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des vases consacrés à la représentation de la - On s’est fondé, pour faire ressortir 1 usage 1 noirj une haute antiquité, sur un passage d Homen— Xuu.ua... xuotVÊOV, xou o’ouxt ueXavxepov e,,X-Tj , , „
Est-il inutile de faire observer que le compara i 1 -J p.sXdvxepov, n’indique pas un noir ^ ,
figurés. Un seul chiton noir se remarque dans la smej
très justement remarqué24 que « 1 é}
d’Iulis, II, p. 1 0.— 12 De même pour la plaquettearehaï^têep^;^ unrf S, cil. Vasenb. Taf. 1, U, S. 3, où sont désignés par des les Wre,
à côté des personnages, la grand mère, la mète e es pei„hes, in î
du défunt. — 13 Publié et commenté par Homol e, « • Reinach loi d'IsUt.
corr. hell. t. XIX (1895). - U Dareste, Haussoullier, • stob.
A C p 10 sqq. - 1» Plut. Lyc 27. - Diod. Sic. XI, • • „ Cic. V*
XL1V, 40. - » Plut. Sol. 12 et 21; Demoslh. « J%(4; //ç/. 1087; » leg. II, 23. - 20 Leg. XII, p. 959-60. - Eur.p. ^ plut. Bi°ns#' Aul. 1438 ; Phoenic. 383; Is. n.fï ^ I plut. Pend. »• ' “JJ.
lier, Lécytles, p. 12 et 17 ; Mus. de Berlin, el ro8ntea«
Antikensamml. S. 57, n° 1399 : une femme ^^gier, Vasensa’W^ homme vêtu d’un manteau lilas sombie, ■ jga). — 23 1 ' |7.
Mus. n» 2684 (publ. par P. Girard, La pem . « • ^ poltier) Léey e ’ 1
r, Griech. Privatalterth. p. 369.
Hermann-Blümner,
LUC
anciens ne s’applique pas expressément à la ^auteurs a| e n0Us l’entendons ordinairement,
couleur noire, ^ ^ nqmplique pas d’autre sens
■express011 ,^olmbre du vétement opposée à la blancheur
que
les
e la nuance
qu-- . , ï nn couvre le mort. Homère ne dit-il pas :
les étoffe® don ^ aî^x »? La loi de Gam-
;À« 0'-v0Ç’ lAe
, Les femmes en deuil porteront des vetebréi0U dl ' u,i ne devront pas être souillés (évidem- ®C'UrllLs vêtements que ceux qui ont servi pour la nlCnl J i’îXBOpà ou bien les mêmes après purification) ;
elles enfants porteront également le deuil 1CS ll0‘nm moins qu’ils ne préfèrent les habits blancs1. » e" brUn’ 1 ,• désigner le vêtement de couleur foncée,
Est-ce . . est-c. gris? Plutôt
Cm l'on se reporte à une définition de cette nuance gI1S’M r1r Suidas 2 : XP“!xat <™vO£xov èx p-eXâvoç xx't Xeuxou d°n"" La loi laisse donc aux hommes et aux enfants le choix entre le gris et le blanc pour vêtements de deuil, i Vros la loi autorise les vêtements blancs”. A Iulis, les hommes ne portent pas de vêtements de deuil, si l’on réfère à un fragment d’Héraclide de Pont, conserve par Aristote et qui manque au texte retrouvé de la loi \ le façon générale, les vêtements foncés marquent 1 expression du deuil: partout, quand il s’agit de scènes de «iOWlç ou d’èxtpopà, et, dans la plupart des cas, apres l'accomplissement de ces cérémonies, les monuments figurés ne la marquent plus avec autant de netteté5.
Pour le port des cheveux et de la barbe [barba, coma,
I, p. 669, G70, 1362], il est à remarquer que le vieux rite homérique, impliquant l’idée d’une offrande au mort, le sacrifice des cheveux sur le tombeau, subsiste à l’époque classique, malgré des défenses antérieures, telles que les mentionne, par exemple, la loi d’iulis, dans le fragment transmis par Héraclide de Pont5 : « Les hommes ne portent le deuil ni sur leurs vêtements, ni sur leur chevelure. » Ces survivances d’antiques usages funéraires se modifient, naturellement, suivant la mode encours. Un passage de Plutarque 1 montre, en Grèce, les hommes se coupant les cheveux en signe de deuil, tandis que le même auteur, en un autre endroit8, indique la persistance de la vieille coutume chez les femmes et signale au contraire, chez les hommes, l’habitude, en cas semblable, de laisser croître barbe et cheveux. C’est que le premier texte s’applique à une ancienne tradition grecque : le second vise l’époque gréco-romaine où l’on imite Rome et où le port de la barbe et des cheveux longs, contraire à la mode alors usuelle, distingue les affligés.
Quant à la durée du deuil, elle varie selon les pays9, b après un passage de Plutarque, à Sparte, elle est de nzc jours, le sacrifice à Déméter, qui a lieu le douzième, mettant tin au deuil (xy| Sà SwoExâxr Ouçavxaç eoei Anîfx-qxfi “uv to tcîvOoç *°), sans que le texte permette d’ailleurs 'il'iimcr nettement que la prescription fût de rigueur Po.u.i tl|US bes Spartiates. L’affirmation est pourtant plau- ,lM , mi lè caractère limitatif des lois funéraires attri-
Par l'ottier V UISS0ul'*er’ Th. Keinach, L. c. loi de Gambréion, I. — 2 Cité — ü Pour lès * C ^ ^ut* row*. 26, p. 270 F. — 4 Heracl. Pont. fr. IX, 3. B. l’oilier S 'U Pendant les cérémonies funéraires, voir encore dans
ta couverture du "y' ^ ^ *cs vas^s décrits : sur le lécythc n° 4, les bandelettes et 8omljrPj je c|)jlo ' fun^re sont peintes en violet; sur le n° 5, le linceul est vert n° * homme °" ' UnG ^°S *®mmes verl sombre, et son manteau brun ; sur le Ibid, j, ^ 11 'nanl°au lilas sombre, et la femme un manteau brun; cf. Id.
c Heracl. PoiV / °US lîar^ons P^us l,as des signes de deuil après les cérémonies, y c' 1 Plot. Cons. ad uxor. 3-i; cf. Athen. 15, p. 675 A ;
buées à Lycurgue. A Argos ", à Athènes ", la période est de trente jours. Dans la dernière ville, le deuil légal prenait fin, d’après des recherches de Schœmann13, au trentième jour à dater des funérailles, non a dater de la moi I • Une définition d’Harpocration semble pourtant infirmer cette conclusion. 11 s’agit là du mot -rpixxxç qui désigne l’offrande présentée au mort le trentième jour après le décès ", et qui amène la clôture de la période de deuil, si l’on s’en réfère à toutes les analogies et au passage connu de Pollux 1S. D’ailleurs, la durée du deuil semble avoir aussi varié avec les catégories d affligés, puisqu a Iulis, où les hommes ne mettent pas de vêtements de deuil, la mère porte une année le deuil de son enfant"'.
La loi de Gambréion, très précise en la matière, fixe la période obligatoire du deuil à trois mois pour les hommes, à quatre pour les femmes. Mais, la même, le texte, si précis qu’il soit, soulève un doute : le port du deuil était-il lié à l’accomplissement des rites déterminés qui perpétuaient la mémoire du mort? Devait-il cesser à un moment rituel dans le cours de ces cérémonies? Le texte de la loi de Gambréion semole le dire ", d’accord, pour le fait, non pour le laps de -temps, a\ ce l’usage athénien qui, après les libations et les offrandes du troisième jour (xx xotxx), du neuvième (xi evxxx), terminait le deuil à la cérémonie du trentième (xt xpiaxàoE?) . D’autre part, la loi d’iulis interdit les sacrifices du trentième jour 19, sans qu’on puisse savoir, du reste, si elle autorisait les deux premiers, et l’on y voit le deuil continuer un an pour les femmes. Ainsi, à Iulis, la cessation du deuil semble ne pas dépendre de la date d’une cérémonie déterminée, tandis que le contraire s observe a Sparte, à Argos, à Athènes, peut-être à Gambréion.
Enfin, l’examen de la loi d’iulis suggère encore une autre question. Il y avait là, comme à Athènes , 1 usage d’un sacrifice annuel sur la tombe du défunt (èviaûcix) qui se répétait tous les ans, à l’anniversaire du décès, tant que la mémoire du mort restait vivante dans la famille. « La loi décide que la souillure contractée par la cérémonie du bout de Van disparaîtra d’elle-mème par l’expiration d’un délai de trois jours, après le retoui des parents qui sont allés sacrifier sur le tombeau31. » Le costume de deuil, les vêtements de couleur sombre . étaient-ils de règle pour ce laps de temps ? Les monuments figurés semblent répondre négativement, au moins en ce qui concerne Athènes aux vû et ive siècles. « Dans les scènes d’offrandes au tombeau, il arrive fréquemment de voir Yhimation avec des couleurs claires, bleu ou rouge22. » C’est que, comme l’a fait remarquer M. Pottier dans le passage cité, les phases diverses et les rappels du culte des morts, une fois écoulée la courte durée du deuil athénien, n’impliquaient pas le port du deuil. En tous cas, les artistes ne se sont pas astreints à les représenter. Moins positives encore sont les données que fournissent les textes et les inscriptions sur les dispositions adoptées en Grèce pour ce qu’on pourrait
Philostr. Vit. soph. 2, 8. — » Plut. Qu. rom. c. 14, p. 267 B. — 9 Voy. funcs, p 1380, note 0, p. 1381 ; cf. Wachsmulli, Bhein. Mus. u. f. XVIII, 562. — *0 Plut . Lyc. 27. — 11 Plut. Qu. gr. c. 21, p. 296 F. — 12 Lys. 1, 14. — 13 Schocmann, Comment, sur lséc , p. 219. — U Harpocr. s. v. ijniii. — 15 Poil. I, 66.
16 Heracl. Pont. L. c. — il Loi île Gambréion, L. c. : liîixeSeïv St xA vôptiia
iitoiyoplvon ÉV/atov !v xçtet |i*l®''v> xH Si xîxàçxe, Vitiv xà x É v t - xoùç âvSçu;, xà; Si yuvarxoeç t? ixî|«!TV. — l* Is. De Menecl. heu 37 : Harpocr. s. v. xçtotxà;. — 1» Loi d lulis, L. c. 9. — 20 1s. U, 46. — 21 Loi d’iulis, L. c. et comment. Texte B, p. 17. -iî E. Potlicr, Lécytlies, p. 58 cl notes.
