‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 124 sur 275 · SOUS · texte numérisé non relu

SOUS

lé par Domitienii

fui le plus fameux de tous; il se maintint!

en 86, sous le nom i'Agon Capüolinu, "m, ™ 0UM])

de l’Empire ; ,1 se célébrait tous 1 mutation des grands jeux de la Grèce, il comprenait i J jeux gymniques, des jeux équestres, desàySmç u.GU(Ttiw(i< Enfin en 274, Aurélien, pour donner plus d’éclat au culte du soleil, créa un Agon Solis , dont nous ne savons pour ainsi dire rien 17.

De ces jeux si nombreux, fondés par les empereurs, il en est beaucoup qui n’eurent qu’une existence éphémère; néanmoins, on se rend assez bien compte de la place que les jeux tenaient dans la vie publique de la Rome impériale, et de l’accroissement constant que leur nombre subit, lorsque l’on constate que dans les Fasti Philocali , 175 jours de l'année, soit presque la moitié, étaientoccupés par des jeux réguliers ( ludi stati ou statividL

De Rome, la passion des jeux se répandit en Italie et dans les provinces occidentales de l'Empire, en -Afrique, en Espagne, en Gaule. Les ruines si nombreuses de cirques, de théâtres, d’amphithéâtres qui se rencontrent dans ces régions suffiraient à prouver combien les jeux y étaient populaires à l’époque romaine. Mais, de plus, beaucoup d’inscriptions nous apprennent que très souvent des magistrats municipaux ou de simples particuliers donnaient à leurs concitoyens le spectacle de concours, de luttes, de combats de gladiateurs, de jeux scéniques 19 ; quelquefois aussi, de tels jeux étaient londés par testament, et une rente annuelle destinée à en faire les frais était léguée par le défunt20. Et, de même, les invectives éloquentes dirigées par Tertullien et pfl d’autres Pères de l’Église contre les jeux et les spectacles païens ne s’expliquent que si de tels jeux et spectacle®

étaient répandus partout et passionnément goûtés .

Pour la description des divers jeux nous reuvoyonl aux articles : athleta, amphitueatrum. circis, ,LRSUSj DESULTOR, GLADIATOR, HISTRIO, MIMUS, MENERA, Y-u i'aCEIAI ODEÜM, PANTOMIMUS, STADIUM, THEATRUM, VENATIO, '-tC. jk

Les jeux étaient les fêtes favorites de la P°1H‘‘"| romaine. La foule aimait à s’asseoir pendant - ^ journées sur les gradins de pierre des cirques, ^ ^ phithéâtres et des théâtres; parfois elle > Pa . . x à la nuits, lorsque les empereurs lui donnaient ces ,p ■ • lueur des torches et des lampes22. Ces spectac - . étaient pas moins nécessaires que le pain c e c ia i

on connaît la formule fameuse : panem et f eux-

Romains aimaient passionnément les Jeux et parmêmes ; ils prenaient parti avec un ent ousis fois une violence extraordinaires, Poul

du

ac. Ann. XIV, 20. —

.X e,,pt Dot»'1' *■

14 Aur. Vict. Caes. xXVI1' cf Borghcsi. ®*J .et .Ibid, -n Friedlaendei', Sittengesch H P- - J |1I, « |

I, p. 379 et suiv. - » Corp. inscr. lat. • , P; 3 ' ele. -« 1**»" ;il, XIV passim. - 20 1b. VIII, 967/.H9 , 905 j; Ix, t. 13, et suiv. - 22 Suet. Domit. 4; Eutrop. IX,

LUD

LUI

,.n gladiateur, pour un pantomime ou un cirq“c- P°,m acclamations ou les invectives retentisdanseur. guivant que les favoris de la multitude

saieütaVec , in victoire ou se laissaient battre par leurs remportaient lamasse, le cirque était à la fois un

concurren ->■ un iieu de rendez-vous et le but

tefflple> 11111 ^jrg partout on voyait des groupes s’entredel°Ui nnirses avec la plus grande animation; des lenir r, protestant de leur longue expérience, y llomme. ..'"l’urs rides et leurs cheveux gris que c’en '"'“'lit de l'Empire, si tel cocher ne gagnait pas la 1 1 ,,g jours ou il y avait fête au cirque, le peuple

