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du Saint-Esprit et TimposKion des mains t (EpUt. ad Nicet. c. vu). Dans les Constiiutions apostoliques (lib. m. c. 17) le saint chrême est appelé confir~ matio confessioniêy c'est-à-dire la confirmation dans la conression de la foi qui se fait au baptême ; et ailleurs (1. tii. c. 44) se trouve une prière d'actions de grâces après la confirmation, où Ton demande à Dieu que Fonction de Thuile sainte soit tellement efficace dans le baptisé, que la bonne odeur de Jésus-Christ reste en lui ferme et stable : quo firma et stabilis maneat in ipso fragrantia Christi sni,
CONSIGNA TOBIUH ABLUTORUM. —
C'était un lieu spécialement affecté à l'administration du sacrement de confirmation (Y. l'art. Confirmation), mais dans quelques églises seulement. Communément, c'était dans le sacrarium ou dans quelque autre partie de l'église que les nouveaux baptisés étaient confirmés. Il y eut de ces consi» gnatoria, autrement dits chrismaria, à Rome et à Naples (V. Selvaggio. v. p. 99). Le nom de consignatorium est dérivé de celui de la confirmation elle-même, qui était appelée signaculum domini^ cum (Cyprian. Epist. lxxi), signaculum spiriluale (Âmbros. De init. vn), signaculum vitœ œternœ (Léon. serm. iv. De nativit.). D'où le mot consignare, marquer du signe sacré, pour exprimer la confirmation, et consignati pour désigner les confirmés. Consignatorium ablutorum veut donc dire lieu où l'on marque ou confirme ceux qui ont été auparavant << lavés », abluti^ c'est-à-dire baptisés.
CONSTANTIN (pètk de). — V. l'art. Fêles immobiles, Vf, 2<>.
CONTRA VOTUM. — C'est une formule de regret qui se rencontre assez souvent dans les inscriptions sépulcrales ; elle exprime la douleur qu'éprouvent les survivants d'une perte qui est une déception à leurs vœux les plus chers, contra votum. Elle n'est pas exclusivement chrétienne, les nôtres l'avaient imitée des anciens; et cependant ils paraissent ne l'avoir employée qu'assez tard : le premier exemple que fournisse le recueil des inscriptions datées de M. de' Rossi est du commencement du cinquième siècle (An. 400. n. <i91) :
PAREMTIS POSVERVNT TETXLVH (tITVLVm) CG.NTRA VOTVN. ET DOLO SVO.
Quelques auteurs, entre autres Morcelli (Inscript, comm. subject. p. 152) ont supposé que la formule en question n'était qu'à l'usage des parents déplorant la mort de leurs enfants. Il est vrai que nous la trouvons quelquefois employée dans ce sens, témoin i'épilaphe romaine que nous venons de citer, et celle-ci donnée par fioldetti (p. 407) :
RDFIRV8 PATER COXTRA VOTVM. iNoUS RVOUS lu, à Saint-
Ambroise de Milan, celle d'un néophyte nommé FELicunvs, auquel son père feliciaiivs et sa mère GEROATiÀ coKTRA VOTVM posvBRVHT. Mais il u'est pas
moins certain qu'elle se produit indifféremment sur les marbres de toute sorte; sur ceux que les maris élèvent à leurs femmes : telle est Tépitaphe de FELicissiMA par son époux : hilaranvs contra \on% P08VIT (De* Rossi. i. n. 577. an. 407); telle est encore celle de lais : flaviakvs coNimx dvlcissu^^ coutra votw posvit (Id. n. 585. an. 408. — (Y. encore Fabretti. c. vm. nn. 176. i77. — Vellori. Dissert, phil. p. 28. etc.).
On peut citer encore un monument du cloître de Saint-Ambroise, portant que kohiiita avait vécu quarante ans, qu'elle en avait passé dix-neuf avec son mari, l'exorciste satvrvs, lequel, après une séparation prématurée, lui éleva un tumb&nu cos- TRA VOTUM. La même pierre contient aussi I'épilaphe d'une fille de ces deux époux, nommée Nim, morte à vingt-six ans, sept mois et seize jours, el pleurée par son mari coktra votvm. On peut Tcir ces inscriptions dans Ferrari (Monum, di S. Àmbrogio. pp. 54-55). Nous avons encore de la même provenance le litulus d'un mari auquel sa femme lA.NVAitiA donne une marque d'attachement et de regret analogues : conivgi. dvlcissiiio. coxtra vctti posvit (V. encore Gruter. p. 1050. n. 1159. xiii. — Doni. cl. xii. 75. pour des exemples analogues).
La même formule est encore adoptée par les frères, parents et amis pour leurs frères, parents et amis (Gruter. 105. i. — Muratori. 1875. ni. 1932. i), et même par les affranchis à Tégard de leurs patrons (Gruter. 1025. v). 11 n'est pas rare de voir aussi des enfants qui usent de cette formule pour exprimer la douleur que leur inspire la perte de leurs parents, dont quelques-uns sont morts dans un âge très-avancé. Voici un autre fi-agment de Saint-Ambroise (Ferrari, p. 57) :
QVI. TlXEnVXT. I>
6ECTL0. AR!f. LXXX. FI'.l. COM
TRA. VOTVM. POSVERVXT.
On a pu remarquer que la plupart des inscriptions que nous avons citées sont de Milan, et elles ne sont pas les seules que nous pourrions transcrire pour notre objet. L'abbé Gazzera, dans ses Inscriptions du Piémont (p. 84), en donne une de Verceil qui offre celte légère variante : costra vota. Peut-on en conclure que la formule en question s'était surtout localisée dans les provinces de 1^ Gaule cisalpine? Nous serions tenté de le supposer, en voyant qu'un des rares exemples de celle expression de douleur qu'on observe dans les recueils d'inscriptions romaines (deux dans Boldelti, trois ou quatre parmi les trois mille cent soixante^ quatorze inscriptions datées publiées par M. de Rossi) est encore relatif à un citoyen de Tavie qui, ayant été surpris par la mort à Rome, y reçut les honneurs de la sépullure d'un parent qui parait même avoir été son compagnon de voyage : adrw. DEPREiisvs. la. Loco. PBREGRB, et qui n'a garde d oublier le coktra votvm dans l'épi taphe qu'il lui consacre. Nous ne saurions nous dispenser de copier