LUC
appeler proprement le deuil public. Il y a des funérailles publiques, des lois qui les règlent ; et le passage célèbre de Thucydide 1 sur les honneurs rendus aux restes des Athéniens morts pour la patrie suffirait, entre autres, à nous les faire connaître. Mais la cérémonie ne semble pas avoir été accompagnée, chez d’autres citoyens que ceux des familles affligées, d’observances ou d’un port de costume particuliers au deuil. La loi même ou la coutume que vise l’historien, et dont les derniers mots du discours prêté à Périclès reproduisent peut-être une formule -, semble recommander simplementà l’assemblée de se retirer, après l’accomplissement de ces obsèques nationales. Elle ne parait spécifier rien de plus. D'autre part, ni l’éloge funèbre, d’usage plus ancien en Grèce qu'à Home, mais plus rare aussi et réservé à des groupes d’hommes, non concédé à des particuliers 3, ni les offrandes à la stèle, ni même le culte des morts héroïsés ne sont, à proprement parler, une forme de deuil public. Autant peut-on en diredes inscriptions collectives gravées sur les monuments funéraires, avec ou sans épitaphe, en l'honneur des soldats tués à l’ennemi, telles que celle du marbre de Nointel aujourd’hui au Louvre 4. C’est un hommage rendu par la cité à ses enfants, un souvenir qui consacre un deuil public, ne nous en décrit pas les dispositions. Et même quand la cité s’associe, par des décrets de condoléance , à des douleurs privées, comme on le voit, en particulier, sur des inscriptions d’Aphrodisias et Àmorgos 5, il y a là encore plutôt la consécration d’un souvenir honorable qu’un règlement de deuil public.
Home. — Les pratiques et les effets légaux du deuil romain ayant été traités en détail plus haut, au mot funus, on devra se borner ici à résumer ou à compléter sur certains points, très particuliers, les indications déjà données.
Les monuments figurés des Étrusques nous renseignent à peu près exclusivement sur leurs rites funéraires et le culte des morts [etrusci, funus]. Il est permis de croire que les traditions suivies par eux en matière de deuil ont passé, avec des modifications plus ou moins profondes, dans la coutume romaine. Sur deux monuments, par exemple, des figures de femmes voilées6, ou enveloppées d’une pièce d’étoffe de couleur sombre, ramenée sur la tête et analogue au ricinium romain ou à la pulla palla1, peuvent être considérées comme portant un costume de deuil ' funus, lig. 3350 .
La parenté et la proximité des civilisations grecque, étrusque et romaine, semblent aussi expliquer les analogies qui se remarquent chez les trois peuples, dans la succession des actes principaux des funérailles et des manifestations de deuil qui les accompagnent. Comme en Grèce, des lois restrictives des manifestations violentes et des dépenses ou des exhibitions exagérées du deuil pendant la toilette du mort, l’exposition du corps et le cortège funéraire, sont portées à Home aux époques anciennes, notamment dans le code décemviral, et les usages interdits reparaissent plus tard, se perpétuant, ainsi que l’emploi des sonneurs de trompette ( tibicines ),
1 II, 3t. — 2 H, 40. — 3 Dion. Halic. V, 17. — 4 Corp. inscr. att. I, 433.
— 3 Cf. S. Rcinach, Traité d’épigr. yr. p. 432-33. — 6 Concstabile, Mon. di Perugia, pl. xxxix. — 7 Mon. d. Inst. V, pl. xv. — 8 Mommsen et Marquardt, Man. des Antiq. rom. t. XIV, 6d. Mau, trad. fr. ; Vie privée , t. III, p. 443-445.
LUC
des pleureuses (praeficae) et des chants fUn>y naenme, analogues aux Opijvoi et probablement d°S structifs pour nous, si ces poèmes ssent été conservés [funus]. d res
api’ès les sacrifice du De neuvième jour fj,
Uissi p(î()
-~*-res nous
Il est à peu près aussi malaisé pour Rome m,,.
Grèce, soit aux époques primitives soit ' ,P°"rla périodes gréco-romaine et impériale, d’établir!! sion les degrés de parenté auxquels s’arrêtait finir . du deuil proprement®, celui ,„,i SCJ proC^a ' cérémonies funèbres, mise au tombeau et novemdial offert aux mânes du mort, le Partir des obsèques8. Un passage de Cicéron nous montP nettement que le deuil cessait pour les simples assJ tants, amis et parents éloignés, après le sacrifice j moment du repas funèbre9. L’orateur reproche à Vu! nius de s’être présenté en habit de deuil à un renas funèbre. Qui donc le gardait après? Les monuments nous renseignent mal sur ce point. Le bas-relief du musée de Vérone, qui marque par une inscription personnefie le degré de parenté des affligés groupés autour de l’agonie d’une jeune fille10, n’indique celle qualité que pour trois d’entre eux : le père, la mère eL l’oncle paterl nel ; il ne représente, d’ailleurs, que la scène des adieux suprêmes, antérieure à toute la série des rites funéraires. Des textes, relatifs, la plupart, à la durée du deuil (nous indiquons plus bas les références), permettent certaines précisions, marquent l’obligation du deuil pour la mort d’un ascendant ou descendant direct, d’un époux ou d’une épouse, d’un frère ou d’une sœur, d’un neveu ou nièce par agnation. Celle obligation fut, sans doute, la règle générale pour les cognats du degré le plus rapproché, vers la fin de la République et sous l’Empire, lorsque la parenté par cognatio prit de plus en plus d’importance11.
La tenue de deuil pendant les funérailles a été décrite plus haut à l’article funus (p. 139, 199). Après l’ensemble de ces cérémonies, elle implique, au moins pour le sexe masculin, l’abstention de vêtements blancs ; etla coutume s’est conservée longtemps, puisqu’elle fait l’objet d une
prescription des jurisconsultes impériaux
Dès le
Ier siècle de l’époque impériale, cette interdiction parait no s’être pas appliquée aux femmes, que 1 on voit parfois! même mener le deuil en vêtements blancs13. En généi al, durant le deuil proprement dit, on devait ne point userj dans le costume de couleurs éclatantes, comme lapotuprej ou bariolées; s’abstenir d’ornements voyants, de toilettes recherchées. La même réserve s’imposait pom i ^ris tance aux festins et aux fêles. C’était d bienséance plutôt qu’obligation légale, bien h"]certains cas, le contrevenant encourût la n< j
famie u. . imites'
Un caractère permanent, commun, semble-t i , ^ .
les époques de l’histoire de leurs mœurs, mal ' les Romains, le port de la barbe longue {bai ban> , ^
taré] comme signe de deuil. Cet usage con •’ ^
seulement le souvenir des malheurs privés, n1,11 a celui des calamités publiques [barba]. jp.lUs
réuni les principaux textes et signalé h s 1 1 ^ c0(J. monuments qui prouvent la perpétuité « 1
■ VV„ il" 3: Corp'
- » Cic. In Vatin. 12, 30. — JO MalTei, Mus. Véron- P- ‘ ^ J ^ p 2u, cl inscr. lat. V, 3080. — U Cf. Éd. Cui|, Instit. J"i i' ■ ^ Quaest . rom' '6' Voigt, Jus naturale , 151. — 12 Paul. Sent. É -1^1*-
— 14 Éd. Cuq, Instit. jurid . des Jtom. I» P*
LUC
LUC
tui'ie
Ile s (
,st prolongée jusqu’à nos jours, dans les un- notamment, et, en particulier, parmi les paysans CiWc»D-|",;;„ iajssait aussi pousser ses cheveux dans ces jpP°lesta" ^ pQlir jes femmes, dans les deuils privés CirCOnSl|"inités publiques, la coutume de détacher leurs elle* (':l ‘"“"de les laisser tomber a été signalée déjà «hevellN J i„s rarement, et à l’époque gréco romaine, [[c0MAi’ mi’ ja chevelure de cendre et de poussière, ou <le C0II'i'k couper et de l’arracher avec les mains. Mais 011 '"nà a ifesta ti ons s’appliquent au moment des céré- ^ v' funèbres ou des supplications dans les temples. n ' n'viil pas que le deuil proprement dit ait donné lieu Ils lisais semblables. C’est par le costume et l’observance d’une retraite relative qu’il se marque.
| Sa durée, fixée par la tradition, est assez longue. Indiquée déjà, avec les variétés qu’elle présente, pour des cas divers [funus, p. 1401], elle doit pourtant être raplée ici, ainsi que les références qui l’établissent et qui s'appliquent aussi à la distinction des degrés de parenté comportant la pratique du deuil : pour un ascendant 3, un descendant adulte ou l’un des époux4, une année de dix mois; pour les autres cognats du degré le plus
proche, huit mois3 ; pour un enfant de trois à dix ans, autant de mois qu’il avait vécu d’années ; la perte d’un enfant de un à trois ans donnait lieu à un petit deuil (sublugere). On ne portait pas le deuil des enfants au-
I dessous d'un an c.
Dans certains cas, de nécessité publique, la durée [ordinaire du deuil pouvait être abrégée. C’est ce que , décréta le sénat après la bataille de Cannes 1 . Quelquefois, au contraire, le deuil était prolongé au delà du | terme fixé par l’usage {prolu gere)s. t Pour les effets juridiques du deuil romain, voir funus, p. 1401-1402; pour les dispositions du deuil public à Home, voir ibid. p. 1406-1407. P. Gachon.
LUOUMJA (AouxouXXsta). — Jeux en l’honneur de L. Licinius Lucullus, le vainqueur de Mitliridale. Après avoir chassé Mithridate de toute la partie occidentale de 1 Asie Mineure, Lucullus s’efforça de réprimer les exactions commises par les publicains dans ces régions. H promulgua de sages règlements sur la perception des impôts et sur le paiement des dettes. 11 rétablit ainsi a l)r°spérité dans ce pays naturellement riche, mais ! ors ruiné. En reconnaissance de cette œuvre, de nomjeus(l's c'fés d Asie instituèrent des jeux en son honneur, uldrqua mentionne la fondation des Lucullia en géné- ? ’ Vpfli,‘n s'bnale en particulier les Lucullia de Cyzique, esti nées a. rappeler que Lucullus avait obligé Mitliridale ! ■i "i siège de cette ville2. Les Lucullia de Cyzique 1 u aient encore au temps de Plutarque. J. Toutain.