^miait avant l’aube ; bien des gens passaient même les y t veiller dans l’attente de cet événement, l’esprit Zi et Plein d’anxiété. Cette foule innombrable suivait tes les Phases de ces luttes dans un état d’agitation Lie1. » Les jeux de l’amphithéâtre, en particulier les combats de gladiateurs et les chasses d’animaux sauvages, n’étaient pas moins populaires que les courses du cirque. Les gladiateurs vigoureux et hardis étaient acclamés; les combattants malhabiles ou lâches étaient condamnés à mourir par la foule impitoyable ; plus tard, cette foule assista avec joie aux martyres des chrétiens livrés aux bêtes dans l’amphithéâtre. Quant aux jeux scéniques, ils étaient réduits presque uniquement, sous l’Empire, à la farce atellane et au mime [atellanae, mimes, pantomimes], dont le caractère prêtait souvent à l’obscénité. La passion pour les pantomimes était un des fléaux de Rome . les spectateurs se passionnaient au théâtre pour ou contre tel acteur, comme au cirque pour ou contre tel cocher. Mais ce n’était pas seulement le spectacle lui-même et

l’intérêt qu’il y prenait qui attirait le peuple de Rome au cirque, à l’amphithéâtre, au théâtre. Il y trouvait encore d’autres avantages : car souvent on lui donnait à manger et on le comblait de cadeaux. De gigantesques banquets étaient servis à la foule, au milieu des jeux, et quelquefois l’empereur lui-même y assistait2. Toutes sortes de fruits et de comestibles, des figues, des dattes, des noix, des gâteaux, du gibier étaient distribués aux spectateurs; enfin, on leur jetait des jetons, véritables billets de loterie avec lesquels on pouvait gagner de l’or, de 1 argent, des pierres précieuses, et jusqu’à des immeubles en ville ou des maisons de campagne 3 [missilia, «SSERAEl.

Enfin, depuis que le Forum avait été fermé aux luttes politiques, les jeux étaient les seules occasions offertes a la foule pour manifester ses sentiments à l'égard du mailu‘ 1 Empire. Lorsque l’empereur paraissait aux ]eux’ *e Peuple l'acclamait [acclamatio] ; il n’était pas uuf que 1 on profitât de sa présence et de sa bonne Umenr P0ur lui présenter des requêtes et des supplisent concernaient soit les jeux eux-mêmes4 (reprédan'ï™ ^ °U ted §enre spectacle, apparition nicni r" nC 0U ^ B’ludiateur célèbre, affranchisseçe j, "n ncleur ou d’un cocher), soit tout autre sujet.

contre i',|-*a SU'te (d une dolente manifestation dirigée cer i|,, 1" 11 1 E éâtre , que Tibère se résigna à faire replaanl p,s thermes d’Agrippa YApoxyomenos de

1 Frieillacii(]er o / ir

!,».}» j ’ ’ p- 342 et suiv. — 2 Suet. Calig. 18 ; Domit. 4; Stal. 'V,C Bist. xx xiv , ‘ 1L ~ 4 Tac- BUt. I, 32; Suet. Calig. 30. — 8 Plin.

XIX, 4. o C^’ Pour d’autres épisodes analogues, Joseph, Antiq. U ,l LXXIII.' 4. ,fUeV- D°mit- 13; Plul- Galba< 17- ^ 0 Dio Cass. LXX1I, er0d,an- h 12. - 1 Suet. Calig. 27 ; Fer. 39 ; Galba , t2 ; Ves-

Lysippe, dont il avait orné son propre palais \ Parfois aussi, des moqueries ou même de bruyantes démonstrations étaient dirigées par les spectateurs des jeux soit contre l’empereur lui-même, soit contre ses favoris ; au théâtre, il arriva souvent que des allusions aux affaires publiques, à la vie privée des empereurs, a leur personne, à leur entourage, furent soulignées et vivement applaudies par la foule7.

