‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 95 sur 281 · HIC IN PACE REQYIESCIT B. M · texte numérisé non relu

HIC IN PACE REQYIESCIT B. M

THEODORA DIACONUSA QViC ▼IXIT a fcECTLO ANKOS PLM XLVIII. Q. XI. KAL. AVC. V. P. C. {qUttltO

po$t cofuulatum)

PAVLini IVN. V. G. IND. II.

Daciana mourut à quarante-cinq ans et Théodora à quarante-huit ans. C'est donc par erreur qu*on a soutenu, d'après le texte de S. Paul, qu'il n'était pas permis de recevoir les diaconesses avant soixante ans. L'âge de quarante avait été fixé par le concile de Chalcédoine en 451 , et nous avons vu plus haut que celle discipline était déjà en vigueur du temps de Tertullien. (V. pour plus de développements l'art. Veuves chrétiennes).

DIACONIGUM. — On désignait sous ce nom, dans les anciennes basiliques, un lieu, près de l'autel, où les diacres préparaient les vases et les ornements sacrés qui devaient servir au sacrifice. C'était là que les ministres s*habillaient et se déshabillaient. Ce lieu s'appelait aussi scevophyla^ cium, et hematis diaeonicon, pour le distinguer du diaconicum tna/uf, qui était, à proprement parler,

la sacristie, où les ornements et les vases sacrés étaient réservés hors le temps de la liturgie.

DIACRE. — Dans le Nouveau Testament, le mot ^Mucvoc a quelquefois une acception générique, et désigne tous ceux qui étaient employés au saint ministère, même les évèques et les prêtres. Mais sa signification stricte et propre s'applique aux clercs placés au troisième rang de la hiérarchie, et qui assistiient les évèques et les prêtres dans les fonctions sacrées.

Ils furent donc institués, non-seulement poar présider aux tables de la communauté chrétienne, mais pour remplir un office liturgique, ainsi que le ministère de la parole. S. Etienne, le premier des diacres, exerça ce second ministère et fui lipide pour l'avoir rempli avec zèle. PhiUppe, Pan des sept, prêcha l'Évangile, et baptisa l'eunuque de la reine Candace (Act. apost. vni. îl seqq.).Oa sait que S. Vincent fut ordonné diacre par l'éTéque Yalère qui, s'exprimant avec difficulté, se ût suppléer par lui dans le ministère de la parole.

Ils avaient encore pour mission de servir de témoins à Tévèque quand il prêchait, et de témoigner de la pureté de sa doctrine, s'il venait à être incriminé sous ce rapport par ses ennemis. C'est ce que nous révèle l'institution des diacres par S. Évariste {Lib. Pontif. in Evarist.) : Âdeu^odiendum episcopum prcedicantem, propier ttylm veriiatis. (}uelques mss. portent : propier ttimulum veriiatis.

Le nombre des diacres était proportionné à l'importance des églises. Cependant, pour suivre l 'esprit de l'institution apostolique, on le fixa à sept dans la plupart des Églises de l'Orient et de l'Occident. L'Église romaine en avait sept su temps de S. Corneille, en 251 (Euseb. Hùi. eccl. VI. 43). Prudence remarque la même chose au sujet de cette Église du temps de S. Laurent (Peristeph. n) et de celle de Saragosse du temps de S. Vincent (Ibid. v), c*est-à-dire sous Diodetien. Le quatorzième canon du concile de Néocésarée ordonne qu'il n'y en aura pas davantage, même dans les plus grandes villes, et cite à l'appui les Actes des apôtres. Aussi S. Jérôme ditil (Épist. Lxxxv) que les diacres étaient fort considérés à cause de leur petit nombre. Mais comme il y avait beaucoup plus de sept diacres àConstantinople, même dans les églises particuliéies (Zonar. In can. p. 145), le concile in Trullo, pour éluder les prescriptions du canon de Néocésarée< prétendit (can. xvi) que les sept premiers diacres n'étaient que pour la distribution des aumônes, et n'avaient rien de commun avec les diacres attachés au service de l'autel.

