OLYMPIA, PYTHIA, NEMEA, ISTIIMIA
Tous ces jeux, même ceux qui avaient le caractère de jeux funèbres, comme 1 ’ETuxd^toç àytùv d’Athènes, se célé-
1 Herod. VI, 13G. — 2 Tliucyd. V, 80. — 3 Isocr Evag. 1. — - Hanssoullier, La vie municipale en A ttique. p. 109. — S Herod. I, 141. — 6 lliad.
I, 500; ffymn. in Apoll. Pyth. v. 53 (231) ; Strab. IX, 2, § 33. — Corp. inscr.
braient régulièrement à date fixe. Les uns étaient
d’autres ne revenaient que tous les deux p. anDUels:! ans. Parmi les jeux annuels, nous citèron^ "U C*Ualre accompagnaient les grandes Dionysies r “X qui urbaines d’Athènes, les Éleusinies, les o J;" lonies de Délos, les Ephesia en l’honneur"!!'! Ap01' éphésienne, les Ilellotia de Corinthe, les //m', , 'ais mos, les Heraclea de Thèbes, les Hermaea '
de Délos, de Sestos, les Gynmopédies, les HuakiJh^' les Karneia de Laconie, enfin YEpitaphios aynn d m f nés ; d’autres jeux étaient annuels, mais prenaient J temps en temps un éclat particulier, par exemple ceux 1 Panathénées et ceux des Délia institués parles Uhén J à Délos en 426. Ces jeux étaient célébrés tous les quatre ans avec plus d’ampleur et de pompe. Les jeux Isth,ni. ques [isthmia] et les jeux dédiés à Apollon Actios
actia
ne revenaient que tous les deux ans ; les jeux Néméens se donnaient deux fois en quatre ans ; les jeux Olympiques, les jeux Pythiques, les jeux des Ëleuthéries de Platées, des Ileraea d’Argos, des Ileraea d’Éiide, des Asklepiaea étaient quinquennaux, c’est-à-dire
suivant le comput antique, étaient célébrés chaque cinquième année ou tous les quatre ans; enfin, il est vrai] semblable que les jeux en l’honneur du Zeus Lycaios d’Arcadie avaient lieu tous les neuf ans11. Les Grecs réservaient le nom de jeux périodiques, c’est-à-dire déterminant une période chronologique, aux quatre grands jeux nationaux: ils appelèrent olympiade l’intervalle de quatre années qui séparait deux fêtes olympiques successives ; pythiade, l’intervalle de quatre années qui séparait de même deux fêtes pythiques ; isthmiade, l’intervalle de deux ans qui séparait deux fêtes isthmiques; néméade, le même intervalle entre deux fêtes néméennes. La supputation par olympiades était générale en Grèce; on comptait par pythiades à Delphes, par isthmiades à Corinthe, par néméades en Argolide [chronograpuia].
Les jeux grecs comprenaient de nombreux exercices et concours, que l’on répartit d’habitude en trois catégories : jeux équestres (àywveç imcixot), jeux gymniques (àyûveç yugvixoi), concours de musique, chant et dansel (àywveç goucrixol). Les jeux équestres et les jeux gynini I ques étaient les plus anciens ; ils comprenaient presque tous les exercices de l’époque homérique, la couise à pied, la course en chars, la lutte proprement dite, h pu gilat avec le ceste, le jet du disque et celui du jav î lot, e combat avec les armes de guerre; plusieurs de < --,lalX furent combinés et ces combinaisons donnèrent naisj sance à de nouveaux jeux : le pancrace, le peu " J
jet du javelot à cheval, le tir de l’arc à che\u- u
le saut, les régates, les
part, on voit alors apparaître ^ ^ — , -- - (jeg
courses avec torches ou lampadédromies, L v ’ ])ROj apobates ou desultores [certamina, cursls, U1PI
MOS, LU CTA, PUGILATUS, DISCUS, JACULUM, ^ |(KI)r0-
PANCRATIUM, QUINQUERTIUM, SALTUS, REMIGIUM, LA^P
mia, desultores]. Ce furent surtout les ent
qui prirent à l’époque historique un c tAt jeg jeux considérable; la place qu’ils tinrent dluls 1 ^'j^t fort grecs devint de plus en plus importante. b conCOurs, variés ; car on entendait sous ce nom p usieu de
.'appliquer le mot moder
. o Strab. 'fit, j
auxquels ne pourrait pas s’
r/r. 1588. — 8 Schoemaun, Antiq. (P 3, § 13. — 10 Herod. I, 148; Strab, XIV, I p. 589.
