‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 84 sur 281 · C0:^£8SION SACRAMENTELLE. — Y · texte numérisé non relu

C0:^£8SION SACRAMENTELLE. — Y

l'art Exomologèse,

CO^IFIIIMATIOIV. — Ce sacrement reçut différents noms dans l'antiquité, selon qu'il était considéré aux divers points de vue de sa nature, de ses effets, ou des rites qui accompagnaient son administration. Ainsi, en tant qu'il était conféré par l'imposition des mains et l'onction du saint chrême, il fut appelé mairoi impositio (Augustin. De bapt. I. m. c. 16), myêterium unguenti, chrisniûtiâ uuramentum (Id. Cont. liU. Peiil. .1. ii. c. 101), €krisma $anclum, chritma saluti$[S. Léo. serm. it De nai. Domini). Fabrelti (x. 504) donne une curieuse inscription où Ton voit que Catervius et Severina, époux chrétiens, avaient reçu cette onction sainte, selon l'usage primitif, aussitôt après leur baptême, de la main de l'évéque Probianus :

QTOS DU 8ACERDV8 {tîc) PROBUIIVS LA VIT ET VRXIT.

Vais ce sacrement est surtout un sceau divin doot le chrétien est marqué à jamais comme soldat de Jésus-Christ, non-seulement dans son âme, mais aussi dans son corps : Caro eignatur, dit TertoUien (De reeurred. viu), td et anima muniatur. Sous ce rapport, il fut désigné sous le nom de fiçnaculum Domini, — spiritale signum (Ambros. I>euicr, I. ur. c. 2. — Cyprian. epiêL 75 Ad Juhai. etc.), àttiçnum Christi. Telle est la solennelle formule adoptée de toute antiquité dans l'administration de ce sacrement : signvh christi in vnAH aTEK5AH (Sacrament. Gelas, ap, Thomasium, 0pp. I- n. p. 75). C'est le aç^a^iç des Pères grecs qui désigne lonction du saint chrême sur le front, «t- Çfuiodum froniium^ dit Tertullien (Adv, Marc. L ni.c. 32), onction décrite plus clairement en-

core dans ces vers de Prudence (Psydiomadi» V. 560) :

Post inscripta oleo frontis signacula, per qu» Unguentum regale datum est^ et chrisma perenne.

« Après qu'ont été inscrits avec r huile les signes du front, par lesquels l'onction royale a été donnée, et le chrême étemel, a

Aussi le confirmé était -il appelé consignatus, • marqué » (Cornélius PP. ap. Euseb. Hist. eccles. 1. VI. 45), et le lieu où Fonction sainte lui était conférée, comignatorium abltUorum (Murât. Script, liai. I. pars 2). — (V. Tari. Consignatorium ablutorum.)

Nous avons un grand nombre d'inscriptions funéraires où la réception de la confirmation est exprimée par ce mot. Soit pour exemple celle-ci, d'une néophyte confirmée par le pape Libère (Oderico. Sylloge vet. inscr. p. 268) : picbntiae || légitimas Il NEOPHITAK II DIE. V. XAL. SEPT. || CORSIGRATAB || A UBERO PAPA.

Comme l'évêque traçait le signe de la croix, qui est le véritable signe du Christ, sur le front du néophyte, la confirmation fut quelquefois désignée par cette circonstance. Ainsi une mère chrétienne constate, sur le tombeau de son enfant mort à l'âge de douze ans, qu'il avait été marqué de ce signe auguste (Boldelti. p. 80. n. 8) : crvcbii accepit. Mais ce qui est bien plus concluant encore, c'est que cette circonstance est exprimée dans une inscription damasienne qui était gravée prés du baptistère de l'antique Vaticane (V. Rossi. De tit. Christ. Carthagin. p. 24). Cette inscription est tellement importante pour le sujet qui nous occupe, que nous ne saurions nous dispenser de la transcrire ici en entier :

ISTIC IRSORTES CAELESTI ffUrilIIIB LOTIS

PASTOmS SVMXI DEXTEnA SIGNAT 0VF.S UTG VKDIft 6EXERATK VEXI QVO iAKCTVS AD TKVtf

SPIRITYS YT CAPUS TE STA DOXA TOCAT TT CRVCE SVSPBCTA MTRDI TITARE PRItCELLAS

DISCE M AGIS (mORITO!»?) UAG RATIORE LOCI.

On Toit dans ce précieux monument que la confirmation était administrée aussitôt après le baptême et dans le même lieu par la main du souverain pontife; nous y retrouvons le signât et la formule crvcb svscbpta. La réception des dons du Saint-Esprit comme préservatif contre les dangers et les tempêtes du monde y est aussi exprimée de la manière la plus claire.

Le nom de confirmation sous lequel ce sacrement nous est connu n'est point nouveau. Il a été en usage dés le principe pour exprimer que le clirétien y est perfectionné, consommé, revêtu d'une force céleste. Le concile d'Elvire (can. xxxvii) prescrit que celui qui, dans une urgente nécessité,, a été baptisé par un laïque, doit être au plus têt, s'il survit, conduit à l'évêque, ut per manus impo^ sitionem ferhcere possit, t afin que par Timposition des mains il puisse le perfectionner, s S. Léon dit que • ceux qui ont été baptisés par les hérétiques doivent être confirmés par la seule invocation

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