Le diacre avait surtout la police de l'église (à l'intérieur). Ces fonctions sont énumérées dans un curieux passage des Constitutions apostoliques (n. 57), « que le diacre pourvoie au placement (des fidèles), de sorte que chacun de ceux qui entrent gagne sa place, et que personne ne s'arrête à l'entrée. De même qu'il surveille le peuple, afin

i|a«BDlnebatHlie,nedonne, nerie, ni ne fasse des sigws. •

Il D'entre pas dans notre plan d'énumérer loulei les roncliOBs des diacres, dans l'inl^eur de l'égliM et au dehors. On trouvera tous les détails désirables à ce sujet dans Bingham {Orig. tccl. \. S04. ttqq.), dans Selvaggio (Op. et loc. laud.), tàWài {De potit. eccl. i. p. 50. uqq.), etc. On les appela quelquefois tnartyrarii, parce qu'une de Itors principales atlributions était de garder les UDhssions des martyrs (Anastas. InSyivettr., et notre art. ifarlyrar/i) .

DiDS les monuments antiques, les diacres sont re|n«seDlés avec le livre des saints Evangiles (V.Buonarr. fav. xti. 2), parce que leur olfîce était de le porter et de le lire dans la liturgie, et a?ec Il croii:, qu'ils étaient aussi cliargés de porter ilias les cérémoDies de l'Église. S. Laurent est peini avec ces deui altribuls dans un Terre doré (Botliri. lav. acvm. 1), dans une mosaïque de Saint-Laurent hors des murs (Ciampini. Yet. mon. lab. UTin, et notre art. Saint Laurent), dans une Iresque des thermes du pape Formose (Paciaudi. De Chritt. bain, tu front.), etc.

Les principaux vêlements des diacres étaient la tUDique et l'élole , ttola, qui était primitivement DD manteau, placé d'abord sur les deui épaules des diacres, puis sur une feule, pour les distinguer des prêtres. On voit S. Etienne et S. Laurent iTK l'étole sur l'épaule gauclie dans la mosaïque drjà citée. On accordaplus lard aux diacres l'usage da colobilon, puis celui de la dalmatique (V. les an. Colobium et Dalmatique).

De nombreuses inscriptions antiques mentionwnt la qualité de diacre (V. Gnil. hl. 8. — Boldelli. p. 410. — De' Rossi. i. 393 etparam) et son fj'nonjme lévite (Gruter. ait. I ). On lit sur l'autel de lëglise de llinerve : ueAxriiEDTS LKvrrA, wu.iruMis LETiti (V. Le DIant. Autel de Minerve. p. 13-30. etc.). Les auteurs anciens, entre autres $. Gr^oirede Tours (De glor. martyr. iZel alibi). Prudence (PeritfcpA. t. 31) désignent aussi fréqnenunent le diacre sous le titre de lévite. Un marbre romain du milieu du cinquième siècle (De' Rossi. I. p. 330) fait lire le nom d'un lévite, mais d'un léiite du siège apostolique : sedis ArosiOLicf LEtiiis niuis ; et il est dit plus loin que la vie de ce ministre de l'autel fut digne de son ministère :

(Pour plus de détails, V. Zeîgler, De diaeonii et iiaanàuitEeeleâm. Wiltebergx, 1076.)

Moratori enregistre une inscription offrant cette particularité intéressante que le défunt, qui trésprofaablemenl était un diacre, est désigné sous la dénomiiution de minielrator chriitianui :

DIEU. — I. — Dans les monuments dirétiens des prenùers âges, l'idée on l'inlerveotion de Dieu

le Père n'est jamais exprimée autrement que par une main Isolée, sortant d'un nuage. Dieu, étant

incorporel, et partant ii nous que par ses Œuvrt signe-t-elle l'action de sa toute-puissance que par le mot de main : manut fortii, maïuu robueta, manut excella. Dextera Domini fecit virtutem (Ps. vHi. 4. — Exod. im. 19. xi. 25. — Is. il. 12). Tel est aussi le style des écrivains ecclésiastiques : Qtium audimu* kasys, dit S. Augustin [Epiit. cxLviii. i], operationen inUlligeie debemus, ■ quand on dit naiic, nousdevons entendre opération. ■ Pour exprimer la protection divine qui rendit Conslanlin victorieux de ses ennemis, Eusébe (De laud. Cotulant. i) dit que Dieu lui tendit la main du haut du ciel.