Ainsi, les divers jeux publics de Rome constituaient l’une des manifestations les plus caractéristiques de la vie sociale dans la capitale de l’Empire. Par leur nombre, par leur éclat, par les spectacles dont ils se composaient, par tous les événements dont ils se trouvaient être 1 occasion, ils tenaient dans la Rome impériale une place très considérable. Aussi n’est-il pas étonnant que le gouvernement se soit occupé avec soin de leur organisation. De graves changements furent apportés dès le début de 1 Empire à la cura ludorum. Sous la*République, la charge de préparer et de célébrer les jeux publics annuels avait surtout pesé sur les édiles. Sous l’Empire, ils en furent complètement débarrassés [aediles, p. 100 . Auguste la transféra aux préteurs : le préteur urbain dut & occuper des ludi Megalenses , des ludi Florales ; le préteur pérégrin, des ludi Augustales [praetor . Les consuls furent chargés des Actia et des jeux destinés à célébrer 1 anniversaire de la naissance d Auguste ; à partir du iic siècle, ils donnèrent à leurs frais des combats de gladiateurs avant leur entrée en charge ; ils offrirent d’autres jeux, de plus en plus coûteux et brillants, le jour même ou ils prenaient possession de leur dignité 8. Les questeurs ne furent pas épargnés dans cette distribution des diverses charges de la cura ludorum. En l'an 47, Claude leur imposa l’obligation de donner tous les ans des jeux de gladiateurs à leurs frais, pour fêter leur entrée en fonctions9. Entre l’année 34 et le règne de Domitien, l’obligation ne fut pas toujours strictement maintenue; mais après Domitien, les ludi quaestorii se donnèrent régulièrement chaque année. Alexandre Sévère restreignit cette charge aux seuls questeurs candidati Caesaris ; pour les autres, il leur fournit, sur l’argent du Trésor public, les sommes nécessaires aux jeux10 [gladiator, mènera, qeaestor]. Quant aux jeux privés, ils étaient à la charge de celui qui les donnait. Hors de Rome, la charge qui résultait des divers jeux pesait tantôt sur des magistrats, tantôt sur des particuliers. Les jeux qui accompagnaient les fêtes provinciales du culte de Rome et d'Auguste étaient célébrés, au nom de l’assemblée provinciale, par le prêtre de la province, qui, le plus souvent, en assumait les frais ; dans chaque cité, les jeux du même ordre étaient organisés par le flamen Augusti ou flamen perpetuus 11 . Dans les cités provinciales, la cura ludorum continua d’être l’une des attributions des édiles et des duumvirs [aediles coloniarem et menicipiorum, gladiator]. Enfin, comme nous l’avons indiqué plus haut, des jeux fréquents furent offerts par de simples particuliers 12.

L’importance prise par les jeux de toutes sortes dans le monde romain et la passion avec laquelle la foule y assistait, expliquent la popularité vraiment extraordinaire

pas. 19 ; Domit. 10; Script, bist. Aitg. IV, 29 ; VII, 3; XIX, 9.-8 De Ruggiero, Il consolato , ,p. 163. — 9 Suet. Claud. 24. — 10 Script, hist. Aug. XVIII, 43. U P. Guiraud, Les Assemblées provinciales, p. 120 et suiv. ; E. Beurlier, Le culte des empereurs, p. 112; Carrelle, Les Assemblées provinciales de ta Gaule, | p gg ei i4i. 12 Liebenam, StSdteverwaltung im rôm. Seiche , p. 113 et suiv.

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<]ui s attacha sous 1 Empire aux athlètes, cochers du cirque, gladiateurs, acteurs et mimes. Ce n’est pas ici le lieu d insister sur la célébrité qui fut acquise alors par ces diverses catégories de personnages ; on trouvera aux articles spéciaux, athleta, circus, gladiator, uistrio, mimus, etc., les détails les plus circonstanciés sur chacune d elles. Mais, à côté de ces professionnels, des amateurs, appartenant parfois à de très hautes familles, se produisirent, de gré ou de force, devant le public du cirque, de 1 amphithéâtre, du théâtre. Des empereurs eux-mêmes, Néron, Commode, Caracalla, s'abaissèrent jusque-là; Néron parcourut la Grèce comme un histrion; Commode parut dans 1 amphithéâtre sous le costume et l’armure des gladiateurs; Caracalla conduisit un char dans le cirque. De tels exemples ne furent que trop suivis par des chevaliers, par des sénateurs même. En vain quelques empereurs s’efforcèrent, au moins pendant le premier siècle de l'Empire \ de mettre un terme* à ces exhibitions scandaleuses : ils n’y réussirent pas. Ce goût irrésistible des membres les plus élevés de la société romaine pour les métiers d’acteur, d’athlète, de gladiateur, de cocher, est un des témoignages les moins équivoques de la démoralisation profonde et incurable dont souffrait alors le monde antique3.

