‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 129 sur 275 · LIJ P · texte numérisé non relu

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manifeste dans le vocable de Februarius ^ ;m dieu Faunus, ou à la divinité inconnue qui (*onl" .|l(i |,qjc comportait trois actes : un sacrifice, une yPrCS jrS LUperques et un repas solennel. Le sacrifice ^0,ll| offert devant l’image de la Louve, à l’entrée de la *' du Lupercal 2 ; les victimes immolées étaient des e;;,; ^des boucs3; on y égorgeait également des CK'Uy le renseignement donné par Plutarque ne Qu'lie pas d’une confusion avec le culte des Lares, où l’immolation du chien avait sa place *. Un tout cas, le choix de ces deux espèces de victimes indique que la fête elle sacerdoce des Luperques avaient une origine pastora)e . ce qUi concorde avec les plus anciennes traditions relatives à la cité du Palatin et aux pentes voisines, longtemps couvertes de pâturages ; il explique également l’étymologie contestable de Lupercus par lupum arcens, les victimes représentant le troupeau avec l’animal qui en ii lu garde et la cérémonie affectant le caractère d’une propitiation en l’honneur du génie rustique dont le berger attend la protection8. A ces immolations présidait, sans d’ailleurs y prendre une part directe, le Flamen Dial h , dont nous savons qu’il lui était interdit de toucher ni chèvre, ni chien 6. Les Vestales aussi y figuraient, pour offrir sur l’autel la viola salsa préparée avec les premiers épis cueillis l’été précédent1. Ces offrandes, au dire de Denys, étaient accompagnées d’hymnes en l’honneur de Faunus8. Puis venait un des épisodes distinctifs de la fête : on amenait devant l’autel deux jeunes gens, sans doute les magistri des deux sections antiques du collège; le prêtre touchait leur front avec le couteau rougi du sang des victimes et essuyait aussitôt la marque sanglante avec un flocon de laine trempé dans du lait ; cela fait, les jeunes gens étaient tenus de rire9. 11 n’est pas douteux que nous avons là tout d’abord un symbolisme rappelant d’anciens sacrifices humains, qui par le progrès des mœurs étaient tombés en désuétude 10 ; ensuite 1 onction avec le lait est le signe de la purification, et le rire des victimes simulées celui d’une joyeuse résurrection : ainsi se terminait le premier acte de la cérémonie11.

Le second est celui de la course des Luperques, non pas seulement de ceux qui avaient été marqués à l’autel, mais de tous les membres du collège )2. La légende indi- ^ne’ rac°nLée par Plutarque d’après Butas, écrivain ià" dont 1 époque précise est inconnue, et, avec des vaimnies, par Ovide, qui parait avoir puisé à une autre souice, fuit remonter cette course à Romulus et à Remus; liii'"1 Premier , elle aurait suivi la victoire sur Amuen ;!0l,(1Albe’ a^orscIue pleins de joie ils seraient venus IU1Hu 8rdces devant la grotte même où les avait

4, 20; Fesi p [ ^'7' lc "’ôme chez Nonius, p. 114, 19; Lyd. De mens

p. 512 : trfeo wfoWvô 85 ^*eU CSt aPPe^ Februarius par le pape Gélase, Op. cit 0‘r. Pour OviJe / * <ju*a da.em°nia non colantur et deo Februario non libe ht. V. > , gcn j ' ®1:U1 ilicaliou est à la fois morale et physique. — 2 Varr. Ling pmc Jc |,0U|,S e| ' "L — 3 Plut. Rom. 21 ; Ov. Fast. 11, 361. Servius scu ~ 4 Plut. 11,'ui , . e l"10 1 1 a<-lition qui identifie le deus /.aperçus avec Liber Pater 9cc'lu chien dans 1,. ° " *'UU avcc un usaoc semblable chez les Grecs ; pour le sacri w“w, p. __ - Cua° Dobigo, voir Ov. Fast. IV, 907 ; pour le surplus, voii V,l-Max. Il, 2, 9 olcC|J/V0 C0CL H’ 26; 0v-Fast- 365; Prop. V, 1,25; 1 sq. Pastoral ; ses argu ine n *12 sq., conteste que la fête ail un caractèri

Plus nnW. (!l;1 011 contradiction non seulement avecles témoignages

8 Précis, ! 68 ■I i Caet

, majs . . uuu seulement avec les témoignages i

1 68 ; cr. Dion I Ss(TVeC *° boa sens' ~ 6 0v- Fast ■ H. 282 ; Plut. Quaest. Ho, "«es. 61 ; Val. Ma ,7 [ Serv\ EcL VIII> 8i- ~ 8 Dion. I, 80. — 9 Plut. Km a,ec lcs noies p) E" c- — 10 Sclnvegler, Hoem. Gesch. p. 3