1 Mommsen et Marquant t, L. c. II ïrr promit tere), elle n’élail ’
p. 247 (Irad. fr.) : « Quant à la barbe à leur exemple y """tcrcb c,lc ^ ùlait à la mode que pour les gens en deuil, et Liv. XXvii h 5es acci,sés [barba reorum, Mart. Il, 30, 3), les condamnés (TU pairie : ajnsj CS c*,c^s Pa,’tis vaincus qui tenaient à étaler le deuil de h Oaules (Suet r ' défaite de son légat Titurius dans la guerre de:
*m. 53), lirulus * ",*on '' étique après la lialaille de Tliapsus (Plut. Cal
Sckhcl, boct fl ,'Jn 4,1 ■ U hors. Il, 372, confirmé par ses monnaies but. 18), Octave il ’ P ^nlo'ne a *a suite de la lialaille de Modènc (Plut ^ 3" (Uorgliosi <]T *a ^"eirc conlrc Scxlus Pompée, du printemps de 38 à la fii Vos , h P'
brus |Si„,| ^ ’ ’ *' P' 111 cl II, P- 07), et, plus tard, après le désastre d I1 3ïl . 4 ynL. ~ 2 ^ucl- Caluj. 20, 24. - 3 Pompon, ap. Vatic. (\ Vail>. fr. 321 ,1 •/( " .3-2°' ~ 6 PaUl' ScnL fi 2i’ i3‘ — 0 Plut. Num. 12
^‘"bigerc Bimlc, * 7 Tit. Liv. XXII, 50, 5.-8 Fcslus, s. i
■ bulletin de ' M0l|ler à la bibliographie des articles barba, com
LabyÜtiCOr^,POndanee helu‘ni,lue ' L XIX (1895), Règlement* de . ("^Aiitoire£ /■ "‘Tl ^ ^' ^^'fSd'uhhée et commentée par Homolle; Perr
"il dans I antiquité, t. VII, La Grèce archaïque, Par
LUCUMO. — Le terme de lacumo (ou luc/no , lycmo ' ; en grec Aoxôgwv 2 ou Aouxou|xojv 1 ) était la transcription d’un mol étrusque *, dont le sens, d’après Servius ’, était celui de roi ou de prince. Selon le même auteur, chacune des curies, dont se composailla cité étrusque de Mantoue, était administrée par un lucumo6 \ le même nom de iucumo était donné au chef de chacune des douze cités qui constituaient la confédération étrusque, ainsi qu’à celui de ces do.uze chefs qui exerçait le pouvoir suprême dans ce gouvernement fédératif7 [etrusci, p. 821 .
L’autorilé des lucumons était à la fois politique et religieuse, comme l’était celle des rois dans la plupart des sociétés antiques. En effet, d’une part, les textes nous montrent des lucumons nouant des alliances avec Home et conduisant des expéditions militaires8; d’autre part, on les présente comme les dépositaires de la discipline sacrée donL l’origine était attribuée aux révélations du génie Tagès 9 : c’étaient eux, disait-on, qui l’avaient recueillie et consignée dans des livres. Comme partout dans l’antiquité l’héritage des traditions religieuses était le privilège des citoyens de race noble, les lucumons étaient sans doute choisis parmi les membres de certaines grandes familles, parmi ces principes que Ti l e Live mentionne si fréquemment10.
Dans certains textes, Iucumo est employé, non pas comme un terme générique, mais comme un nom ou un prénom d’individu : c’est ainsi que Tite Live attribue au Corinthien Démarate, émigré à Tarquinies, deux fils, appelés l’un Lucumo , l’autre Arunsil. Bien que les épitaphes étrusques fassent connaître quelques noms qu’on peut rapprocher de lucumo 12, il est probable que les Romains ont plus d’une fois transformé en un nom d’individu un litre qu’ils ne comprenaient pas et appelé Lucumo tel ou tel chef étrusque qu’ils avaient entendu qualifier ainsi. En tous cas, il est certain, les inscriptions le prouvent, qu’un prénom analogue à Lucumo n’a jamais existé en Étrurie1*. Jules Martha.
LUCUS C'AÀffo ç). — Sénèque écrivait à Lucilius* : « Ces bois sacrés, peuplés d’arbres antiques d’une hauteur inusitée, oùles rameaux épais, superposés à l’infini, dérobent la vue du ciel, la puissance de la forêt cl son mystère, le trouble que répand en nous cette ombre profonde qui se prolonge dans les lointains, tout cela ne fait-il pas naître l’idée que là réside un dieu ? » Cette pensée de Sénèque est encore précisée par Pline : « Non moins que les statues divines où resplendissent l’or et l’ivoire, nous adorons les bois sacrés, et, dans ces bois, le silence même...2 » Lucrèce met les bois au nombre des choses propres à inspirer l’idée de la divinité3. Ce n’est pas, il est vrai, dans les textes de ces auteurs, appartenant à
LUCULLIA. 1 Plut. Lucull. 23. — 2 Appian. De bello Mithrid. 76.
LUCUMO. 1 Propert. V (IV), 1, 29. — 2 Dion. Halic. passim. — 3 Strali. V, C, 219. — 4 A ce mot paraissent apparentés divers noms propres qui figurent dans les inscriptions étrusques : laujinc (Pabrelti, Corpus, 649); lau/umes (lliid. 650) ; lavupnes (Ibid. 2589); lucumu (Tbid. 2121); lu/umni {Ibid. 1674). — 5 Ail Aen. II, 278 : « lucumones qui reges sunt lingua Tuscorum » ; cf. Ad -4en. VIII, 65 et 475; X, 202. — 6 Ad Aen. X, 202. — 7 Voir les textes cités note 5. — 8 Tit. Liv. V, 33, 3; Dion. liai. II. 37. — 9 Ccnsorinus, De die natal), 4, 13; cf. art. etkusci, t. III, p. 827. — 10 Tit. Liv. Il, 44, 8; VI, 2, 2; IX, 36, 5; X, 13, 3; 16, 3. — H Tit. Liv. I, 34, 2; cf. Dion. H al. II, 37; III, 46; Slrab. V, C, 219; Tit. Liv. V, 33, 3; Propert. V (iv), t, 29. — '2 Cf. plus haut, note 4. — 13 Cf. O. Millier (éd. Deecke), 1. 1, p. 338-339; App. Il, p, 442 et suiv.
LUCUS. 1 Ad. Lucil. XLI, 2.-2 Nat. kist. XII, 2, 1. — 3 V, 76. Voir aussi Pomponius Mêla sur les bois sacrés et les anlres de Célicie : Tolus au loin augustus et verc sacer, hahitarique a diis et dignus et creditus, nihil non venerabile et quasi cum ali juo numiue se ostentat (I, 13).
LUC
une époque sceptique et civilisée, qu’il faut chercher le témoignage historique de l’origine du culte des bois ; niais leur esprit était traditionnellement pénétré des antiques noyances aux forces de la nature divinisées. Le milieu où ils vivaient, les formes extérieures du culte, les survivances des anciens usages les y maintenaient; aussi les passages que nous venons de citer sont bien 1 expression fidèle des sentiments qui, à une époque ancienne, certainement antérieure aux temps historiques, portèrent 1 homme à adorer les bois. Dans les plus lointaines légendes mythologiques, l’arbre, isolé ou groupé, apparaît presque comme un ancêtre des divinités à forme humaine ; il n est guère de dieu ou de déesse dont la personnalité ne soit accolée à un arbre, comme par une identification postérieure à un culte primitif. De même qu il doit le feu à Prométhée, l’homme doit à un dieu bienfaisant le don de chaque arbre utile. Et aussi une idée religieuse s attachait aux arbres dont les dimensions exagérées, la forme extraordinaire frappaient les imaginations [arbores].
Mais si, à 1 origine, la profondeur des bois silencieux et sombres évoquait naturellement l’idée de divinités toujours entourées de terreur et de mystère, plus tard, quand les dieux s’humanisèrent, les bois sacrés devinrent, autour des temples, des jardins et des parcs ornés de Heurs, de statues et d'œuvres d’art, arrosés par des eaux vives. De leur antique horreur religieuse, il ne resta trace que dans les légendes, dans les récits des poètes et des littérateurs, qui continuèrent à les qualifier, le plus souvent injustement, nigri ‘, atrp , vetusta religione truces 3, caligantes nigra formidine*. Nombreuses aussi sont les allusions à leurs antiques origines : ils sont vetusti:i, vetustate sacri 6, relligione patrum sacri 1 ; Virgile attribue aux Pélages leur consécration 8, etStace a trouvé cette jolie expression: venerabile... lucorum senium9 . Ils sont appelés vocales 10 parce que, parfois, ils rendent des oracles11, et aussi parce que, dans les temps antiques, des voix menaçantes12 ou prophétiques13 se sont fait entendre de leurs profondeurs : ... vox quoque per lucos audita silentes ingens 14 C’est du bois de Vesta qu’une voix surhumaine annonça à M. Caecidius la prochaine arrivée des Gaulois15. Lucain18 et Sénèque le Tragique 17 nous ont laissé des peintures où les bois sacrés revivent pleins d’horreur; la description par Pomponius Mêla 18 des bois sacrés et des antres voisins de Corycus, en Cilicie, ne le cède en rien à celles des poètes.
Il est naturel que, ayant de si antiques origines, le culte des bois apparaisse dans les souvenirs les plus lointains que nous aient conservés la mythologie et l’histoire. Il
était pratiqué par les peuples appartenant aux civilisations anciennes, antérieures aux époques classiques19. Le monde grec et le monde romain, les seuls dont nous
1 Ovid. Fast. Il, 165; III, 295; Scnec. Oedip. 530. — 2 Ovid. O. I. 801 ; Amor. III,
3, 55. — 3 Claudian. Land. Stil. I, 229-230.— 4 Virgil. Georg. IV, 468.— 5 Ovid. Met. VIII, 741. — G (Juintil. Jnst. X, I, 88. — 7 Virg. Aen. VIII, 598. — 8 Ibid. 600.