II p 30 de la Irail. frani;. c.
’ S 20. — 11 Sch°eroann’
LlTD
Ouvres épique» *"é'die’ët comédie). Parmi les plus
tari dr^ina 1(1' r juof U faut citer le concours de cithare
ancien a7wV£Ç/ s ar[e créé probablement vers 676
h;Tle concours’ de flûte des jeux Pythiques
J'C-; , aui fut remplacé dès 558 par un con-
(5HI> :I\ il, ire1 les àyttWêç ^AOU<^l>tot, des Panathénées
fr; d!0C Pisistrate vers le milieu du vP siècle ; les
'nS de chœurs tragiques et de comédie n entrè-
rr T ."onistique qu’un peu plus tard ; toutefois ils hpnt dans 1 agQl 1 , „ , Uoio inomi’A
LU
iiuisiq1"1 •
des concours de musique instrumentale
[flûte, 'y1'0 °U ^^'‘d^danse et spécialement de danse en
), de chant ou de poésie accompa-
ü y avait des concours de poésie [arnieéoO>“ ^ ou lyriques, éloges de la divinité) et
des
av.
P1 Tdéiàfondés avant la fin du vP siècle. Mais jusqu à P laie les jeux équestres et les jeux gymniques ? ont, plus populaires que les àYüv£; jioumxof. A partir du E£ au contraire, et, semble-t-il, sous l’influence d'Athènes ces derniers concours furent entoures d un Z sans cesse croissant. C’est d’ailleurs entre l’époque des guerres médiques et celle d’Alexandre le Grand que ies jeux grecs revêtent leur forme définitive.
Les jeux étant publics et formant presque toujours partie intégrante d’une cérémonie religieuse, c’était en principe soit à l’État, soit, dans le cas des jeux fédéraux, à l'institution fédérale, amphictyonie ou association d’États, qu’incombait la charge de leur préparation, de leur organisation, des dépenses de toutes sortes qui en résultaient. Mais souvent les États grecs rejetaient sur | les citoyens les plus riches une partie au moins de ces charges et de ces soucis. C’était la coutume des lituigics [leitourgia ; à Athènes, la plus importante deslituigies I était la chorégie [leitourgia, choregia]. L’intendance et la direction des jeux Olympiques appartenaient aux Éléens ; les jeux Pythiques étaient organisés pari amphictyonie de Delphes ; les deux villes de Cléones et d Argos se disputèrcntlongtemps l’honneur de préparer et de présider les jeux Néméens ; Corinthe avait la charge des jeux Isthmiques ; Athènes, celle des délia, après 426 av. J.-C.
Les fonctionnaires, qui étaient spécialement désignés pour cette tâche et qui étaient en même temps les juges des concours, s’appelaient soit épimélètes [epimeletai, B -°, p. 678], soit agonothètes ou athlotètes [agonotuètes . A Olympie, ils portaient le titre d ' hellanodikai ; UELLANODiKAi] . Ils devaient, au nom de l’État ou de l’amphictyonie dont ils étaient les représentants, prendre, avant et pendant les jeux, toutes les mesures nécessaires à leur célébration, à leur bonne tenue, à leur éclat. Le
détail de
ces mesures se trouve indiqué aux articles agokotuètes, hellanodikai, Olympia, etc. D’une manière gé- I l'lra'l‘, ces personnages avaient la présidence et la police
( Oc i rvn .. . * 1 i .
■*euxi ds décernaient les
prix aux vainqueurs.