■ UQv !,' Manullai'dl’ Op- cP. p. 96 sq. ; Marquardt, Op. . i ' 'J sq., qui parait avoir suivi l'annaliste Acilius ; Di

allaités la Louve; pour l’autre, ellerappelleraitla poursuite d’une bande de brigands qui, ayant profité de Ja fête pour ravir aux deux frères leurs troupeaux, aurait été rejointe par eux et massacrée. 11 n’y a rien à retenir de ces subtilités que l’origine lointaine et rustique de la cérémonie. Aux temps historiques, les Luperques couraient nus, vêtus seulement de la peau des chèvres immolées et portant en tête la couronne, semblables à l’image de Faunus, le premier des Luperques, telle que nous l’ont conservée les bronzes expliqués et reproduits ailleurs [faunus, p. 1023] 13. Avec des lanières découpées, elles aussi, dans la peau des victimes, ils frappaient en courant tous ceux qui s’offraientàeux,particulièrementlesfemmes qui leur présentaient les mains et le dos : on croyait que ces coups devaient les rendre mères u : « Jeune mariée, dit Ovide, qu’attends-tu ? ce n’est pas par des herbes au pouvoir surnaturel, ni par la prière et les formules magiques que tu enfanteras. Reçois tranquillement les coups de la main qui féconde et bientôt ton beau-père sera grand-père. » Fin raison de cette action fécondante, le même poète rattache la course des Luperques au lendemain duraptdesSabines, alors que, restées stériles, cellesci privaient les compagnons de Romulus des espérances qui les leur avaient fait enlever ; et il rappelle la religion du Faunus, surnommé Inuus, le bouc saéré dont l’action mystérieuse devait procurer aux femmes la maternité 13.

Un passage oit Tacite délimite sommairement le tracé du pomoerium primitif16, nous permet de dire quel fut à peu près le parcours des Luperques dans la fête du 13 février : ils partaient du Lupercal , se dirigeaient vers le Forum Boarium , contournaient les pentes sud du Palatin depuis 171m Maxima jusqu’à l’autel de Cousus, gagnaient de là les Curiae veteres , puis le sanctuaire des Lares, pour revenir au point de départ 1 7 Certains textes donnent à entendre que la course se faisait en même temps dans deux sens opposés, l’une des troupes contournant la colline de l’ouest à l’est et l’autre de l’est à l’ouest, pour se retrouver ensemble au Lupercal 1S. Ainsi se justifierait, non pas seulement par les spectateurs de la cérémonie, mais par ses acteurs traditionnels, la phrase discutée où Varron montre le Palatin enveloppé, le jour des Lupercales, par des troupeaux humains ( Palatinum a gregibus humanis cinctum 19).Dece pourtour consacré par la religion des Luperques, des monuments matériels ont survécu ; on a retrouvé en effet quelques-uns des cippi qui le délimitaient, datés des règnes de Claude, de Vespasien et d’Hadrien 20. César ayant, en l’an 44, contemplé la course des Luperques, de l’endroit ou s’élevaient alors les Roslres et où l’on bâtit plus tard un temple en l’honneur de sa propre divinité21, on en a faussement conclu

I, 80 ; cf. Plut. Rom. 21. — 19 Tubero ap. Dion. I, 80; Jusl. 43, 1, 7 ; Fcsl. Ep. p. 59 ; Nie. Daiuasc. Op. cit. 21. — 14 Ov. Fast. II, 379, 425, 445; Juv. II, 142. — 13 Ov. Fast. II, 429 sq. Do vers 441 : Jtalidas matres... sacer lùrcus inito est une allusion à Faunus Inuus. Voir faunus, p. 1023, et Til. Liv. I, 5; Aruob. III, 30;Fcst. Ep. p. 85; Virg. Aen. VIII, 776 ; Serv. Gcorg. I, 10. — 16 Annal. XII, 24 ; Aug. Ci v. Die. 18, 12; cf. Jordan, Topoyr. I, 1, p. 163; Gilbert, Op. cit. p. 154. Sclnvegler suppose que Tacite a tiré ses renseignements de quelque document pontifical. Op. cit. p. 448, n. 1 . — 17 Tacite n’a délimité le parcours que jusqu'au Sacellum Larum. Il faut admettre lo tour complet, tel qu'il se pratiquait dans la cérémonie des Ambarvalia ou de l' Amburbium (cf. Gilbert, I, p. 145 et Buechcler, Jguvinae de lustrando populo legis interprétation p. 11). — iS Dion. I, 80, citant Tubero : ix Siourni>*ato; ; Val. Max. Il, 2, 9 ; divisa pastorali turba; Ov. Fast. Il, 373 : divertis exil uterque partibus; cf. Gilbert, 1, p. 86, n. 2. — 19 Varr. Ling. lat. VI, '34, que Mommsen corrigo à tort ( Corp . inscr. lat. I, p. 364 et Hernies, X, p. 49) en : a regibus moenibus cinctum. Voir Jordan, Op. cit. I, 1, p. 162. — 20 Corp. inscr. lat. VI, 1, 1231-33. — 21 plut. Ant. 12 ; Caes. 21 ; cf. Hermes, 1873, p. 276.