C’est au christianisme que revient l’honneur d’avoir attaqué le plus énergiquement cette manie des jeux et d'avoir dirigé contre elle les premiers coups. Deux raisons essentielles guidèrent les chrétiens dans cette œuvre essentiellement humaine. D’abord, comme le dit Tertullien, les jeux étaient, au moins dans leur origine, des pratiques d'idolâtrie 3 ; en second lieu, ils éveillaient dans le cœur de l’homme les plus mauvais sentiments, ceux-ci par leurs obscénités et leurs turpitudes4, ceuxlà par leur sauvagerie et par la vue du sang5. Sous l'influence de ces idées, Constantin le Grand, par un édit de 326, supprima ce qu'on appelait la damnatio ad ludum [gladiator, p. 1599 ; les combats de gladiateurs subsistèrent encore jusqu’au début du ve siècle ; mais ensuite ils disparurent. Les courses du cirque durèrent beaucoup plus longtemps : on sait quel rôle le cirque et ses factions ont joué dans l’empire byzantin [circus, surtout hippodromus, p. 207 et suiv.]. La coutume des venationes se maintint en Occident : on en trouve des traces encore au moyen âge6. Quant aux jeux scéniques, tels que l'Empire romain les avait connus et aimés, ils disparurent complètement : lorsque au moyen âge se produisit le premier réveil de l’art dramatique, l’inspiration en fut toute chrétienne ; il n’y restait plus rien de ce qui caractérisait la scène antique.

Les jeux romains ne le cédaient pas en importance aux àyÆveç helléniques. Ils n’étaient ni moins fréquents, ni moins brillants, ni moins populaires. Mais ils n’ont jamais, à aucune époque de leur histoire, revêtu le caractère national qu’ont eu les jeux grecs, au moins du ne au ive siècle av. J.-C. Ils n’ont été, sous leurs diverses formes, que des réjouissances et des spectacles. Sous l’Empire, leur influence a été néfaste, démoralisante. Tandis que le souvenir des jeux Olympiques ou des Panathénées évoque quelques-uns des traits les plus nobles

• Suct. Tib. 35; Dio Cass. LVII, 14; LX, 7; Tac. Hist. II, G2. — 2 Frietllaendcr, O. I. t. II, p. 489. — 3 Tertull. Despect. 5, 13, 14. — '* Ibid. 17. — 3 Ibid. 19. — 6 P. Lacroix, Mœurs, usages et costumes au moyen âge, p. 236-237. — 7 Liv. XXV, 12; Macrob. Sat. I, 17, § 28. — 8 Liv. Ibid..-, Macrob. Sat.

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et les plus sympathiques de la civilisation vue des cirques, des amphithéâtres et des la

mains rappelle au contraire ce qu’il y ava t !àlres «>• plus immoral et de plus inhumain dans le

Ludi Actiaci [actia]. ldeanhque.

Ludi Apollinares. — Jeux institué* ô r, neur d’Apollon pendant la seconde guenv T ^ Quelques années après le désastre de fann* PUnique>| av. J.-C., le Sénat fit consulter un recueil qui avait été récemment découvert à Rome les Z Marciana [duumviri, p. 433]. Tite-Live et MacrobZ!? ment, contre l’opinion d’autres historiens et annalkt!' qu ils ne nomment point, que cette consultation eut I non pas à l’occasion de quelque famine, épidémie Z prodige, mais à cause des victoires d’Anniba! et de iJ situation critique dans laquelle se trouvait l’État romaiï La réponse des Carmina Marciana nous a été conservée! par les deux auteurs en termes à peu près identiques •