.leux pouvaient durer un ou plusieurs jours. Les
grands p
Se: ;SjeUX’ lels CIUC les Panathénées, les Olympiques, P ‘ .Chiques, les Néméens, les Isthmiques, occupaient oUVh UrS •i°urnées. Un sacrifice solennel était d’abord céliln ' ' ' l^v'a'd’î) en l’honneur de laquelle la fête était d' Iniu ’ filu‘'quefois aussi une procession avait lieu. Le Ihclc \'|S ,i0ux Proprement dits était donné par l’agono- 1,11 S1' de la présidence. Les diverses espèces
'ans. y , , .
h!, XH; /. Jl' I'' J’1 • “Oi-oa. \ „ , . .
y ’ ’ UI> 1V> V, VI, IX, XII; Nem. I, IX ; Isthm. II ; C. inscr. gr.
Mommsen, Hcortologie , 2° éd. p. 148. — 3 Scboe- Mlcrod.V, 22. - 5i pind. Olymp. I, II, III, IV, V,VI,
de concours ou de combats se succédaient d'habitude dans l’ordre suivant : d’abord les àfwveç | aoucixoI, puis les concours gymniques, enfin les jeux équestres. C’était le cas, par exemple, pour les grandes Pahathonees . Les prix étaient distribués après la fin des jeux; une fois couronnés, les vainqueurs formaient une procession, puis se rendaient au banquet qui leur était offert par l’État ou par l’amphictyonie à qui incombait le soin de célébrer les jeux.
Les athlètes qui prenaient part aux jeux gymniques et équestres, les concurrents des p.ou<rtxoi devaient
être des hommes libres et des Grecs. Les esclaves et les pâpSapoi étaient, pendant cette période, absolument exclus des jeux. Aux grands jeux panhelléniques, tout homme libre de race grecque était admis à concourir, quelle que fût sa patrie, et pourvu qu’il n’eût pas été privé par une condamnation infamante de ses droits de citoyen l’admission aux jeux Olympiques équivalait à la reconnaissance de la nationalité grecque ; ce fut le cas, par exemple, pour le roi de Macédoine, Alexandre, contemporain des guerres médiquesL Des athlètes de Sicile, de Cyrène, de Rhodes, furent souvent couronnés à Olympie, à Némée, à Delphes, à l’Isthme de Corinthe0.
Dans les jeux de caractère amphictyonique ou fédéral, les concurrents devaient en principe être citoyens dq l’une des villes de la fédération ou de 1 amphictyonie ; dans les jeux particuliers à une cité, les concurrents devaient en principe être des citoyens de la ville. Et cela se comprend fort bien, puisque les jeux avaient un caractère et un sens religieux. Mais à mesure que les relations amicales et les traités devinrent plus fréquents entre les divers États et groupes d’États du monde hellénique, les citoyens des États alliés furent admis à prendre part aux jeux, comme d’ailleurs aux cérémonies religieuses. Parmi les athlètes vainqueurs chantés par Pindare, il en est plusieurs qui ont remporté de nombreuses couronnes dans des jeux locaux : Diagoras de Rhodes fut vainqueur non seulement dans sa patrie et à Olympie, mais encore à Argos, à Thèbes, à Pellène, àÉgine, à Mégare 6 ; Épharmoste le Locridien, originaire d’Oponte, fut couronné a Argos, à Marathon, à Athènes, à Éleusis, à Thèbes, a Pellène, en Arcadie1. La famille des Oligéthides de Corinthe comptait, parmi ses ancêtres, des athlètes qui avaient remporté de nombreux prix à Argos, à Thèbes, en Arcadie, à Pellène, à Sicyone, à Mégare, à Égine, à Marathon, à Éleusis, en Eubée, et jusque « dans les villes opulentes qui s’élèvent près de l’Etna8 ». Télésicrate de Cyrène9 et Thiéus d’ Argos 10 furent vainqueurs dans les jeux des Panathénées. D’autres jeux, au contraire, étaient exclusivement réservés aux citoyens de la ville où ils se célébraient : tel était le cas pour 1 ayfiv iirrràpioc de Sparte “, et pour les Théoxénies de Pellène Enfin, nous connaissons quelques cas particuliers d exclusion . les athlètes d’Élide n’étaient pas admis à concourir aux jeux Isthmiques 13 ; les citoyens d’Halicarnasse étaient exclus, au temps d’Hérodote, des jeux qui se célébraient en l’honneur d’Apollon Triopien, en Carie . I arfois, au cours de la même fête, plusieurs jeux étaient réservés aux seuls citoyens de la ville, tandis que d’autres étaient accessibles à des étrangers [uippodromos, p. 204].
vassim - « Olymp. VII. - ’ /*• IX. - » lb. XIII - 9 Pyth. IX. - i« Nem. X. il Paus. UI, 14, § I. - ‘2 ld. vil, 27, § 1. - ‘3 Id. V, 2, § 3 ; VI, 3, § 4, cl 16, s» — H Herod. 1, 141.
