CASA
donne dans ses notée à U Vie de S. Vrbain (Anas- 1M. In S. Vrb.).
Bien que, d'après le [eile sacré (Joan - ii)> les vises Tussent au nombre de six, les artistes, faute d'espace, n'en ont ordinaireaienl représenté que ciaq (Bottari, lar. u et uiirni), trois (lav. luit), deux (lav. uni), et même un seul (tav. m). Il n'y en a que deux snr un sarcophitge d'Arles, dessiné par le P. KT\har-HBrl\n {Hagiogtypt. p. 346). Ces vases, kydriœ, prennent des fonnes lort dÎTerses; ils étaient fixes, et de l'espèce de ceux où l'on mettait ordinairement de l'eau et par conséquent d'une assez grande capacité. Sedulius [Carm. I. m 9) les appelle lacut :
Implevit sel ergo uccs hoc ncclare Cbritlus. 1 Le Christ remplit six laaa de ce nectar. •
Hotre-Seigneur, vêtu selon le type ordinaire, louche les hydriie avec une baguette. Uaniachi, Bottari, Gori publient une tablette d'ivoire où le miracle de Cana est sculpté en bas-reljer avec une rare élégance. Celte tablette, qui date probablement du septième siècle et Taisait partie du siège des exarques de Ravenne, a été illuâlrée par bondini, dans un opuscule spécial : In tabulam ébarntam oburvalione». In. 4° Florentin, IT4C. Ici le tableau (vous l'avez sous les yeux) est complet et d'une parTaite ordonnance. Il prend le fait au mo-
ment où le changement est accompli. Noire-Seigneur, jeune et imberbe, les cheveux coupés court en Torme de couronne, la tète nimbée, revêtu du patlium sur la tunique, porte d'une main unecroii grecque hastée, et désigne de l'autre les six kydrite pleines de via, et alTeclant la forme des plus élégantes amphores antiques. Â cAlé de Mre- Seigneur, on voit Varehilridinui tenant un codex élégamment relié. L'époux selon l'interprétation de Bandini, ou un personnage quelconque, porte dans sa raaiu droite une coupe que sans doute il a remplie du vin miraculeux pour U porter à ï'arckUrklitnàt. selon l'ordre du maître (Joan. a. 8), et sur laquelle il tient les jeux axés avec tia air