« Ilostem, Romani , si expellere vultis, vomicamque,quae gentium venit longe , Apollini vovendos censeo h, dos gui quotannis comiter Apollini fiant , quüm populus dederit ex publico partern , privati uti conférant pro te suisque. Iis ludis faciendis praeerit praetor is, qui jus populo plebique dabit summum. Decemviri Graeco ritu hostiis sacra faciant. Haec si recte faxitis , gaudebitis semper fietque res vestra melior ; nam is Divus extin-‘ guet perduelles vestros, qui vestros campos pascunt placide1. » Les livres sibyllins furent consultés et donnèrent la même réponse. Aussitôt le Sénat décida que des jeux seraient voués et célébrés en l’honneur d’Apollon, et que le préteur urbain recevrait pour ces jeux une somme de 12000 as8. Ces jeux furent donnés par le préteur P. Cornélius Rufus, surnommé Sibylla ou Sylla, dans le Circus Maximus0 . Les spectateurs portaient des couronnes de laurier; chacun d’eux dut verser une cotisation, conformément aux prescriptions des Carmina Marciana10. Pendant quelque temps, les ludi Apollinares furent de nouveau décrétés chaque année par le Sénat, et le jour de leur célébration variait d une année à l’autre11. En l’année 208, une épidémie dangereuse ayant éclaté à Rome et dans les campagnes dalentoui, le préteur urbain P. Licinius Varusfit voter par le peupla une loi, d’après laquelle hi ludi in perpetuum in stataM diem voverentur. Tite-Live ajoute que le jour choisi u J le troisième jour avant les nones de juillet, et que ce jouiJ ne fut pas changé depuis lors12. Il y a là une erreui niauB feste, qui provient sans doute d’une faute de 11 V ls e ’M faut lire : le troisième jour avant les ides de juif ■ • effet, Tite-Live lui-même, dans un autre passage, G que ces mêmes jeux, en l’année 190, se et < 11 1

cinquième jour avant les ides de juillet13. Primitivement,

les ludi Apollinares avaient lieu le 13 JU1 , j duraient qu’un jour; mais bientôt /^Q^inquième d’importance et d’éclat: si en 1 anne > millet, jour avant les ides de juillet, cest-à- ue c ces jeux était occupé par eux, c’est que, dès cette eP^c jana les duraient au moins trois jours (du au ^ g aU anciens calendriers, ils occupent hui J ’ • dale

13 juillet; dans le calendrier dit de Ph, locales, <1

. I, 17, § «. - 10 XXVH, 23.

XXVII, 23. - 13 Lj,„ 88-4>,

Macrob.

I, 17, §29.-9 Liv. Ibid.

v, Apollinares. — 11 Liv. XXVI, 23 , c

— 13 Liv. XXXVII, 4; cf. Mommsen et Marq ,

LCD

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i c ils en occupent neuf, du o au 13‘. de 354 ap. ■' eQ 2l2 les ludi Apollinares furent 0 après ,inus Maximus : c’étaient donc des ludi célébrés dans heUre des jeux scéniques y

“alSc„ Jm av .J ,-C., le Thyeste d’Ennius fut furent j0inLS ’ jeux donnés par le préteur C. Sulpicius

'T'' en l'an 00 av. J.-C., une partie des jeux se Gallus ’ lh^tre3 A la fin de la République, les ludi

'Tllinares comprenaient aussi une venatio'. Sous ‘ ] aae jeux gardèrent toute leur importance et ï’l« éclat; ils se célébraient encore au milieu du

Kv’fanaée ‘>12, sur l’ordre des Carmina Marciana, le Min d’orsaniser et de célébrer les ludi Apollinares avait

I confié au préteur urbain . Ce magistrat resta toujours

chargé de cette tache.

Si Wgustales. - Le nom d’Auguste fut donne a trois ludi différents : 1° aux ludi natalitii de l’empereur, qui •e célébraient le 23 septembre de chaque annee, date anniversaire de sa naissance; ces jeux furent d’abord donnés à titre privé par les préteurs, puis un senatus- .consulte les institua officiellement en 8 av. J.-C.; ils durèrent pendant tout l’Empire 6 ; 2° aux jeux annuels qui accompagnaient les Augustalia, depuis 1 année

II av. J.-C. 7 ; 3° enfin à des ludi, qui furent institués, d’après Tacite, Cannée de la mort d’Auguste, sur la proposition des tribuns de la plèbe8. Friedlaencler croit que ces derniers sont les mêmes que ceux des Augustalia , qui se célébraient du 3 au 12 octobre [augustalia] 9.