Les athlètes étaient divisés en catégories distinctes, d'après leur âge. Au ve et au ivc siècle, on distinguait d'habitude les hommes faits, avopsç, âgés de plus de vingt ans; les adolescents, àyÉvsioi, entre seize et vingt ans, et les enfants, 7roù8sç, entre douze et seize ans. Quelques textes épigraphiques signalent même des subdivisions : ainsi une inscription attique mentionne, à propos des jeux des T/teseia , des TrocïSEç x-qç 7rp(i)TT|<;, x-qc osuxÉpaç, x-qç TûixYjÇ TjXixtaç1 ; dans une inscription de Béotie, on lit ■xaïosç O: vswTÉpoi, txxïBeç ol TtpsffSuxÉpo'. 2 ; dans une inscription de Chios, sç/Vj 601 vEwxspot, p.é<7oi, itpEaêuxépot 3 [atuleta].
En principe, les femmes n’étaient pas admises à concourir dans les jeux. Mais, d’une part, elles pouvaient y participer indirectement, comme propriétaires de chars et d’attelages de courses 4 ; d’autre part, elles pouvaient figurer exceptionnellement dans certains concours ; ainsi Plutarque nous apprend qu’une Érythréenne, Aristomaehè, remporta le prix de poésie aux jeux Isthmiques5 ; aux Délies, les prix des àytôvsi ; gouaixot étaient disputés par des chœurs de jeunes filles [délia] ; les courses des ii ek ai a d’Élide étaient des courses de vierges, et des femmes remplissaient aussi les fonctions d’agonothètes.
Les récompenses décernées aux athlètes vainqueurs étaient très variées : les unes avaient une valeur intrinsèque, parfois considérable; les autres étaient purement honorifiques. On distingue parfois les jeux grecs en àywvs; Oîaaxïxxi et en àycovsç crreipavïxai, les premiers étant ceux dont les prix avaient une valeur intrinsèque, les seconds, au contraire, étant ceux qui ne procuraient aux vainqueurs que des prix honorifiques [certamina]. Cette division, déjà formulée dans l’antiquité, nous semble un peu artificielle : car, dans beaucoup de jeux, les vainqueurs recevaient à la fois un prix de valeur réelle et un prix purement honorifique ; par exemple, aux Hcraea d’Argos, le vainqueur de la course de l’àcin'ç recevait à la fois un bouclier d’airain et une couronne de myrte [iieraia . Parfois des sommes d’argent étaient distribuées aux vainqueurs. L’huile, que recevaient les vainqueurs des Panathénées, était pour eux un prix de grande valeur, puisqu’ils recevaient en même temps le droit exclusif de l’exporter librement [certamina]. A Pellène, dans certains jeux, on donnait au vainqueur un chaud vêtement 6. Les prix honorifiques consistaient surtout en couronnes et en palmes [corona, p. 1529 et suiv.]. Suivant les jeux, les couronnes étaient de chêne, de laurier, de myrte, d’ache, de pin; le rameau ou la palme était d’olivier à Athènes, de palmier à Délos. Mais à cette époque, comme nous le verrons plus loin, la récompense véritable des athlètes vainqueurs était la gloire dont leur nom était entouré, non seulement sur le lieu même de leur triomphe, mais dans leur patrie, et pour les vainqueurs des jeux panhelléniques, dans la Grèce tout entière.
On verra, dans les articles spéciaux consacrés aux principaux jeux publics de la Grèce, quelle était l’affluence des spectateurs à Olympie, à Nérnée, à Delphes, à l’Isthme de Corinthe. Pour assister à ces fêtes, ôn accourait de tous les points de la Grèce ; des historiens modernes ont pu dire avec raison que les quatre grandes fêtes d’Olympie, de Némée, de Delphes et de l’Isthme, étaient comme les assises nationales du peuple grec1.