que dès lors les Luperques ne se bornèrent pas à fournir le parcours traditionnel, mais qu’ils se répandirent dans d autres parties de la ville 1 : ces monuments sont assez rapprochés de la pointe nord du Palatin pour que de là la procession lut visible, entre la via Aura et le Cermalus. 11 va de soi que cette partie de la cérémonie n’avait rien de la gravité religieuse habituelle aux Romains; nous savons qu'elle donnait lieu à des chants dissolus, à des plaisanteries salées, à des actes même d’une immoralité notoire -, c’est-à-dire que la fête avait un caractère populaire, comme celle des A'ones Caprotines et du Poplifu- Qin.ni. Auguste, qui remit en honneur le vieux culte en restaurant le Lupercal,prit des mesures pour sauvegarder la décence ; il interdit aux jeunes gens impubères d’y jouer le rôle de Luperques 3, et, sous prétexte d’augmenter la pompe de la cérémonie, en réalité pour y maintenir l'ordre, il lit échelonner sur tout le parcours les chevaliers en grand appareil \ Par là, la fête du 15 février fournit un pendant à celle que célébrait l’ordre équestre le 15 juillet, sorte de revue connue sous le nom de Iransvectio equitum. Aux Lupercales, la cérémonie publique se terminait par un repas de sacrifice entre les membres du collège, repas sans doute analogue à ceux des Saliens pendant les fêtes du mois de mars 5.

Prise dans son ensemble et dans sa signification originelle, la cérémonie des Lupercales est une purification rustique qui rappelle, surtout par la procession autour du Palatin, la cérémonie des ambarvalia, devenue dans les centres urbains celle de Yamburbium 6. Le jour où on la célébrait était appelé februatus (lies, comme la divinité qui en était l'objet était le dieu Februarius. Les lanières avec lesquelles les Luperques frappaient les assistants, tirées de la même matière que Yamiculum Jnnonis , peau de chèvre que nous retrouvons sur les épaules de Juno Lanuvina Sospita, étaient appelées februa 7 ; dans ces moyens de lustration l’idée de la purification se confond avec celle d’une fécondation mystérieuse, laquelle s’exerce aussi bien sur la terre que sur les hommes, les plantes et les animaux8. Par extension, elle est un moyen de préservation contre les maladies et, en général, contre tous les fléaux destructeurs de la vie. C'est bien ainsi que l’entend Ovide qui a consacré un long développement aux pratiques et aux croyances de cette fête, en la rattachant aux Feriae sementinae du mois précédent : « Avec les lanières de cuir, les Luperques purifient tout le sol et considèrent cet acte comme une expiation. » En se fondant sur un passage aujourd’hui perdu deTite-Live et dont le pape Gélase nous a conservé le sens, Unger a cru pouvoir démontrer que si la procession des Luperques autour du Palatin est aussi ancienne

l Unger, Op. cit. p. 59 sq. ; Prellcr, Roem. Mxjth. p. 344. — 2 Gelasius, Advers. Androm. (Baronii Annal, eccles. VI, p. 514) : cantilenarum turpium defensores... quae obscoenitatum et flagitiorum vocibus celebratur... et la suite; cf. Nie. Darr.asc. Loc. cit.; Lact. Inst. I, 21, 45. — 3 Suet. Octav. 31; Mon. Ancyr. 4, 2. — 4 Val. Max. II, 2, 9; cf. Tit. Liv. IX, 46; Corp. inscr. lat. VI, 912; Marquardt, Op. cit. p. 445, n. 3. — S Ov. Fast. II, 362, 373. Le repas suit la course et ne la précède pas, comme aux Paganalia: Mommsen, Inscr. Nap. 1504; cf. Gilbert, Op. cit. I, p. 149. — G Ov. FomîA\% 32; Varr. Ling. lat. VI, 34. — 7 Febuuus, II, 2; p. 1030; juno, III, 1, 686 sq. Outre les textes cités, voir Macr. 1, 13, 3; Placid. Gloss, p. 54. Unger corrige Fest. Ep. p. 85, et au lieu de amiculurn Junonis , écrit A. Inni. — & Ov. Fast. II, 32 : omne solum lustrant , etc. ; Scrv. Aen. VIII, 343; Lyd. De mens. IV, 20, et Gelas. Loc. cit. p. 513 sq. — 9 Unger, Op. cit. p. 58 sq. Mannliardt, par des témoignages aussi précis que variés, a fait voir ici une pratique presque universelle chez tous les peuples de race indo-germanique. Voir Dion. liai. I, 32, où il dit des Romains : oùSèv twv tôte yevojaevwv p.e-axivoi7vT6;. — 19 Op. cit. p. 512; cf. Mannliardt, p. 83 avec la iiote’3. — 11 Secunda decade , ce qui place le fait entre 292 et 218 av. J.-C. (Gelas. Loc. cit. 513-514); cf.

