Bell. Goth. I
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|j0Uves, tenailles servant à soulever des pierres ■ is il 1241].
[^"" ' ' îii ilFe ou croc au moyen duquel on peut retirer les
, V ; ' ys dans un puits ; on l’appelait aussi canicula 1 .
objets luiu" p e
üS0RIiV TABULA («PaÇ, àpâxtov, TtXtvOiov, -ra^Aa, aïvr) 1 table à jeu (voir aussi abacus2 et alveus3). TY'A[ es *G recs et les Romains ont connu plusieurs sortes de se jouaient sur des tables, soit avec des pions, soi? avec des dés; tels étaient ceux qu’on appelait dia- CHAMMISMOS, duodecim scripta, latrunculi, pentegramma, petteia On fabriquait des tables <à deux faces, dont l’une pouvait servir par exemple pour les duodecim scripta et 1 autre pour les latrunculi, de telle sorte qu’on n’avait qu’à les retourner quand on voulait changer de jeu4. Certaines tables étaient faites de matériaux précieux; le jour où Pompée célébra son troisième triomphe, il fit porter solennellement à travers les rues de Rome une table à jeu comprise dans le butin qu’il avait conquis en Orient ; elle mesurait trois pieds de large sur quatre de long (0m,90 X lm,20) et se composait de deux gemmes assemblées; on y voyait « une lune d’or du poids de trente livres6 ». Au nombre des objets de prix dont s’entoure le fastueux Trimalcion, Pétrone place une table à jeu en bois de térébinthe G.
On trouvera à l’article latrunculi des reproductions de monuments antiques, où l’on voit des tablettes analogues à nos damiers, chargées de pions (fig. 4306, 43G7, 4368). Un spécimen de table à jeu très remarquable et d’une conservation presque parfaite a été retrouvé récemment dans Pile de Chypre (fig. 4672) 7.
Cette table est gravée à la surface d’une boîte en ivoire ; elle est, divisée en vingt cases rectangulaires, dont cinq sont remplies par des rosaces régulièrement espacées ; 1111 l]|oir intérieur servait à enfermer les pions. Les pm ois latérales sont ornées de figures sculptées en relief, un style archaïque; l’objet appartient à la période C 'Irl inyc,,nien. A part l’élégance du décor, il offre 111 O Nsiunblance complète avec des tables à jeu découf,S <Fns ^es tombeaux de l’Égypte; c’est le même V" cases et la même disposition 8. Il est probable lc • ^ "lf,aces indiquent des stations plus importantes ; sures " ,U' P0uva't Y placer un pion remportait un étaii i] Pr^parant le succès final. Mais le jeu
prétendu « 9UL de 1& Fz7/e [latrunculi], comme on l’a Denvont ' s* une Ruestion sur laquelle les textes ne
P Venl "eus éclairer suffisamment.
'£oni' XX’ l3’ 4‘
l"lron' 33; ' Varr' L' 1 X> 22 I 0v- Arsam. III, 3G5; Trist. II, 48
V"’ 73 ‘De la„dr p 1'7'30; Mavt- ", 48; XIV, 17; Juv. I, 00; Schol. Jn <jr- p. i2o, n q'w v ’ ae,lr°nS’ P°et- lat‘ min. n. 15, 192; Jacobs ad Anthi ; l’aul. 0( |.Vs]' p P- 23°) fl IV, p. G 2, n. 08; laid. Orig. XVIII, 04; Sui J|V' 4’aP- Priscian yf’f ®''~ 2 Suct’ Ner ’ 22 ; Macrob. Saturn. I, 5. - 3 Luc 111 8’2; Plin //;[, ’ ü; Van’' aP- Gel>- b 20; Cic. De fin. V, 20, 56; Val. Ma ' * “ou. XIV, 17. XXXVI1’ 2’ 13 ’> Suel. ciuud. 33 ; Bekkcr, Anccd. p. 2ï 1 lail inexpliqué, malgré l’essai de Bccq de Fouquién
Nous devons aussi dire quelques mots de certaines figures gravées sur la pierre, qui ont servi à des jeux dont le nom est inconnu, ou au moins problématique.
1° Les fouilles d’Épidaure ont ramené à la lumière il y a quelques années des blocs de pierre, qui imitent manifestement des tables à jeu, en bois, de mêmes dimensions, portées sur quatre pieds; celle de la figure 4073 mesure lm, 15 sur 0m,G0; l’autre, dont la figure 4074 ne reproduit que la surface, est un peu plus longue. Ces monuments, et d’autres du même genre, ont été consacrés à Esculape, au ivc siècle av. J.-C., par les liiéromnémons du temple, pour servir à l’amusement des malades, qui venaient y chercher la guérison de leurs maux. Sur une de ces tables, qui est complète (fig. 4674), on voit une série de lignes parallèles, dont quelques-unes sont groupées ensemble par des lignes transversales.
Suivant M. Blinkenberg, ce serait là le tablier du jeu de pions appelé TTEvreypagga [LATRUNCULI, PENTEGRAMMA mais le nombre des lignes, aussi bien que leur dispo-
Fig. 4674. — Tablier de jeu.
sition, ne paraît pas se prêter à cette conjecture. Sur la table de la figure 4673 sont gravés entre les lignes des chiffres indiquant en drachmes et oboles les sommes à payer par les joueurs 10.
2° Nous connaissons une catégorie de tables de l’époque romaine, qui se rapportent à un jeu certainement très répandu. Elles sont toutes d’un type uniforme ; chacune porte à sa surface des mots rangés sur trois lignes et séparés en deux colonnes, formant dans leur ensemble un total de trente-six lettres. L’intervalle entre les deux colonnes est rempli par des signes variés. Que chaque lettre marque une case, c’est ce que prouve par exemple la figure 4675, où les lettres de la première et de la troisième ligne11 sont remplacées par un nombre égal de petits cercles. La plupart du temps chaque groupe de six lettres forme un mot : les trois lignes forment une ou plusieurs phrases, qui ont souvent un rapport avec le jeu lui-même; c’est, par exemple, une apostrophe
p. 382, 383 ; Plin. Hist. nat. XXXVII, 6, 2. Pour cc qui est de la matière, comparez les photographies de damiers orientaux dans Falkener, Games ancient and oriental , Londres, 1892. — 6 Patron. 33. — ^ Ridgcway, Journ. of hellen. stud. XVI (1896), p. 288 ; Murray, Smith, Walters, Excavations in Cyprus (1900), p. 12. fig. 19 et pl. I. — 8 Ridgcway, L. c. p. 289, fig. 1 ; Falkener, Games ancient and oriental, p. 91 . — 9 Ridgeway, L. c. — 10 Blinkenberg dans les Mittlwil. d. deutsch. Instit.in Alltel t, XXIII, 1898, p. I h 23, fig. 1 cl 4. Voir aussi fig. 2, 3, 5 à 8. Table en terre cuite, provenant d’Athènes, où sont figurés deux dés, Ibid. p. 8, fig. 9. — n Mittheil. des deutsch. Jnstit., Dont. Abtlt., VI, 1891, p. 216, n. 71.