* Corp. inscr. ait. II, n. 444 et suiv. — îCorp. inscr.gr. 1590. — *lb. 2214.
— * l’aus. III, 8, § 1, 15, § 1, 17, § 6 ; V, 8, § 3. 12, § 3. — 5 Sympos. V, 2.
— 6 Pind. Olymp. X 97-98. — 7 Schoemann, Antiq. gr. II, p. 74 ; Curlius,
es
Mais, en outre, les Panathénées, surtoutles er«n i thénées,les Éleusinies, les //cm/t/endeThèh, >'s |* '* >ana’ les Ileraca d’Argos, les Lycaea d’Arcadie attirail?^’ grande foule; beaucoup de cités y étaient i„vi|(" “*• envoyaient des délégations officielles [tiieoma' '» * T places d’honneur dans les hippodromes, les sh i. L théâtres, étaient occupées par les présidents eUr leurs, par les prêtres et les magistrats de Pamphlet!'^ ou de l’État qui donnait les jeux, par les délégués d'autres villes, par des hôtes d’honneur, auxquels avait été! décernée comme un témoignage de très haute estime )à TTpoEopia év TOÏÇ àycoctv [proedria]. Le spectacle des jeux était gratuit. L’assistance à la plupart des jeux m.cs était interdite aux femmes.
Les jeux tenaient une place importante dans la vie des Grecs. Le rôle qu’ils jouaient dans la vie privée a peut! être été exagéré; l’influence qu’ils pouvaient exercer sur l’éducation des éphèbes ne semble pas avoir été aussi* considérable qu’on l’a dit. On oppose souvent, à ce point de vue, les temps qui ont précédé le règne d’Alexandre] le Grand aux périodes hellénistique et romaine. On est tenté de croire qu’aux vu0, vi° et v° siècles, il n’y avait pas d’athlètes de profession, tandis que plus lard ! et jusqu’à la fin du monde antique l’athlétique, ou, dans] un sens plus large, l’agonistique, devint un véritable métier, un art qui avait ses virtuoses et auquel il fallait se consacrer exclusivement. Ainsi formulée, cette opposition n’est pas exacte. Sans doute, à l’époque ancienne, on peut citer, parmi les vainqueurs des jeux grecs, soit des personnages qui appartiennent à des familles très distinguées et que seules l’émulation et la passion de la gloire ont fait descendre dans l’arène; soit, au contraire, des individus de naissance modeste, qui, dans la vie courante, étaient ouvriers ou petits marchands [atuleta, p. 515]. Mais, dès l’époque de Pindare, un double lait apparaît nettement. D’une part, les athlètes vainqueurs vont de ieux en jeux et collectionnent les prix,
si ion
peut ainsi parler : tel ce Diagoras de Rhodes, doux fois vainqueur dans sa patrie aux Tlepolemeia , quaire fois couronné aux jeux Isthmiques, deux fois aux A' micnsi vainqueur encore à Athènes, à Argos où il einpmbi unsj les Ileraea le bouclier d’airain, à Pellène, a 11.' as, ^ Égine où il lutta six fois avec un égal succès, à Mogarc. enfin vainqueur au pugilat à Olympie5; ti 'j moste d’Oponte, vainqueur à la lutte dans h s .)[ IIV •, J piques et dont Pindare mentionne des victoires Heures aux Isthmiques, à Némée,à Athènes, a ■ 1 chez les Parrhasiens, au sanctuaire de Zi us -J 1
Eleusis-'. H semble que dans c a art héréditaire. Dans
à la Hilare, ait été
Pellène, à Thèbes, à taines familles l’athlétique ait été un
l’ode consacrée à Xénophon
de Corinthe, vainqueur
course du stade et ou pentathle olympique
après avoir rappelé que ce meme
Xénophon avr
. jc Némée,
déjà couronné aux jeux de l’Isthme et a ceu ^ ^ gouvent passe en revue les victoires de ses aïeux . sUP
de son père Thessalos aux pieds rapi es pavait vU les bords de l’Alphée. A Delphes, un seu J‘ e m0jS, vaincre au stade et à la double couise , e . sUf|jsait, dans l’aride Athènes, une courte .j°UI‘ne neS.AuN pour placer sur son front trois gloi ieus
P. Monceaux et Lalou*. ^ j°i /*•
/lis/, grecque, t. II, p. 37 et suiv -8 Schoemanû, Op. c. II, P- 74-75. - • Olymp. IX, v. 88-100.