Tout ce qui ressemblait ii une matérialisation de la Divinité répugnnit essentiellement i l'esprit clirétien, et S. Augustin repousse par ces énergiques paroles toute pratique de cette nature {Epût.cix. 13): Quitlquid, C7tm iila eogitct, corporta limilUtidinit occurrerit, abige, abnue, negii, rapue, ftige, < tout ce qui peut, quand il s'agit de Dieu, réveiller l'idée d'une similitude corporelle, lu dois le chasser (de la pensée), le renier, le répudier, le fuir, t Bien que, dans les premiers temps, l'hérésie des anlhmpomorphllesnefùlpas encore née, de telles précautions étaient néanmoins nécessaires contre d'autres hérétiques, et contre les stoïciens, qui se figuraient un Dieu corporel; elles avaient aussi pourbu^ d'dier aux simples et aux faibles toute occasion d'erreur en une matière si importante. Tels sont les principes qu: portèrent les artistes, ou pour mieux dire les pasteurs sans raiilorilè desquels rien ne se fatsail dans

l'Église, à adopter ^

cette n - - -

abr^ée d'expri.

mer, dans les

sculptures , tes

peintures,

saiques, ci

rinlervenlion

la puissance

Dieu le Père.

Nous allon énumérer sora maireme principaux sujets où la main tient la place de Dieu.

1* Hoîse rece^ vant les tables de

la loi sur le Sînaî. Ainsi en est-Il dans un grand nombre de ba^reliefs, de fresques, etc. (V. Bu«-

DIEU — a

nnmioti. Vetri. p. 1. — Bollari. la», cmi. cxt ciiTiii. cLii. cLiiiiï et alihi^. Parlout Moïse éiend sa main pour saisir les tables, mais il ne les tient pas encore. Le sarcophage de Sainl-Ambroise de Milan (Allcgrania. Suer. mon. rfr J/i/. ta». ») présente celte particularité que la main divine, après a»oir livré à Mcise ce précieux dépôt, reste étendue.

2' Moïse déLicliant sa cliaussure, et lloise frappant le roclier. Ces deui sujets se trouvent réunis dans une belle peinture publiée par Bosio et depuis par M. Perret (toI. i. pi. "ti). C'est le premier quelamaindomine,etellelientlieudela»OîidiTine disant à WoTse {Eiod. in. i>) : . Ole ta chaussure, car la terre où lu marclies est une terre sainte. > 5* Le sacrifice d'Abraham. Sur le point de frapper son fils, le saint patriarche dirige ordinairement ses regarda vers le lieu où la voix de l'ange se fait entendre à lui (Cen. ixii. il), et. il la place de cel envoyé céleste, auquel l'art chiélien primitif n'essaya jamais non plus de donner un corps, il voit lama/n de Dieu, quiqueliiuefois saisit le glaive (BotUri. tav. iv), el le plus souvent élend l'index vers Isaac (Allegrania. ibid. n. »i. — Pcrrel. vol. II. pi. lu)- Il f*"' remarquer encore que, dans presque lous les tombeaux bisomes, ces deux fail.s sont représentés, l'un à droite, l'aulre a gauche du médaillon renfermant les bustes des deux défunts, de telle sorte que les deux mains divines se font pendant au-<lessus (Bollari. ta», liixix).

4* Dans un des fragments des antiques mosaïques de Sainle-UarieUajeure, publiés par Ciampini d'après des dessins de la bibliothèque Barberini (Ciamp. Vel. mon. t. tab. ixu), on voit une main tenant une espèce de bouclier oblong figurant un nuage dans l'inlenlion de l'artisle, et qui dérobe Moïse, Aaron el probablement llur à la fureur de la multitude qui les accable de pierres. On reconnail là, bien qu'un peu dénaturé, le fait raconté au livre des iVomti» (i>i. 41 âojq.). La mosiique de l'église de Galla Placidia à Ravenne

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