— 9 Sut. Silv. I, 3, 39.— 10 Ibid. V, 3, 209.— U Ovid. Fast. II, 440; VI, 425.— 12 Id. Met. XV, 793. — 13 Tibul. II, 5, 75 ; Dionvs. Hal. Antiq. I, 56. — U Virg. Georg. IV, 476. 1“ Cic. Divin. XLV; I.iv. V, 32.— 16 Pharsal. III, 399, s.— 17 Thyest. 650, s!
— 18 SU. orb. 1, 13.— 19 Cf. A. Maury, Les forêts de la France, dans Mémoires pr. par divers savants, 2« série, l. IV, 1800, p. 7, s. ; Seidensticker, Waldgeschichte des AUerthums, I, p. 128, s. — 20 Virg. Georg. II, 122, s.; Claudian. Idyl. I, 1, s. ; Cariant. De Phoen. X. — 21 Virg. Ciris, 196 ; SUt. Theb. X, 85. — 22 Herod II, 138. - 23 Strab. XVII, 1, 32. - 24 Ibid. 35. - 25 Mêla, I, 9 ; cf. Herod. Il, ,56- — 26 Herod. Il, 91. — 27 Strab. XVII, 1, 42. — 28 Curt.IV, 7 , 22. — 29 Strab. X\I, 2, 22. -■• 30 Ibid. 2, 6. — 31 Mêla, I, 13. — 32 Appian. Del. Mithr. XXMI. — 33 Herod. \, 119. — 34 Lucian. Amor. XII. — 35 Strab. XIV, t.
ayons à nous occuper ici, étaient couverts de i • l’imagination des poètes en mettait au deH a acpés; l’extrême Orient, là où le soleil sort f ^ à l’extrême Occident21. L’Égypte avaitdes bois ! à bastis” et à Memphis23 ; à Acanlluis, le bois d’n -'S, 4 B“' bois d’Apollon dans l’île flottante de Chemmi 2oMnS t;un dePersée*"; un autre bois d’Apollon à .’ P,10 1,ois
de Jupiter Hammon s’élevait au milieu de ’ etemPle Entre Bérythus et Sidon, en Phénicie £ E*" baignait un bois d’Esculape 29. près de Daphné nT** un bois servant d’asyle entourait le temple d’Annli de Diane39. Les bois de Corcyus en fili • “ 61
célèbres-' . Lalone avalise bois sacré à Paiera * ,3 Jupiter Pronaios à Labranda" et Vénus à Cnidc'iV Carie. L Ionie était particulièrement riche en bois sacrés0 là étaient, près de Colophon et sur le territoire deMiln’ les célèbres oracles et les bois d’Apollon Clarios33 ri d’Apollon Didyméen 39 ; le bois d’Ortygie, renommé par la naissance d Apollon et de Diane, enfants de Latone31 au pied d’un olivier qui n’était pas encore mort au temps de Tacite38; le bois de Pluton et de Proserpine, près d Acharaca39 et, à Chalcides, le bois consacré à Alexandre le Grand 40 . A Grynium, en Mysie, on voyait, à côté du temple, le bois d’Apollon 11 ; en Troade, les bois de ce même dieu avec les noms de Smintheus42 ét de Tymbraeus43, le bois de Diane Astyrine44 et le bois d’Hector46. Le mont Ida, sur les limites de la Troade et de la Phrygie, était ombragé par les bois de Cybèle 40 et d’Apollon ”. Sur les côtes du Pont, un bois était consacré aux Amazones48; dans la Colchide, illustrée par l’expédition des Argonautes, se trouvait le bois consacré à Mars qui avait recelé la toison d’or 49. En Arménie aussi 00 et jusque dans l’Inde61,
les bois sacrés étaient en honneur, et Bacchus52, Satyre, Pan et Silène 53 y avaient les leurs.
Si, traversant le Pont Euxin, nous passons en Europe, nous rencontrons, en Thrace, dans la partie la plus reculée de cette région, un bois consacré à Bacchus où (les prodiges annoncèrent la grandeur d’Auguste 54, et, à Ismare, un bois d’Apollon SB. Cette forme du culte existe chez tous les peuples de la Grèce : en Ëpire, Apollon a des bois à Actium58 et à Nicopolis 57. A la même contrée appartenaient les arbres prophétiques de la forêt de Dodone58. En Thessalie étaient les bois de Jupiter sur l’Oeta59 et les bois sacrés de la vallée de Tempe5'1 ; en Locride, chez les Myonenses, le bois des dieux G1, de Vénus à Oeanthea près Naupacte et le bois Aeaneus en l’honneur d’Ajax63 ; en Phocide, un bois sacré gardait le tombeau de Néoptolème, à Delphes , près de Drymée, au croisement de deux routes était un bois d’Apollon88. Nul peuple de la Grèce n avait autant de bois sacrés que les Béotiens : bois de Diane , Mercure87, des Cabires68 et de Diane, près de 1 l m 1 > 1
TT ,. ,1 37 sirab.
27; Vib. Scqucst. IVemor. — 3(1 Strab. XIV, I, 5; Curt. vl i J> ” ’w ^ g| XIV, I, 20. — 38 Tac. Ann. III, 01. — 39 Strab. XIV, I, 44' 0vi(|.
— 41 Virg. Egl. VI, 72, et Serv. ad l. ; Strab. XIII, 3, 5 ; P®us- ■ ; ’ ( j; c|
Fast. VI, 425 ; Paus. X, 12, 6. — 43 Vib. Sequest. Nemoi . ' ' U ^uson Jipisl.
65. — ^5 Ibid. 29. — 46 Virg. Aen. IX, 85; Sencc. Troad. I • ____ 49 XXV, 16. — 47 Paus. III, 13, 5. — 48 Amm. Marcell. XXII, S, ^ ^ v„
Dibliothec. I, 9, I ; 10, 23; Mêla, I, 19. - 60 Tac. Ann. XII, • Baccbus, VI. 5, 34; VIII, 9, 34. — 52 Près de Nysa, Curt. VIII, 10. - “ yq, 7, C.
— 64 Suet. Octav. XCIV. — 65 Hom. Od. IX, 200-201. HjctSchol.;
— 57 Ibid. — 58 Hom. Od. XIV, 329 et Scliol. ; Lucan. Pharsa . ^ ' ;;9 Sopl,ocl. Stat. Theb. III, 106, 475; Paus. VII, 21, 22; Claud. BeL Ge .
Trach. 440. — 60 Mêla, II, 3, 28 ; Vib. Seq. Ncmor. — 01 l>a"S,__’M g(al- 77, et. '6i-
— 63 Strab. IX, 4, 2. — 64 Id. IX, 3, 9. — 68 Pa«9. X, 33,11.
— 67 Paus. IX, 24, 5. — 68 Herod. IX, 65.
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ou
One
. rnrise par Actéon 1 ; de Neptune, près A elle fui PCupid0n à Leuctres8, d’Apollon Délies S ’ • près d’Alalcomène, un bois de vieux
près de ’ d tie la Béolie5 ; bois sacrés de Cérès
ines, le p llb s *f ^ Bacchus7, d’Iolaus8, près de
che
el de Anthédon 5 ; des nymphes'°et de Diane
T,lèbC « h des Muses sur l’Hélicon12. de Trophonius à /Altique avait
Tlièbe
à Cyrtoné
Lébadée
jes bois consacres
Hercu
Eumù11
les bois de Pyrée consacrés à Cérès Prostaia des Euménides 23, d’Esculape24; à
de Trophonii
un bois de Minerve14 à au héros Lacios15 et à AthènLSi«Uleboisd’Anagyre11, et, à Colone, le bois des G ' s Mégarc se voyait un bois de Jupiter ei9. sur le territoire de Corinthe, des bois de pjymjnen , et de Junon21; sur le territoire
jNeptun® i u | deSicvone.
Pl l'us le bois de Ganymède ou d’Hébé2'. En Argolide, i un bois sacré de cyprès entourait le temple de Jupiter Nénu'en 2Ü, et le souvenir du lion de Némée était encore conservé parle bois consacré au berger Molorque21; un bois était dédié au héros éponyme de la région28, à Esculape29 et àDiane chasseresse à Epidaure 30, aux Grâces près d’IIermione 31 , à Ilippolyte à Trézène32, à Cérès à Lerne, là où Pluton descendit, avec Proserpine, dans les enfers33. Près de Patras 34, Aegium 38, Pellène 30, Mysaeos 31, villes d’Achaïe, étaient des bois d’Apollon et de Vénus, de Junon, de Diane Sospita, de Cérès. Dans la même f contrée, à Pharae, le Pierus baignait un bois de platanes tellement gigantesques que leurs troncs rongés par le temps étaient habitables38 etdansl’Homarium, bois sacré de Jupiter, la ligue achécnne se réunissait39. Parmi les bois sacrés du Lycée40, en Arcadie, le plus ancien, sans doute, était celui de Pan41 ; Apollon avait son bois dans les mêmes montagnes42, ainsi que Vénus à Trophaea43, Diane à Condylée 44, Cérès à Mégalopolis45, Cérès et Proserpine dans la même ville46, Neptune à Tricolon4'. Encore en Arcadie, un bois sacré dominait le Mégaron où l’on célébrait les mystères de Cérès48; à Psophis, un bois sacré de Cyprès abritait la tombe d’Alcméon49, el une source et un bois sacré étaient voisins du temple de Cérès à Phigalie60. L’Elide possédait à Olympie l’^AA-riç, fameux bois sacré de Jupiter61 ; à Pylos un bois de Cérès52, un bois de Neptune au bord de la mer à Samicum53, en divers lieux des bois sacrés de Diane54, d’Ioneus55 et (lEurycydeus. 00 Toute la région des bouches de l’Alphée était couverte de bois sacrés, ornés de fleurs et d’eaux 'nés . Nous trouvons en Messénie les bois de Lycus58, Apollon Carneus près de Phares89 et le boisCarnasius cn.
ïL)"i'n m' HI’ i7°' ~ 2 Homor- n- H, 506 ; Paus. IX, 2G, S ; cf. IX, IV: 33' - 3 Paus. III, 26, 5.-4 Liv. XXXV, 51.— B Paus.
\lex | - 8’ P ~ 7 Senec. Herc. Fur. 1286. — 8 Arrian. Exp.
IX, 2, Paus- 1X> 22, 5. — 10 Id., IX, 24, 4. — U Ibid. — 12 Ibid.
