l'omemenl