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Dans rÉglîse oecidentale, nous ne trouvons de
donnée bien certaine au sujet des cloches que vers
^ le déclin du sixième siècle. On lit dans la Vie de
\ ^^ ' 8. Colomban> mort en 599 (MabilJon. Annal S.
^j, >; Benedid. Saec. i). i que vers le milieu de la nuit
j^ '^1^; il se rendait à l'église au son de la cloche, posante
/ ^ compana^ et que les autres moines, réveillés par le
• ^ ^' ménie moyen, y allaient aussi. • Il n'est pas pré-
"9»^" swnable que cet usage ait été alors spécial à ce
î^îTiair jjJQi abbé et à son monastère. Ce qu'il y a de cer-
' ^'^^ UiD, c'est qu'aux huitième et neuvième siècles il
"f '* - était devenu universel en Occident.
La seconde donnée que nous possédons à cet ^rd est de Tannée 604 et relative au pontificat de S. Sabinien, successeur immédiat de S. Grégoire le Grand, et qui ne siégea qu'une année. Si nous en croyons Polydore Virgile, auteur du quinzième siècle, ce pape aurait le premier établi l'asage des cloches pour convoquer les fidèles aux offices de l'élise. Quod tintinnabulorum sono, dit cet écrivain [De invenloribus rerum. lib. vi. cap. i^), popii/itt invitaiur, vocaturque ad sacra avdienda statu diei hùrn, Sabiniani qui Gregorio successii, hœ decretum est. Le même fait est rapporté par Génébrard (Chronic. ad. an. Christ, 604), par Panvinio (£/Mtom. rom. Pont, in Sabinian.) et par Ciacconio (De vit. Rom, Pont, in id.), qui paraissent s'être bornés à copier le premier. Mais nous avons lien de nous étonner du silence du livre pontifical sur un objet d'une telle importance.
Quanl aux églises orientales, il n'existe pas de preuve qae les cloches y aient été introduites avant le neuTiéme siècle, alors que Ursus, doge de Venise, en envoya douze à l'empereur Michel, qui les fit placer dans un magnifique campanile construit par ses soins à Sainte-Sophie. Ce fait doit se placer entre 864, époque de Tavénement d'Ursus au dogat, et 867, année de la mort de Michel. Aïant l'introduction des clociies, les Grecs se seraient d'une planche, â-yta Ç6x*, sacra ligna, sur laquelle ils frappaient avec un marteau de bois ou
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encore d'une plaque de fer et d'un marteau de même métal, â-^icv ot^nfov, sacrum ferrum.
Il parait que, en Egypte, ces convocations avaient lieu au son de la trompette, comme chez les Juifs (Num, c. x). Nous le savons, du moins pour les moines, par la règle de Saint-Pacôme (C. m. In biblioth, PP. t. XV. p. 629), où il est prescrit & tous les frères de sortir de leur cellule aussitôt qu'ils entendent le son de la trompette. Le même usage est mentionné par S. Jean Climaque (Scala paradis, grad. \ij.. Biblioth, PP. v. 224), chef des cénobites du mont Sinaî au sixième siècle, ce qui autorise à supposer qu'il persévéra en Palestine jusqu'à cette époque. Dans quelques monastères, un religieux était chargé de parcourir toutes les cellules et de frapper avec un marteau la porte de chacune d'elles : nous avons de nombreuses preuves de cette coutume dans Cassien {Instit. ii. 17), Palladius, Moschus, etc., qui appellent l'instrument dont on se servait dans cette circonstance, et principalement pour Tofiice de la nuit, signum noctumum ou malleus excitatorius, « signe nocturne • ou « marteau du réveil ». Dans un monastère de vierges que Paula avait fondé et qu'elle gouvernait à Jérusalem, le signal était donné par une religieuse qui chantait Valleluia; et S. Jérôme nous apprend (Epist. xxvii. Epitaph. Paulœ) que telle était alors le mode de convocation (V. l'art. Alléluia).
L'usage de baptiser ou de bénir les cloches existait déjà au huitième siècle (Bona. Rer. liturg. 1. II. c. 22. § 7. — Martène. De antiq. Eccl. rit. l. u.c. 21). La plupart des liturgisles le rapportent à cette date, et Tordre romain contient dès lors des formules pour cette bénédiction.
COEUR. — On voit très-fréquenmient gravée sur les marbres chrétiens la figure d'un cœur ; elle est quelquefois répétée après chaque mot, ou seulement au commencement et à la fin de cjiaque lii;ne.... C^est un usage antique adopté