X, ’ h’ ,5’ 3, ; 0vid- MeL V, 2G5. — 13 Paus. IX, 39, 4. — H Plin. Nat. Hist.
— *8 Soril.f, -.1 f f' ^ 16 P*v‘ XXXL 24. — U Suid. s. v. ’Avayuçàeio;.
| j!, 52. 21 ]M. CoL 39, s- l23> - 19 P“us- I, *0, 4 cl 6. — 20 Slrab. VIII,
rS5 ibid „ XXX"; 34- - 22 Paus. II, 11,3. — 23 Ibid. 3. — 24 Ibid. G.
Sc<|iiest. Ne'm .ImT.51’ Ibnl' 15, 2- ~ 27 Virg- Georg. III, 19 ; Scrv. ad l. ; Vib.
-SI liid 31 ,n ' ,0dot- VI> 78- — 29 Paus. II, 27, 1. — 30 Ibid. 29, 1, 30, 7. -“liid.Vq Z32lbUL 32’ *• ~ 33 Ibid. 36, 7-8, 37, I. — 34 Ibid. VII, 21, 11. I 5,5. 3. -31 Ibid. 27, 9. — 38 Ibid. 22, 1 . — 39 Strab. VIII,
25, 1. __ u Jb lrh' VI> 89- ~ 41 Paus. VIII, 38, 5. — 42 Ibid. 38, 2. — 43 Ibid. ~ « Ibid. 37 2 ' ’ , 7‘ 45 lbid- 38, 6. - « Ibid. 31, 5. — 47 Ibid. 35, 6.
Scl|ol. au i v' . Uitl U> 7- — 110 Ibid. 42, 12. — Cl Pind. Olymp. X, 55 cl Hellen. VII, 4, 29; Strab. VIII, 3, 30; Paus. V, 101.
! St” ^ 1 " XcnoP*1
Sl1*- VIII, 3i 12 ~ 53 ,bid- VIII, 3, 13 et 20. — 64 Xcnopli. Aimé. V, 3, 12 ;
~ » ïbîd r, vi11, 3’ 19- - 86 Ibid- — 87 Ibid. VI II, 3, 12. — 68 Paus. 63 p ' ’ - 60 lbid- 33, 2. — Cl Slat. Theb. I, 355. — 62 Slrab.
Il, 10, C. 64 Ibid. 20, 9. - os Ibid. 13, 7. — 66 Ibid. 'III, 3C3. C8 Cal . lîpithal. Pci. 96; Virg. A en. I, 093 ;
~ 1,1 Hora. oy
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Sur le promontoire de Taenare, en Laconie, on honorai plusieurs bois sacrés01, entre autres celui de Neptune1 2 et, dans le même pays, les bois de Jupiter Scotitès63, d’Apollon près Sparte04, de Bacchus03, de Mars à Gérontbres ,0.
Dans les îles d’Asie Mineure et de Grèce, aussi bien que sur le continent, les bois sacrés étaient en honneur. Vénus qui, de Cypre, s’appelait Kûitpi;, y avait les bois célèbres de Paphos 87 el d’Idalie 08 ; près d Arsinoë, dans la même île, était un bois de Jupiter °9. Latone avait un bois à Rhodes10, Esculape à Cos'1, Junon à Sanios -, Apollon à Cliios13, Neptune à Ténos74, Cybèle et Jupiter18 en Crète sur l’Ida, les Nymphes à Ithaque11, Minerve dans Pile fabuleuse des Phéaciens
Si, pour aller de Grèce en Italie, nous passons par la Sicile, nous rencontrons dans cette île des bois sacrés de Minerve18, de Mars80, de Vénus81, le bois gardien du tombeau d’Anchise82, celui où Pluton ravit Proserpine83, et, sur les bords du fleuve Acis, le bois orné des dépouilles des géants, trophée de la victoire des dieux s4.
Dans la péninsule, le Bruttium avait les bois sacrés de Sila 8Ü, à Crotone le bois de Junon Lacinia88, à Temesa le bois de Politès, compagnon d’Ulysse 8 ’, la Lucanie le bois de Palinure88, l'Apulie un bois à Lucerie89, la Campanie le bois de la triple Hécate, près Cumes90, le /unis sucer Decidiorum91 , le bois de Junon à Nucérie92, et,, à la frontière du Latium, sur les bords du fleuve Liris, près Minturnes, le bois de Marica93 ; l’Ombrie, un bois àSpolète94 et, près du mont Fisccllus, le bois de Vacuna 1
Le Latium et Rome étaient fertiles en bois sacrés à la plupart desquels se rattachaient des légendes relatives aux origines du peuple romain. Ce sont les bois de Feronia °°,deCircé91, de Pilumnus près Ardée98, de Jupiter ludigète", de Junon Sospita à Lanuvium100, de Diana Nemorensis 101 , de Mars près d’Albe 102, de Ferentina où se réunirent les peuples latins103, de Diane à Anagnia104, de Diane encore près de Tusculum 106, el, près delà frontière du Latium, au pays des Marses, sur les bords du lac Fucinum, le bois d’Angitia108. Rentrant dans le Latium, nous trouvons, àTibure, le bois de Tiburtus 107 et, entre Tibure et Rome, les bois delà déesse ou nymphe Albula 108, dans lesquels, vers le sud, était l’oracle de Faunus 109.
Les bois sacrés de Rome se rattachent presque tous aux origines de cette ville ou aux époques légendaires de son histoire; quelques-uns n’ont existé que dans les Actions des poètes ; la plupart de ceux qui ont eu une existence réelle avaient disparu au temps de l'Empire. Ces bois sacrés étaient certainement des débris des anciennes
Vib. Seq. Nem. — 69 Slrab. XIV, 6, 3. - 70 Id. XIV, 2, 2. - 71 Dio, LI, 8; Val. Max. I, 1, 19. — 72 Varr. R. rust. III, 62. — 73 Slrab. XIV, 1, 35. — C. Id. X, 3, 11. — 75 Virg. Acn. III, 105. — 76 lbid. IX, 673; Theophr. Hist. plant. III, 3, 4.
— 77 Hom. Od. XVII, 208. — 78 Ibid. VI, 291, 321. — 79 Pind. Olymp. V, 2V.
— 80 Virg. Acn. IX, 584. — Si Slat. Silo. III, 4, 21. — 82 Virg. Aen. V, 761.
— 83 Ovid. Met. V, 391. — 84 Claud. Rapt. Pros. III, 332, s. — 83 Vib. Seq. Nem.; cf. Plin. Nat. hist. III, 10, 3. — 8» Liv. XXIV, 3. — 87 Strab. VI, I, 5.
88 Serv. Ad. Aen. VI, 378. — 89 Corp. inscr. lat. IX, 782. — 90 Virg. Aen. VI,
13. 91 C. i. I. X, 4104. — 92 Plin. Nat. hist. XVI, 57, 2. — 93 Liv. XXVII, 37 ;
Vell. Pat. II, 10; Plut. Marins, XXXIX, 6; Vib. Seq. Non. — »4 lîormann, Miscell. Capitol, p. 5, s. — 95 Plin. ATaf. hist. III, 17, 3. — 96 Virg. Aen. VU, 800; Serv. Ad Aen. I. I. ; R. de la Rlanchère, Rev. arch. 1881, 1, p. 370, s. — 97 Virg. Aen. VII, H. — 98 lbid. IX, 34. — 99 Plin. Nat. Hist. III, 9, 4; Cic. Pro Mil.
XXL tW) Liv. VIII, 14, 2. — 101 Horat. Ad Pis. IC; Slrab. V, 3, 12; Plin. Nat.
Hist. XXXV, 33, 1 ; v. plus haut, s. ». diana, p. 154-155. — 102 Dion. liai. I, 77. Sur les bois sacrés d’Albe, cf. Cic. L. I. — 103 Liv. I, 50, 52 ; VII, 25. — 104 Id. XXVII, 4, — 105 plin. iVaf. Hist. XVI, 91, 1. — 106 Virg. Aen. VU, 759; Vib. Seq. Nem. ; C. i.l. X, 3883 et le commentaire ; les habitants du lieu (auj. Luco ) s’appelaient Lucenscs, Plin. Nat. Hist. III, 17, I. — 107 Hor. Od. I, 7, 13; Porphyr. et Acr. ad Ilor. L. I. ;
— 108 Mart. I, 13, 3; Acr. ad Ilor. Carm. I, 7, 1. 12, 13. — 109 Virg. Aen. VII, 89; Acr. ad Hor. Carm. I, 7. 1, 12, 13.
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forêts au milieu desquelles Rome fut fondée 1 ; ils restèrent en possession de l’ancien culte et il n’est pas surprenant que, autour d’eux, se soient groupées les légendes primitives. On attribua à Uomulus la création .le plusieurs de ces bois2. Au / tiens Ifercufius au pied du Palatin 3, au sacri ne mus Argileti', dans le quartier de ce nom, les poètes avaient rattaché les plus antiques traditions; le lucus Saxi , sur l’Aventin, conservait le souvenir de la bonne déesse, de Faunus et de Ficus 6 ; le bois de Pan et son antre, au-dessus du Yélabre,' avaient vu les jumeaux allaités par la louve3; sur le (.apitoie, inter duos lucos, était l’asile ouvert par Romuhis \ le fucus asgli d’après Tacite 8. C’est dans un fucus Sglvani, près il une source, queTarpeia avait rencontré, au pied du Capitole, le chef Sabin", et, sur le Quirinal, le nouveau dieu Quirinus avait son bois'0, tandis que le bois de N esta, sur les pentes du Palatin, au-dessus du Forum ", et surtout, hors de la porte Capène, le bois des Muses et d'Égérie gardaient la mémoire du pieux roi Numa12. Sur l’Avenlin, dans un bois de lauriers, le foret um **, avait été enseveli Tatius". D’autres bois portaient les noms d’antiques divinités : sur l’Esquilin, les fucus Me fuis ,5, Libitinae Junonis Lucinae'f Larum ? I8, Esquifinus Faq ut a Iis 20, Poetelinus 21 ; sur le Cœlius, le lieu dit Y inter duos lucos*2-, sur les bords du Tibre, le fucus Helerni 23 ; au delà du fleuve, les fucus Furinae 2V, appelé par Plutarque «Xuo? ’Eptwéwv 23, Afbionarum ; a des emplacements inconnus, les fucus deae Satrianue 2\ Streniae 2S, Bellonae23, Agrippae 30, Pisonis !l ; la porte Querquetulana tirait son nom d’un bois de chênes voisin32; hors des murs, les fucus Poelcfinus33, Itob i ginis sur la via Claudia n, Lavernae sur la via S al ara35, deae Diae sur la via Aurélia 3S, Semeles3' près d’Ostie38, peut-être le même que le fucus Similae célèbre ] ar les bachanales 39, ou Stimulae 40.
