‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 115 sur 275 · XI. — Au lieu de faire passer le corps sur le dos, il · texte numérisé non relu

XI. — Au lieu de faire passer le corps sur le dos, il

Designs of yr. vases, fig. C, p. 13 ; Gerhard, Aus. Vas. III, 234. — U Annal, d. Ist. 1870, tav. o. — 12 Perrot, Hist. del'Arl, 1, p. 792, fig. 520. — 13 Vas. Brit. Mus. III, E 94, p. 116-7 r- Hartwig, Meisterschalen, p. 138, 1, fig. 20 B. — 14 Dennis, Cil. and Cimet. 3« éd. I, p. 365 = Mus. Greg. I, pl. cm (Grotta d. Iscrizioni). — 16 Dennis, II, p. 323 .= Inghirami, Mus. Chius., pl. clxxxii (t. d. colle Casuccini) ; Dennis, p. 327, 7 = Gori, Mus. Etr., 3, 84-7, 11, pl. vi (Poggio Montolli); Dennis, p. 333, fig. = Monum. V, pl. xiv-xvi (t. délia Scimia); Dennis, p. 342, 1 = Mus. Cliius., 2, 122-3 (deposilo de’ dei). — 16 Dennis, II, p. 323.

(■(ait plus simple, sinon plus facile, de le projeter directement, surtout quand on le tenait par derrière et qu’en le soulevant on pouvait l’empêcher de se retourner. Un

bronze de Florence fait voir Antée déjà culbutant et la tête penchée en avant :

lléraklès l'a levé jusqu'à la hauteur de son épaule droite1.

Un bronze conservé à Paris (fi g.

■4625) représente un moment postérieur. L'un des lutteurs est renversé, les pieds en l’air, la tète vers le sol, la main gauche tendue en avant pour ressaisir l’équilibre, la Fig. 4625. 2 ^Renversement. mai il droite es¬

sayant de desserrer le bras de son adversaire2. Le motif est évidemment antérieur à la légende d’après laquelle Antée tenterait de prendre contact avec Gè, sa mère. Nous le retrouvons sur deux vases à relief, provenant l'un de Vichy 3, l’autre de SisteronL

XII. — Le schéma est un peu plus compliqué sur la coupe attribuée à Euphronios que possède le Cabinet des Médailles5. La même scène est reproduite deux fois, sur l’extérieur et au dedans du vase. Le premier lutteur qui peut avoir frappé son adversaire en bas du dos l’a soulevé du bras gauche et fait passer par-dessus son épaule : sous l'effort, il s’est agenouillé et son bras droit rejeté en arrière lui sert de balancier. Le deuxième agoniste, dont la tète est en bas, passe le genou droit autour de la tête du premier, et essaie de l’étouffer (voir XVI) en même temps que de s’arrêter dans sa chute. Sur une métope du Theseion6, Kerkyon, « ceinturé » et soulevé, essaiera de même d’attraper de la main gauche le mollet droit de Thésée.

XIII. — L’une des ripostes, comme aussi l’une des' attaques les plus efficaces consistait en l’action exercée sur le cou. La pression pouvait dans certains cas être mortelle 7, sans qu'il y eût là rien de contraire aux lois qui régissaient les jeux publics. Un moyen si violent, et dont l'action était si redoutable, dut être souvent employé 8 ; nous le voyons sur les vases peints. Sur une amphore de Nicosthènes °, l'un des lutteurs ayant passé la tète sous le cou du second, il lui suffit de la relever simplement, pour écraser les muscles cervicaux de son adversaire et lui causer une douleur très forte. Sur un fragment du Louvre, c’est avec les bras noués autour du cou que Thésée étouffe Kerkyoneus 10. Enfin, nous avons vu que sur la coupe de la Bibliothèque Nationale, l’agoniste projeté en l'air entoure de sa jambe pliée au genou le cou de l’athlète vainqueur11.

I Zannoni, Gai. Heal. 4' s. I. III, pl. cv. — 2 Clarac, pi. 802, 2014. Moulage à Sl-Gerroain (S. Reinach, Br. figurés, 124, p. 211 el s.). — 3 S. Reinach,/6. 396, p. 312. — 4 Babelon-Blanclict, Br. Bibl. Nat., 1420, p. 574-5. — 3 De Witte (Dubois), Catal. Canino, 1843, 219, p. 60-1 = Hartwig, Meisterschalen, pl. A v , 2, pl. xvi, p. 137. — c Sauer, Bas sogen. Tlieseion, p. 160-7, Nordmetope, 3. — 7 Cf. l'histoire d'Arrachion de Phigalie. Paus. 8, 40, 1; Phil. Im. 2, 6; Eus. Chron. 1, 202. — 8 Daus le Lexiphanés de Lucien, et op6oiti).r] sont

LUC

à l'époque alexandrine et que nous fai, ron™“ bronze d’Antioche (fig. 4026), Ultre un beau

conservé au musée de Constantinople 12. On y voitla lutte finie.

Hermès a passé son pied gaucho derrière le jarret de son adversaire qu’il a renversé d’un croc en jambe : il le tient sous lui, la main droite appliquée sur sa nuque, la main gauche empêchant l’effort du bras droit. Le vaincu agenouillé appuie sa main gauche à terre. Des répliques semblables, sauf quelques détails, sont conservées à Paris 13, à Londres u, à Florence 15, à Saint-Pétersbourg16. Celle du British Muséum provient d’Égypte, ce qui confirme l’origine alexandrine du motif.

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