Ludi Gapitolini. — D’après Tertullien, le nom de ludi Capitolini aurait été porté, dès les premiers temps de Rome, par des jeux que Romulus aurait fondés en 1 honneurdeJupiter Feretrius; les mêmes jeux se seraient aussi appelés ludi Tarpeii i0. Nous ne connaissons rien d’eux.

D'autres ludi Capitolini furent institués en 389, après que les Gaulois se furent éloignés de Rome. Ces jeux étaientcêlébrés en l’honneur de Jupiter Optimus Maximus, pour remercier le dieu d’avoir sauvé le Capitole, suam sedem atque arcetn populi Romani*1 .Ils étaient annuels, miennes. Le dictateur M. Furius Camillus reçut du Sénat la mission de constituer un collège, qui devait être chargé de les organiser et se recruter uniquement parmi les Romains qui habitaient sur le Capitole12. Ce sont peutêtre les membres de ce collège que Cicéron mentionne, dans une lettre à son frère Quintus, sous le nom de Capii'>linil\ A ces jeux Capitolins, se rattache un proverbe

curieux, assez répandu à Rome, mais dont l’origine était oubliée. D’après Plutarque 14 et Festus13, pendant les ' eux Capitolins, on amenait devant la foule un vieillard, 'obi de la robe prétexte et portant au cou une bulle d’or, 'lu* Ion promenait en criant : Sardi vénales ; alius alio '^pnor. Suivant les uns, le mot Sardi signifiait :

rusques, parce que le peuple étrusque passait pour ^re originaire de la Lydie, dont la capitale était Sardes; 'Killard, avec sa toge prétexte et sa bulle d’or, reprédlt 1111 101 desVéiens, fait prisonnier par Romulus et C ,Mr Publiquement. Suivant d’autres, le mot 1 ' ' s‘ Suait les habitants de la Sardaigne ; le consul

Ti. Sempronius Gracchus, après avoir conquis en 238 av. J.-C. la Sardaigne et la Corse, n'en rapporta comme butin que des prisonniers qui se vendirent à très bas prix. De là serait venu le proverbe : « Sardes à vendre; ils ne valent pas plus les uns que les autres. » Aucune autre mention n’est faite de ces ludi Capitolini.

Beaucoup plus connu est le concours Capitolin, institue par Domitien en 86. A la vérité, c’était moins un ludus romain qu’un aydiv grec, et le nom qu on lui donne d habitude est celui A'Agon Capitol inus. Ce concours fut créé à l’imitation des grands jeux grecs. Il comprenait des ayiove; braixof, des iywvs; ytip-vixo!, des àywveç goucixo! ; parmi ces derniers, il y avait primitivement des concours d’éloquence grecque, d’éloquence latine, des concours de chorocitharistae et de psallocitharistae , qui disparurent de bonne heure ; au contraire, les concours de poésie grecque et latine, de cithare et de flûte furent maintenus pendant longtemps. Les jeux équestres et les jeux gymniques étaient les jeux habituels de la Grèce. Domitien y avait ajouté une course de jeunes filles; mais elle tomba très vite en désuétude 16. Ces jeux Capitolins furent célébrés jusqu’aux derniers temps de l’Empire. Les prix de poésie étaient très recherchés ; en 1 année 110, le prix de poésie latine fut remporté par un enfant de treize ans,

P. Yalerius Pudens d’Histonium 11 .

Le concours Capitolin avait lieu tous les quatre ans [quinquennale certamen ), probablement en juin ou en juillet. Domitien le présida lui-même, en costume grec, le front ceint d’une couronne d’or où se voyaient les images de Jupiter, Junon et Minerve; auprès de lui siégeaient le flamine de Jupiter et les Sodales Fluviales . Pour les jeux gymniques et équestres, il construisit au Champ-de-Mars un stade immense, qui pouvait contenir plus de trente mille spectateurs, et dont l’emplacement est aujourd’hui occupé à Rome par la Piazza Navone; pour les concours scéniques, il éleva 1 Odaeum [stadium, odaeum19].

Ludi Ceriales [cerealiaj.

Ludi Compitales ou Compitalitii [compitalia].

Ludi Florales [floralia],

Ludi J uvenales, lusus Juvenum ou Juvenales [juvenalia,

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