IV. -CoMMEIlT LES CURirtENS PDBENI-ILS CREtSKR
GATA
LEL'RS CITACONIES sous DU TERRAINS QDI. 1 CRTTE ttO-
QVE, oRVASKT iP?iRTEiiu 1 DES piIehs ! Bienque les fonds suburbains où tes cimetières chrétiens ont été creusés fussent dans le principe la propriété des gentils, ils devinrent par la suite celle des fidèles, soit que ceux-ci les eussent acquis à prix d'argent,soit que leurs possesseurs eussent embrassé la foi, soit enfin que ces terrains eussent peu à peu passé, par le droit de succession, à des personnes déjà converties, lesquelles, mues par un sentiment de charité et par le désir de tenir, même après leur mort, les croyants séparés des infidèles, léguèrent leurs propriétés à l'Église, de sorte qu'elle put aisément y pratiquer les souterrains, les sépulcres et les oratoires dont elle avait besoin.
De pieuses matrones donnèrent surtout l'eiemple de celte générosité, ainsi que l'attestent leurs noms attachés de toute antiquité à quelques-uns deces cimetières. Telles sont Ste Priscille, qui fut mère du sénateur Pudens, et la première fondatrice du vaste cimetière qui, ouvert sur ta voie Salaria, renferma non-seulement te corps de cette noble femme, mais ceux d'un grand nombre de chrétiens et de martyrs; Sie Lucine, Ste Juste, et beaucoup d'autres donl on peut voir rénumcralion dans Boldeiti, cst il est bien constaté que, même aux plus mauvais jours, l'inviolabilité du domicile fui respectée, surtoutquand le nom et le rang du possesseur pouvaient imposer aux tyrans. Ainsi une des plus anciennes sépultures chrétiennes resta constamment sans atteinte, parce qu'elle était la propriélé d'un membre de la famille des Flavius, prœdium DomitittiF.
Déslalindu second siècle, les écrivains ecclésiastiques l'ommencenl à faire mention des cimetières connus 0UTerlem«il comme propriété de l'Eglise. Tel éhil celui donl le pape Zéphyrin confia l'adminisiration àCallisleetqui prit le nom de celui-ci. Le nombre s'en augmenta beaucoup jusqu'à Constantin. Mais h quel litre la société chrétienne les possédait-elle t H est probable qu'elle fut. en cela, assimilée, ou positivement ou tacitement, à c«s nombreuses sociétés funér.iires, coUegia fiaitralici(t, qui existaient chei les Bomains et qui étaient couvertes par la sauvegarde de l'autorité 'publique. Il devait suflire, pour la sécurité des lombes souterraines, que les chrétiens fussent en possession de la superficie du sol supérieur.