COQ
ce monument, curieux à plus d*un titre (V. Bol-
detti.p.441):
s. DM ET B09K : nvORIAl. AYR.
LETCAIK. CXTI. nCIRB.XSI. HLIO ATR. CRKCI091S. QT1 TIXIT. ARKIS PLY$ lli:iT9. XXT. AWlSa. DB PREXSTS. Cf. LOCO. PSRI6RS. COM TRA TOTTM. FlERl. CTRATIT.
U n*entre pas dans notre dessein d'énumérer ici les expressions de douleur ou d*aflection que font lire les marbres antiques : cette énumération serait infinie. Nous nous bornerons à faire observer que, dans quelques inscriptions de la Gaule, de la première Belgique notamment (Y. Le Blant. i. 367), le cfmtra voium est remplacé par des formules ayant à peu prés le même sens, par exemple : pro dileg-
TI05EP0STIT ou FOSVERTKT (p. 366). — VUICTLO. CÀRI- TlTtS. ET. STVDIO. REUGIOmS. TITTLVM. POSVERVNT.
(pp. 341. 377. 386. 400. 405. 414). -- pro caritate ( 415). — PRO AHORB. Un iittdm de Rome, de Tan 302 (De' Rossi. i. n. 28), présente cette formule à prés semblable : pro pietate.
COQ. — Considéré comme symbole chrétien, le coq a plusieurs signiGcalions. 1* Sur les tombeaux, il rappelle le dogme de la résurrection future. Parmi les symboles de la résurrection, S. £piphane place le lever du soleil, et, avant lui» le pape S. Clément avait déjà dit : Die$ et nox rewrrectio^ nem ndbU déclarant : aibal nox, exurgit dies (Ep. ad Cor, XXXIX. 2), c le jour et la nuit nous dénotent la résurrection : la nuit se couche, le soleil se lé\e. • Or, si le retour du soleil à Thorizon est uue image de la résurrection de nos corps, ne s'ensuit-il pas, par un enchaînement d'idées tout naturel, que le chant du coq, qui précède Taurore, et qui a fait donner à cet oiseau le nom de prœco diri (S. Ambros. t. n. p. 1220. edit. Benedict. 1690), est à son tour le symbole de cette voix toute-puissante (Joan. v. 28) qui, à la fin des temps, donnera le signal du grand réveil. Prudence s'est approprié celte pensée dans son hynme Ad gain canlum {Cathem. i. 16), lorsqu'il dit que cette voix du coq, qui excite de leur sommeil les autres oiseaux, « est la figure de notre juge, » nosiri figura est judicis ? Plus loin, à propos des démons qu'il suppose être mis en fuite par le chant du coq, le poète sgoute (vers. 45 seqq.) :
Hoc esse signum praescii NorunI promissaB srci Qoa nos sopore libcri Speramus adventum Dei.
Dans le langage de l'Écriture, le mot $pe$ exprime souvent l'idée de résurrection. De là la formule iir spb si fréquemment inscrite sur les marbres chrétiens, et en particulier sur les sceaux dont les briques fermant les loculi portent Tempreinte (I|upi. Ditiert. h. 261). il est à présumer que cette pensée du poète avait pris naissance dans l'opinion généralement répandue de son temps que
la résurrection de Jésus-Christ avait eu lieu au chant du coq : c'est ce qu'il exprime lui-même un peu plus bas (vers. 65 seqq.) :
Inde est, quod omnes credimus, lUo quietis tempore Quo gallus exsultans canit, Christum redisse ex inferis.
On comprend maintenant pourquoi les chrétiens aimaient à placer l'image du coq sur leurs tombeaux : c'était un signe d'espérance, un symbole de la résurrection. Aussi l'épitaphe deDonatus, trouvée au cimetière de Sainte-Agnès (Aringhi. n. 614), port&-t-elle l'image du coq associée à la formule » page; celle de Constans (Boldetti. 360), outre cette acclamation, a un coq devant un vase d'où sortent deux rameaux d'olivier. On voit au musée Farnèse â Naples (Polidori. Sepolcri ant. Crist. in Milano, 66) la pierre sépulcrale d'un Leopardus, où, avec le symbole du coq, est celte inscription tronquée: die. beke. re.... que nous n'hésitons pas à restituer ainsi avec l'abbé Polidori : illà. DIB. BBHE. RE8VRGE8, formuIc dout les marbros chrétiens fournissent un grand nombre d'exemples : tel est, entre autres, le iitulus des époux Gatervius et Severina, dans le recueil de Fabretti (Inêa\ ant. p. 741.n. 505):
SURGATIS 11 PARITCA CRISTO (tlC) PRAESTA.XTE DEITI.
M. Perret (iv. pi. xvi. 29) donne une pierre fine où est gravé un coq, posé sur un rameau, avec le monogramme du Christ au-dessus. Ceci exprimerail-il qu'au grand jour dont l'annonce est symbolisée par le coq, le Christ sera le juge des hommes ressuscites ?
2* Le coq est aussi le symbole de la vigilance. Cest pour cela que, dès les temps primitifs, les chrétiens adoptèrent l'usage de le placer au faite de leurs temples, pour représenter la vigiiance du pasteur. Cette même idée de vigilance explique pourquoi la figure du Bon-Pasteur est si souvent représentée au sommet de l'arc ou de l'abside des chapelles des catacombes, et, avec une intention non moins évidente, sur le disque des lampes qui servaient à éclairer les souterrains (Afinghi. ii. 616). Nous ne citons qu'en passant un coq mettant en fuite trois animaux qui figurent les trois concupiscences, sujet représenté sur un bas-relief de Milan, qui n'est pas antérieur au neuvième siècle (Allegranza. Monum. di Mil, p. 113).
3* U est une classe de monuments, les sarcophages, où l'image du coq est souvent rapprochée de celle de S. Pierre (Aringhi. i. pp. 297. 319. 613. et n. p. 399) : et tout le monde comprend qu'il est ici question de la chute et de la résipiscence de cet apôtre, et que le but de l'artiste fut de prémunir également les fidèles, par cet exemple, contre la présomption et contre le désespoir (V. l'art. Reniement de S. Pierre),
4o Les fonds de coupe à sujets dorés et quelques autres monuments représentent quelquefois deux coqs excités au combat par deux enfants, qui tien-