L Étrurie avait un bois de Sylvain à Caere", un bois de Junon a Paieries 42, et, près de Capène, le célèbre bois de béronie ‘ . En Cisalpine, on a trouvé, àBergomum, une inscription faisant mention d’un bois sacré de Libitina44 ; des bois sacrés aussi existaient près de Crémone, au lieu dit (ms forum *’, et, sur les bords de l’Adriatique, en Vénétie, des bois à Diane Aetolica46, et à Junon Argiva4i se rattachant a la légende de Diomède; en Ligurie, une ville avait conservé le nom de lucus Bormani suivant les uns48,
1 I lin. rXat. hist. X\ I, 15, i : [ Huma J silvarum cerle distinguebalur insignibus; cf. Dionys. Il, 50. — 2 Kl. Il, XVIII. Peut-être ne s'agit-il que de lieu» sacrés. — 3 Virg. Aen. VIII, 271. — 4 Jbid. 345. — B Ovid. J-'ast. III, 295 s. 329; V, 149, s.; cf. O. Richler, Topogr. Il, p. |55, s'
— 6 Dionys I, 31, 79 ; Ovid. Fast. VI, 410. — 7 Dionys. Il, 15; Liv.
I, 8; Vell. Pat. I, 8, 0; Vitruv. IV, 8, 4; Ov. Fast. III, 430; Lucan. VII, 438.
8 Hist. III, 71. — 9 Propert. i V, 4, 3, 5; Corp. viser, lat. VI, 010.
— 10 O» id . Met. XIV, 830. — Il Cic. Hiv. I, 45. — 12 Liv. I, 21 ; Virg. Aen. 703; Juv. III, 13. — 13 Varr. Ling. I. V, 152 ; Dionys. III, 43; Plin. Nat. hist. XV, 40, 5; Fesl. p. 300, s. v. Talium ; cf. Comm. diurn. id. Aug. dans Corp. iriser, lat. 12, p. 325. — lt Varr. L. I. ; Fest. L. I. — 15 Varr. Ling. I. V, 49; Fest. p. 351.
— 1« Dionys. IV, 15; Plut. Qnaes. rom. XXIII; Ascon. Alilon. XXXIV; Jul. Obseq.
I. XI ; Corp. inscr. lat. VI, 9974, 10 022. Sur la localisation sur l'Esquilin, cf. Becker, Topogr. p. 537; O. Gilbert, Topogr. p. 175 s. — 17 Varr. Ling. I. V, 49; Ovid. T-ust. Il, 43a; Plin. Nat . Hist. XX I, 85, I ; Comm. diurn. Kal. Mari, dans C.i. I. 12, p. 310. — 18 Varr. L. 1. ; c'est plus probablement un sacellum ? — 19 Id. V, 50.
Id. V, 152; Plin. X \ I, 15, I ; Solin. I, 26; Fest. ap. Paul. D. p. 87, s. v. Fagutal. 21 \arr. Ling. I. V, 50; cf. Becker, Topogr. p. 150, n. 128; p. 537, n. 1127. — 22 Trig. tyr. XXIV. — 23 Ovid. Fast. VI, 105; cf. 0. Gilbert, Topogr.
II. p. 19. s. U. I. — 21 \arr. L,ng. 1. VI, 19; Cic. Nat. Heor. III, 18; Appian. Het. c IV. I. 26; Plut. C. Crac. XVII; Aur. Vict. Vir. ill. LXV. —25 L. I. — 26 Fest. ap. Paul. II. p. 4,9.— 27 Corp. inscr. lal.Xl, 114.-28 Symm.Epist. X, 35.-29 Corp inscr. lat. VI, 2232. - 30 Slrab. XIII, 1, 19; Ch. Meinecke, Vindic. Strab. p. 205.
— 31 Cic. Ad Quint, fr. Il, 37. — 32 plin. Nat. hist. XVI, 15, I. — 33 Liv. VI, 20;
VII, 41 ; Plut. Camitl. XXXVI. - 34 Ovid. Fast. IV, 907 Kal. Praen. dans Corp.
d o fucus Ver mon is su ivant d’autres 49 Cn de Grèce, Apollon avait des bois sacrés Ip"68.0118 Soleil En Gaule, où le culte se célébrait dans? "S Al|)es'". bois sacrés étaient nombreux61. Lucai es loi*êts, los bois sacré près de Marseille52; c’est à ui" |menlionnP un doivent leurs noms le village du Luc ( V,T J*®* ‘|Ue I ocontiorum 53. Ausone dit que les vin i • lum sont la gloire des pagiu. x "J's S;icrés
Peut-être plus encore qu’en Gaule, la relieim, sacrés paraît avoir été profonde chez les c ** ^ Tacite y revient sans cesse 55 et mentionne dZT“S'' région, les bois sacrés d’Hercule56, de la d,W. n le d’Alci58, de Baduhena69. Le nom de ville Lun," \ en Germanie supérieure69, provient d’un bois sac 1 en est de même en Espagne pour Lucus AiumtUo Galicie , et pour Lucus Aslurum C2. Près du ! a Gadès était un fucus appelé Üleastrum 63.
En Numidie, on connaît le fucus Magnus™ et une ville appelée lucus Augusti 66. Junon eut un lucus à rJ
lhage"1' et, en Cyrénaïque, le jardin des Hespërides était dans un bois sacré67.
Cette longue nomenclature n’est certainement |Jas complète; si l’on y ajoute les noms qui manquent et en proportion avec les luci connus, ceux dont le souvenir n’a été conservé par aucun texte, il faudra conclure que tout l’univers habité fut couvert de bois sacrés jusqu’à la lin du paganisme. Et cela. est assez naturel, car il semble bien que les particuliers pouvaient, par dévotion, dans leurs terres, consacrer des bois68; ce qui est sans limite. Si c’était ici le lieu de poursuivre cette étude dans le moyen âge et jusqu’aux temps modernes, il serait facile de noter de nombreuses survivances d’un culte si répandu dans les campagnes où les croyances et les pratiques religieuses sont tenaces. A l’origine, le bois luimême était dieu et, dans des textes de l’époque classique, on trouve des souvenirs de ce temps69. Plus tard, le bois sacré ne fut plus que la demeure d’un être divin ou lui fut simplement consacré. L’énumération qui précède prouve que ce culte ne s’adressait pas aux seules divinités des bois, Faunes10, Silvains71, Nymphes72, Dryades 'b | Hamadryades 74, Pan 7S, Diane 76 ; toutes les divinités de l’Olympe, de la terre ou des enfers, les demi-dieux, les héros y avaient part. Il semble que la consécration a un dieu n’excluait pas la divinité topique, car, dans le bois
inscr. lat. I, p. 392. — 35 Fest. ap. Paul. I). p. 117. - *# Ad. Ad- |,a^; llenzen, Act. A rr. p. xx, 22. — 37 Ov. Fast. VI, 503 ; C. /■ l l
— 38 Cf. O. Gilbert, III, p. 451, n. 2. — 39 Liv. XXXIX, 12. - w 1,1 ^ ’ I
50.3. — 41 Virg. Aen. VIII, 59 7. — 42 Ov. Amor. III, 13, 7. — t! Lit. ' V XXVII, 4; Ptolem. III, t, 43; Strab. V, 2, 9 ; Plill. Nat. hist. HI, S. - N “ XIII, 84; cf. Virg. Aen. VII, 687. - 44 C. i. I. V, 5128. - « Tac. // '■ ^
— 40 Strab. V, t, 9. — 47 Jb!d. — 43 Tab. Peut, segin. U. B, 2, p. U''|
éd. Desjardins. ■ — 49 Anonym. Haven. 270, 8, 338, 4, éd. Pinder. — g,.
I, 4, 59. —51 Caes. B. G. VI, 13; Luc. Phars. I, 453; Plin. Nat.
Mêla, III, 2. - 52 Phars. III, 399. - 53 Tac. Hist. I, «Ci Plin- Nat. Inst. ^ cf. Tab. Peut, et les Itinéraires ; Desjardins, Géog. (le la (rinth > I Qir.n I\-
— 54 Mosell. 478. — 53 Tac. Ann. I, 59, 61; II, 25; Hist. IV, ^ ^ j/iJJ.j
XXXIX ; voir aussi Scnec. Med. 713; Auson. L. I. ; Claudian. Latu . ^ / /.
— 56 II. 12. 57 Gerrn. XL. - 5» Ibid. XLIII. — 59 Ann. 11 - , ,;v
VI, 22 981. — cl Aujourd’hui Lugo, Corp. msn. bit. ^ j'j; Uorcclii,
— 6a Anonym. Ravcnn. p. 230, éd. Pindler. — 03 Mêla, III, L 3 ’• ^ ^crV ai
Afrik. Christ. I, p. 205. - — 05 Eckbel, Doct. num. IV, P' 156, 8 gs cic D* Aen. I, 4*6. — 57 plin. Nat. Hist. V, 5, i ; Lucan. Phars. IV, ^ , :
h-g. II. 8; Tac. Ann. I, 79; Apul. De niag. B VI. — 69 * l'"’ " ,b Sall II, 181-
Quiul. Inst. X, I, 88. — 70 Hor. Carm. I, 4, I, s- : •U’ ' y-, gis t. I- 7
v«nui. insi. a, i, os. — iv no r. i, -r,
- 1' Horat. Carm. III, 29, 23; Lucan. Phars. III, 403 ; >»•
r u 59- Oeorg »"• l . — 73 Virg. k(J- V» ___ 75 Tjbul. H-
— • 72 Virg. Egl. VI, 55; Lucan. L. i. —
Ov. Heroid. IV, 49. — 74 Virg. Egl. X, 61 et Serv. Ad ^ Cd"1-
5,25; Virg. Georg. III, 391, s. - Catul. XXXIV,
LUC
LUC
|{iesse Dia, les Arvales s’adressent sive deo piême <|C • '■nias tutela lucus locusve est *. Les arbres Uvcrs formaient les bois sacrés
»•?%*>. «Mi-*.
yeuse
peupliers®, hêtres1, cor-
platanes 12, arbres frui-
myrl<- ’ ^'""1 érable », cyprès “ n°i"i|e1'!’ ’ e *3, iaurjersi4, oliviers11
* pw»"'6"’ essences 7ié0S"r ,
1 ,2s n’était pas toujours un bois isolé; souvent
Le. ’ partie d’un nemusl\ d’où l’expression luci f'éla't. / parfois même il portait lui-même le nom nellWI" 'i (Uielquefois aussi les auteurs gi'ecs et latins
Irfôl't a«« »“ lucus un ljois non consafé: ce,qui
incertaines quelques attributions' quand rien dans "’^'^tene vient préciser le sens du mot. Le bois sacré [lit aussi une clairière dans un bois, s’il faut suivre |.‘ui0re qui indique l’étymologie a collucendo1- ; mais L autres grammairiens font dériver lucus de lucere par antiphrase, à cause de son obscurité23.