VU, v.
LUI
. . Hellotis (à Corinthe), il triompha sept fois.
fêtes d’ALHona g prèg deg deux mers en l’honneur
Da"s leS eU X/ 1!!^ isthmiques), Pthodore, père de Thessade P°seKlon , Terpsias etÉritime, méritèrent encore los.eti»sPar',n ;iJ)Kes Combien de fois cette famille (la
deP!!,Srn0lVétbides) n’a-t-elle pas été couronnée à famille du 8 ire du lion que vainquit Hercule (à
Delpl’ev7 One de victoires encore au pied du Parnasse - '"kreosetAThèbes ! Que de glorieux témoignages escarpé, a g auguste du Lycée qui domine
««f-X « Sicvono, et Mégare, et le bois "ST*, bacilles » Égine, et la brillante Marathon, r p u bée et les villes opulentes qui s élèvent au * S sommets sourcilleux de l’Etna. ! » il nous parait 'difficile de ne pas voir dans D, agoras clans Ephardans Xénophon et ses ancêtres, dans d autres ,*,c comme Téllicate de Cyrène-, Thiéns d’Argos- ‘ ligB0S de Thèbes *, des hommes qui se consacraient entièrement à l’agonistique, sinon par profession, du «noms par goût ou par vanité, peut-être dans certains cas [par tradition de famille. Et d’autre part, il ressort avec Évidence de plusieurs passages de Pindare, que l’on se préparait, que l’on s’entraînait pour les jeux, qu il y avaii des écoles et des maîtres particulièrement célèbres; Pindare cite Orsias8, Ménandre l’ Athénien8, Milésias, qui après avoir été athlète lui-même et avoir remporté plusieurs victoires, forma de très nombreux disciples, dont plus de trente furent couronnés1. « Il est plus facile, ajoute le poète, d’enseigner ce que l’on sait soi-même ; t celui qui n’a pas appris d’abord est toujours ignorant, et l’esprit reste léger, s’il n’a pas affronté l’épreuve. Celui qui sait, au contraire, pourra dire bien mieux qu un autre, par quels travaux, par quel genre de vie doit se préparer celui qui aspire à gagner dans les combats i sacrés ces palmes si désirables8. » Il n’est donc pas douteux qu'il y avait déjà en Grèce, au commencement du i v' siècle, des écoles d’athlctes et des professeurs d’agonistique. Nous ne prétendons pas que les concurrents fussent tous sans exception des athlètes de métier ; mais de tels athlètes existaient dès cette époque, en grand nombre. Aussi ne peut-on guère voir dans l’agonistique une simple branche de, la gymnastique ordinaire ; c’était vraiment une science à part. « Il serait téméraire, écrit excellemment M. Paul Girard, de prétendre que les couronnes des Panathénées et celles des jeux Théséens n’étaient point recherchées des jeunes Athéniens, élèves du pédotribe. beaucoup, sans doute, les ambitionnaient. Ce n’était pourtant pas en vue de ces succès que la majorité des jeunes gens fréquentaient les palestres; c’était moins muon. atin de briller plus tard dans les grands jeux de la rece' heurs modestes travaux n’eussent pas suffi, semble-t-il, pour les rendre capables de figurer avec ral '' 01ymPie ou à Delphes. Ces rudes épreuves demanf;.;' un entraînement spécial ; elles exigeaient qu’on se sou! Ml 'SUl '^e k°nnc heure avec le genre de lutte où l’on pestr'r l de va'ncre’ et’ Pour ce^a’ qu’on négligeât le 0(l |t ' j'1 ce fui ne pouvait se faire chez le pédotribe, en nili'i "l lnl's sc livraient â des exercices variés, sans lcs 11 d,lcun nu détriment des autres. Ajoutez que portii,,, ]ili nls a,lx ieux ne représentant qu’une infime 1 1 population athénienne, on a peine à concc-