LUP

IVUI11U,

uct^iiauon procéda de ciw.n récentes, dont la première manifestation ne PluS

antérieure au nv siècle avant notre ère • > pas

occasion, dit-il, qu’une fête de quartier serai? ? Cetle cefie de la ville tout entière. Rien ne confirme Unr' eVen"e conjecture; tout démontre au contraire ,®parei!le extension et une popularité toujours plus eut dès 1 origine la signification complexe que n rl voyons aux temps historiques lm

C’est par là qu’elle se maintint jusqu’à l’extrême déclin du paganisme et que, même parmi les populations no vellement converties à la religion du Christ, elle ne cess pas de jouir d’une certaine faveur. Lorsque le pape Géhs la condamna officiellement en 494, la remplaçant date pour date par la fête de la Purification de la Vierge il s'en expliqua dans une lettre à un sénateur qui, malgré son!

christianisme, ne répugnait pas à certaines fêtes païennes.

Aux yeux du pape, il y a pour un chrétien contradiction coupable à croire que des maladies peuvent prendre naissance, parce qu’on néglige d’honorer des démons en faisant des sacrifices au dieu Februarius 10. Jamais les

anciens, et il s’appuie pour l’affirmer sur le témoignage de lite-Live 1 1 , n ont vu autre chose dans les Lupercales qu’une lustration destinée à procurer la fécondité universelle. Après avoir tonné contre le débordement licencieux dont elle est l’occasion, il constate que récemment encore, sous l’empereur Anthémius (vers 473), les Lupercales avaient été publiquement célébrées à Rome et qu’une peste terrible n’en éclata pas moins peu de semaines après. Cette discussion d’un caractère polémique, où les faits actuels et les témoignages de l’histoire n’ont d’autre but que de démontrer l’inutilité pratique des Lupercales, ne prouve en aucun cas que la fête ait passé par des phases diverses et que sa signification ait varié suivant les époques. Tout au plus doit-on admettre que, selon les circonstances, on la fit servir tour à tour à conjurer la stérilité et la maladie, association d'idées qui domine toutes les pratiques de la religion romaine12. J. -A. Hild.

LUPINUS. — Poids mentionné 1 comme valant un quart

du SCRIPULUM.

LUPUS. — I. — Mors de cheval [frenum, p. 1339).

IL — Sorte de scie [serra].

III. — Machine dont se servaient les assiégés pour la défense d’une place. C’était une grifle ou un croc, au moyen duquel on pouvait saisir et détourner la pmiin du bélier ou les échelles dressées contre les murs par les assiégeants1. Végèce parle d’instruments analogues m forme de ciseaux ou de tenailles dentelées-. Piocopc donne le même nom à des constructions hérissées pointes élevées pour la défense en avant des poiùs.

nger, Op. cit. p. 59, qui date de cette époque une prétendue transformaUoutos 5 pratiques des Lupercales. — 12 Ov. Fast. II, 35 et Mannhar t, p. ,

rétienne

UC3 uupvj vuiv/o. ' * “ ' , . .p

, gardé avec obstination la fête des Lupercales, c es a ‘

Inc nu ICS

de la

uc a garue avec uusuuaimu »» — - — * ^ autres épidé-

oyance populaire que leur célébration empêchait la peste c L ramenait

ics, conservait la santé et la vie aux habitants et que un omi 1 t

> maux de toute espèce. » - B-uocraph*. Mitscherl.cl;, |S/0,

ritus, Goetting. 1843; G.-F. Unger, Die Lupercahen (Rhein.^ , ^

50 à 86); A. Schwegler, Roem. Geschichte im Zeita er ' ' is8t,

300 et 390 sq. ; VV. Mannliardt, Mytholog ■ Forsc mngen, - * 0 Gilbert,

72-155 ; Marquardt, Roem. Staatsverwaltung, HL <M* ' , „no r 53 sq-»

:sch. und Topographie der S tadl Rom im Alterthum, Leipz-

, '«/ II n. 88 Hultsch;

LUPINUS. 1 Carmen, De pond. 12, dans les Métro . sap- g3 . cod. I- 1, îltsch, Gr. tend rijm. Métrologie , 7“ éd. p. 150 , cf. I ou l

: aleator. .... • 52. — 2 ',c®‘

LUPUS, l Tit. Liv. XXVIII, 3 ;Veg. De re mil. II, -5- Vo‘

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