I jp cqI te dos bois semble avoir clé lié ci celui des eaux , très souvent une source, d’origine parfois prodigieuse,
: est associée au bois 24 ; un antre aussi y est souvent uni, inspirant! connue le bois lui-même, par son obscurité et la profondeur, une terreur sacrée26. Dès la plus haute antiquité, certains bois sacrés furent un asile inviolable pour l’ennemi qui s’y réfugiait pendant le combat26, ou pour les captifs et les esclaves fugitifs qui en sortaient libres, laissant leurs fers suspendus aux arbres21.
Autour de beaucoup de bois sacrés, l’imagination avait localisé des légendes : c’est dans un antre d’un bois
sacré de Corycos que Jupiter avait enfermé le géant Typhon 28 ; un bois de Sicile conservait encore les trophées de la victoire des dieux sur les géants20. Dans le bois d’Ortygie, en Ionie, étaient nés Diane et Apollon 30 ; l’histoiro du lion de Némée restait attachée à un bois de l Argolide31. C’est dans un bois de Sicile que Pluton avait ravi Proserpine32, et, dans le bois de Cérès, à Lerne, en Argolide, est l’endroit par où, avec elle, il retourna aux liulors ’3. On connaissait le bois où Diane fut surprise par Actéon \ Près du promontoire de Taenare, dans un bois de Neptune, s’ouvrait l’antre par où Hercule avait ramené Cerbère des enfers36. Dans le bois de Diane Nemorensis sciait localisée la légende d’IIippolyte36, dans un bois
du pays des Marses la légende de Médée :)1, celle de Palinure dans un bois de Lucanie 38, celle de Diomède dans des bois de Vénétie30, et sur les bords du Pont40 et en Colchide41 celles des Amazones et de la toison d’or.
Les bois sacrés étaient aussi l’objet de nombreuses superstitions : il en était où les animaux féroces dépouillaient toute cruauté42, où des troupeaux sans gardiens rentraient deux-mêmes à l’étable43; on y attirait facilement la foudre44; un bois sacré brûlé a subitement reverdi *
11 y avait dans les bois sacrés des temples, même consacrés à des divinités autres que celles du bois, des autels, des œuvres d’art46. Souvent ils étaient entourés d’un mur41; ils renfermaient aussi des arbres étranges et pour cela sacrés 48 ; des oracles y étaient associés 40 ; ils gardaient quelquefois des tombeaux vénérés °. L’entrée de quelques-uns était interdite6', ou permise aux prêtres seuls 62 ouaux seuls initiés 63, ou aux hommes à l’exclusion des femmes34, ou réciproquement53. Dans le bois de Cérès et de Proserpine, non loin de Sicyone, les hommes et les femmes étaient séparés les jours de cérémonies"6.
Les troupeaux qui auraient pu ronger les pousses n y avaient pas entrée61. On ne pouvait les couper, coinquere^ , ni même les émonder, collucare 50, sans un sacrifice expiatoire et une prière dont Caton nous a laissé la formule'". Les Arvales, chaque fois que, dans le bois de Dia, ils avaient usé d’un outil en fer, étaient obligés de faire un sacrifice61. Dans ce même bois, et sans doute dans les autres bois sacrés, quand des arbres tombaient de vétusté ou étaient frappés de la foudre, il fallait célébrer des piacula majora , arracher les arbres et les brûler dans le bois même comme en un sacrifice62. 11 n’était pas convenable d’en faire un lieu de passage63. Il ne fallait pas y exercer de vendetta64, y déposer de cadavre66, y jeter d’ordure 60. On devait respecter leur intégrité ; mais, dans les villes, l’accroissement de la population et la nécessité de bâtir les restreignaient sans cesse61. Les dieux punissaient les profanateurs des bois sacrés 68 et J upiter frappait de la foudre les bois violés60.
Ces prescriptions ne s’appliquaient pas rigoureusement à tous les bois sacrés. Ceux qui étaient des loca sacra , la propriété des dieux, y étaient complètement soumis. Ceux, au contraire, qui étaient productifs et
âîii ' V’ “°00’ 2 èv. Fast. II, 175; III, 195; A mor. 111,5, 3 ; Senec . Oedip.
j ' ~ " V"-g.Acn. III, 23; Lucian. Amor. XII. — 4 Herodot. II, 91 ; Slrab. XIV, “ 1>aus' nb «b «1 IX, 3, 4; Pli,,. Nat. Hist. XIV, 95; XVI, 15, I. ; .. '' ll9,jss. VI, 291 ; XVII, 208 ; Theophr. Hist. pl. III, 3, 4 ; Paus. V, 13, 3. |j[ ' C 15- 1 Clin, Nat. Hist. XVI, 15, i et 91, 1. — 8 Paus.
i,’ j'V ' '"'S- Aen. IX, 80; Slrab. VIII, 0, 22; Paus. X, 38, 9. — 10 Vi Vlll' iW Slrab-X1V’b 20 : Senec. Oedip
îi, 7 ;x, 38, 9; Lucian. Amor. XII. -Il
’ i*7| 11 : VU’ 22’ 1 > Lucian. LA.
Eut. XV, 40, 5; L
— n p'1 Xcu"1’1'- Anal)-
Virg.
530; Paus. II, 13, 3; IV, 33, 4; Herod. V, 119 ; Paus. II, 37, 1 ; IV, 13 Strab. XVII, I, 35 et 42. — H Pli». *0,^5; Lucian. L. I. — 18 strab. VU, 3, 30; VIII, 3, 13; Mêla, III, V’ 3, 12; Paus. I, 21, 7; IX, 24, 4; Lucian. L. I.
- 11 faus. i 7.i • , , ’ ’ -*> 1 > *"■> *> »•
Egl. V|, 72 ij n . uclau' L- I. — 18 Strab. XIV, 1, 20; Lucian. L. I. ; Serv. ad
Etre, Oet, 937 '°î' b 688 : Hb 113, s. ; Lucau. Phars. I, 453, s.; Sencc.
— 20 Auson E •/ y - S" ’ Troad. 173, s.; Lac Lan l. De Phoen. 9, s.
V‘lniv. IV, 8 /'ri' *’ °7' 21 Vil'e- Aen- VIII, 759; Ovid. Fast. 111, 261 ;
Eut. or. I. g’ NaL hist- XXXV, 35. - 22 Orig. XIV, 8. — 23 Quinlil.
Li 11 “i inutile r, a|>el’ IV’ 36°; D°nat' A,'S 9ram ln’ ®’ 2 [1778b lsid' " 21 Hom. Od jy ,,, observer que ces étymologies n'ont aucune valeur.
Slrab. IX, ; v XV11, 208 '• Liv- b 21; Ovid. Fast. Il, 165; Juv. Sat. III,
JV‘ 3b 1, 33,4 ’vii 27 XVa’ b 42i Propert. IV, 4, 4, 7; Paus. III, 26, 5;
^«Aw.vi’.cûrt n!11: 49 ■ 12 ; IX- 24> *• 29’ s- 31 - 3- 2 ; x, 12, « ;
WcL h 13. - 2;; • 1V’ 7> 22 ; Serv. ad Egl. VI, 72 ; Aen. VU, 80 ; Pomp.
î;Mi Propert. IV ’J9' °Vid' Met- V- 266; Strab. VIII, 3, 19; 5, 1; XIV,
!’ 119i VI, 75- JV ’ ; raus- VIIb 42, 2; IX, 39, 2 ; Mêla, I, 13. — 26 Herodot. . ' 1:1,3 î Serv.’ ad ' Eal XXXV« 5i ; Strab. XVI, 2, 6 ; Paus. III, 4, 1. — 27 Id. I’ 338, s. - 30 Strab XI Vi ?*’ ~ 28 I’omp' Mel- b 13. — 29 Claud. Rapt. Pros.
1 b -0, Tac. Ann. III, 01. — 31 Serv, ad Georg. 111, 19.
— 32 Ovid. Met. V, 391 . — 33 paus. Il, 36, 7-8; Ovid. Met. V, 391. — 3V Ibid. III, 170. — 35 Strab. VIII, 5, 1. — 30 Voir diana, p. 154. — 37 Sil. liai. \ III, 495, s. ; Solin. Il, 29; Serv. ad Aen. VIII, 7 50. — 38 Serv. ad Aen. VI, 378. — 39 Slrab. V, I, 9. — 40 Amm. Marc. XXII, 8, 17. — 41 Val. Place. Arg. V. 238, 252, 042 ; Pomp. Mel. I, 19. — 42 Strab. V, 19. — 43 Liv. XXIV, 3. — U Plin. Nat liist. Il, 54, 1
— 45 Serv. ad Aen. VU, 800. Sur d'autres superstitions relatives à des bois sacrés de la Grèce, voir Pausanias, III, 26, 5 ; VIII, 38. 2-3 ; IX, 3, 4; 8, t . — 40 (X Paus. passim. Il faudrait recommencer l'énumération do presque tous les bois pour indiquer ceux où se trouvaient des temples, des statues, des autels. Pour se faire une idée d’un vaste bois sacré ainsi orné, lire la description de l'Allis, bois sacré de •Jupiter à Olympie, dans Pausanias, V, 10-27 cl VI, 1-20. — 4. Oiid. Fast. III, V3I ; Paus. II, 27, 1 ; VU, 27, 3; VIII, 31, 5, 37, 10 ; Corp. inscr. lat. VI, 610; X, 410*.
— 48 Ovid. Amor. III, 5, 3; Paus. VU, 22, I, 27, 3; VIII, 24, 7, 37, 10; IX, 3, 4.
19 Virg. Georg. IV, 476 ; Aen. VIII, 81 ; Strab. XIV, I, 5 et 27 ; Propert. Il,
5, 74; Scncc. TUycst. 679, s.; Paus. IX, 39, 4, s.; Curt. IV, 7, 22; Serv. ad Egl. VI, 72. — 50 paus. I, 37, 2; VIII, 24, 7 ; X, 12, 6; Slat. Silv. V , 3, 50; Serv. ad Aen. VI, 378 ; Scncc. Med. 1379. — Ovid. Fast. IV, 751 ; Sial. Silv. V, 5, 6.
52 Paus. VU, 27, 3. — 53 Virg. Aen. VI, 259; Paus. IX, 255. — 51 Propert. IV, 9,
53, s. —55 Paus. III, 22, 6-7; VIII, 31, 5 ; 36, 6. — 56 paus. II, 11, 3. — 57 Ovid. Fast. 749, s. — 58 C . Henicn, Acta Fratr. Arv. p. 22. — 59 Cal. R. rust. CXXXIX. On dit aussi sublucare, Fcst. p. 348, s. ». — 60 Cat. L. I. ; cf. Plin. Nat. Hist. XVII, 47, 6. — 01 Henzen, O. I. p. 128, s. 132, 135. — 62 Ibid. p. 112.
— 63 Plut. Marins, XXXIX, 6. — 01 C. i. I. IX, 782. — 65 Ibid. ; cf. ICphem. epigr. II, p. 205. — °o C. i. I. I. I. — 67 Varr. Ling. I. V, 49 ; Front. De controv. agr. II, éd. Laclnnaun, I, p. 56; Agen. Urbic. Decontr. agr. Ibid. p. 87. — 68 Herod. VI, 73; IX, 65; Ciç. Pro Milan. XXXI; Appian. Bel. Mithr. XXVII ; Ilio, Ll, 8; Scncc. Med. 608, s.; Val. Max. 1, I, 19. — 69 Horal. Garni. I, !-• 60.
Lun
exploités, étaient affermés par les censeurs C’est ainsi que le bois d’Égérie fut affermé à des juifs3. Le produit des bois sacrés s’appelait lucar3. Quant aux bois sacrés privés, leur grand nombre dans les campagnes aurait par trop entravé l’exploitation et la vente dis piopriétés, s ils avaient été soumis rigoureusement aux mêmes lois que les bois sacrés publics. Il est probable que l’exécution de ces lois relevait de la conscience et de la volonté des propriétaires ou que les formalités étaient très simplifiées.
Lu somme, les bois sacrés publics étaient soumis aux mêmes règlements que les temples et que les autres loca sacra ou religiosa L II en est au service desquels des pi êtres étaient attachés Les bois sacrés du pays conquis restaient sacrés au même titre que ceux du territoire 6.
Nous ignorons comment on procédait à la consécration des bois, mais il y avait une consecratio7. L’expression employée par Catulle8, lucurn dedico consecroque , est sans doute empruntée à la liturgie 9.
Dans certains bois sacrés, à des époques périodiques, on célébrait des sacrifices10, des fêtes", des mystères 12’ des jeux13; on y donnait des repas publics 14 ou privés13 et il y avait souvent des édifices affectés à cet usage16.
Lu i et onnaissance des bienfaits obtenus, on suspendait aux arbres des bois sacrés des dons17 et aussi les dépouilles des ennemis vaincus ls.
Lutin, sans doute à cause de leur caractère religieux, les bois sacrés furent, dans tous les temps, des lieux où l'on convoquait le peuple et où l’on tenait des assemblées. C’est dans un bois de Jupiter que les délégués de la ligue achéenne tenaient leurs séances15; dans un bois sacré de vieux chênes, à Alalcomène, se réunissaient les assemblées des Platéens20; les Germains aussi délibéraient dans des bois sacrés31. Les Latins se rassemblaient dans les bois de Ferentina22; à Rome, le peuple fut convoqué dans le bois de Poetelinus23. En même temps que des centres religieux et politiques, les luci étaient quelquefois aussi, comme celui de Feronia, des marchés très fréquentés 3t. IIenry Thédenat.
LIJDI. — jeux privés. — Sur les jeux privés des Grecs et des Romains nous devons renvoyer aux articles spéciaux où il est traité de chacun d’eux en particulier1; mais il importe de rassembler ici les notions générales qui s’y rapportent et en même temps quelques détails qui ne trouveraient point place ailleurs.
I. Ecrits (les anciens. — L'histoire, la nomenclature et la description des jeux avaient fourni, dans l’antiquité même, la matière de plusieurs ouvrages. Au ve siècle av.
I Mommsen, Slaatsrecht, 112, p. 57, 6. ; Trad. Girard, Droit publ. rom. 111, p. 07, s. — 2Juv. S al. III, 12. — 3 Lucar appellatur aes guodtx lucis captatu’r,
Festus. p. 119, s. ». Lucar. — 4 Sur ces règlements, cf. Mommsen, L. I. 6 Virg.
Aen. V, 761; VII, 84; Slrab. V, 3, 12; cf. Paus. VIII, 27,3; Serv. ad Aen. III, 302.
— 6 Serv. ad Aen. XI, 3IG. —1 Cal. Orig. II, frag. LVIII, éd. Hermann- Peter ; Serv. ad Aen. I, 441, 446; III, 302. - 8 XVIII, 1. — 9 Cf. Dicabo mille magnas arbores, Anth. lut. II, 19, éd. Buecbcler. — 10 llorat. Carm. I, 4, 11 ; Slrab. XIV,
1, 20; Lucan. Phars. III, 404, s.; Paus. IV, 33, 4-5; IX, 8, 1; Fest. ap. Paul. Diac. p. 4, 9.— 11 Virg. Aen. VIII, 601 ; Slrab. XIV, 1, 20; Ovid. Fast. IV, 901, s.; VI. 105, s. ; Amor. III, 13, 70; Tac. Gérai. XL; Paus. III, 22, 7; VII, 27, 10 ; IX, 31,
3; Comment, dium. VIII Kal. Mai. dans C. inscr. lat. 12, p. 316; Acta Anal. passim. — 12 Paus. Il, 1 1 , 4 ; 36, 7 ; IV, 33, 4-5; IX, 25, 5. — 13 Stràb. VII, 7, 6; \lll, 3, 30; X, O, 11; XI\ , 1, 31; Paus. Mil, 38, 5; IX, 31, 3; Serv. ad Gcorg.
III, 19. — ■ 14 Slrab. X, 5, 1 1 ; XI V, 1, 20 ; Tac. Uist. IV, 14 ; Serv. ad Aen. XI, 740.
— 13 Lucian. Amor. XII. — 16 Slrab. L. I. ; Lucian. L. I. — 1’ Tibul. II, 5, 29; Paus. II, 13, 4 ; Senec. Thyest. 659; Serv. ad Egl. VI, 72. — 18 Tac. Ann. I, 59’
61 ; Senec. Thyest. G60, s.; Claud. Rapt. Pros. III, 337, s. — 19 Slrab. VIII, 7, 5.
— 20 Paus. IX, 3, 4, s. — 21 Tac. Gérai. XXXIX. — 22 Liv. I, 50, 52; VII, 25.
— 23 Liv. VI, 20; VII, 41. — 24 Dionys. III, 32.
LUDI. 1 Voycz-cn la nomenclature aux Tables des matières du Dict., XV, Vieprivée. I
LUI
J.-C. le poète comiq plume, avai
oete comique Cratès, prédéc,^.
<t ‘lonné à la scène attique une T (1’Arislo- , IlaiSia d : on Ignore quelle était cnait imaginée sur ce sujet3. Suétone érri m un livre sur les Jeux des Grecs ; nous en • Cn ^ des fragments3. Il est bien probable 0n'ii “ C0°H profit des ouvrages antérieurs, en prose et' dV!Ul,nisà
vers, dus
7 ^ “ pi Ut
notamment à la plume des Alexandrins* r de ces travaux a plus tard servi de source p "S('mbl« r&umù qu'il nous en a laissé est encore le' le
1> us important dont nous puissions disp„ser “T'T obscurités dont il est rempli 6. P ’ ma gré les
IL Les jouets (Tuxiyvtoi, àOûpaaxa). — „ i 1
hochets et des breloques du premier âge rcREmî' deS crepundia] 7, les enfants, dans l’antiqudé classé ' eu a leur disposition un grand nombre de jouetsY'’' peces très variées; de même qu’aujourd’hui, on vendaid poui les filles des poupees avec leur toilette et leur mé nage [pupa] ; la balle, le cerceau, la toupie et le sabot [pila, TROCHUS, TURBO] ont été aussi en usage de très bonne heure. A ces jouets bien connus il y a lien d ajouter ceux qui n’ont pas d’histoire, parce qu’ils sont f e tous les temps et de tous les pays. Lucien raconte comment, dans son enfance, il s’amusait à façonner des bœufs, des chevaux et des bonshommes avec de ladre ou de l’argile, talent qui lui attira plus d’un soufflet de ses maîtres, jusqu’au jour où sa famille s’avisa d’y voir 1 indice d une vocation particulière pour la sculpture*. Cependant beaucoup de jeunes Grecs partageaient ce goût précoce9; c’était pour eux, à ce qu’il semble, une distraction assez ordinaire que de construire des bateaux, de tailler des grenouilles dans des écorces de grenades10 ou de modeler des animaux de toute espèce avec de la cire ou de la mie de pain 11 . Dcnys le Jeune, tyran de Syracuse, séquestré par son père, charmait les tristes loisirs de sa réclusion en se fabriquant avec du bois des petits chariots, des lampes, des sièges et des tables 13.
Les monuments nous offrent en assez grand nombre des exemples de ces divers jouets, qu’on devait naturellement trouver tout faits chez les marchands. Ainsi on peut voir dans la figure 4633 13 un enfant grec qui traîne derrière lui un
i"-. 4633. — Chariot d'enfant.